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12/05/2014

Rappel>Remember> Independence Day>Ukraine>Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes>Droit de autudetermination? La Déclaration des droits de l'homme 1791>Ukraine : 89% de "oui" pour l'indépendance

Et toi tu n'a pas le droit de me juger, puisque tu n'ira pas te battre (Sartre)

Pour Jean-Jacques Rousseau, le peuple est le seul détenteur légitime de la souveraineté.

Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes !

Rappel Remember Independence Day

Déclaration d'indépendance des États-Unis

La Déclaration d'indépendance est un texte politique par lequel les Treize colonies britanniques d'Amérique du Nord ont fait sécession du Royaume-Uni, le 4 juillet 1776. Ce texte est marqué par l'influence de la philosophie des Lumières et tire également les conséquences de la Glorieuse Révolution de 1688 : d'après les abus constatés, les délégués des colons estiment qu'ils ont le droit et le devoir de se révolter contre la monarchie britannique (en fait, le parlement britannique a voté de lourds impôts et taxes frappant les colonies). Depuis, le 4 juillet est devenu la fête nationale des États-Unis : l'Independence Day (jour de l'Indépendance en anglais).

Le droit des peuples à l’autodétermination s’applique-t-il en Crimée ?

Pourquoi certains peuples auraient droit à l’autodétermination et d’autres, non ? Ne s’agit-il pas d’un droit universel ?


L'autodétermination est l'action, pour un peuple, de prendre en main son propre destin, c'est-à-dire de choisir librement son statut international et son organisation politique et administrative.

La notion d'autodétermination découle du principe considéré comme fondamental que les peuples ont le droit de disposer d'eux-mêmes, indépendamment de toute influence étrangère. Le principe d'autodétermination a été introduit en droit international et en diplomatie avec la Charte des Nations unies, en 1951.


La souveraineté est le principe de l'autorité suprême. En matière de politique, la souveraineté est le droit absolu d'exercer une autorité (législative, judiciaire et/ou exécutive) sur une région, un pays ou sur un peuple.


Les Etats démocratiques modernes qui se sont construits à partir de la fin du XVIIIe siècle, sont caractérisés par une démocratie représentative. La seule exception notable est la Suisse, dotée d'une forme originale de démocratie directe que facilite le fédéralisme.

La démocratie représentative est critiquée sur le fait qu'elle dépossède le peuple souverain de son pouvoir. La démocratie directe devient alors une alternative. Certains pays ont ainsi intégré des éléments de démocratie directe dans leurs institutions pour que les citoyens soient davantage impliqués dans les décisions politiques.

Exemples d'institutions ou de mécanismes qui relèvent de la démocratie directe ou semi directe :
  - référendum,
  - assemblées locales,
  - initiatives populaires,
  - pétitions...

Dans le secteur économique, l'autogestion est une application de la démocratie directe.

Exemples de mouvements ou d'expériences politiques se réclamant de la démocratie directe :

  • la Commune de Paris (1871),
  • les soviets de Russie (1905 et 1917 à 1921),
  • les conseils ouvriers en Allemagne et en Italie (1918-1920),
  • les communautés libertaires espagnoles (1936),
  • les conseils ouvriers hongrois (1956),
  • le mouvement de mai 1968 en France,
  • la révolution iranienne de 1979.
  • En France, depuis la Révolution, la nation est un ensemble de citoyens détenant la puissance politique (souveraineté). Il y a superposition entre la nation, le peuple et l'Etat auquel la nation délègue sa souveraineté.
    "Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation" (Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen).

    Toutes les nations ne sont pas constituées en Etat. Exemple : la nation kurde qui géographiquement est répartie entre la Turquie, l'Irak, la Syrie et l'Iran.

    Certaines communautés ou sous-ensembles d'une communauté revendiquent l'appartenance à une nation alors qu'elles dépendent d'un Etat géographiquement plus étendu (Ex : les Basques, les Québécois, les Ecossais, les Catalans, Les Flamands, les Corses...). Elles peuvent trouver une relative autonomie au sein d'institutions fédéralisées.

Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen 26 août 1789

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi.

Article XV
La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.

Source : http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/dudh/1789.asp

Voir la définition des Droits de l'Homme


La communauté internationale est une communauté basée sur la compassion des autres sur le plan internationale mais en soi la communauté internationale n’existe pas il existe une société internationale basée sur les intérêts car sur la scène internationale l’altruisme n’existe pas, il existe que les intérêts.


Pierre Bodeau-Livinec : On ne peut pas dire qu'une sécession serait contraire au droit international. La sécession n'est ni autorisée, ni interdite par le droit international. La sécession est un fait. Si, à l'occasion d'une sécession, une entité est constituée avec un territoire et un gouvernement souverain, on peut considérer que c'est un Etat, en fait, et donc en droit. Cela ne vaut qu'à une condition : l'absence de toute violation du droit international (recours à la force...) pour parvenir à ce fait. Tout est ensuite une question d'interprétation. Par exemple, des Etats reconnaissent le Kosovo [qui a fait sécession de la Serbie], d'autres pas.

Liens

Voici une liste d'organisations non gouvernementales, de syndicats et de mouvements sociaux avec lesquels nous travaillons régulièrement nous vous encourageons vivement à visiter leurs sites pour en apprendre un peu plus sur leurs activités.

Ukraine : 89% de "oui" pour l'indépendance de la région de Donetsk

MONDE - Le référendum qui a lieu ce dimanche en Ukraine pourrait entraîner la sécession de l’Est du pays, tandis que les combats continuent à Slaviansk…

Les Ukrainiens de l'Est ont commencé dimanche à se rendre aux urnes pour décider du sort de leur région, un vote jugé «illégal» par Kiev et l'Occident mais qui pourrait déboucher de facto sur une sécession historique de cette partie du pays. Plus de sept millions d'Ukrainiens de l'Est sont appelés à se prononcer sur l'«indépendance» des «républiques populaires» autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, deux régions frontalières de la Russie, où les insurgés contrôlent les principales villes. Quasi-simultanément, les combats ont repris dans la périphérie de Slaviansk, bastion des insurgés pro-russes encerclé par les forces ukrainiennes qui y ont déclenché début mai une vaste opération militaire, a constaté l'AFP. 

Kiev a qualifié dimanche le référendum pour l'«indépendance» dans l'Est de l'Ukraine d'une «farce criminelle» financée par le Kremlin, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères. «Le référendum du 11 mai inspiré, organisé et financé par le Kremlin est juridiquement nul et n'aura aucune conséquence juridique pour l'intégrité territoriale de l'Ukraine», souligne le ministère. «Les organisateurs de cette farce criminelle ont violé la Constitution et les lois ukrainiennes».

«Nous venons nous battre pour nos droits»

Il est 07h45, boulevard Pouchkine à Donetsk, la plus grande ville de la zone pro-russe. Victoria Petrovna est arrivée en avance car pour elle, «c'est un jour important. On nous dit de venir voter donc il est essentiel de le faire». «Nous vivons des moments très importants», souligne-t-elle. Sur les bulletins, imprimés à la hâte par les rebelles pro-russes, figure la question: «Approuvez-vous l'indépendance de la République populaire de Donetsk ?» ou «Approuvez-vous l'indépendance de la République populaire de Lougansk ?». «Tout se passe comme nous l'avions prévu, tout était prêt, les bureaux ont ouvert à l'heure, et il y a du monde qui vient voter», s'est pour sa part félicité Nicolas Tsonsev, l'un des responsables de l'organisation du référendum à Donetsk.

«Nous venons nous battre pour nos droits et devenir indépendants. Nous sommes heureux que l'on nous donne le droit de nous exprimer. Si nous sommes indépendants ce sera dur au début mais c'est toujours mieux que d'être avec des fascistes», souligne Tatiana, 35 ans, fleuriste. Si le résultat du scrutin ne semble guère faire de doute, la participation reste incertaine. A Slaviansk, le maire autoproclamé Viatcheslav Ponomarev a promis samedi une «participation de 100%». A Donetsk, le chef de la commission électorale de la république de Donetsk Roman Lyaguine, a parlé de «millions» de votants. Quoi qu'il en soit, «aucune participation minimale n'est fixée pour valider le vote», a-t-il souligné.

Un scénario similaire à la Crimée?

La reprise dans la nuit des combats près de Slaviansk --où l'on vote aussi pour le référendum -- rappelle que la situation est loin d'être à l'apaisement. De nombreuses et très fortes détonations ont retenti en début de matinée, a constaté l'AFP. Après des tirs nourris pendant une grande partie de la nuit, les combats ont repris dimanche dans le village d'Andriïvka, sur la «ligne de front», à l'entrée sud de cette cité de 110.000 habitants encerclée par les forces ukrainiennes qui y ont déclenché depuis début mai une vaste opération, a déclaré Stella Khorocheva, porte-parole des insurgés pro-russes de Slaviansk. «Il y a des victimes», a-t-elle ajouté, sans être en mesure d'apporter d'autres précisions.

La crainte de Kiev et des Occidentaux est de voir se reproduire dans l'est de l'Ukraine un scénario similaire à celui qui a abouti en mars au rattachement de la Crimée à la Russie après un référendum du même genre, et s'est traduit par la pire crise diplomatique entre Occident et Russie depuis la fin de la Guerre froide. Les référendums sont organisés dans ces deux régions composant le bassin minier du Donbass, frontalier de la Russie, sous contrôle des rebelles qui ne reconnaissent pas les autorités pro-européennes provisoires mises en place à Kiev à la suite de la chute du président Viktor Ianoukovitch fin février. Les Etats-Unis ont d'ores et déjà réaffirmé samedi soir qu'ils ne reconnaîtraient pas le résultat de ces référendums, «illégaux en vertu du droit ukrainien et (qui) sont une tentative pour créer des divisions et des troubles».

Risques de troubles

La population du Donbass ne semble pas unanimement enthousiaste à l'idée de se séparer du reste de l'Ukraine: si l'on en croit plusieurs sondages ukrainiens et un autre de l'institut américain Pew Research Centre, 70% de la population dans l'est de l'Ukraine est hostile au séparatisme et favorable à l'unité territoriale de l'Ukraine, contre quelque 18% pour la sécession. Pour l'organisation, les insurgés affirment que dans la région la plus peuplée, celle de Donetsk, plus de 1.200 bureaux de vote seront ouverts entre 8h et 22h. Les premiers résultats pourraient être connus dans la nuit.

Dans les zones jugées trop dangereuses, les bureaux de vote «seront déplacés» et dans chaque bureau des volontaires seront en charge «de faire régner l'ordre et empêcher les troubles». A Donetsk, devant le siège de l'administration régionale occupé par les pro-russes et devenu leur quartier-général, les militants, le visage masqué par des cagoules et armés de battes de baseball, se montraient assez catégoriques: «Il y aura des provocations. Nous les arrêterons, nous les tuerons et nous les pendrons aux lampadaires», a déclaré l'un d'entre eux.  

avec AFP

Ces référendums ne règleront certainement pas la question mais ils ne sont pas plus illégaux que la destitution de Ianoukovitch à Kiev. Ceux qui font une différence entre les deux font preuve d'une mauvaise foi évidente. Une émeute ne peut pas être applaudie et encouragée dans un cas et désapprouvée dans l'autre. La démocratie ne trouve jamais son compte dans une prise du pouvoir imposée par la violence et les consultations électorales qui suivent un coup de force ne sont jamais sincères.

Ceci dit, comment un institut de sondage américain a-t-il pu s'assurer que 70% des habitants de l'Est de l'Ukraine étaient favorables au maintien de l'unité? Est-il si facile de procéder à un sondage, surtout lorsqu'un est Américain, dans une région contrôlée par des gens qui ne doivent pas porter les Etats-Unis dans leur coeur? Ce résultat semble tiré par les pattes comme un lapin du chapeau d'un magicien! D'ailleurs, on peut très bien être pour l'unité du pays et contre le régime imposé à Kiev et c'est probablement le cas de la majorité des Ukrainiens de l'Est qui ont toujours voté depuis l'indépendance différemment de l'Ouest du pays.

Enfin, contrairement à ce qui est écrit dans l'article, la partition de l'Ukraine qui se dessine derrière ces scrutins, ne sera nullement historique. Elle ramènera seulement trois siècles en arrière à l'époque où, avant d'être unifiée dans le cadre de l'empire russe, l'Ukraine, hors Crimée, était polonaise à l'Ouest et russe à l'Est.

Si les Ukrainiens voulaient rester unis et conserver la Crimée, qui n'aurait jamais dû leur être rattachée, il ne fallait pas qu'ils se montrent hostiles à la Russie. C'est une évidence que les chancelleries occidentales devraient reconnaître. En effet, les Russes de l'Est ne peuvent évidemment pas accepter d'être soumis à un pouvoir ennemi de leur mère-patrie qui, au surplus, les menace de les priver de la seule langue que beaucoup d'entre eux parlent les condamnant ainsi à un rôle de bannis dans leur propre pays, pas plus que la Russie ne pouvait accepter de laisser un port qu'elle a seule créé et entretenu, et qui lui ouvre seul l'accès aux mers chaudes, à des mains ennemis. Qui pourrait exiger cela de n'importe quel peuple dans le monde sans le mépriser? Certainement ni les Etats-Unis, ni la France, ni l'Allemagne ne l'accepteraient ou alors nous devrions avoir une bien piètre idée de leur population et de ses dirigeants.

07:39 Publié dans 21CenturyWebArchive, Archive21stCentury, International, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

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