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23/02/2015

E-GLOBALNETWORK> FranceWebAsso & SRU-Electronics>FranceWebSharing>L'aéroport parisien offre depuis mardi dernier une vitrine pour les start-ups françaises afin qu'elles présentent leurs projets aux passagers. Futurs clients ou investisseurs?

Le terminal Orly-Ouest accueille de jeunes entrepreneurs

L'aéroport parisien offre depuis mardi dernier une vitrine pour les start-ups françaises afin qu'elles présentent leurs projets aux passagers. Futurs clients ou investisseurs?

Cette expérience inédite semble tellement simple qu'on se demande pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt. Imaginez pouvoir présenter votre entreprise à près de 7 000 personnes par jour, dont la plupart sont probablement des chefs d'entreprises, hauts dirigeants ou riches voyageurs ? Depuis le 10 février, le terminal Orly-Ouest possède un espace dédié aux jeunes entreprises, l'Innov'Café. A côté du duty free, ces nouveaux visages de l'innovation française présentent leur entreprise aux voyageurs.

Des profils variés qui se succèdent

Trois entreprises aux concepts différents ont inauguré l'espace. Buzcard qui propose des cartes de visite virtuelles, Green Creative spécialisée dans la transformation des déchets et Mobirider s'adressant aux professionnels de la distribution.

D'autres seront présentes dans les semaines à venir telle H4D vendant des cabines de télémédecine, Skinjay qui a créé les capsules de soin pour la douche. Winestar arborera son vin en canette, fin février.

200 000 personnes potentielles sous la main

Cette diversité de start-ups françaises pourrait trouver des investisseurs parmi le flux de voyageurs. L'idée est venue du partenariat entre Augustin de Romanet, le président d'Aéroports de Paris et Denis Jacquet, le président de l'association Parrainer la croissance. Ce dernier a fait part du potentiel de visiteurs qui peuvent avoir accès aux innovations françaises : près de 200 000 personnes.

Si le test est concluant, d'autres vitrines aux entreprises devraient ouvrir à Orly-Sud, puis Charles-De-Gaulle et même Nice.

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Stanislas de Remur

Stanislas de Rémur

Fondateurs d’Oodrive

Stanislas de Rémur

Fondateurs d’Oodrive

Stanislas de Rémur, l’un des 3 fondateurs d’Oodrive depuis plus de 10 ans, revient sur son parcours. De la création et de l’importation du cloud en France, jusqu’à la gestion d’un groupe international : récit de l’aventure exemplaire d’un pionner du Saas. 

Vous vous êtes lancé avec votre frère et votre meilleur ami. L’équipe a tout de suite bien fonctionné ?

Oui, c’était il y a 13 ans maintenant, et nous sommes toujours les trois dirigeants. C’est un bon signe ! Pourtant, nous l’avons perçu au départ comme une contrainte, d’autant plus que nous avions tous les trois les mêmes qualifications. Il y avait une confiance absolue dans ce que faisaient les autres. Nous dialoguions énormément : il fallait une transparence totale. Et puis, nous avions instauré un petit jeu, le « j’aime, j’aime pas », où chacun énonçait clairement ce qui nous plaisait ou non dans le travail de l’autre. Cela peut paraître enfantin, mais c’est très efficace, et nous a évité toute rancœur. Dès lors, nous n’avons plus eu de problèmes pour communiquer et travailler ensemble.

D’où vous est venue l’idée d’Oodrive, et comment se sont déroulées les premières années ?

A l’époque, nous travaillions tous les trois à distance sur un autre projet. Et nous avions beaucoup de difficultés à partager tous types de fichiers par e-mail. Aucune solution n’existait encore en Europe. L’idée est née alors de créer un « disque dur sur Internet », une solution de stockage et de partage de fichiers en ligne. En fait, la solution à laquelle nous pensions était complètement différente de ce que nous proposons aujourd’hui. Nous voulions un fonctionnement B to C, avec un model à la Youtube ou Dailymotion, reposant sur la publicité. Nous nous sommes rendu compte que c’était impossible à monétiser, et qu’il fallait trouver un autre business model. Deux ans plus tard, nous sommes donc passés au B to B, en décidant de vendre nos solutions aux entreprises. Malgré la jeunesse de notre solution, beaucoup ont signé avec nous dont LVMH avec Kenzo. Cela leur offrait un espace de stockage, et une possibilité de visualiser et partager leurs documents. Dès 2003, nous sommes passés aux grandes structures avec un réseau de revendeurs. Heureusement, nos actionnaires nous ont fait confiance, et ont accompagné ce changement.

Justement, comment avez-vous fait pour financer votre lancement ?

Pendant les 2 premières années, nous avons fait appel à des Business Angels qui ont levé des tickets entre 2 000 et 20 000 €. Puis nous avons favorisé les prêts bancaires pour ne pas trop nous diluer. à partir de 2003, nous sommes devenus rentables - c’était d’ailleurs presque une obligation - mais nous avons attendu 2007 pour réaliser notre première levée de fonds. Si nous avions bénéficié des moyens du système américain, je pense que nous aurions été les premiers du marché beaucoup plus rapidement. Mais nous avons pris notre temps, et adopté une stratégie progressive. En 10 ans, nous avons levé près de 11 millions d’euros. Mais nous avons toujours privilégié la dette bancaire, notamment pour racheter les parts de la société que nous avions perdues dans les années creuses. Après, nous nous sommes adressés à des fonds d’investissement pour les acquisitions et l’internationalisation.

Vous ne semblez avoir aucune concurrence aujourd’hui…

C’est vrai qu’on n’en a moins aujourd’hui. Pour la sauvegarde, nous avons surtout des concurrents régionaux. Et puis il y a toujours Mozy aux état-Unis, mais il est de moins en moins présent sur le marché. Pour le partage, nous avons des concurrents verticaux, spécialisés dans des secteurs bien spécifiques mais la concurrence est moins forte. Pour continuer à nous démarquer, nous allons aussi commencer la vente en ligne qui sécurisera véritablement les données. Toujours dans le même but, nous nous sommes aussi associés à des groupes de grande distribution comme Darty, Fnac, Auchan, etc., pour toucher le grand public. Des firmes comme Darty deviennent l’intermédiaire avec le particulier. C’est le B to B to C !

Comment voyez-vous l’avenir ?

Il faut continuer la croissance organique qui est bonne. Nous avons fait 17 millions de chiffre d’affaires en 2011, 25 en 2012, et il est en hausse de 25 % chaque année, ainsi que nos acquisitions et l’internationalisation. D’ailleurs, nous venons de valider des filiales à Munich et Sao Paulo. L’internationalisation, en B to B, reste très difficile. Il faut tout réapprendre à chaque fois : la façon de vendre, le cadre législatif, suivre les bonnes personnes,... On essaye de devenir l’alternative européenne face au marché américain. Les états-Unis ne sont pas prioritaires et il faut avouer qu’ils seraient trop difficiles à concurrencer sur leur territoire. En revanche, l’Asie que tout le monde croit trustée par les Américains a une vraie appétence pour les solutions logicielles européennes. Viadeo, pour ne citer qu’elle, a été très malin de se focaliser sur les marchés émergents plus que sur les états-Unis.

Vous avez des chiffres impressionnants. De quoi êtes-vous le plus fier ?

Nous avons près de 14 500 entreprises clientes, dont 70 % de sociétés du CAC 40, et plus d’un million d’utilisateurs à travers 90 pays. Ce dont je suis le plus fier depuis le début de l’aventure, ce sont mes collaborateurs. Nous sommes aujourd’hui 240, et formons une super équipe. Les gens sentent un esprit de famille ici : par exemple, quand quelqu’un a un mauvais rendement, on le suit, on essaye de le motiver de nouveau, ou de le changer de secteur. Il y a très peu de départ ! On vient de confectionner un livre-photos qui résume l’histoire d’Oodrive. Cela a beaucoup plu ! Et puis nous mettons tout en œuvre pour créer une ambiance et une cohésion dans les équipes. Chaque mois, un département se voit allouer un budget et organise une fête à thème. Dernier exemple en date : la Saint-Patrick, où tout le monde est venu déguisé en vert ! Et pour la journée de la Femme, on a offert un bouquet de fleurs à chaque employée. Le matin, il y avait 65 bouquets sur les bureaux.

Julien Nicault

Julien Nicault

Cofondateur de Cinémur

Sylvain Orebi

Sylvain Orebi

PDG de Kusmi Tea

Guilhem Cheron

Guilhem Cheron

Cofondateur de La Ruche qui dit oui

Alexandre Malsch

Alexandre Malsch

Cofondateur de médias Melty.

Marion Carrette

Marion Carrette

Cofondatrice des Zilok et OuiCar.

Denys Chalumeau

Denys Chalumeau

Fondateur de Promovacances et SeLoger

Nicolas d Audiffret et Nicolas Cohen

Nicolas d’Audiffret et Nicolas Cohen

Fondateurs de A Little Market

Lukasz Gadowski

Lukasz Gadowski

Fondateur de Spreadshirt

Jeremie Mani

Jérémie Mani

Cofondateur de Netino

Ning Li

Ning Li

Cofondateur de Made.com

Fondateur de Wizee

Cyril Paglino

Fondateur de Wizee

Cofondateur de Le Bon Coin

Olivier Aizac

Cofondateur de Le Bon Coin

Sebastien Pissavy

Sébastien Pissavy

Cofondateur du site Jeuxvideo.com

Franck Mesnel

Franck Mesnel

Ancien champion de rugby et cofondateur de la marque de vêtements Eden Park.

Maxime Valette

Maxime Valette

Créateur du site Internet humoristique Vie de merde

Meryl Job

Meryl Job

Cofondatrice de Videdressing, le site Internet d’achat-vente d’articles de mode

Bertile Burel et James Blouzard

Bertile Burel et James Blouzard

Cofondateurs de Wonderbox spécialiste des coffrets cadeaux

Bruno Leveque

Bruno Lévêque

Fondateur du logiciel de création d’e-boutiques PrestaShop

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