Avertir le modérateur

15/05/2015

François Hollande au pays des terroristes...Le même « homme d’affaires » refuse la livraison de bateaux commandés et payés par la Russie pour des motifs fumeux et applique des « sanctions » qui mettent en difficulté ce même emploi en France !

François Hollande a donc fait une petite visite en Arabie Saoudite et au Qatar. Il aurait même été autorisé à prendre la parole devant l’assemblée des pays du Golfe. Mais ce même François Hollande a refusé sa présence à la commémoration à Moscou de la victoire contre le nazisme, au motif d’une soi-disant agression de la Russie en Ukraine. C’est donc qu’il choisit ses destinations avec soin en mettant en avant des motivations politiques, voire idéologiques !

Il faut donc bien chercher les motivations intimes qui président à ce voyage. On dit que ce sont les affaires, la vente des fameux Rafale, la perspective de contrats de centrales nucléaires et d’autres choses encore. Bref, il serait motivé par « l’emploi en France ». Balivernes ! Le même « homme d’affaires » refuse la livraison de bateaux commandés et payés par la Russie pour des motifs fumeux et applique des « sanctions » qui mettent en difficulté ce même emploi en France ! Là encore, il y a un choix politique !


François Hollande a donc fait une petite visite en Arabie Saoudite et au Qatar. Il aurait même été autorisé à prendre la parole devant l’assemblée des pays du Golfe. Mais ce même François Hollande a refusé sa présence à la commémoration à Moscou de la victoire contre le nazisme, au motif d’une soi-disant agression de la Russie en Ukraine. C’est donc qu’il choisit ses destinations avec soin en mettant en avant des motivations politiques, voire idéologiques !

Il faut donc bien chercher les motivations intimes qui président à ce voyage. On dit que ce sont les affaires, la vente des fameux Rafale, la perspective de contrats de centrales nucléaires et d’autres choses encore. Bref, il serait motivé par « l’emploi en France ». Balivernes ! Le même « homme d’affaires » refuse la livraison de bateaux commandés et payés par la Russie pour des motifs fumeux et applique des « sanctions » qui mettent en difficulté ce même emploi en France ! Là encore, il y a un choix politique !

Notre président est donc ravi de se trouver au pays des terroristes. C’est son choix… Mais ceux qui, actuellement, bombardent le Yémen, arment en matériels de guerre et en idéologie les terroristes de Daesh, Al-Qaïda et autres barbares sont alors ses amis. Tout comme ceux qui, d’ailleurs, détruisent l’Irak et la Syrie avec une sanguinaire violence…

Ce François Hollande vient nous expliquer qu’il fait la guerre au terrorisme mais, dans les faits réels, il le soutient. La guerre qu’il mène en réalité est une guerre contre les peuples, à commencer contre son propre peuple, le peuple de France, où il organise une surveillance généralisée pour se préparer à frapper.

Il dit porter les valeurs des droits de l’homme, de la démocratie et de l’égalité entre les hommes et les femmes. Mais où sont les droits de l’homme, la démocratie et l’égalité hommes-femmes en Arabie Saoudite, au Qatar ou dans les autres pays du Golfe ? En Arabie Saoudite, on décapite au sabre ! Selon l’hebdomadaire L’Express, 87 condamnés à mort ont été exécutés en 2014 (selon un décompte effectué par l’AFP) et 79 l’avaient été les deux années précédentes.

Notre cher Laurent Fabius n’est pas en reste : « notre coopération passe à la vitesse supérieure », a t-il déclaré ! Alors, quelles vont être les cibles de ces Rafale vendus au Qatar ? L’Iran ? Damas ? Le Yémen ?

Ces guerres, après le désastre de la Libye, ont pourtant vu s’inverser le rapport de force. Un puissant « axe de la résistance » a vu le jour, allant de l’Iran jusqu’à la Syrie en passant par le Hezbollah, l’Irak, la Palestine. Sans compter les liens particuliers qui unissent désormais la Russie et la Chine

L’Arabie Saoudite bombarde le Yémen, mais aucun de ses objectifs de guerre ne sont atteints. La monarchie absolue contrôlée par les Saoud se livre en revanche au massacre aérien du peuple sans défense du Yémen. Écoutez ce qu’en dit Hassan Nasrallah :

D.R.

 

 

Partagez cet article et suivez-nous !
 

Posted in Non classé | Tagged , , , , , , | 1 Comment | Résistance

La grande imposture de la lutte antiterroriste

La grande imposture de la lutte antiterroriste« La vérité est que le risque pour un Américain d’être tué par un terroriste est presque égal à zéro ; pour être plus précis, il est estimé à un pour vingt millions ». Cette phrase, que les medias dominants qualifieraient d’iconoclaste, a été prononcée par John Chuckman, ancien employé d’une grande entreprise pétrolière canadienne et auteur du livre : « The Decline of the American Empire and the Rise of China as a Global Power »  (Magpie Book).

Si d’aucuns s’inscrivent en faux par rapport à cette analyse, admettons qu’un peu de pensée critique ne fait pas de mal. « En 2001, avant le 11-Septembre, la police américaine avait tué plus du double au moins de citoyens qui sont morts dans cette tragédie », explique-t-il. « Chaque année, entre 30 à 40.000  Américains meurent dans un accident de la route, 15.000 sont assassinés (ils étaient 25.000 à l’avoir été il n’y a pas si longtemps que ça). Chaque année, ce sont près de 100.000 Américains qui décèdent des suites d’erreurs médicales et un peu plus de 40.000 mettent fin à leur jour. En replaçant ces chiffres sur une période de quatorze ans, on peut dire que 420.000 personnes ont perdu la vie sur la route, 210.000 ont été tuées au cours de faits divers, 1,4 millions ont été victimes d’erreurs médicales fatales et 560.000 ont décidé pour une raison ou une autre d’arrêter de vivre ». En ne prenant en compte que ces derniers chiffres, on obtient un total de 2,6 millions de personnes… soit 867 fois  le nombre de victimes causées par les attentats du World Trade Center.

« Pourquoi devons-nous donc dépenser des fortunes contre le terrorisme dans la mesure où ce danger est pour ainsi dire insignifiant ? », se demande Chuckman avec ce qui pourrait ressembler de prime abord à de la provocation. Depuis le 11-Septembre, les États-Unis ont en effet dépensé au bas mot quelque 1.600 milliards de dollars (1.300 milliards d’euros !) dans la lutte contre le terrorisme au Proche-Orient, en Amérique du Nord et aussi en Afrique, a révélé un rapport du Congrès. Malgré l’ampleur de l’estimation, plusieurs universitaires considèrent encore ces chiffres comme sous-évalués. Le prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz et la professeure Linda Milmes avancent dans un livre désormais célèbre « The three trillion dollar war » le chiffre de 3.000 milliards de dollars. Et derrière le coût financier, d’autres rappellent l’impossibilité d’évaluer le coût humain. « Une comptabilité exhaustive des coûts de la guerre ne pourrait tenir dans un livre de compte. Des civils blessés ou déplacés par la violence aux soldats tués ou blessés, en passant par les enfants qui jouent sur des routes et des champs parsemés de dispositifs explosifs improvisés et de bombes à sous-munitions, aucune série de chiffres ne peut retranscrire le bilan humain des guerres en Irak et en Afghanistan, ni comment elles se sont étendues aux États voisins et sont revenues aux États-Unis », estime Neta Crawford, enseignante en sciences politiques à l’université de Boston.

S’il y a bien fort peu de risques de tomber dans un attentat en Europe, la guerre contre le terrorisme n’a quant à elle pas fait dans la dentelle ailleurs. Le mois dernier, Physicians for  Social Responsability (PSR), une ONG basée à Washington, a publié une étude clef démontrant que le bilan humain de plus d’une décennie de guerre contre le terrorisme depuis les attaques du 11-Septembre s’élève à au moins 1,3 millions de morts et pourrait même atteindre les deux millions. Cette étude a été presque totalement ignorée par les medias anglophones bien que constituant la première tentative de produire un calcul scientifiquement crédible du nombre de personnes tuées dans cette guerre qu’ont menée les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne.

Puisque la guerre est déclarée, il faut bien entendu avoir une communication à la hauteur. Dès le début du XXème siècle, Henry Louis Mencken, journaliste, écrivain, célèbre critique de la culture américaine, considérait que « le but de la politique est de garder la population inquiète et donc en demande d’être mise en sécurité en la menaçant d’une série ininterrompue de monstres, tous imaginaires ». Il faut croire que la population a entendu cinq sur cinq le message du gouvernement si on en juge les sondages qui donnent deux tiers des Français favorables à une restriction de leurs libertés individuelles pour lutter contre le terrorisme. La dernière loi sur le renseignement ratisse très large avec des formulations très floues puisqu’il s’agit de « prévenir des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ». On passe insensiblement de la présomption d’innocence à la présomption de dangerosité. Mais la palme de l’extension infinie de la surveillance revient au ministre de l’intérieur qui estime que la vie privée n’est pas une liberté.

L’autoritarisme politique et la négation de l’esprit critique sont devenus la norme de gouvernements ayant perdu toute crédibilité économique et sociale et foulant au pied les valeurs qu’ils prétendent défendre. Victime collatérale de la guerre contre le terrorisme, la liberté d’expression vit ses derniers moments.

Capitaine Martin


Partagez cet article et suivez-nous !
 

Posted in Les petits papiers du capitaine Martin | Tagged , , , | 4 Comments | Résistance

Les animaux préféraient l’Union soviétique

Les animaux préféraient l’Union soviétiqueLes chocs socio-économiques qui ont suivi l’effondrement de l’Union soviétique ont eu des effets particulièrement inattendus. Un groupe de chercheurs a publié dans la revue scientifique Conservation biology une étude portant sur les grands mammifères de Russie. Il ressort que ces derniers ont payé un lourd tribut depuis l’effondrement du bloc de l’Est. Les auteurs mettent en avant les activités croissantes du braconnage et une érosion palpable de la protection de la faune.

Les dix scientifiques menés par Eugenia Bragina, qui a enseigné successivement pour l’université Lomonosov de Moscou et l’université du Wisconsin-Madison, ont ainsi analysé les tendances de la population de huit grands mammifères de Russie entre 1981 et 2010, une période charnière à l’Est. « Nous avons montré que la population des sangliers, des ours bruns et des élans avait commencé à diminuer au début des années quatre-vingt-dix ».

« Ces trois espèces sont très différentes et ont des exigences qui leur sont propres en matière d’habitat », a ajouté la chercheuse à la BBC. Les élans apprécient les forêts alors que les sangliers cherchent plutôt leur nourriture dans les champs. Ce n’est donc pas la dégradation d’un milieu en particulier qui est la cause de la baisse du nombre des grands mammifères.

Eugenia Bragina a ajouté que « la seule espèce à avoir bénéficié de la situation était les loups ». Les incitations destinées à les chasser ayant été abandonnées après 1991, sa population a augmenté de 150 % durant la décennie suivante. L’équipe de la chercheuse laisse penser que cette situation a probablement contribué au déclin des élans. La nature a horreur du vide…

La seconde partie de l’étude, commencée dans les années 2000, n’est pourtant pas entièrement négative. Les scientifiques ont mis en avant que la population de sangliers est aujourd’hui plus importante qu’en 1991. Au milieu des années quatre-vingt-dix, elle avait pourtant perdu la moitié de ses membres. Il s’agit cependant d’une espèce qui a trouvé de nouvelles sources de nourriture ces dernières années, montrant ainsi une forte adaptabilité à son environnement. D’autres espèces semblent récemment connaître des jours meilleurs, comme le cerf. Mais d’autres, telles que le lynx eurasien, sont sérieusement en péril.

Eugenia Bragina et son équipe ont mis pour la première fois en évidence les impacts d’un choc politique et économique sur la biodiversité.  « Quand cela arrive, on ne prête pas attention à ce qui se passe dans la nature », conclut la scientifique. « Et lorsque la pauvreté augmente comme ce fut le cas en Russie dès le début des années quatre-vingt-dix, il n’y a plus de ressources pour gérer l’environnement. Je crois que c’est le moment d’accorder une attention particulière à la préservation de l’environnement. Sinon, on ne pourra que constater que d’importantes espèces emblématiques sont en voie de disparition ».

Capitaine Martin


Partagez cet article et suivez-nous !
 

Posted in Les petits papiers du capitaine Martin | Tagged , , , , , , | 2 Comments | Résistance

Israël : chronique d’un racisme ordinaire

Racisme ordinaire IsraëlLes victimes du racisme ne sont pas toutes égales à Jérusalem. Tommy Hassoun, un jeune druze de 21 ans, le sait bien. Citoyen israélien, il a été attaqué et roué de coups par des extrémistes juifs. Ironie du « sort », l’agressé fut même contraint de régler la facture de l’ambulance qui le transporta de la gare routière de Jérusalem au centre médical Hadassah : 475 shekels, soit l’équivalent de 110 euros. Un véritable camouflet pour le jeune homme…

Tommy a pourtant servi quelques mois plus tôt dans le Bataillon Herev, formation exceptionnelle en ce sens qu’elle est constituée exclusivement de soldats originaires de la communauté druze. Né à Daliyat al-Karmel, non loin de Haïfa, Tommy a rejoint Jérusalem après son service militaire pour y suivre des cours à l’académie de musique et de danse. Il y a deux semaines, l’étudiant était en train de parler en arabe avec un ami devant l’hôtel où il travaillait quand il a été brutalement attaqué par un groupe de dix hommes juifs. Ces voyous l’avaient simplement entendu parler arabe.

« J’ai terminé mon travail à 23 heures à l’hôtel Gold de Jérusalem, près de la gare routière centrale. Quand je suis sorti, je me suis rendu à la station de bus. Il y avait un groupe de personnes. Ils ont entendu que je parlais arabe avec une autre personne de Jérusalem-est qui était avec moi. Ils ont commencé à me parler et ont jeté une petite poubelle sur la tête », a raconté Hassoun.

« Quelqu’un m’a ensuite craché dessus et je l’ai frappé. Après, ils se sont tous jetés sur moi et m’ont frappé avec des verres, des bouteilles. Ils étaient nombreux et ils ont crié. J’ai réussi à m’échapper vers l’entrée de la gare de bus après quelques minutes. Là, quelques personnes m’ont assis, m’ont donné de l’eau et ont pris soin de moi », a-t-il précisé. Le jeune homme a finalement réussi à s’échapper vers la gare routière où des personnes lui ont porté assistance. Blessé sur tout le corps, il restera deux jours à l’hôpital et a déjà prévu d’y retourner pour une opération au nez. Reuven Rivlin, l’actuel président israélien, a même posté sur sa page Facebook la photo où il pose au côté de la victime. « Nous sommes tous frères », déclara-t-il, « et nous devons tous condamner ces comportements barbares ». 

L’affaire est symbolique car elle montre qu’Israël a toujours énormément de mal à mettre sur un pied d’égalité les Juifs et les Arabes victimes de violences racistes. Le quotidien Haaretz est très clair sur le sujet : « comme tous les autres cas dans lesquels des extrémistes juifs ont frappé des citoyens arabes, les faits n’ont pas immédiatement été considérés comme une attaque terroriste ». Si tel avait en effet été le cas, les services fiscaux auraient couvert toutes les pertes financières subies et les assurances se seraient acquittées des frais d’hospitalisation. Au lieu de ça, Tommy Hassoun a dû payer ces derniers et même l’ambulance qui a procédé à son évacuation.

Le père de Hassoun, Ramzi, a bien évidemment été choqué par cette attaque. « Je croyais que nous étions une Nation. Je croyais et je continuerai à croire que c’est la terre du peuple juif. Il a le droit de vivre ici, il n’y a jamais eu de doute à ce sujet. Je me blâme et je blâme mes amis juifs de ne pas avoir œuvré à l’éducation. Parler arabe n’est pas honteux, cela ne fait pas de vous un terroriste potentiel ».

Le frère de Tommy, Julian, a quant à lui déclaré : « il y a un mois, deux policiers druzes ont été assassinés au cours d’attaques terroristes et maintenant un Druze est frappé par les Juifs. Lorsqu’on nous a demandé si nous avions peur que Tommy vive à Jérusalem, nous avons dit non, parce qu’il vivrait au milieu des Juifs ».

Si les institutions doivent en théorie garantir à tous les citoyens une même égalité de traitement, une véritable politique discriminatoire envers les Arabes habitant en Israël perdure depuis des années. Ils sont un million deux cent mille arabes israéliens à subir des expropriations de propriété ou des interdictions d’acheter une maison. Il faut aussi rappeler que 7 % des budgets alloués en Israël aux infrastructures publiques vont aux communautés arabes. Que les salaires arabes moyens n’atteignent pas, à qualification égale, 60 % des rémunérations versées aux Israéliens. Que les populations arabes perçoivent 35 % d’allocations en moins, à situations familiale et sociale équivalentes, etc. Selon Adalah, le centre juridique pour les droits des minorités arabes en Israël, environ trente lois israéliennes sont directement discriminatoires envers les citoyens arabes. L’une d’entre elles par exemple, la Loi sur la citoyenneté et l’entrée en Israël, interdit aux Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, mariés à des citoyens israéliens, d’acquérir le statut de résident en Israël.

Il est étonnant de constater que les propos haineux et racistes sont toujours moins graves dans certaines bouches que dans d’autres.

Capitaine Martin


Partagez cet article et suivez-nous !
 

Posted in Les petits papiers du capitaine Martin | Leave a comment | Résistance

Tous suspects !

Tous suspects !

La source qui sert de base à l’article ci-dessous nous a paru fiable, mais en fait, c’est un canular ! La source réelle est « La dèche du midi », un site parodique. Bref, on s’est fait avoir. Mais l’histoire est belle et bien trouvée ! DR

 

Tous suspects, c’est le principe même de l’anti-terrorisme ! En voici une illustration, belle comme un gag de Dany Boon.

À la mi-janvier, la DGSI alerte une brigade de gendarmerie de l’Aveyron : un présumé terroriste se prépare à partir pour le djihad et ça ce passe dans leur coin. Les gendarmes font diligence, et en à peine quelques heures, un barrage intercepte un barbu au volant d’une Citroën. Il est franchement basané ! En fouillant le véhicule, les pandores trouvent un petit arsenal : un couteau de marque Laguiole, une hachette, un fusil de chasse, les munitions qui vont avec, et un sac d’engrais qui peut servir à faire des bombes. 

Placé en garde à vue, le barbu, qui s’appelle Raymond, s’explique. Sa barbe ? Ça fait 40 ans qu’il la porte. Il l’a rasée une fois, pour voir… mais sa femme ne lui a plus adressé la parole jusqu’à ce qu’elle repousse ! Basané ? Il est agriculteur, dit-il, et avec le soleil et le vent, derrière le pare-brise de son tracteur, on est toujours bronzé ! Le couteau ? Mais dans l’Aveyron, tout le monde a un couteau dans la poche ! La hachette ? C’est pour faire du petit bois. Le fusil ? Je suis chasseur, explique-t-il, avec permis et tout ! L’engrais ? Mais c’est pour ses champs, enfin !

Mais que faisait-il sur cette route ? Il doit se justifier : « depuis cet hiver, j’ai été pas mal occupé dans ma ferme et je n’ai pas eu le temps de faire du bois », dit-il. Alors avec le froid qui vient il a décidé d’acheter des chutes de bois. Comment ça, des chutes de bois ? « Ben oui », dit-il, « des chutes de bois, c’est moins cher. Avant de monter en voiture, j’ai appelé ma femme sur son portable pour lui dire que je partais pour la scierie ».

Voilà l’affaire : la DGSI écoute tout ! Et ils sont un peu à cran en ce moment à ce qu’il paraît. Alors, ils ont tout de suite prévenu les gendarmes ! Ceux-ci reconnaissent qu’ils ont été surpris lors de l’interpellation. Au lieu de hurler « Allah Akbar », comme il convient, le bougre n’a cessé de maugréer « Diou me damne ! Diou me damne ! »

La DGSI ferait mieux d’écouter ses collègues de la DGSE qui, en Syrie, arme et conseille des terroristes tout à fait authentiques !

D.R.


Partagez cet article et suivez-nous !
 

Posted in Non classé | 6 Comments | Résistance

Pour les patrons, tout est bon dans le Macron !

Pour les patrons, tout est bon dans le Macron !

La loi Macron a suscité beaucoup de débats, en particulier sur le travail le dimanche. Comme on avait déjà traité le sujet, il ne semblait pas nécessaire d’y revenir.

Grave erreur ! Loin d’être un fourre-tout à la gloire de la déréglementation, cette loi est une agression frontale contre la classe ouvrière. Des syndicats de la CGT, qui lisent attentivement les textes, ont vu qu’il y avait un loup dans cette loi. « Pas un loup, une meute ! », affirme le syndicat du livre CGT !

En effet, benoîtement, le texte supprime une ligne d’un article du Code Civil. Cet article 2064 n’a que deux phrases, la première est maintenue, la seconde est supprimée. Il est ainsi stipulé que « toute personne, assistée de son avocat, peut conclure une convention de procédure participative sur les droits dont elle a la libre disposition, sous réserve des dispositions de l’article 2067 (relative au divorce, NDLR) ».

Cette disposition permet de ne pas recourir au juge dans un litige entre voisins par exemple (« ton arbre fait de l’ombre dans mon jardin, je vais aller le couper »), ou encore entre un client et son fournisseur (je n’ai pas reçu ma commande à temps et j’ai perdu mon propre client). Une « convention de procédure administrative » peut alors être conclue pour régler le litige. Bien sûr, il faut prendre un avocat (ce qui favorise un accord amiable), mais dispense d’un recours judiciaire, procédure qui peut être longue et incertaine.

Mais le même article a une seconde phrase: « toutefois, aucune convention ne peut être conclue à l’effet de résoudre les différends qui s’élèvent à l’occasion de tout contrat de travail soumis aux dispositions du code du travail entre les employeurs, ou leurs représentants, et les salariés qu’ils emploient ». C’est-à-dire que, dans un litige entre un salarié et son employeur, aucune « convention de procédure administrative », ne pouvait jusqu’à présent être conclue. Par exemple dans le cas d’heures supplémentaires non payées, d’équipement de protection non fourni ou justement, de travail le dimanche, de travail de nuit, d’augmentation (ou de diminution) des heures ouvrées, etc. Et si le droit du travail n’était pas respecté, c’était aux Prud’hommes de trancher l’affaire.

C’est cette disposition que la loi Macron supprime. Ainsi, un salarié est considéré comme ayant « la libre disposition » de son temps de travail et de ses horaires, niant de facto la subordination de l’employé à l’employeur. Si le patron veut le faire travailler le dimanche, notre employé sera prié d’être « volontaire »… sans qu’il ne puisse recourir aux Prud’hommes. Il en va de même pour la modification de la charge de travail et de sa nature. Un efficace chantage au licenciement pourra être convaincant, lui-même pouvant intervenir hors procédure !

Dans les faits, c’est l’ensemble du code du travail qui est mis par terre par cette « simple » modification du code civil. On nous a beaucoup chanté que « l’État-providence », c’était fini, terminé. Et bien, pas du tout, au contraire : Macron le réinvente… mais pour le capital !

D.R.


Partagez cet article et suivez-nous !
 

Posted in Á propos | 3 Comments | Résistance

Luttons plus que jamais contre l’islamophobie !

femme-voilee-france

Le Prophète Muhammad a été attaqué dès le début de la Révélation. Il nous faut définir tout de suite la conception islamique de l’islam qui diffère de la conception chrétienne, où la religion (ou la religiosité) n’est dentifiée ni par un prophète, ni par une règle. L’islam se présente comme un acte de foi ; c’est la reconnaissance d’une adhésion consciente à l’Être suprême.

Pour les musulman-e-s, appréhender la dimension du Transcendant signifie se libérer de toute manifestation du contingent. On retrouve ainsi l’idée de la reconnaissance de l’Unique pour se libérer de tout ce qui relève des contingences de la vie ; reconnaître ce qu’Il est, c’est se libérer de toute soumission à ce qu’Il a créé : influences des être humains, modes, tensions personnelles, émotionnelles ou matérielles. L’islam se définit donc par cet état de reconnaissance.

Quand, au XVIIIèmesiècle, certains penseurs comme Montesquieu ou Voltaire commencent à s’intéresser à la question de l’islam, on les entend parler de « mahométans ». Cette appellation en soi est une grave erreur car elle fait référence, par analogie, à ce que l’on connaît pour le christianisme et le Christ. Or, dans la tradition musulmane, on se réclame d’un acte de reconnaissance du Créateur de tous les hommes, et non pas d’un être humain, même s’il est le modèle des musulmans, même s’il est celui qui va leur permettre de se rapprocher de Dieu. C’est un aspect fondamental, car ici le rapport du Créateur à sa Création est déplacé et se différencie de la conception chrétienne.

Certes, ces aspects peuvent paraître secondaires, voire des évidences, mais il faut savoir les dire dans un contexte qui a en quelque sorte enraciné dans l’inconscient collectif des représentations faussées qui remontent au Moyen Âge.

L’islam étant la dernière des religions, il ne pouvait manquer de susciter un courant d’hostilité qui, au cours de l’histoire, a revêtu des formes diverses : la force armée avec les expéditions militaires, les attaques par l’écriture, une législation ressentie comme agressive et discriminanteet enfin, les blasphèmes.

L’islam est d’abord attaqué par l’épée. Les Croisades débutent en 1095 pour se dérouler sur trois siècles, avec l’objectif de chasser les musulmans de la ville de Jérusalem. L’islam sort finalement renforcé de cette épreuve, avec la constitution de l’Empire ottoman qui va embrasser le Proche-Orient, l’Europe des Balkans, l’Afrique du Nord et une bonne partie de l’Europe de l’Est.

L’islam est ensuite attaqué par la plume, avec des écrits comme « la Chanson de Roland » (l’auteur représente l’islam comme le grand ennemi de la chrétienté), « la divine Comédie » de Dante. Dans la croisade intellectuelle qui se poursuit, des figures de la littérature se distinguent. Citons en vrac Pascal (dans ses pensées, on trouve le chapitre : « contre Mahomet »), Voltaire (avec son « le Fanatisme ou Mahomet le Prophète »), Salman Rushdie et les fameux « Versets sataniques », Michel Onfray pour qui « l’islam est un problème », etc.

La législation va même être utilisée contre l’islam. En France, c’est la loi de 2004, appelée pudiquement « loi encadrant le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics », qui interdit de facto le port du voile islamique, dénoncé comme symbole d’oppression, de soumission, de manque de respect à l’égard de de la femme. C’est ainsi que de jeunes musulmanes qui se couvraient la tête ont été exclues de leurs écoles alors que certaines de leurs camarades y sont toujours admises avec des tenues dénudant le nombril. Comment peut-on imaginer que l’imposition du dévoilement pour rester scolarisée puisse se dérouler sans provoquer un sentiment de négation, de mépris et d’humiliation alors que, dans la plupart des établissements, les petites croix portées en pendentifs sont tolérées (car hypocritement considérées comme « non ostentatoires ») ? Les témoignages présents dans le livre « les Filles voilées parlent », paru en 2008, sont significatifs.

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu