Avertir le modérateur

29/09/2015

Professeur associé à l’Institut d’études européennes de l’Université Paris 8, Jacques Nikonoff évoque les dangers que le TAFTA représente pour l’économie européenne.

1agld1r.gifJacques Nikonoff : «Le TAFTA, c’est un OTAN économique qui se met en place»

C’est lors de la réunion du G8 qui s’est tenue à Lough Erne, en Irlande du Nord, les 17 et 18 juin 2013, que les négociations ont été lancées officiellement pour aboutir à un Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI), Transatlantic Trade & Investment Partnership (TTIP) en anglais, ou encore Trans-Atlantic Free Trade Agreement (TAFTA). Quelques jours avant, à Luxembourg, dans une opacité totale, les ministres du Commerce des Vingt-Sept avaient adopté le mandat à confier à la Commission européenne pour conduire les négociations au nom de l’Union européenne. Il n’y aurait rien à redire si ces négociations entre les États-Unis d’Amérique et l’Union européenne avaient pour objectif de rapprocher les peuples des deux côtés de l’océan. Un tel partenariat, s’il avait pour ambition de construire la paix, d’améliorer la prospérité générale, de s’attaquer radicalement aux désastres environnementaux, d’établir des normes de haut niveau en matière de protection sociale, d’éradiquer définitivement le chômage et la précarité, et donc la pauvreté, susciterait un enthousiasme universel. Il serait un exemple pour le reste du monde.

Hélas, non seulement il ne s’agit pas du tout de cela, mais de l’inverse. La décision prise en Irlande les 17 et 18 juin 2013 est monstrueuse à tous égards. Il s’agit ni plus ni moins de mettre en place un empire euro-atlantique pour restaurer le leadership mondial des États-Unis, de privatiser le droit et la justice en les remettant dans les mains des firmes multinationales, anéantissant ainsi la démocratie, de parachever le libre-dumping qui met en concurrence les travailleurs des différents pays et n’est profitable qu’aux très grandes entreprises. Les grands médias occidentaux évoquent un accord de «libre-échange». Bien sûr, la composante libre-échangiste est présente (parlons plutôt de «libre-dumping» pour ne pas salir les jolis mots de «libre» et d’ «échange»), mais elle est loin d’être l’essentiel. Derrière la perspective impérialiste des États-Unis il y a, pour la consolider, la volonté de s’attaquer principalement aux «barrières non-tarifaires» que sont les normes sociales, environnementales, alimentaires, techniques, etc. Car en matière de droits de douane, il n’y a plus grand-chose à gratter.

Connecter, Trouver, Lire..Concernant la crise des réfugiés, Hollande estime que la solution serait dans le financement supplémentaire du comité de l’ONU pour les réfugiés et les pays voisins de la Syrie. Est-ce une solution fiable ?«Si on veut la paix....

Dispatch - Copie.jpgConnecter, Trouver, Lire..

1agld1r.gifRT France : Concernant la crise des réfugiés, Hollande estime que la solution serait dans le financement supplémentaire du comité de l’ONU pour les réfugiés et les pays voisins de la Syrie. Est-ce une solution fiable ?

Rachid Nekkaz : Ce n’est absolument pas fiable. Monsieur Hollande a simplement oublié que cela fait un siècle qu’il y a des réfugiés au Moyen-Orient, surtout avec la naissance du foyer national juif, avec la Deuxième Guerre mondiale et d’autres conflits qui ont suivi. Il y a des réfugiés permanents au Moyen Orient et les pays voisins sont saturés de réfugiés. Il faut être réaliste – les pays du Moyen-Orient sont les premières victimes de toutes les déstabilisations des pays arabes ou musulmans dans la région.  Et je crois que c’est parce qu’on n’a pas réglé le problème diplomatique à sa source. Je crois que la solution n’est pas financière mais politique. Il faut absolument mettre tous les acteurs du problème syrien autour d’une table, que ce soit le président Bachar el-Assad, les pays environnants ou les grandes puissances comme la Russie, les Etats-Unis ou la France pour sortir du ce blocage de langage. En tant que président du parti politique algérien «Mouvement pour la jeunesse et le changement», je souhaite que la Russie reste présente car elle participe à l’équilibre régional et à l’effort de paix dans la région. Il ne faut pas qu’il y ait uniquement des Américains ou des Français.  

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En savoir plus : 1agld1r.gifPoutine sur les révolutions «démocratiques» : Est-ce que vous comprenez ce que vous avez fait ?

1agld1r.gifRoland Dumas sur le discours d'Obama à l’ONU : «Si on veut la paix, il faut parler avec Assad»

08:36 Publié dans 21CenturyWebArchive, Archive21stCentury, Articles, International, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

26/09/2015

Espionnage industriel: ce n'est plus du virtuel!

1agld1r.gif«Sauvegardez vos données, protégez votre connexion internet, ne vous séparez pas de votre matériel dans les aéroports»

1agld1r.gifEspionnage industriel: ce n'est plus du virtuel!

© midinews 2015 Ambiance sérieuse et studieuse jeudi 24 septembre pour cette réunion de «Sensibilisation des entreprises à l’intelligence économique» où se côtoyaient gendarmes, policiers, militaires, responsables de la sécurité du territoire, industriels et dirigeants de PME réunis dans la salle Bayle de la Préfecture.

Ambiance sérieuse et studieuse jeudi 24 septembre pour cette réunion de «Sensibilisation des entreprises à l’intelligence économique» où se côtoyaient gendarmes, policiers, militaires, responsables de la sécurité du territoire, industriels et dirigeants de PME réunis dans la salle Bayle de la Préfecture.

Cette réunion a été organisée en partenariat avec la CCI 09, l’UPAP 09 et Ariège Expansion avec la participation de tous les services régionaux impliqués dans la politique publique d’intelligence économique.

Après un discours d’introduction de Marie Lajus préfète de l’Ariège, des intervenants se sont succédé au pupitre:

Frédéric Martinet (Actulligence consulting) sur «la veille stratégique», Cédric Perrin (Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense DPSD Toulouse) avec les retours d’expériences d’Éric Rumeau (Mapaero) pour «La mobilité, quels risques pour l’entreprise?», «Les signes de radicalisation au sein de l’entreprise» par Christophe Staebler (Direction générale de la sécurité intérieure DGSI), «Le label SUREN» avec Maurice Griponne (DGSI) et Yves Lecomte (gendarmerie) avec le témoignage de Benoît Charpentier (Genibio).

Les débats ont été clôturés par Sébastien Gueremy, chargé de mission auprès du préfet de région, SGAR Midi-Pyrénées

«On estime que plus d’un tiers des entreprises françaises de moins de 250 salariés sont victimes de cyber-attaques. La région Midi-Pyrénées avec ses 147 500 emplois industriels n’est pas épargnée.»

L’espionnage industriel est un danger auquel de nombreuses entreprises, ou employés d’entreprises sous-estiment les conséquences dramatiques pour l’avenir de leur société.

Des discours didactiques ont mis en garde contre les virus, logiciels espions, chevaux de Troie, clef usb piégées, smartphones indiscrets…

Loin des gadgets de 007, la guerre industrielle se déroule également dans le cyberspace. Internet est loin du monde virtuel de la fin du 20ème siècle et les technologies de l’information ne sont plus de «nouvelles technologies» comme on a trop tendance à le lire encore.

Elles sont désormais notre présent. Le réseau internet fait partie intégrante de notre quotidien.

Que ce soit au bureau, à la maison, sur notre smartphone, notre tablette, nos iTrucs, ou E-bidules sont partout et fonctionnent tout le temps.
Hackers, logiciels espions, on vous écoute
Une nouvelle technique d’infiltration des réseaux d’entreprise est le «cadeau» de clefs usb.

Des espions ont jeté quelques clefs usb, haut de gamme, de grandes capacités sur des parkings de sociétés. L’employé pensant avoir fait une intéressante découverte va, dans 95% des cas brancher la clef sur l’ordinateur du bureau pour voir ce qu’il y a dessus…

Le logiciel espion peut alors commencer son œuvre!

Des règles de base sont à respecter.

Avoir un système d’exploitation à jour, un antivirus à jour également, un pare-feu et ne plus cliquer sans réfléchir sur les pièces jointes que l’on reçoit.

À partir d’un simple code espion, il est possible d’utiliser la caméra de l’ordinateur pour voir sans être vu, ou utiliser les micros intégrés aux smartphones et aux PC pour écouter ce qu’il se passe dans la pièce.

Il faut également éviter de mélanger données privées et données de l’entreprise, car en infectant l’ordinateur d’un employé, les pirates ont de grandes chances de pouvoir accéder au réseau de l’entreprise par l’intermédiaire de données communes ou d’ordinateurs vérolés.

Des entreprises ont témoigné d’actions mises en place pour protéger ou crypter leurs informations et leurs échanges de données.

La Gendarmerie dispose d’équipes spécialisées, dont une à Foix, dans le conseil et la mise en garde concernant la sécurité informatique.

Le Label Suren est un outil expérimental en région Midi-Pyrénées au service de la sûreté des entreprises.

Une petite partie du colloque était consacrée à la détection de la radicalisation des islamistes au sein de l’entreprise. Après une rapide explication sur les chiites, sunnites et salafistes, quelques raccourcis font quand même craindre les amalgames entre musulmans, islamistes radicaux et terroristes malgré des propos mesurés de l’orateur.

Sans tomber dans une totale paranoïa, il faut sensibiliser les employés et le grand public à protéger toutes sortes d’informations qu’elles soient privées et surtout professionnelles et d’éviter de s’épancher sur les réseaux sociaux, autre source de collectes de renseignements.

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu