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11/09/2016

"La France c'est vous !"" Qu'on laisse au niveau national ce qui est vraiment régalien. "Aujourd'hui, on a une armée de Jacobins qui sortent de l'école, se professionnalisent en politique. Ils ne connaissent que le système jacobin où, en haut, on donne...

1agld1r.gifLe député-maire de Chartres Jean-Pierre Gorges candidat à la présidence de la République

Jean-Pierre Gorges, député-maire (LR) de Chartres, annonce officiellement à L'Echo Républicain sa candidature à l'élection présidentielle de 2017, ce vendredi 9 septembre 2016, à la mairie de Chartres. 

Il s'agit d'une candidature directe, sans passage par la primaire de la droite et du centre. L'élu sort un livre, La France, c'est vous, à paraître le jeudi 15 septembre, qui détaille l'ensemble de ses propositions. 

La France, c'est vous est également le nom du nouveau mouvement politique, fondé par Jean-Pierre Gorges, pour initier une dynamique autour de sa candidature.

Jean-Pierre Gorges a largement puisé dans son expérience d'élu local, depuis 2001, pour bâtir un programme présidentiel, ouvert sur la société civile.

Son projet politique pour la France : un État fort et recentré sur ses missions régaliennes, dans une France décentralisée.

1agld1r.gifJean-Pierre Gorges candidat à la Présidentielle : les passages clés de son livre "La France c'est vous !"

Vous comptez sur votre statut local pour réunir les 500 signatures d'élus nécessaires à la qualification pour la Présidentielle ?
Je veux d'abord que les gens prennent connaissance de mon projet. Voir s'ils y adhèrent ou pas. Je ne suis pas un fou. Un produit ne peut être vendu que s'il est bon. Si je sens que ça accroche, qu'il y a un souffle nouveau pour mettre un coup d'arrêt à quarante ans de dérive de ce pays, j'établirai un programme. Ceux qui aujourd'hui veulent diriger ce pays, ce sont ceux qui ont raté hier. Je pense qu'il faut faire confiance à d'autres personnes. 
 
J'en fait partie, j'arrive avec une expérience dans la société civile, dans la politique au sens noble du terme, c'est-à-dire la gestion de la cité. Cela fait quinze ans que je suis à l'Assemblée, et plus présent que beaucoup de candidats à la commission des finances. Je prétends avoir bien observé et pouvoir maintenant apporter des solutions. Je les ai consignées dans un livre. C'est un projet, le départ de ce qui peut devenir un programme pour la France de 2017.
Proposer quelque chose hors des schémas qui échouent depuis quarante ans, ce n'est pas du populisme. Einstein a dit : " La folie, c'est quand on refait le même geste indéfiniment en espérant toujours que le résultat change". Les Français ne sont pas stupides, comment pourraient-ils imaginer que l'on puisse sortir ce pays de l'ornière avec ceux qui nous y ont mis et qui proposent la même chose qu'avant ? 
Le système des partis ne permet pas de proposer de nouvelles solutions. Je vois qu'à Chartres, je peux faire beaucoup de choses, alors qu'à l'Assemblée, à Paris, je suis incontrôlable, hors sujet. Alors voilà, je me sens libre de faire mes propres propositions.
Dans une économie mondialisée et une Europe de plus en plus réglementaire, un Président de la République a-t-il encore le pouvoir de changer les choses ?
C'est justement ce que j’explique dans le livre. Ce qui a fait la force de la France, c'est la centralisation, un pays très jacobin, qui a fait la nation. Mais aujourd'hui, c'est ce qui est en train de le tuer. C'est le chêne et le roseau. La mondialisation, c'est un tsunami qui va balayer tous ces gros chênes et tous ceux qui s'y accrochent vont partir avec. Moi, je propose de faire un pays avec une multitude de roseaux. La réponse à la mondialisation, c'est la décentralisation avec une multitude de solutions locales.
Président de la République, c'est le rôle du chef de famille. Il met en place cette chose essentielle qui fait que l'on sente l'appartenance à une famille, mais, à côté, il donne suffisamment de liberté à ses enfants pour qu'eux puissent, demain, créer leurs propres familles. Si je réglemente tout ce que font mes enfants, que feront-ils ? Ils deviendront tous mathématiciens, ils aimeront l'informatique et seront élus... Je suis pour la multitude des solutions, des expressions. La République, c'est un espace de liberté.
Vous êtes différent, mais votre projet, lui, l'est-il vraiment ?
Oui. Aujourd'hui, on a une armée de Jacobins qui sortent de l'école, se professionnalisent en politique. Ils ne connaissent que le système jacobin où, en haut, on donne le tempo. Moi, je propose que la société civile reprenne ses affaires en main et que le pouvoir soit au plus près de ceux qui ont à faire et savent faire ; qu'on laisse au niveau national ce qui est vraiment régalien : la défense, la justice, la sécurité. Le reste, aux locaux. Et vous verrez que les gens sont vraiment créatifs.
Mais tout ce qui a réussi à Chartres n'est pas applicable à la France...
Non, mais beaucoup de choses tout de même en matière d'urbanisation, de logement, de développement économique, de culture... Je ne souhaite pas que le modèle chartrain soit répliqué au niveau national, mais que l'on donne la liberté au local d'avoir des politiques différentes. Les problématiques d'urbanisation à Chartres ne sont pas les mêmes qu'à Nantes ; celles de l'emploi pas les mêmes dans le nord ou le sud. 
Beaucoup de candidats viennent, comme vous, sur ce créneau du "Il faut du renouveau, de nouvelles têtes"...
A l'intérieur des partis, oui. A l'extérieur, pour représenter la société civile, je suis le seul. 
 
On dirait du Macron. L'ancien banquier entré en politique qui veut du renouveau... Ne vous a-t-il pas coupé l'herbe sous le pied ?
Non, lui, c'est un professionnel de la politique. C'est un énarque, fonctionnaire, qui allait pantoufler à la banque. Son cas est même peut-être le plus dramatique. Il a été quatre ans au pouvoir, deux ans comme conseiller de François Hollande, puis deux ans à la manœuvre dans le domaine dans lequel il le conseillait. Et c'est dans son domaine, l'économie et les finances, que les résultats sont les pires. Il est encore plus responsable que Hollande de notre situation.
Vous critiquez "les professionnels de la politique". Mais vous-même êtes élu depuis quinze ans... 
Ce que j'appelle un professionnel de la politique, c'est celui qui saute de l'école à la politique. Sur les trois derniers Premiers ministres, deux ont commencé leur carrière comme attaché parlementaire... Je pense que la politique devrait être réservée à ceux qui ont déjà fait leurs preuves dans la société civile. Qu'ensuite seulement ils participent à la construction du pays en mettant cette expérience à son service. Moi, j'ai d'abord eu un parcours de vingt-cinq ans dans la société civile avant d'assurer quinze ans dans la gestion d'une commune, et de devenir parlementaire. Les gens peuvent se séparer facilement des politiques, mais j'en suis à mon troisième mandat de maire, et j'ai été réélu au premier tour... 
 
Jean-Pierre Gorges, député-maire de Chartres, qui a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle, vendredi 9 septembre, livre les grandes lignes de son programme.
 
Cap. Un État fort, recentré sur ses compétences régaliennes (défense, justice, sécurité, affaires étrangères) ; une France où les autres missions sont décentralisées et où les Régions en deviennent les exécutifs locaux ; lancement d’un grand emprunt de 200 milliards d’euros sur dix ans pour financer les grands investissements.
 
Exécutif, Parlement. Un Gouvernement resserré autour de quinze ministres ; un Parlement réduit à 400 députés et 202 sénateurs ; création de deux grands ministères de l’Aménagement du territoire et de l’Équilibre des comptes. 
 
Fiscalité. Généralisation de l’impôt sur le revenu à tous les actifs, calculé de façon proportionnelle, sans effet de seuil ; hausse de 3 points de la TVA pour financer le grand emprunt, suppression de l’ISF. 
 
Emploi. Transfert de la politique de l’emploi vers les Régions ; recrutement des agents du service public (sauf compétences régaliennes) sous contrat de travail de droit privé ; création d’un contrat de travail unique, avec des droits proportionnels à l’ancienneté ; maintien des 35 heures, mais possibilité pour les entreprises de négocier le temps de travail ; baisse des charges pour les entreprises. 
 
Finances. Réduction de la dette par la maîtrise de la dépense publique et le transfert d’une partie de cette dette vers le privé et les collectivités. 
 
Social. Suppression des prestations familiales au-delà du 3e enfant. 
 
Retraite. Mise en place d’un système à la carte, avec possibilité de partir à n’importe quel âge.
 
Défense, affaires étrangères. Limitation des interventions militaires extérieures à la protection des ressortissants français. Fin de la politique interventionniste sur la scène internationale. 
 
Justice, sécurité. Augmentation du nombre de magistrats ; modernisation des outils de lutte contre le terrorisme ; participation des collectivités locales à la lutte antiterroriste. 
 
Immigration. Lancement d’un moratoire de deux ans, afin de mesurer la capacité du pays à intégrer, loger, éduquer et employer. 
 
Transports. Création d’un troisième aéroport au sud-ouest de Paris ; développement du réseau TER ; réintroduction de l’écotaxe.
 
Énergie, environnement. Prolongement de vingt ans du parc nucléaire ; accélération de la recherche sur les énergies renouvelables. 
 
Numérique. Programme de lancement de satellites à très haut débit. 
 
Logement. Cession annuelle de 2 % du parc HLM, afin de financer son renouvellement ; mise en place d’un mécanisme de sortie du logement social. 
 
Santé. Élargissement des numerus clausus, fixés région par région.
 
Éducation. Suppression du statut de fonctionnaire pour les enseignants ; autonomie des établissements scolaires en matière de recrutement, de projets et d’orientations budgétaires ; carte scolaire fixée au niveau intercommunal.
 

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