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16/02/2017

Vaclav Klaus l'ancien président tchèque, «la dissolution de l'UE pourrait être une chance pour l’Europe» Pour arrêter la migration, il suffit de dire «non», et l'UE n'est pas prête à le dire, Farage incendie le parlement sur le CETA

Cette année l’Europe marque le 25e anniversaire depuis la création de l’Union européenne. Vingt-cinq ans plus tard, le processus d’intégration européenne est-il un succès ou un échec ?

La frustration croissante à l'égard de Bruxelles menace l’UE. Résistera-t-elle à la pression ? Quand l’idée d’une union des nations européenne a-t-elle été corrompue ? L'ancien président de la République tchèque Vaclav Klaus se confie à RT.

La crise des réfugiés reste à l'ordre du jour dans l'UE aujourd'hui. Pourquoi à votre avis l'UE n'a pas réussi jusque là à préparer un plan cohérent pour faire face à ce problème ?

 

 


Pour arrêter la migration, il suffit de dire «non», et l'UE n'est pas prête à le dire

V. K. : Je parle intentionnellement des «migrants». Les appeler les «réfugiés» est une mauvaise interprétation. La majorité de ces gens venant du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord ne sont pas des réfugiés, ils sont, tout simplement, les migrants venus en Europe dans l’espoir de trouver une vie meilleure, mais il ne s'agit pas de «réfugiés»- il est très important de voir la différence entre les termes. En ce qui concerne la migration, c'est un phénomène qui menace de détruire la culture européenne, la civilisation européenne. Je ne suis pas quelqu'un qui accuse les migrants, j'accuse les élites politiques européennes qui laissent cela arriver...

RT : Beaucoup ont en tête que le seul moyen d'arrêter la migration de masse en Europe est de mettre fin aux conflits dans ces pays. Pensez-vous que l'Europe devrait jouer un rôle actif en Syrie, en Libye ?

V. K. : Je ne suis pas sûr que l'Europe puisse être un vrai acteur. Parce qu'il y a tant de points de vue différents en Europe que l’Europe n’est pas en mesure de fonctionner comme une entité. Mais en ce qui concerne la migration... Je pense qu'il y a beaucoup de questions techniques, mais pour arrêter la migration, il suffit de dire «non», et l'UE n'est pas prête à le dire. C’est la question principale et le problème principal.

Lire aussi : «C'est l'Allemagne, pas Donald Trump, la plus grande menace pour l’UE»

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