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04/05/2017

Réagissant à la gurerre qui oppose le Cameroun au groupe terroriste Boko Haram à l’Extrême-Nord, Issa Tchiroma Bakary rappelle que « les médias nationaux se doivent de faire chorus et de joindre leurs voix à celles de toutes les autres forces vives du pay

Issa Tchiroma Bakary: « Aucun journaliste exerçant au Cameroun n’est privé de sa liberté »

03/05/2017Le ministre de la Communication a donné une conférence de presse ce 2 mai à Yaoundé, en prélude à la journée mondiale de la liberté de presse célébrée ce 3 mai 2017

Photo de: Issa Tchiroma Bakary: « Aucun journaliste exerçant au Cameroun n’est privé de sa liberté »

Le thème retenu par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) pour cette édition 2017 est : « Des esprits critiques pour des temps critiques : le rôle des médias dans la promotion des sociétés pacifiques, justes et inclusives». Dans sa communication aux hommes des médias, le porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary a souligné à l’entame que « le gouvernement de la République du Cameroun apprécie à sa juste valeur la pertinence de cette thématique, dans la mesure où elle conforte à la fois les valeurs fondamentales de notre nation, et la conviction que nous avons du rôle que la liberté de la presse doit jouer dans l’affirmation et la pérennisation de ces valeurs. »

Selon Issa Tchiroma Bakary, la liberté de la presse est une « réalité vivante au Cameroun. » Le ministre de la Communication en veut pour preuve le pluralisme médiatique avec des statistiques qui indiquent plus de 600 titres dans la presse écrite, au moins 200 stations de radiodiffusion sonore, plus d’une trentaine de chaînes de télévision. Un pluralisme fustigé par certains journalistes qui estiment que cela « cache mal l’indépendance réelle des médias. » A cette catégorie de journalistes, le ministre de la Communication martèle que: « À ce jour, aucun journaliste exerçant au Cameroun n’est privé de sa liberté en raison de l’exercice régulier de son métier.»

Réagissant à la gurerre qui oppose le Cameroun au groupe terroriste Boko Haram à l’Extrême-Nord, Issa Tchiroma Bakary rappelle que « les médias nationaux se doivent de faire chorus et de joindre leurs voix à celles de toutes les autres forces vives du pays, aux côtés de tous ceux qui luttent aux avant-postes de la contre-offensive militaire, pour combattre cette agression et la réduire à néant. » Il a aussi attiré l’attention des journalistes sur la question des réseaux sociaux qui se présentent désormais selon lui « comme l’une des modalités de dissémination de l’information par excellence, avec l’avantage de la vitesse et de la spontanéité. »

Et d’ajouter que ces médias connaissent un développement prodigieux porteur de nombreux avantages, mais susceptible par ailleurs de receler des effets pervers, qu’il est urgent de bien les maitriser afin de les exploiter à bon escient. Même si la liberté d’expression reste une construction constante, le ministre de la Communication soutient que le Cameroun est l’un des rares pays en Afrique et dans le monde qui facilite le travail des journalistes, n’en déplaise à ceux qui s’adonnent au lynchage médiatique du pays sans fondement.

Cliquez ici pour savoir plus sur l'histoire de la liberté de la presse dans le monde.

Dieudonné Zra

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