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31/05/2017

FranceWebSharing. Un avertissement du Saker original...Demain, un monde sans l’Amérique.C’est là où cet article est utile : il pourrait montrer à ceux qui aux États-Unis pensent sérieusement qu’ils peuvent battre la Russie

Guerre nucléaire : les Etats-Unis pourraient disparaître totalement, la Russie non


Par Konstantin Sivkov – Le 29 avril 2015 – Source thesaker.is

Un avertissement du Saker original: C’est avec beaucoup d’hésitations que je publie cet article. Mais je pense que son contenu doit être porté à la connaissance des Occidentaux. Je dois vous dire tout de suite mon dégoût à l’idée que la Russie pourrait tout simplement détruire la totalité des États-Unis, que ce soit par des frappes nucléaires classiques, par une frappe sur le super-volcan de Yellowstone ou par le déclenchement d’un tsunami.

Pendant mes années d’étude aux États-Unis (à Washington DC), j’ai réalisé un grand nombre de simulations d’échanges nucléaires lors d’un cours de planification des forces stratégiques. En mon for intérieur, j’ai toujours pensé que si j’étais le Secrétaire général du PCUS [Parti Communiste d’Union soviétique, NdT] (c’était l’époque de la Guerre Froide), je n’exercerais pas de représailles semblables à la suite d’une frappe américaine. La Russie disparaîtrait, mais elle laisserait ce cadeau à l’humanité toute entière : la vie. La Russie choisirait de se sacrifier et accepterait d’être détruite, comme les Saints Boris et Gleb [les fils de Vladimir, le premier tsar baptisé de la Rus’ de Kiev], au début de l’Histoire russe, comme les Nouveaux Martyrs de la Russie [persécutés sous l’Union soviétique], récemment. Sans esprit de représailles, comme le Christ à Gethsemani. Mais j’ai préféré me taire, sachant bien que cette idée n’était guère compatible avec le cours de planification des forces stratégiques…

J’en ai parlé avec Eugenia, qui a traduit cet article. Elle m’a répondu : «Je pense pareil. Mais j’imagine que les armes nucléaires ne seront bientôt plus dissuasives… » Elle a tout à fait raison. Les armes nucléaires n’effraient plus suffisamment. N’est-ce pas terrible? Il semble bien que les Anglo-sionistes ont besoin d’être encore plus effrayés, avec des perspectives encore plus horribles. C’est vrai, je préfère montrer des visions cauchemardesques plutôt que de laisser notre civilisation s’embourber dans une guerre nucléaire.

C’est là où cet article est utile : il pourrait montrer à ceux qui aux États-Unis pensent sérieusement qu’ils peuvent battre la Russie que la Russie peut tout simplement effacer les États-Unis de la carte du monde, littéralement. N’oubliez pas que les plans résumés ici sont déjà anciens; il n’y a rien de nouveau dans ces lignes. Ils ont été étudiés par le GQG soviétique durant la Guerre Froide et, autant que je sache, refusés parce que trop épouvantables.

Que fera la Russie, en cas de guerre? Je ne sais pas. Comme vous l’avez sans doute deviné, je suis profondément pacifiste. C’est l’étude de la guerre qui m’a convaincu. Je ne veux pas que la Russie riposte de cette manière. Mais comme j’ai voulu vous faire réfléchir, en publiant cet article, laissez-moi vous le dire : je ne suis pas du tout certain que les gars du Kremlin, du GQG et des Forces stratégiques partagent mon pacifisme. En fait, ils n’ont pas seulement été choisis parce que c’étaient des durs, ils ont en plus régulièrement appuyé sur le bouton rouge (on ne dit jamais aux hommes de permanence si l’alerte nucléaire en cours est un exercice, ou si elle est réelle, donc ils ont réellement tourné la clé un grand nombre de fois!)

Alors, maintenant, plongez-vous dans votre cauchemar!

Le Saker original 

La Russie pourrait avoir une méga-arme asymétrique à l’horizon 2015. Cela exclurait toute possibilité d’une guerre totale contre ce pays, même si l’adversaire jouissait de la supériorité absolue dans tous les systèmes d’armes conventionnels.

Une nouvelle Guerre Froide a été lancée contre la Russie. Pour être précis, cela ne s’est jamais arrêté. L’Occident tente de consolider ses acquis des précédentes étapes du conflit et veut maintenant conclure.

Une solution asymétrique

Comme au milieu du XXe siècle, l’Occident construit un rideau de fer et conduit une politique d’alliances militaires, augmentant la taille des forces de l’Otan et les rapprochant encore des frontières de la Russie. Mais, cette fois, pour les Russes la situation est bien plus mauvaise qu’il y a cinquante ans. La base industrielle a été considérablement réduite; la dépendance envers les hautes technologies occidentales, nuisible pour la sécurité nationale, s’est développée; nous avons perdu la force morale – autrefois, l’idéologie communiste; nous n’avons plus une forte communauté d’alliés en Europe, comme du temps du Pacte de Varsovie; les oligarques pro-occidentaux, alliés à la haute administration, dominent l’industrie et la finance. La Russie ne peut tout simplement pas se mesurer avec l’Otan et ses alliés en termes de technologie militaire.

Il faut donc absolument trouver une approche originale pour nous assurer une sécurité militaire, spécialement dans la zone d’encerclement stratégique. La tâche prioritaire est de maintenir le niveau des forces nucléaires. Il y a cependant des inconvénients à cela. En dépit de leur taille modeste (comparée à celle de nos autres forces militaires), les armes nucléaires exigent d’importantes ressources. En raison de la dégradation de l’économie, due aux sanctions et à la baisse des cours du pétrole, le pays pourrait tout simplement manquer des ressources nécessaires pour maintenir ses forces nucléaires au niveau souhaité. Les Forces stratégiques (les missiles intercontinentaux, les sous-marins lanceurs d’engins, les bombardiers à long rayon d’action), qui comptent plus de 100 000 hommes, pourraient être partiellement neutralisées par des actions de guerre informationnelle : propagande et guerre psychologique. Dans un futur proche, le système américain d’attaque globale préemptive pourrait être capable de neutraliser tout ou partie des forces nucléaires russes, en combinant des frappes de décapitation (visant les centres de commandement) et des frappes incapacitantes (visant les vecteurs des armes nucléaires). Il est essentiel pour notre pays de trouver des moyens asymétriques pour contenir ces menaces. C’est ce qu’a voulu dire M. Poutine quand il a dit que nous ne nous engagerions pas dans une course aux armements, mais que nous adopterions des mesures asymétriques. Clairement, cela suppose de nouvelles armes, basées sur des idées radicalement différentes de celles qui existent aujourd’hui.

Les conditions techniques pour la méga-arme

A partir de cette analyse de la situation concernant les forces nucléaires stratégiques, ces nouvelles armes doivent remplir certaines conditions. Tout d’abord, elles doivent garantir la défaite de l’ennemi. Le système doit pouvoir frapper l’adversaire avec une certitude de 100%, et la puissance de l’attaque doit être suffisante pour le mettre hors de combat. De plus, le système doit posséder les capacités d’attaque qui le mettront à l’abri de sa neutralisation, par quelque moyen que ce soit, non seulement ceux qui existent aujourd’hui mais aussi les armes de contre-mesures les plus sophistiquées qui pourront être développées demain.

La caractéristique la plus importante est la capacité d’emploi assurée, quand le pouvoir politique du pays le décidera et quand les conditions objectives d’emploi seront réunies. Ceci est particulièrement important, quand on sait que les positions des partisans pro-occidentaux en Russie sont toujours très fortes, particulièrement aux plus hauts niveaux du gouvernement, y compris au sein du haut commandement militaire. En cas de pression informationnelle et psychologique intense, on ne peut affirmer qu’ils obéiront à l’ordre de lancer les armes stratégiques. Bien plus, le nombre d’hommes servant dans les Forces stratégiques est trop élevé pour qu’on puisse être absolument certain qu’ils soient à leur poste, surtout si la société se divise.

Ces considérations nous poussent à réduire au minimum le nombre d’hommes servant ce système d’arme asymétrique et défensive. Ce nombre doit être suffisamment petit pour qu’on puisse être sûr, d’une manière absolue ou presque, de la loyauté de ces hommes envers le pouvoir politique et de leur degré de préparation à exécuter l’ordre d’employer ce système, quel que soient l’état de la société et leur état d’esprit personnel. Cela signifie que le personnel servant ce système d’arme asymétrique ne peut dépasser quelques milliers d’hommes.

Si nous comparons la puissance que la science et la technologie actuelles peuvent délivrer avec les dégâts que nous souhaitons provoquer, nous en arrivons à la conclusion que nous ne pouvons obtenir ce résultat sans l’aide de forces de destruction d’appoint. Ce qui vient en premier à l’esprit sont les catastrophes géologiques. Dépassant plusieurs fois en puissance les ogives nucléaires les plus fortes, les catastrophes géologiques peuvent être délibérément déclenchées par des forces relativement faibles. C’est pourquoi nous basons notre arme de riposte asymétrique sur l’idée de provoquer les processus géologiques les plus destructeurs.

Une dernière condition est le caractère asymétrique de la menace. Un tel système devrait ravager la partie qui l’emploie incomparablement moins que l’ennemi. Et c’est possible, quand on regarde la géographie de la Russie et celle des États-Unis.

Demain, un monde sans l’Amérique

Constat important, la Russie est située sur le continent eurasien, et la majorité de sa population est concentrée loin des côtes. En outre, le niveau moyen du territoire au-dessus de la mer met les Russes à l’abri des flots, même dans le d’une énorme catastrophe et d’un méga-tsunami.

La situation des États-Unis est différente. Plus de 80% de la population vit près des océans, dans des zones faiblement élevées. Le gros de l’industrie est également installé dans ces régions. Même un tsunami relativement faible – une vague de plusieurs douzaines de mètres de haut – pourrait entraîner des conséquences catastrophiques pour les États-Unis. L’ouragan Katrina sur la Nouvelle-Orléans est là pour le rappeler.

 

La nouvelle-Orléans, inondée à la suite de l’ouragan Katrina. Photo: wikimedia.org

 

Une autre caractéristique de la Russie est que la majeure partie de son territoire sibérien repose sur une couche épaisse (plusieurs kilomètres) de basalte. On pense que cette plateforme basaltique s’est formée lors de l’éruption d’un super-volcan, survenue il y a 250 millions d’années. C’est pourquoi les frappes, même les plus puissantes, ne pourront pas entraîner de catastrophes géologiques majeures.

Qu’en est-il des États-Unis? Ce qui d’emblée attire notre attention est le Parc national du Yellowstone, situé dans la caldera d’un super-volcan. Ce dernier, selon les géologues, approche de sa période d’activation, qui arrive tous les 600 000 ans. Sa dernière éruption a eu lieu à peu près à cette distance temporelle. La puissance de ce volcan ne représente qu’une fraction seulement de celle de son homologue sibérien. Ce qui explique que son éruption n’a pas entraîné l’extinction de la vie sur Terre, mais a dû avoir des conséquences catastrophiques pour le continent américain. Les géologues craignent que le volcan du Yellowstone puisse entrer en éruption à tout moment; il y a d’ailleurs des signes clairs d’une montée de son activité. Aussi, même une petite impulsion, l’explosion d’une ogive mégatonique, pourrait être suffisante pour démarrer l’éruption. Cela pourrait être cataclysmique pour les États-Unis – ils pourraient carrément cesser d’exister. Leur territoire pourrait être entièrement recouvert d’une épaisse couche de cendres (plusieurs mètres et même des douzaines de mètres).

San-Andreas est une autre zone vulnérable des États-Unis. C’est une faille de 1 300 kilomètres de long, située entre les plaques pacifique et nord-américaine. Elle court le long de la côte californienne, tantôt dans les terres, tantôt sous l’eau. Les failles San-Gabriel et San-Jacinto, elles, lui sont parallèles. Cette région très instable connaît des séismes pouvant aller jusqu’à une magnitude de 8,5 sur l’échelle de Richter. Une très forte explosion nucléaire pourrait entraîner une catastrophe, provoquant de formidables tsunamis qui emporteraient l’infrastructure de toute la Côte Ouest.

Pour finir, n’oublions pas les failles transformantes de l’Atlantique et du Pacifique. Parallèles aux côtes Est et Ouest, elles pourraient être la source d’énormes tsunamis qui causeraient des ravages jusque loin à l’intérieur des terres.

Le détonateur d’une catastrophe

Les États-Unis sont donc un pays vulnérable, géologiquement parlant. Ce qui reste à faire est de déterminer comment provoquer de tels processus géologiques sur une telle échelle. Revenons dans le passé. En 1961, la plus grosse bombe thermonucléaire a été testée à 5 000 mètres au-dessus de l’extrémité nord de la Nouvelle-Zemble, dans l’Arctique. D’après les estimations connues, elle faisait 58 mégatonnes. Et pourtant, les experts occidentaux en sont venus à la conclusion que toute l’énergie n’avait pas été dépensée, parce que l’ogive ne semblait pas avoir d’enveloppe en uranium-238, enveloppe capable d’augmenter la puissance d’une explosion de 50% à 100%. C’est-à-dire que cette bombe aurait pu dépasser les 100 mégatonnes. Cette ogive tenait dans une bombe de 16 tonnes et avait été larguée d’un bombardier Tu-95 Ours. Selon les scientifiques du Centre de Sarov et l’expert russe le plus connu dans le domaine, le professeur Igor Ostretsov, une ogive actuelle de même puissance peut tenir dans une bombe de 5 à 7 tonnes. Autrement dit, elle peut être facilement embarquée, en termes de taille et de poids, sur un missile intercontinental (le Satan peut emporter 8 tonnes environ). Des satellites peuvent également l’emporter.

Les accords actuels sur la parité des arsenaux nucléaires n’imposent aucune limite sur la puissance des ogives elles-mêmes. Ils en contrôlent seulement le nombre. Or, notre méga-arme n’en exigera pas trop.

Le jour d’après

L’option la plus efficace pour déclencher à coup sûr une catastrophe géologique serait une frappe sur le super-volcan du Yellowstone. Même une seule explosion d’une ogive de 5 à 7 tonnes, en surface, provoquerait une très violente éruption. Résultat, les États-Unis cesseraient d’exister, mais les conséquences seraient également catastrophiques pour le reste du monde. La Russie serait l’un des pays qui souffriraient le moins – à cause de la distance, de la taille de son territoire et de sa situation géographique. De même, les dommages causés aux pays situés aux antipodes des États-Unis seraient limités. Néanmoins, il faut le rappeler : cette explosion serait un désastre pour l’humanité tout entière. C’est d’ailleurs la raison d’être d’une telle arme. La possibilité très réelle de son emploi devrait mettre un point final à toute idée d’agresser la Russie.

Une version alternative de cette super-frappe serait d’amorcer des tsunamis géants, une idée qui nous vient d’Andréi Sakharov. Il s’agirait de faire exploser une série de charges nucléaires sur des points bien définis le long des failles transformantes atlantique et pacifique (environ 3 à 4 pour chacune) à une profondeur de 1,5 à 2 kilomètres. D’après les calculs de Sakharov et d’autres scientifiques, cela produirait une vague qui s’élèverait à 400-500 mètres, ou plus, près des côtes américaines. En s’écrasant sur le rivage, cette vague balaierait tout jusqu’à une distance de 500 kilomètres à l’intérieur des terres. Si les explosions avaient lieu plus profondément, là où l’écorce terrestre, à la jointure des plaques, est la plus mince, alors l’écorce elle-même pourrait fondre, et le magma arrivant au contact de l’eau amplifierait et multiplierait l’intensité de l’explosion. La hauteur du tsunami pourrait alors dépasser 1 500 mètres, et la zone totalement détruite pourrait atteindre plus de 1 500 kilomètres à partir du rivage.

Ce serait une arme très propre : pas d’hiver nucléaire, pas de gigantesque nuages de poussières, par contre la vapeur d’eau retomberait très vite sur la terre déjà ravagée, sous forme de terrifiantes douches radioactives. Une telle frappe déstabiliserait la tectonique de la région, provoquant vraisemblablement l’éruption du super-volcan du Yellowstone. La vague opposée, elle, balaierait l’Europe. En d’autres termes, ce seraient tous les pays de l’Otan qui disparaîtraient. Ce cataclysme serait d’une horreur sans nom. Mais il s’agit de la menace asymétrique du dernier ressort. Une partie de la Russie serait aussi détruite, mais il ne resterait rien de toute la civilisation occidentale. Même l’explosion d’une seule forte charge près des failles de San-Andreas, San-Gabriel, ou San-Jacinto, déclencherait des cataclysmes géologiques.

Apocalypses – faciles à obtenir et avec peu de moyens

Les scénarios discutés ici démontrent que le nombre de super-charges nucléaires nécessaires pour cette arme asymétrique est plutôt limité – environ dix. Ce qui permet de rendre son emploi crédible, si les conditions exposées plus haut sont remplies.

Amener ces charges à leur destination pourrait se faire de nombreuses manières. En premier lieu : plusieurs missiles balistiques monobloc qui, lancés en même temps que de nombreuses fusées-leurres, submergeraient toute défense anti-missile, même celles développées dans un futur lointain. Un petit nombre de systèmes de lancement spéciaux, protégés dans des puits, pourrait être dissimulé, aussi bien par des forces militaires que par un secret rigoureux. On pourrait développer un tel missile pour les sous-marins lanceurs d’engins de la classe Typhon (projet 941). Leurs tubes de lancement sont conçus pour le P39 de 96 tonnes, qui pourrait facilement accueillir les fusées intercontinentales avec la charge utile exigée. Un seul de ces sous-marins serait suffisant pour cette mission.

Les super-charges pourraient être intégrées dans les futurs missiles hypersoniques pour former l’équivalent terrestre des sous-marins lanceurs d’engins. Elles pourraient aussi être secrètement positionnées à l’avance, aux points fixés et à la profondeur requise, à partir de navires de la Flotte camouflés en navires civils. Au moment voulu, un système de transmission très complexe et très sûr pourrait activer ces charges. Si la tension internationale redescend, ces charges pourraient être récupérées par des navires spécialisés.

Il faut entre 5 ou 6 et 10 à 12 ans, selon les experts, pour concevoir et produire des charges de la taille requise. Il faut autant de temps pour développer et produire un nombre suffisant de moyens de transports. Cela veut dire que la Russie peut posséder cette arme asymétrique dans les dix prochaines années. L’arrivée d’une telle arme rendra caduque toute menace d’une guerre majeure contre notre pays, même si l’ennemi jouit d’une supériorité écrasante en termes d’armes conventionnelles.

Konstantin Sivkov Président de l’Académie de géopolitique, Dr ès Sc.

Article original en russe 

Texte traduit du russe à l’anglais par Eugenia

Traduit de l’anglais par Ludovic, relu par Diane pour le Saker Francophone

 

Il a fallu à Louis XVI une révolution. Il a fallu à Napoléon deux défaites militaires historiques. Il a fallu à l’empire espagnol du Nouveau Monde des révolutions multiples. Il a fallu aux tsars russes une révolution communiste.....

Quelques pensées sur la politique étrangère américaine

William BLUM

Il a fallu à Louis XVI une révolution. Il a fallu à Napoléon deux défaites militaires historiques. Il a fallu à l’empire espagnol du Nouveau Monde des révolutions multiples. Il a fallu aux tsars russes une révolution communiste. Il a fallu aux empires austro-hongrois et ottoman une première guerre mondiale. Il a fallu à l’Allemagne nazie la deuxième guerre mondiale. Il a fallu au Japon impérial deux bombes atomiques. Il a fallu à l’empire portugais d’Afrique un coup d’État militaire sur son sol. À l’empire soviétique, il a fallu Mikhaïl Gorbatchev… Que faudra-t-il à l’empire américain ?

31/05/2017 à 07:31 par Francois

Rien n’est trop gros, je suis prêt à parier qu’une majorité de ce pays cretinisé par les medias serait fier que son pays détruise encore un autre pays. Les psychopathes dirigeant ce pays ont sans aucun doute étudié le scenario, et si ça peut rapporter de l’argent ce sera une option privilégiée.
Que ces putains de yankees restent chez eux et le monde aura une chance de enfin s’ouvrir à une nouvelle ère de paix et de prospérité raisonnée entre les peuples.

En septembre 2013, le président Obama s’est présenté devant l’Assemblée Générale des Nations Unies pour déclarer : « Je crois que l’Amérique est exceptionnelle ». L’année suivante, le président a désigné la Russie comme un des trois principaux dangers qui menaçaient le monde, « avec l’État Islamique et le virus ebola ». Le 9 mars 2015, le président Barack Obama a déclaré le Vénézuela « menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité et la politique extérieures des États-Unis ».

On y est dedans, et jusqu’au cou..

Ça ne m’empêchera pas de dormir, mais il existe vraiment, chez les généraux et responsables politiques du "pays de la liberté", une doctrine de "la guerre nucléaire préventive".

Alors même qu’un gamin de douze ans(cours d’histoire en 6ème) comprend aisément qu’une guerre nucléaire impliquant de grandes puissances se solderait inévitablement par un match nul- et un arrêt définitif de l’espèce humaine-, il existe encore des gens qui y croient dans les "hautes sphères".

En fait, notre espèce mérite peut-être de crever, ça aura l’avantage de soulager la planète de ce que nous lui faisons quotidiennement subir.

Vladimir Poutine, parlant aux Nations Unies en 2015, a interpellé les États-Unis sur leur politique étrangère : « Vous rendez-vous compte de ce que vous avez fait ? »

Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, les États-Unis ont :

1. Tenté de renverser plus de 50 gouvernements étrangers, dont la plupart avaient été démocratiquement élus.

2. Bombardé les populations de plus de 30 pays.

3. Tenté d’assassiner plus de 50 dirigeants étrangers.

4. Tenté de supprimer un mouvement populaire ou nationaliste dans 20 pays.

5. Interféré abusivement dans les élections démocratiques d’au moins 30 pays (*)

De l’usage du « plan serré » pour faire mentir une photo et conclure à la folie de Maduro

« Le président qui parlait aux vaches » ou comment les médias transforment un président élu en « dictateur »

Thierry DERONNE

Les médias français nous ont régalé de photos truquées où disparaissaient la bague trop luxueuse de Rachida Dati et les bourrelets ventraux de Nicolas Sarkozy. La cérémonie d’investiture d’Emmanuel Macron nous a confinés dans des images serrées masquant l’absence du peuple tout autour. Le Canard enchaîné a révélé que les services de l’Elysée ont téléphoné à France 2 pour que soient évités les plans larges.
A l’international, Libération avait fait fort avec un titre choc (« Le credo antisémite de Chavez ») s’appuyant sur un reportage truqué.
Le Monde emploie un « envoyé spécial en Amérique latine », Paulo Paranagua, qui écrit des « articles de terrain » en s’en tenant à des centaines de kilomètres et qui justifie l’adage « A beau mentir qui vient de loin ».
Pujadas avait annoncé au JT de 20 H (avant de démentir 2 jours après) que la pauvreté a augmenté dans le Venezuela de Chavez, pays « où n’existe qu’une seule ligne de chemin de fer ».
Au Venezuela même, les enfumages médiatiques sont si nombreux qu’on ne peut en tenir la liste à jour.
Relisez cependant ce court billet de Théophraste illustré d’une photo truquée où des fleurs dans la main de Chavez se transforment en pistolet.

Dans l’article qui suit, on voit comment un trucage de photos fait parler Maduro avec des vaches (preuve qu’il est fou).
Et demandons-nous pourquoi les contre-révolutionnaires latino-américains, leurs médias, nos médias, ont besoin de recourir à de tels procédés.
Le Grand Soir

Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu’il y a au VietNam une tête coupée et un oeil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et qu’au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées. de tous ces prisonniers ficelés et interrogés, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent. [...]

Aimé Césaire

« J’en suis arrivée à penser à notre exportation de la “démocratie” comme à l’équivalent contemporain de ce que les missionnaires ont toujours fait pour conquérir et s’approprier le « monde non civilisé » au bénéfice des puissants. J’ai dit que l’Église avait inventé le concept de conversion par n’importe quels moyens, y compris la torture et le meurtre bien sûr, comme une grande faveur faite aux victimes, puisque c’était pour “sauver” leur âme immortelle. On appelle cela aujourd’hui “démocratisation”.

Rita Corriel

Si le gouvernement de l’Union Européenne était un gouvernement indépendant et rationnel il interdirait absolument à tous ses pays membres de stocker sur leur sol des armes nucléaires américaines ou d’y héberger des sites anti-missiles ou quelques autres bases militaires que ce soit à proximité des frontières de la Russie.

Citation du jour

Pour moi, un réactionnaire c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est dans l’ordre naturel des choses. Un conservateur, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui pense qu’on n’y peut rien. Un progressiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui trouve que c’est injuste. Un communiste, c’est quelqu’un qui sait que 10.000 enfants meurent de faim par jour et qui est prêt à faire pour eux ce qu’il ferait pour ses propres enfants.

Ibrahim,
Cuba, un soir lors d’une conversation inoubliable.

Si le climat avait été une banque, ils l’auraient déjà sauvé.

Hugo Chavez
Président du Vénézuela, au somment de Copenhague, Déc. 2009
en citant un slogan lu dans les rues de la ville.

« Le pire des analphabètes, c’est l’analphabète politique. Il n’écoute pas, ne parle pas, ne participe pas aux événements politiques. Il ne sait pas que le coût de la vie, le prix de haricots et du poisson, le prix de la farine, le loyer, le prix des souliers et des médicaments dépendent des décisions politiques. L’analphabète politique est si bête qu’il s’enorgueillit et gonfle la poitrine pour dire qu’il déteste la politique. Il ne sait pas, l’imbécile, que c’est son ignorance politique qui produit la prostituée, l’enfant de la rue, le voleur, le pire de tous les bandits et surtout le politicien malhonnête, menteur et corrompu, qui lèche les pieds des entreprises nationales et multinationales. »

Bertolt Brecht, poète et dramaturge allemand (1898/1956)

Le journalisme véritablement objectif non seulement rapporte correctement les faits, mais en tire leur véritable signification. Il résiste à l’épreuve du temps. Il est validé non seulement par des "sources sûres", mais aussi par le déroulement de l’Histoire. C’est un journalisme qui, dix, vingt ou cinquante ans après les faits, tient encore la route et donne un compte-rendu honnête et intelligent des évènements.

T.D. Allman (dans un hommage à Wilfred Burchett)

"Acheter un journaliste coute moins cher qu’une bonne call-girl, à peine deux cents dollars par mois"

un agent de la CIA en discussion avec Philip Graham, du Washington Post, au sujet de la possibilité et du prix à payer pour trouver des journalistes disposés à travailler pour la CIA. dans "Katherine The Great," par Deborah Davis (New York : Sheridan Square Press, 1991)

Selon une observation soviétique : « La seule différence entre votre propagande et la notre est que vous croyez à la vôtre. »

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Alors, qu’attendons-nous? Le temps est venu d’identifier les engagements qui définiront notre génération. Avant de mettre en péril notre planète, pourquoi ne pas lutter contre le changement climatique en incitant des millions de personnes à s’impliquer

Le Canada en guerre et le lobby militaire en action. Jamais assez! Toujours plus!

L’armée du Canada n’en a jamais assez. Elle réclame sans cesse plus de ressources pour l’acquisition de nouveaux équipements de combat et, notamment, de nouveaux jets bombardiers. Elle se prépare à la guerre en se soumettant aux demandes répétées des États-Unis qui en exigent sans cesse davantage des autres membres de l’OTAN. Cette semaine, le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a souligné, dans un discours, le sous-financement chronique de l’armée canadienne en apportant des exemples tels que celui du vieillissement de cinq navires dont deux ont dû être remisés avant que leur remplacement ne soit terminé.

Les lamentations du lobby militaire sont sans cesse à l’ordre du jour. Plus de ressources pour le combat contre des « ennemis potentiels » du Canada ne faisant face à aucune menace ou agression à l’endroit du territoire, aucune menace proférée contre le Canada. Alors qu’est-ce qui amène le gouvernement canadien à consacrer près de 20 milliards de dollars par année pour la guerre ou pour sa préparation? Nous connaissons la réponse : Les engagements du pays envers l’OTAN et le NORAD, le résultat d’une soumission totale envers les desiderata de Washington et de l’impérialisme ainsi que les ingrédients nécessaires pour nourrir les industries de la mort au pays et à l’étranger.

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