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06/10/2017

FranceWebSharing, "Mais c'est pas tout! "comme chantait le regrette Bourvil !"Participe à ton Présent, pour que ton Futur soit Plus que Parfait"Son frère Avoir était en banque Et faisait un grand numéro, Alors qu’Être, toujours en manque Souffrait beaucop

"C'est le bordel !"

"C'est le bordel !" Emmanuel Macron, Président de la République Française (Egletons, 4 septembre 2017)

« C'est le bordel ! » comme l'a constaté sobrement mais fortement notre Président de la République lorsque les manifestants d'Égletons (à 30 km de Tulle, antique cité gallo-romaine et médiévale qui fut la capitale des seigneurs de Ventadour) ont forcé le barrage de policiers gazeurs qui, à la différence des ouvriers d'Amiens qui, le matin même, étaient venus déposer leurs remerciements et leurs hommages respectueux aux vénérés pieds présidentiels !

"Mais c'est pas tout! Mais c'est pas tout!" comme chantait le regrette Bourvil ! Constatons toutefois que notre président n'en loupe pas une, et les enchaîne : après les"illettrées", notre colonisation algérienne définie comme "un crime contre l'humanité" et les "fainéants".!

Il y a bientôt 20 ans, Oui-Oui Jospin, pas fou, avait eu l'adresse de reporter aux calendes calédoniennes (vingt ans plus tard!) l'ultime décision démocratique sur l'avenir de ce beau pays (Nickel cette idée !) que Michel Rocard avait (sottement ou perfidement) fixée à 1998. Hélas il n'avait pas songé à arrêter la pendule de l'histoire et nous voilà très près de 2018. Aussi notre président (malice ou calcul ?) a-t-il nommé Président de la Mission de l'Assemblée sur la Nouvelle-Calédonie, Manuel Valls qui naïvement continue à croire que, comme au temps de Molière, « du côté de la barbe est la toute-puissance ». Il n'en est rien. Certes Valls s'est vu attribuer comme rapporteur Christian Jacob, mais il retrouve dans cette Commission le redoutable Méluche, peu décidé de toute évidence à faire patte de velours comme dans son dialogue télévisé avec le Premier Ministre. Le ton a été donné d'emblée, Manolo est  qualifié « d'ignoble » et la première interrogation de Jean-Luc Mélenchon à propos de Valls est : «Ici, qui vient-il trahir ?»! Bonjour l'ambiance !

Il n'y a pas qu'à Égletons où c'est le bordel! Voilà que le Roi d'Arabie  Saoudite se goure d'avion et s'embarque pour Moscou où, de mémoire de dromadaire, on n'a jamais vu la queue d'un émir et moins encore celle d'un Prince saoudien ! Certes la hausse du prix du pétrole est en cause ; c'est donc sérieux et  il faut bien en causer un jour ou l'autre, mais le téléphone (rouge et doré de préférence) n'est pas fait pour les chiens et moins encore pour les dromadaires !

Ça n'est guère mieux au-delà des Pyrénées et Manolo, en tant que Catalan pur sucre semblait s'imposer comme médiateur ; il aurait mieux fait de franchir ces montagnes que d'aller dans les îles, même nickelées, car les diplomates catalans et espagnols sont au bord de la crise de nerfs et ce n'est pas Almodovar qui va venir les calmer ! S'il n'est pas facile de ménager la chèvre et le chou, c'est tout de même plus aisé que de régler les différends séculaires entre Madrid et Barcelone, d'autant que les moindres prises de position des uns et des autres sont l'objet d'attentions soutenues, en particulier de la part des Basques (qui sont dans tous leurs ETA), sans parler des Irlandais (verts de rage) et desl Flamands (qui, de roses, sont tous prêts à passer au rouge). 

Les potentats bruxellois qui, des décennies durant, ont cru malin de jouer les langues "régionales" contre les langues "nationales" (la stratégie du "lobby austro-hongrois", à l'origine de l'inepte "Charte des langues régionales"  du Conseil de l'Europe, que cet imbécile de Jospin, encore lui, avait soutenue sans doute sans la lire!). L'UE pensait sottement affaiblir ainsi les nationalismes, présumés obstacles naturels au grand Rêve fédéraliste européen. Nos Bruxellois se retrouvent ainsi pris à leur propre jeu et reviennent à leur divertissement favori, le rêve éveillé, mais bien entendu dans le refus obstiné de prendre position ... dans un souci d'objectivité bien compréhensible. Ben voyons !

Un très bel exemple de ces prises de positions, fermes et courageuses quoique muettes, a été donné hier dans "C plus clair" sur France5 par Jean Dominique Giuliani, licencié en droit, diplômé de l'Institut dEtudes Politiques d'Aix-en-Provence, président de la Fondation Robert Schuman, Chevalier de la Légion d'Honneur, Officier du Mérite national (France), Commandeur du Mérite fédéral d'Allemagne, de l'ordre de Gediminas de Lituanie, du Service national de Roumanie, de Hongrie et d’autres décorations étrangères.... Après quelques fumeuses élucubrations, cet "Européen" professionnel a fini par opter pour le « silence prudent » de l'illustre Conrart ! 

L'opinion officielle de la Catalogne, promise et exprimée par son leader le soir même, a été en gros de la même farine car, comme on s'en doutait, toutes les cartes sont en réalité entre les mains du Roi d'Espagne qui, dans ce beau pays, est même en outre le chef des armées, ce qui recommande encore davantage la prudence bien entendu.

Ne vous attendez pas à ce que parle ici du massacre de Las Vegas et de l'absurde revendication de DAECH ! Apparemment DAECH ne sait pas plus où se trouvent et ce que sont Las Vegas et le Nevada que les habitants de ce bel Etat quasi californien ne sont au courant de l'existence comme de la nature même de DAECH, détails qui assurément ne gênent pas plus DAECH que les autres !

....Oublie ton passé, qu’il soit simple ou composé,

Participe à ton Présent, pour que ton Futur soit Plus que Parfait"

Yves Duteil

Etre et Avoir

Rassurez-vous, je n'ai nulle intention de vous infliger ici la lecture, même sous forme d'extraits du livre (illisible!) de Gabriel Marcel paru sous ce même titre, Etre et avoir, en 1935. Il s'agit simplement ici d'un très joli poème d'Yves Duteil que m'a envoyé une amie et dont  la lecture me paraît à la fois sopportune et revigorante en cette période si troublée qui coïncide à peu près avec la semaine (ou la quinzaine ou le mois) de la francophonie. En outre, la prmière phrase d'un commentaire de Gilbert2 à mon récent blog "Stéphane Bern et les patrimoines" me conforte dans ce choix :

"Loin des vieux livres de grammaire,

Écoutez comment un beau soir,

Ma mère m'enseigna les mystères

Du verbe être et du verbe avoir.

 

Parmi mes meilleurs auxiliaires,

Il est deux verbes originaux.

Avoir et Être étaient deux frères

Que j'ai connus dès le berceau.

 

Bien qu'opposés de caractère,

On pouvait les croire jumeaux,

Tant leur histoire est singulière.

Mais ces deux frères étaient rivaux.

 

Ce qu'Avoir aurait voulu être

Être voulait toujours l'avoir.

À ne vouloir ni dieu ni maître,

Le verbe Être s'est fait avoir.

 

Son frère Avoir était en banque

Et faisait un grand numéro,

Alors qu'Être, toujours en manque.

Souffrait beaucoup dans son ego.

 

Pendant qu'Être apprenait à lire

Et faisait ses humanités,

De son côté sans rien lui dire

Avoir apprenait à compter.

 

Et il amassait des fortunes

En avoirs, en liquidités,

Pendant qu'Être, un peu dans la lune

S'était laissé déposséder.

 

Avoir était ostentatoire

Lorsqu'il se montrait généreux,

Être en revanche, et c'est notoire,

Est bien souvent présomptueux.

 

Avoir voyage en classe Affaires.

Il met tous ses titres à l'abri.

Alors qu'Être est plus débonnaire,

Il ne gardera rien pour lui.

 

Sa richesse est tout intérieure,

Ce sont les choses de l'esprit.

Le verbe Être est tout en pudeur,

Et sa noblesse est à ce prix.

 

Un jour à force de chimères

Pour parvenir à un accord,

Entre verbes ça peut se faire,

Ils conjuguèrent leurs efforts.

 

Et pour ne pas perdre la face

Au milieu des mots rassemblés,

Ils se sont répartis les tâches

Pour enfin se réconcilier.

 

Le verbe Avoir a besoin d'Être

Parce qu'être, c'est exister.

Le verbe Être a besoin d'avoirs

Pour enrichir ses bons côtés.

 

Et de palabres interminables

En arguties alambiquées,

Nos deux frères inséparables

Ont pu être et avoir été.


Yves Duteil:Avoir et être(2001) - YouTube

Manuel à l’usage du parfait startuper : « start-up, précis à l’usage de ceux qui veulent changer le monde … et parfois réussissent !

Start-up : pas facile de changer le monde !

Bruno Martinaud vient de sortir la nouvelle édition de son manuel à l’usage du parfait startuper : « start-up, précis à l’usage de ceux qui veulent changer le monde … et parfois réussissent ! ». Un guide très pratique et complet sur tout ce qui attend l’entrepreneur de startup dans sa route escarpée vers le (rare) succès. Des conseils, des idées, mais aussi une recommandation en forme d’injonction : « Que la force soit avec toi ! ». Et il en faudra de la force pour vaincre tous les obstacles de ce parcours du combattant moderne. Certains, qui se croyaient audacieux, se retrouveront découragés tandis que d’autres, inconscients ou illuminés se lanceront dans l’aventure.

L'auteur connaît parfaitement le monde des start-ups ; ses conseils sont donc puisés dans le chaudron des expériences et de l’observation attentive de cet écosystème bouillonnant.
D’emblée, Bruno Martinaud avertit les candidats à la succession des Zuckerberg, Larry Page et autre Jeff Bezos : il faudra apprendre à gérer l’incertitude et, surtout, dédramatiser l’échec. Car échec il y a. Et en nombre. Parvenir à faire décoller une startup pour en faire « une licorne », c'est-à-dire une société à 1 milliard de dollars tient non seulement du parcours du combattant mais surtout d’une bonne dose d’inconscience. Le Graal est promis à quelques élus, à peine un pour cent mille, auréolés de talent certes, mais aussi de beaucoup de chance. L’encouragement de nos politiques, la multiplication des accélérateurs, boosters et autres pépinières n’y feront rien. On dénombre un succès (et encore…) pour cent mille échecs. Une probabilité digne de l’Euromillions.

Question de culture

En France, l’écosystème des startups est l’un des plus stimulé et stimulant du monde. Et pourtant, il n’y a pas de Google, d’Amazon ou de Tesla français. On peine à dénombrer quelques licornes sur les doigts d’une main. Le modèle de la Silicon Valley écrase tous les autres et reste indépassé. Bruno Martinaud explique cette absence de succès des startups françaises par rapport à leurs homologues américaines pour au moins deux raisons. D’abord, la valorisation de la recherche. C’est une question de culture. Aux Etats-Unis, un chercheur ne peut imaginer conduire son travail sans avoir une startup prête à l’emploi dès que son invention pourra être valorisée. En France, les chercheurs cherchent, trouvent parfois et même souvent, mais laissent leurs inventions vivre leur vie, c'est-à-dire essentiellement faire l’objet d’un article scientifique et quelquefois d’un brevet. La fibre entrepreneuriale est rarissime chez nos chercheurs. Dès lors, des innovations qui pourraient être magistrales si elles parvenaient sur le marché, restent au stade d’expérimentation.  
La deuxième raison tient au financement. C’est un sujet de débat récurrent, mais la France a fait d’énormes progrès en la matière en quelques années. Son tissu d’investisseurs et de capitaux-risqueurs est dense, très professionnel, et ne devrait pas nous faire rougir, même si les écarts avec les Etats-Unis sont encore considérables. Alors, que se passe-t-il ? Pourquoi les startups peinent-elles tant à atteindre le succès ? Cela tient au mode de financement « early stage », c'est-à-dire aux débuts d’une société. Aux Etats-Unis, les Business Angels jouent un rôle prépondérant dans ce type de financement. Ils investissent dans des milliers d’entreprises, des sommes relativement réduites, pour permettre aux entrepreneurs de démontrer la faisabilité de leur idée. Ensuite seulement, quand le projet est bien amorcé, ce sont les capitaux risqueurs qui prennent le relai pour favoriser l’envol de la startup. En France, c’est tout le contraire. Le tissu des Business Angels et beaucoup plus faible et ceux-ci ne jouent pas toujours le jeu de l’amorçage. Ce sont donc les capitaux risqueurs qui sont sollicités dès les débuts d’une société et payent parfois fort le prix de leur audace. Les BA français ne jouent ainsi pas un rôle essentiel : celui de filtre premier pour distinguer et amorcer les bonnes idées.
Mais la problématique du financement, qui est souvent avancée, n’est pas la seule raison. Car devenir startuper exige des qualités qui ne sont pas données à tout le monde.

Psychologie du startuper

Bruno Martinaud dévoile ce qui pourrait être une sorte de psychologie du startuper. D’emblée il annonce la couleur : l’entrepreneur qui réussira est celui qui saura accepter et gérer sa… schizophrénie. D’une part, il doit être capable de penser avoir raison, seul contre tous, et de l’autre, il doit passer son temps à se tromper. Situation bien inconfortable mais qui s’avère très réelle.
En effet, l’entrepreneur de startup croit à son idée, c’est le minimum qu’on lui demande. Mais il doit y croire contre vents et marées. En même temps, il fera l’expérience de l’erreur. L‘idée qu’il avait au début du projet, ne sera jamais celle qui aboutira. Il faudra avancer par essais-erreurs, revenir sur des certitudes, accepter les échecs, reconstruire tout le projet, rebondir, pour repartir de plus belle, encore et encore.
Comment vivre une telle schizophrénie ? Nombreux sont ceux qui n’y parviennent pas. Pourquoi donc certains y réussissent-ils ? Parce que, dit l’auteur, ils se rappellent sans cesse que créer une entreprise innovante n’est pas un acte rationnel : « Le succès ne peut venir que de ceux qui sont assez naïfs pour penser de manière déraisonnable. Les entrepreneurs doivent s’élever au-delà des conventions et des contraintes pour atteindre l’extraordinaire »
Il faut effectivement une foi bien ancrée aux tripes, ou une totale inconscience, pour oser s’engager dans le périple de la startup. « Développer un projet innovant écrit l’auteur, ressemble en fait d’assez près à essayer de conduire de nuit, sur une route de montagne, par temps de verglas et sans lumière ». Bigre ! quel programme ! L’image est forte mais elle est assez réaliste. Ce que veut dire l’auteur c’est qu’une bonne idée ne suffit pas pour créer sa startup. On ne peut se lever un beau matin avec une idée dont on pense qu’elle va changer le monde. Ce n’est pas suffisant. Le vrai talent sera, partant d’une vision intéressante convertie en une idée initiale qui ne marche jamais, de s’appuyer sur le mouvement initié, de tester et d’apprendre au fil de l’eau pour faire émerger de façon inattendue le succès. La vraie vie du startuper c’est suivre un processus expérimental d’apprentissage par l’action, sous contrainte de ressources, c’est accepter de se tromper, de changer d’avis, de remettre en question ses fondamentaux.
L’auteur prend à juste titre l’exemple de James Dyson, l’inventeur du fameux aspirateur, qui accepta de se résoudre à développer 5128 prototypes différents avant de parvenir au succès que l’on sait. Persévérance, ténacité et un sens du passage d’obstacle quelle que soit sa taille ou sa hauteur.
Pour compliquer les choses, le parcours de l’entrepreneur innovant se déroule dans un espace-temps qui n’est pas celui du commun des mortels. Le temps est compté et tout doit aller vite. C’est aussi une condition du succès. Aussi, Bruno Martinaud recommande-t-il à l’entrepreneur d’« agir d’abord et de réfléchir ensuite ». Ce n’est pas le genre de conseil que donnent les mamans à leurs enfants ni les écoles à leurs disciples. Pourtant, pour réussir l’aventure de sa startup, c’est une condition sine qua non. Ce que cela veut dire est totalement contre-intuitif pour la plupart des entrepreneurs : accepter de sortir un produit mal ficelé pour le soumettre à ses futurs clients plutôt que d’attendre d’avoir le produit de ses rêves. Il vaut mieux proposer un prototype même imparfait, même avec des bugs, pour affronter très vite la réalité de son utilisation plutôt que de peaufiner pendant des mois un projet idéal dont on se rendra compte, après plusieurs mois de travail, que 90 % de ce sur quoi on a travaillé n’intéresse pas les utilisateurs.
 
Ceux qui, malgré ces mises en garde, seraient encore intéressés par l’aventure trouveront dans ce livre une mine d’informations sur la conduite de son projet de startup, de la construction du business plan, au pitch pour les investisseurs, au management de ses équipes, au ciblage de son marché. Si vous suivez scrupuleusement tous ces conseils vous parviendrez peut-être à bâtir une startup à succès. Mais n’oubliez pas que la clé essentielle du succès est le grain de folie du créateur. Il n’est pas donné à tout le monde, et ne s’apprend pas dans les livres.
 
 
 
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