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20/12/2017

Ing.Stefan V.Raducanu, électron libre, passeur entre des idées et des hommes, des principes et des réalités avec FranceWebAsso>>Et si le Web sauvait la presse écrite>Quel est le rôle de l’Etat dans les Etats généraux de la presse>La deconnexion des elites

Les Etats généraux de la presse? 17,6% des Français n’en ont jamais entendu parler, selon un sondage réalisé par 20 Minutes et SSI (Survey Sampling International). Pourtant, lancés le 2 octobre par Nicolas Sarkozy, les Etats généraux de la presse, sorte de Grenelle pour trouver des solutions à la crise des journaux, arrivent à mi-parcours avant le rendu des recommandations fin décembre. Petit point d’étape.

Qui participe aux Etats généraux de la presse?
Editeurs, journalistes, patrons, experts, publicitaires: «Plus de 150 personnes travaillent (...) toutes les familles sont représentées à l'exception de celles qui n'ont pas voulu participer», explique Bernard Spitz, le coordinateur des travaux interrogé par 20minutes.fr. Exemple: le site Médiapart a annulé sa participation aux Etats officiels pour lancer des Etats officieux, les Etats généraux «off». «Personne n’a le monopole de la réflexion sur l’état de la presse», commente Spitz, qui regrette néanmoins que Médiapart «se pose en victime alors qu’ils étaient invités... C’est de l’agit prop». A ceux qui se demandent pourquoi les lecteurs ne sont pas davantage associés aux réflexions, Spitz annonce le lancement prochain de deux études (qualitative et quantitative).
 
Quel est le rôle de l’Etat dans les Etats généraux de la presse?
«L'objectif est de présenter une synthèse des propositions fin décembre sous la forme d'un livre vert qui sera rendu public et dont certains éléments relèveront de l’Etat (le législatif) et d’autres qui relèveront du secteur des professionnels de la presse (la déontologie et la formation des journalistes)», reprend Bernard Spitz. Le gouvernement, lui, devrait faire ses recommandations sur le sujet fin janvier.
 
Que se dit-il aux Etats généraux?
La question est tournée et retournée dans tous les sens: quel avenir pour la presse, prise dans un triple bouleversement, imposé par la «révolution numérique, la culture de l'instantané et la culture de la gratuité»? Aucune conclusion n’est pour l’instant avancée, tandis que quatre groupes de réflexion bossent sur la fabrication et la distribution des journaux, le métier de journaliste, le numérique, et la place de l'écrit dans la société. Bernard Spitz explique que si le journal «Bild» n’a pas été lancé en France, c’est parce que «le système français ne permet pas de réaliser ce que font les marchés des autres pays. En France, les coûts de production des journaux sont 40% plus élevés que la moyenne européenne, et les kiosquiers sont les moins bien payés d’Europe. Cela veut dire que l’argent part dans la chaîne logistique de production et de distribution plutôt qu’aux personnes.»
 
Et si le Web sauvait la presse écrite?
En théorie, l’idée de «sortir des temps immémoriaux de la presse écrite», comme le dit Bernard Spitz, est plaisante. En pratique, l’économie numérique n’est pas - encore - là. «Un lecteur en ligne rapporte dix fois moins qu'un lecteur sur le papier», souligne Frédéric Filloux, du groupe de médias norvégien Schibsted - dont fait partie 20minutes.fr. Bruno Patino, qui préside le groupe sur le numérique, remet les pendules à l’heure: «Le nouveau modèle économique de la presse face à la révolution numérique reste encore à trouver, personne ne connaît la ou les solutions.» Il a aussi expliqué que la vente de contenus sur Internet «ne décollait pas». D’autant que la majorité des ressources provenant la pub en ligne est captée par des moteurs de recherche comme Google. Situation d'urgence? Le président de la Fédération nationale de la presse française Alain Metternich a plaidé auprès du ministère de la Culture que le taux de TVA à 2,1% dont bénéficient les journaux papiers s'applique à leurs déclinaisons sur internet, actuellement assujetties à un taux de 19,6% et que l'Etat accompagne l'ouverture du champ de la presse au numérique en «facilitant et stimulant l'investissement».

20minutes.fr

La deconnexion des elites

 

Il y a une urgence, celle d’une éducation aux médias pour tous. Les médias concernent chacun d’entre nous, et c’est un enjeu citoyen que de les décrypter. C’est la raison pour laquelle nous avons créé la chaîne « Des médias presque parfaits ». Pour aller plus loin, c’est ci-dessous… Facebook : https://www.facebook.com/dmpplachaine/ Twitter : https://twitter.com/DMPPlachaine

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