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13/04/2018

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« Le journalisme est décidément dans un état de déliquescence morale et intellectuelle très préoccupant. »

« Les réseaux sociaux offrent aujourd’hui aux lyncheurs des procédés discrets, ne nécessitant pas un grand courage. »

L’enjeu pour Le Média n’est pas de devenir un concept store de la télévision, ou de faire plaisir à quelques réalisateurs arty, mais l’enjeu est justement la récupération de l’espace public. C’est un geste fort de dire aux gens : voyez ce JT auquel vous assistez tous les jours, eh bien son contenu peut être entièrement différent si les journalistes qui le réalisent le font pour vous, pour défendre vos droits, et non pour leurs actionnaires. Ainsi ces remarques sur la facture trop classique du journal télévisé proposé par Le Média relèvent-elles d’une forme de critique superficielle et finalement sans intérêt. Le défi que nous affrontons est autrement plus vital que celui de renouveler le train-train visuel, même si l’un peut bien sûr contribuer à l’autre. Le défi c’est de faire dérailler le train-train mental qui s’est mis en place dans des esprits pilonnés depuis des dizaines d’années par une vision néolibérale du monde. C’est autrement difficile, je dirais, et autrement important pour le peuple.

Depuis le 24 février dernier et l’annonce du départ d’Aude Rossigneux, Le Média est sous le feu des projecteurs. Avec cette affaire, la web TV n’a-t-elle pas appris, à ses dépens, qu’il est dur de faire mieux que les autres, si vivement critiqués ?

Là encore pardonnez-moi, mais on est à nouveau dans une critique de surface. Faire mieux que les autres, mais dans quel domaine ? De quoi parle-t-on au juste ? En quoi une alchimie humaine et professionnelle qui n’a pas pris avec une journaliste invalide la légitimité même d’un projet de média indépendant du CAC 40 ? Tout le monde aurait aimé que la situation tourne autrement, absolument tout le monde. Il est bien normal qu’Aude Rossigneux soit malheureuse de la fin de cette aventure, et il serait indigne de la part d’un collectif de faire abstraction de cette souffrance individuelle. Mais elle n’a pas été laissée tomber du jour au lendemain, ce n’est pas vrai. Des solutions honorables lui ont été proposées pour poursuivre une collaboration, l’animation d’émissions notamment. Ce n’est pas un licenciement « à la Bolloré », comme cela a pu être dit, et je sais de quoi je parle, car je fais justement partie des gens qui ont servi de cobayes à ces licenciements d’un nouveau type, jusqu’alors inconnus dans les médias.

La chronique sur la bataille de la Ghouta orientale, en Syrie, de Claude El Khal du 23 février  2018 – où le chroniqueur a renvoyé dos-à-dos les rebelles, appartenant généralement à des groupes islamistes, et le régime autoritaire et brutal de Bachar Al-Assad – a aussi fait couler beaucoup d’encre et déstabilisé la rédaction, en provoquant quelques départs (Noël Mamère, Catherine Kirpach). Cette chronique n’est-elle pas une erreur ? Le fait que les critiques viennent aussi bien de la presse alternative, comme Lundi matin, que de la presse mainstream, comme Le Monde, n’exige t-il pas une remise en question de la part de la rédaction ?

« Les réseaux sociaux offrent aujourd’hui aux lyncheurs des procédés discrets, ne nécessitant pas un grand courage. »

Vous pouvez réécouter la chronique que Claude El Khal en accès libre, ce n’est nullement ce qu’il dit. C’est ce qu’on a voulu lui faire dire pour nous salir collectivement. Il s’est contenté de soulever le problème, bien plus général, de la fiabilité des informations par temps de guerre, en défendant le principe de ne pas diffuser d’images, que ce soit en provenance de Damas, ou en provenance des sources encore présentes à l’intérieur de la Ghouta orientale, en raison de leur absence avérée de fiabilité. L’interrogation sur les sources est la base de notre métier, vous ne croyez pas ? A fortiori lors de conflits de haute intensité. Il faut donc être très naïf pour croire que si des gens sont partis du Média, c’est à cause d’une chronique aussi inoffensive. Ils sont partis avant toute chose parce qu’une pression publique énorme a été exercée sur eux par les centaines d’attaques, d’articles diffamatoires, d’insinuations malveillantes, que nous avons subi pendant un mois et demi. Il faut être costaud moralement pour résister à ça, avoir déjà fait toute une trajectoire personnelle ou intellectuelle, pour supporter un tel feu roulant. On ne peut pas exiger ça de tout le monde, et puis chacun décide de sa vie après tout.

J’observe toutefois qu’à l’exception du texte publié par le site Lundi matin, c’est la presse mainstream qui a surtout exploité la fameuse chronique de Claude El Khal, afin d’alimenter leur scénario du Média comme lieu méphitique, où le sang se boit à même le crâne des victimes innocentes, aux côtés de tyrans en poste comme Bachar ou Poutine, sous le regard bienveillant de tyrans à venir comme Mélenchon. Mais mes amis de Lundi Matin, qui sont intellectuellement très forts, de vraies lames, mais ne sont pour autant pas des experts de la Syrie, loin s’en faut, se sont laissés abuser par des activistes dont on découvre aujourd’hui les états de service. Même les opposants historiques au régime syrien le disent : on ne peut pas faire comme si à la Ghouta une armée rebelle internationaliste résistait vaillamment à Bachar el-Assad, alors même qu’il s’agissait notoirement d’un nid d’islamistes et de djihadistes tenant en otage des civils. Tant pis pour Lundi matin, c’est le genre d’erreurs qui fait tache face à l’histoire. On imagine en tout cas assez mal Debord livrant clé en main un argumentaire à BHL et Raphaël Enthoven pour faire triompher les positions de l’Otan sur le cadavre de la gauche critique. Ou bien publiant dans l’Internationale situationniste des textes suitant de moraline commençant par « Je t’écris de la Ghouta… » C’est un peu triste, mais pas dramatique en soi. Foucault avait eu l’Iran, ils auront la Syrie.

Ce qui est grave en revanche, c’est que cette publication irresponsable a offert à des dizaines d’éditorialistes, rédacteurs en chef et journalistes allant du Parisien au Monde en passant par Mediapart ou RTL, l’occasion de lyncher Le Média. Les réseaux sociaux offrent aujourd’hui aux lyncheurs des procédés discrets, ne nécessitant pas un grand courage. En l’occurrence, le retweet sournois d’un texte dont on ignore les sources, les états de service des auteurs, le tout sur un théâtre d’opérations dont on n’a pas la moindre connaissance, dont on n’a même que foutre la plupart du temps, et cela dans le seul but d’atteindre à la réputation d’un titre concurrent ou d’un adversaire idéologique. Et ce sont ces gens, oui ces journalistes, ceux-là mêmes qui se piquent ordinairement de fact checking, de neutralité et de rigueur journalistique, qui ont massivement utilisé comme texte de référence contre Le Média un fatras de mensonges grandiloquents publié par un site anarcho-autonome dont ils ignoraient hier jusqu’à l’existence. Le journalisme est décidément dans un état de déliquescence morale et intellectuelle très préoccupant. Je ne sais même pas à ce stade – plusieurs générations ayant été sacrifiées – à quel moment nous pourrons commencer à remonter la pente.

Le Média est souvent accusé d’être la voix officielle de la FI. En même temps, dès qu’elle invite des personnalités qui ne sont pas étiquetées “gauche radicale” (Natacha Polony, Marianne Durano, etc.), elle se fait vivement attaquer. L’équilibre entre média engagé, proche d’une formation politique, et média pluraliste n’est-il pas trop dur à tenir ? Les deux sont-ils compatibles ?

Ces attaques ne m’impressionnent pas. Il est hors de question de ne rester que dans l’entre-soi de la gauche, quelle que soit la définition qu’on donne de celle-ci, et tant que je serai ici je continuerai à donner la parole régulièrement à des adversaires, à des gens avec qui je n’irai pas boire un coup après l’émission, à des porte-paroles d’idées qui ne sont pas les miennes. Dans tous les endroits où j’ai travaillé, j’ai veillé à cela. Et souvent on apprend des choses au passage en plus. Cette politique d’invitations passe mal auprès des sectaires et des Tartuffe, c’est vrai. Je me souviens de l’époque où j’avais une émission sur un site de gauche bien connu, avec le philosophe Alain Badiou. Entre autres griefs, on nous avait reproché certaines invitations – des personnages aussi différents que Michel Onfray, Jean-Claude Milner, ou encore le malheureux Aurélien Bernier qui, prônant une démondialisation de gauche, s’était vu suspecté de chevènementisme masqué.

« On imagine en tout cas assez mal Debord livrant clé en main un argumentaire à BHL et Raphaël Enthoven pour faire triompher les positions de l’OTAN sur le cadavre de la gauche critique. »

Pour ces gens-là, un réactionnaire déclaré, supposé, ou parfois même simplement fantasmé, n’a pas voix au chapitre. On ne prend pas la peine – ou le risque – de se confronter à lui. C’est étrange comme façon d’appréhender le monde. D’autant plus qu’on ne peut guère soupçonner ni Badiou, ni moi, de complaisances extrémistes de droite. L’un et l’autre, nous avons rendu notre copie depuis longtemps dans ce domaine, et les gens qui viennent chez nous savent à quoi s’attendre. Je connais peu d’intellectuels qui aient autant fait dans les années 2000 pour lutter contre le racisme anti-arabe que Badiou, au point de se voir ignominieusement accuser d’antisémitisme comme tous ceux qui relèvent la tête sur cette affaire, ou sur la question palestinienne. Mais ce n’est pas grave. On n’est jamais assez de gauche pour ces gens-là. C’est bien sûr exactement la même gauche qui a servi de marchepied à Macron, le chouchou du CAC 40, pendant la campagne présidentielle, au nom de son humanisme supposé sur la question des migrants, dont on a pu voir rapidement à quel point il était solide. Celle qui mettra toutes ses forces à tenter de réanimer le cadavre du PS, celle qui œuvrera, année après année, à faire échouer la gauche du peuple.

Pour en venir à votre question concernant la FI et notre supposée proximité avec elle, ainsi que vous le savez sans doute, nous n’avons ni lien financier ou institutionnel quelconque avec ce mouvement. Seulement une proximité d’idées et de convictions. Nous n’avons donc aucune obligation d’aucune sorte à l’égard de ce groupe parlementaire ni de son leader. Personnellement, je reçois dans mes débats des personnes aussi différentes que l’historien libéral Nicolas Baverez, la socialiste Delphine Batho, Henri Guaino, ex-plume de Sarkozy, des députés LREM ou des représentants du NPA, et personne ne m’a jamais fait la moindre observation. Tout au contraire, les fondateurs du Média partagent cette vision. L’ex-candidat à la présidentielle François Asselineau est même venu chez nous, à l’invitation de mon camarade Alexis Poulin, et il a démoli le programme européen de la FI avec beaucoup de zèle. À ma connaissance, personne ne s’en est ému. Il y a un consensus collectif sur la nécessité d’ouvrir au maximum la ligne. Mais ce que je crois surtout, c’est que la liberté se prouve en avançant. Le jour où l’on me dira « tu n’as pas le droit d’inviter Pierre Laurent ou Olivier Besancenot », ou bien « tu ne peux pas donner la parole à tel penseur de la gauche mollo », ou bien « on va couper tel passage dans telle émission », là, je comprendrais que Le Média tel que je l’ai connu n’existe plus.

Cette situation-là, je la connais car je l’ai vécu ailleurs dans ma carrière, à l’Obs par exemple, où un grand sectarisme régnait dans le domaine des idées. À la gauche d’Edgar Morin et à la droite d’Alain Touraine, il n’y avait apparemment rien qui soit suffisamment inoffensif pour les dirigeants de ce journal. J’ai raconté certaines des séances de redressement idéologique auxquels ils se livraient sur les journalistes dans mon précédent livre, Le Monde libre. Il y en a un bon nombre que j’ai laissé de côté bien sûr. Je me souviens ainsi d’avoir été violemment prise à partie dans un ascenseur, au milieu des années 2000, par un directeur adjoint de la rédaction, parce qu’il avait appris que je projetais de faire un portrait intellectuel de Noam Chomsky. Sans rien préjuger de ce que j’allais écrire, j’avais notamment trouvé important de creuser le degré de véracité de ces accusations d’antisémitisme récurrentes dont le penseur américain était l’objet, et qui jetait le trouble en France chez ceux qui admiraient son œuvre théorique de linguiste et sa critique des médias. Je revois ce type me hurlant dessus, dans son costume beige en lin : « Il n’y a pas de “cas Noam Chomsky”, tu m’entends ? Il n’y en a pas. Le cas Noam Chomsky, c’est un cas psychiatrique, il n’y a rien d’autre à en dire. » Cette fois la police de la pensée avait marqué le point, je n’ai jamais fait cette enquête. Le jour où j’entendrai à nouveau ce genre de propos, où que ce soit, et quel que soit le nom de l’auteur concerné, je partirai.

* Afin d’être entièrement transparent : votre serviteur est également journaliste pour Le Média.

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