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02/06/2017

Prenez, par exemple, les dernières allégations disant que Trump divulgue des secrets aux Russes. Ce qui rend cette histoire dangereuse, c’est que de nombreux partisans de Trump sont déjà convaincus que les élites qui gouvernent les États-Unis ne se soucie

1agld1r.gifDes idiots dangereux


Par Paul Robinson – Le 17 mai 2017 -– Source Irussianality

À un moment donné, pendant la campagne présidentielle américaine de l’année dernière, le parti Démocrate a décidé qu’il jouerait la carte russe et accuserait Donald Trump d’être au mieux un idiot utile du Kremlin, au pire un agent russe. Les Démocrates ont ensuite transformé cette carte pour en faire quasiment la pièce maîtresse de leur campagne, répétant sans arrêt ces accusations. Je n’arrive pas à comprendre comment ils pouvaient penser que cette stratégie était la bonne, car elle ne fait que renforcer leur manque de lien avec les électeurs ordinaires américains, mais je suppose qu’après l’avoir répété si souvent ils ont fini par y croire.

Nous savons maintenant qu’après la défaite de Hillary Clinton, ses conseillers se sont réunis pour discuter de la façon de réagir à cette catastrophe électorale et qu’ils ont décidé que la meilleure option était de dire que c’était de la faute des Russes. Encore une fois, je n’arrive pas comprendre pourquoi, sauf peut-être que a) c’est devenu une question de foi, et b) cela leur a permis d’éviter d’avoir à examiner leurs propres faiblesses.

Depuis lors, le parti Démocrate mène une guerre sans fin contre le président Trump, en l’accusant, lui et ses proches, de relations prétendument douteuses avec la Russie. Des membres des services de sécurité et de renseignement sont complices et font fuiter à la presse toutes les informations pouvant aller dans ce sens afin de faire dérailler toute tentative de rapprochement entre les États-Unis et la Fédération de Russie. L’« État profond » (si vous croyez en une telle chose) y travaille dur.

Vous pourriez dire que « tous les coups sont permis, en amour comme à la guerre », et qu’il est tout à fait normal d’utiliser n’importe quelle arme pour attaquer vos adversaires politiques. Mais dans ce cas je pense que ces attaques sont non seulement, et ce depuis longtemps, complètement hors de toute réalité, et qu’elles font également preuve d’une irresponsabilité flagrante.

Prenez, par exemple, les dernières allégations disant que Trump divulgue des secrets aux Russes. Horrifiés par ce supposé abus de pouvoir, des officiers du renseignement anonymes ont divulgué ces secrets, avec l’aide du Washington Post, non seulement aux Russes, mais au MONDE ENTIER.  Personnellement, cela ne me dérange par tant que cela; ma propre courte carrière dans le monde du renseignement m’a persuadé que c’est un monde beaucoup moins important que ne le pensent les gens. Néanmoins, il est extraordinairement hypocrite que les critiques de Trump se plaignent de violations du secret d’État tout en enfreignant ce secret à une échelle beaucoup plus grande. Les ennemis de Trump l’accusent d’être irresponsable, mais qui est vraiment irresponsable dans ce cas ?

Ensuite – et je vais oser rendre le fond de ma pensée très clair – je suis fermement d’avis que c’est positif si les États ont de bonnes relations les uns avec les autres. Et il est particulièrement important que les États puissants le fassent. Qu’est ce qui est le mieux? Un monde dans lequel les grandes puissances sont en conflit les unes avec les autres ou un monde dans lequel elles s’accordent entre elles ? Évidemment, le deuxième choix. Ainsi, l’amélioration des relations américano-russes est une bonne idée. Lorsque Trump a déclaré cela pendant la campagne électorale, il avait tout à fait raison. Cependant, ses ennemis font le maximum pour obtenir le résultat inverse. Dans le but de saper leur président, ils font tout leur possible pour saboter les relations américano-russes. En d’autres termes, ils mettent en danger les intérêts de leur propre pays, et plus largement la sécurité du monde entier, car ils pensent que c’est un bon moyen pour obtenir un avantage politique national. Encore une fois, je pose la question : qui est irresponsable ici ?

Enfin, en cherchant à détruire Trump de cette façon, ses adversaires menacent l’ordre interne de leur propre pays. Une autre explication pour l’obsession de la Russie serait que les « Jamais Trump » ne recherchent pas tant un avantage électoral qu’une forme de « coup d’état rampant » ou de révolution de palais. L’espoir n’est pas tant de nuire aux perspectives électorales de Trump pour 2020 que de le forcer à démissionner ou le faire destituer. Dans le fond, ils essaient d’invalider le processus électoral.

Ce qui rend cette histoire dangereuse, c’est que de nombreux partisans de Trump sont déjà convaincus que les élites qui gouvernent les États-Unis ne se soucient pas de leurs intérêts et ont manipulé le système pour les écraser. Maintenant qu’ils ont finalement élu leur dirigeant, ils ne vont pas trop aimer le voir destituer d’une telle manière. Si cette tactique devait réussir, cela mécontenterait une grande partie de la population encore plus fortement qu’elle ne l’est déjà, et pourrait même, dans les pires scénarios, avoir des conséquences violentes (les milices d’extrême-droite sont déjà responsables de beaucoup plus de violence aux États-Unis que tout autre type de groupe politique). Les Démocrates et leurs alliés dans les services de sécurité et de renseignement jouent avec le feu. Encore une fois, qui est irresponsable ici ?

Parlant à Sotchi aujourd’hui, Vladimir Poutine a bien résumé l’affaire :

« Ils déstabilisent la situation politique aux États-Unis en utilisant des slogans anti-russes. Soit ils ne comprennent pas les dommages qu’ils font à leur propre pays, auquel cas ils sont complètement idiots, ou ils les comprennent tout à fait, et ils sont alors tout simplement dangereux et sans scrupules. »

Quant à moi, je pense qu’ils sont les deux.

Paul Robinson

Traduit par Wayan, relu par nadine pour le Saker Francophone

Trump rejects pleas of world leaders, Pope Francis and CEOs . France, Germany and Italy say agreement can’t be renegotiated.FranceWebSharing & MyNewsCenterNavigator

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Trump to Exit Climate Pact as Allies Deride Call for Do-Over

Trump’s announcement spurns pleas from corporate executives, world leaders and even Pope Francis who warned the move imperils a global fight against climate change. His decision also drew an immediate condemnation from the leaders of France, Germany and Italy, who issued a statement insisting that the agreement was “irreversible” and “cannot be renegotiated.” The Japanese government described the U.S. move as “regrettable.”

Trump is kicking off a withdrawal process that will take years to unfold -- creating an opening for him to reverse course and injecting it as an issue in the next presidential election. Under the terms of the deal, the earliest the U.S. can formally extricate itself from the accord is Nov. 4, 2020 -- the day after the next presidential election. And Trump would have wide latitude to change his mind up until that point.

“The Paris accord would undermine our economy, hamstring our workers, weaken our sovereignty, impose unacceptable legal risk and put us at a permanent disadvantage to the other countries of the world,” Trump said. “China will be allowed to build hundreds of additional coal plants. We can’t build new coal plants, but China, India can.”

“I was elected to represent the citizens of Pittsburgh -- not Paris,” he said.

What Did Trump Just Do? The Paris Climate Withdrawal Explained

Trump, who has called climate change a “hoax,” campaigned on the pledge to exit the 2015 pact. White House legal advisers had warned that staying in the accord could undercut Trump’s efforts to rescind rules on power-plant emissions and fuel efficiency.

The agreement allows nations to adjust their individual emissions targets, with a goal of strengthening them over time. But there is no established mechanism that would prompt countries to renegotiate the entire accord. Negotiators built flexibility into the deal from the start, structuring the agreement so that individual countries could determine their own commitments -- without any punishment for failing to fulfill them.

“Apparently the White House has no idea how a treaty works,” Christiana Figueres, the former executive secretary of the United Nations Framework Convention on Climate Change, told reporters in a conference call. She described Trump’s announcement as a “vacuous political melodrama.” 

 

Withdrawal would put the U.S. in league with just two other nations -- Syria and Nicaragua -- that are not participating in the agreement.

What Comes of Paris Climate Accord Without U.S.: QuickTake Q&A

Countries’ individual pledges vary widely. For instance, where the U.S. promised to cut greenhouse gas emissions by at least 26 percent from 2005 levels by 2025, China said it would only begin reducing its emissions by about 2030. And India said it would only reduce the carbon intensity of its economy, meaning the nation’s emissions could continue to rise.

For the best of our coverage on climate science and the future of energy, sign up for Bloomberg's new weekly Climate Changed newsletter.

The Paris accord was a signature achievement for Barack Obama’s efforts to combat climate change while president. Obama released a statement after Trump’s announcement saying the pact “opened the floodgates for businesses, scientists, and engineers to unleash high-tech, low-carbon investment and innovation on an unprecedented scale.”

“Even in the absence of American leadership -- even as this administration joins a small handful of nations that reject the future -- I’m confident that our states, cities, and businesses will step up and do even more to lead the way,” Obama said.

As if to underscore that point, Bill Peduto, the mayor of Pittsburgh, tweeted that his city “will follow the guidelines of the Paris Agreement for our people, our economy & future.”

Pope Francis Wrestles With Curia, Climate and Trump: QuickTake

Conservative groups and fossil fuel advocates quickly applauded Trump’s move.

“By not succumbing to pressure from special interests and cosmopolitan elites, the president demonstrated he is truly committed to putting America’s economy first,” Michael Needham, the chief executive officer of Heritage Action, said in a statement.

Coal executive Robert Murray praised Trump for “supporting America’s uncompromising values, saving coal jobs and promoting low-cost, reliable electricity for Americans and the rest of the world.”

As the richest nation and the second-largest emitter of carbon dioxide, the U.S. is central to efforts to address global warming. The Vatican, European leaders and companies as diverse as Exxon Mobil Corp. and Microsoft Corp. had urged the president to remain in the pact, with last-minute appeals by Tesla Inc.’s Elon Musk and Apple Inc.’s Tim Cook.

Both Musk and Walt Disney Co. Chief Executive Officer Bob Iger said they would resign from a presidential jobs panel as a result of Trump’s decision.

As World Edges Away From Coal, Trump Pledges Revival: QuickTake

Corporate leaders have warned of long-term economic consequences, arguing that a withdrawal would put the U.S. at a disadvantage in the global race to develop and deploy clean-energy technology. They argued a U.S. exit also risks a backlash against American products, raising the specter of consumer boycotts or carbon tariffs from the European Union, China and other nations.

Jeff Immelt, the chairman of General Electric Co., tweeted that he was “disappointed” with the decision, adding that "climate change is real," and the onus now falls on industry to lead.

Goldman Sachs Group Inc. chief executive Lloyd Blankfein, in his first tweet, said, “Today’s decision is a setback for the environment and for the U.S.’s leadership position in the world.” JPMorgan Chase & Co.’s Jamie Dimon said in a statement that he “absolutely” disagreed with the withdrawal, but added, “we have a responsibility to engage our elected officials to work constructively and advocate for policies that improve people’s lives and protect our environment.”

Congressional Reaction

Congressional Democrats quickly condemned the decision on the Paris accord. 

Senator Chris Murphy, a Democrat from Connecticut, tweeted "Dear planet, we’re sorry. Please just hang on for three and a half more years and we’ll fix this. We promise."

Some Republicans also criticized the action. Senator Susan Collins, a Republican from Maine, tweeted that she was “disappointed in the president’s decision,” because "climate change requires a global approach."

The debate whether to exit the agreement played out for months in the White House. Environmental Protection Agency Administrator Scott Pruitt and chief strategist Stephen Bannon pushed for a exit. Those arguing to stay included Trump’s daughter, Ivanka Trump, senior adviser Jared Kushner and Secretary of State Rex Tillerson. Energy Secretary Rick Perry endorsed a renegotiation.

Ivanka Trump and Kushner, her husband, did not attend Trump’s Rose Garden speech.

The Paris accord is broader than any previous climate agreement. It calls for reducing carbon dioxide emissions in hopes of limiting global warming to 2 degrees Celsius (3.6 degrees Fahrenheit) above temperatures at the outset of the Industrial Revolution. That’s the upper limit scientists have set to keep climate change from hitting an irreversible tipping point, unleashing catastrophic floods, droughts and storms.

Dismantle Regulations

Trump has already moved to dismantle regulations and government programs to fight global warming. He ordered a review of fuel-economy standards for cars and light trucks, which along with other vehicles are the U.S.’s largest source of greenhouse gases. And he set in motion a process to scrap the Clean Power Plan, which would have required utilities to slash their carbon-dioxide emissions. The EPA is also moving to rescind rules to prevent methane leaks.

U.S. climate efforts won’t completely cease just because Trump is walking away from Paris.

01/06/2017

Harald Welzer : Les Guerres du climat. Pourquoi on tue au XXIe siècle. On sait bien que qui contrôle le passé contrôle le présent et l’avenir».Grâce au 11 septembre 2001, la classe dirigeante étatsunienne s’est lancée dans la « guerre contre le terrorisme

fast-thinker>je suis un webpiculteur, je contribue plus que tout autre avec MyBookmarks>Les informations diffusées par les médias sont très souvent des informations produites par d’autres médias. « circulation circulaire de l’information »

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1agld1r.gifCirculation circulaire et transnationale de l’information

par Roger Raemy,

Les informations diffusées par les médias sont très souvent des informations produites par d’autres médias. Cette « circulation circulaire de l’information » - pour reprendre, l’expression de Pierre Bourdieu [1] - est l’un des mécanismes qui contribuent à l’uniformisation de l’information elle-même. Cette circulation est de plus en plus transnationale. Présentation d’un exemple qui invite à poursuivre l’observation des médias de manière transnationale elle aussi.

Le phénomène de republication d’articles déjà parus dans un autre quotidien prend de l’ampleur. Le Temps (Suisse) republie Le Monde (France), le Guardian (Grande-Bretagne) recopie La Tribune (Belgique) ...

Et parmi les effets de la concentration des médias, celui-ci mérite une attention particulière : la nécessité pour certains petits journaux d’user de stratégies pour tenir dans cet univers hautement concurrentiel.

La Liberté, quotidien suisse qui n’appartient à aucun des deux principaux groupes du pays (Edipresse et Ringier) s’est associé à d’autres quotidiens régionaux suisses de même statut pour republier des articles sur des sujets régionaux. Ces accords régionaux ou internationaux pose le problème de la raréfaction des sources pour le lecteur et son corollaire : l’homogénéisation de l’information destine aux lecteurs. Bien entendu, la réduction des coûts invoquée tant par les entreprises privées et publiques que par les Etats donne à penser que ce phénomène ira encore en s’amplifiant.

Le vendredi 30 avril 2004, La Liberté, quotidien de langue française édité en Suisse à Fribourg, publie une interview de Colin Powell. La signature placée au début précise que l’entretien a été réalisé par Véronique Soulé à Berlin. Il faut porter son attention à la fin de l’entretien pour apprendre que ce dernier émane en fait du quotidien français Libération.

Cet entretien de Powell avec Soulé met en lumière un autre aspect du phénomène de circulation circulaire de l’information : les hommes d’influence n’ont plus qu’à s’adresser à une seule source pour obtenir une diffusion large, voire très large, de leurs propos. L’introduction de l’entretien est éclairante : « Le secrétaire d’Etat américain Colin Powell, (...), est revenu sur la situation en Irak lors d’une rencontre avec six journaux européens (Libération, Frankfurter Allgeneine, La Stampa, ABC, The Times et Interfax).  » Un journaliste par langue d’écriture suffit pour relayer le message de Powell.

Quant aux questions, il suffit de les citer dans l’ordre pour comprendre qu’elles n’ont pas d’autre fonction que de favoriser la communication sans risques du puissant interlocuteur :

- « Dans la nouvelle phase qui s’ouvre en Irak avec la mise en place d’un gouvernement souverain le 30 juin, qu’attendez vous de pays comme la France ? »
- « Le futur Gouvernement irakien aura-t-il la pleine responsabilité ou devra-t-il partager avec vous ? »
- « Pourquoi avoir tant attendu pour revenir à l’ONU et mettre en place une solution politique ? »
- « Voyez-vous un rôle aujourd’hui pour l’OTAN ? »
- « Attendez-vous des renforts britanniques ? »
- « Combien de temps encore les Américains vont-ils supporter les images des cercueils rentrant d’Irak ? »
- « Avez-vous des regrets sur votre présentation sur les ADM en Irak devant l’ONU en février 2003 ? »

Si les réponses vous intéressent, elles se trouvent dans Liberté. Liberté : exactement le mot qui manque dans les questions de la journaliste. Circulez gens de l’information. Circulez, il en restera sûrement quelque chose.

Roger Raemy

1agld1r.gifJournalisme En Marche arrière

Quiconque a suivi une fois dans sa vie grands et un peu moins grands de ce monde savent que l’essentiel de ces déplacements sont rarement d’un intérêt éditorial himalayen. Normal puisque le propos est surtout de resserrer la focale sur des candidats qui, même lorsqu’ils prennent l’avion, cherchent systématiquement à vous mener en bateau.

Soyons honnêtes : une prise de conscience, même tardive, vaut mieux qu’un aveuglement éternel. Bienvenue donc à ces nouveaux membres du club des grincheux qui semblent conclure à l’impossibilité d’un terrain d’entente entre journalisme et communication.

Un bon conseil la prochaine fois à ces confrères : restez à la maison ou au bureau. Et parlez-nous des programmes élaborés par ces responsables politiques, des lois qu’ils font voter, pointez du doigt leurs contradictions, leurs silences sur des sujets pourtant graves et « concernants » comme disent les apôtres de la comm’, dénoncez les atteintes à la démocratie qu’entraînent leurs actes.

Non seulement vous n’aurez plus à subir les effets négatifs des voyages de presse : décalage horaire, promiscuité avec des confrères dont la grosse tête ne pourrait même plus entrer dans un écran 16/9 de télévision... Ne vous faites pas les vecteurs de ce populisme dont on ne cessera de répéter le but visé : établir un contact direct avec le bon peuple. Autrement dit, en passant outre ces intermédiaires superflus que sont les journalistes. Les quoi ?

William Irigoyen

1agld1r.gifPluralisme : de quoi parle-t-on ?

par Henri Maler,

En d‘autres termes, pour peu qu’on ne confonde pas le pluralisme avec la multiplicité toujours souhaitable des médias et de leurs opérateurs, le pluralisme dans les médias, entendu de façon élargie et dans toutes ses dimensions, englobe ou devrait englober, en prenant soin de les distinguer, la pluralité des opinions, la diversité des informations, la variété des goûts et des cultures.

Lire : Pour une socioanalyse du journalisme, d’Alain Accardo

« Du journalisme considéré comme une fraction emblématique de la nouvelle petite bourgeoisie intellectuelle. »

Cadeau; ACRIMED MEDIACRITIQUE Misère du journalisme politique!!!

Citation du jour

Lorsque l’on tente, comme ce fut le cas récemment en France, d’obliger une femme à quitter la Burqa plutôt que de créer les conditions où elle aurait le choix, ce n’est pas une question de libération mais de déshabillage. Cela devient un acte d’humiliation et d’impérialisme culturel. Ce n’est pas une question de Burqa. C’est une question de coercition. Contraindre une femme à quitter une Burqa est autant un acte de coercition que l’obliger à la porter. Considérer le genre sous cet angle, débarrassé de tout contexte social, politique ou économique, c’est le transformer en une question d’identité, une bataille d’accessoires et de costumes. C’est ce qui a permis au gouvernement des Etats-Unis de faire appel à des groupes féministes pour servir de caution morale à l’invasion de l’Afghanistan en 2001. Sous les Talibans, les femmes afghanes étaient (et sont) dans une situation très difficile. Mais larguer des "faucheuses de marguerites" (bombes particulièrement meurtrières) n’allait pas résoudre leurs problèmes.

Arundhati Roy - Capitalism : A Ghost Story (2014), p. 37

La provocation est une façon de remettre la réalité sur ses pieds.

Bertolt Brecht

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