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05/07/2015

Les voyages se succèdent, les spectacles remplacent les spectacles, et comme dit Lucrèce : Ainsi l'homme toujours se fait lui-même..

Sache donc à l'avenir que toute situation est sujette à revirement et que tout ce qui arrive à quiconque peut t'arriver à toi aussi.

Sénèque, De la tranquillité de l'âme

Les voyages se succèdent, les spectacles remplacent les spectacles, et comme dit Lucrèce :

Ainsi l'homme toujours se fait lui-même....[5]

 

Tous ces tourments s'aggravent encore, quand le dépit d'un malheur si chèrement acheté jette l'homme dans la retraite et vers les études solitaires auxquelles ne peut seplier un esprit tendu aux affaires, avide d'action, et inquiet par nature, pauvre qu'il est de ressources personnelles. Aussi, sevré des distractions que la multiplicité même des occupations procure, cet asile, cette solitude, ces murailles lui pèsent; il frémit de se voir livré à lui seul. De là cet ennui, ce mécontentement de soi, cette agitation de pensée qui n'a pas où se reposer, cette chagrine et maladive impatience du loisir, d'autant plus vive qu'on rougit d'en avouer les motifs, que l'amour-propre concentre profondément ses tortures, que les passions à la gêne et captives, faute d'issue se dévorent entre elles. De là ces abattements de corps et d'esprit, ce chaos d'irrésolutions sans fin, ces premiers pas qui laissent en suspens, ces échecs qui désespèrent, cette disposition à maudire notre inutilité, à nous plaindre de n'avoir rien à faire ; de là cette jalousie haineuse de l'agrandissement d'autrui. Car l'aliment de l'envie, c'est l'inertie après l'insuccès : on souhaite la ruine de tous parce qu'on n'a pas pu s'élever; et l'aversion que lui inspire l'avancement des autres, jointe au dépit de ses mécomptes, aigrit l'homme contre sa fortune, il querelle son siècle, il se réfugie dans l'ombre où il couve son propre supplice, seul avec ses dégoûts et sa confusion.

Le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis a déclaré au quotidien El Mundo que ce que font les créanciers à la Grèce "s'appelle du terrorisme".

La brève du jour. 

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"Ce qu'ils font avec la Grèce a un nom: terrorisme", a déclaré Yanis Varoufakis, le ministre des Finances grec.
©Marko Djurica/Reuters
 

A la veille du référendum annoncé par le premier ministre grec Alexis Tsipras, le ministre des Finances grec a traité ses créanciers de terroristes. En effet, dans un entretien accordé au quotidien espagnol El Mundo, Yanis Varoufakis a déclaré: "Ce qu'ils font avec la Grèce a un nom: terrorisme". Accusant la Banque Centrale Européènne (BCE), le Fonds Monétaire international (FMI) et la Commission européenne de vouloir "humilier les Grecs", le ministre des finances, ancien professeur d’économie, a affirmé que les banques avaient été fermées dans le but d’apeurer le peuple. "Pourquoi est-ce qu'ils nous ont forcés à fermer les banques? Pour insuffler la peur aux gens. Et quand il s'agit de répandre la peur, on appelle ce phénomène le terrorisme", a-t-il déclaré.

09:49 Publié dans 21CenturyWebArchive, Europe, International, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

02/07/2015

Les « protecteurs du monde libre»Vladimir Poutine est méchant. Et les méchants ne comprennent que la manière forte. Ainsi, après des rumeurs persistantes, les États-Unis ont annoncé ce 23 juin l’envoi de chars et de matériel militaire en Europe de l’Est.

Après des rumeurs persistantes, les États-Unis ont annoncé ce 23 juin l’envoi de chars et de matériel militaire en Europe de l’Est.

Vladimir Poutine est méchant. Et les méchants ne comprennent que la manière forte. Ainsi, après des rumeurs persistantes, les États-Unis ont annoncé ce 23 juin l’envoi de chars et de matériel militaire en Europe de l’Est. Le hasard du calendrier a aussi voulu que le gouvernement ukrainien soumette ce mardi au Parlement un projet sur la « coopération en matière de consultations, de gestion, de liaison, de reconnaissance et d’observation dans le cadre du programme de l’OTAN Partenariat pour la paix (PPP) et de la réalisation du projet de fonds fiduciaire de l’Alliance pour soutenir l’Ukraine ». Coïncidence ? Je ne crois pas. Élémentaire, mon cher Watson !

Les dirigeants russes ont toujours clairement indiqué que l’intégration de l’Ukraine dans l’OTAN serait inacceptable. Et rien ne pourra les faire changer d’avis. En tout cas, tant que l’organisation internationale sera perçue comme une tête de pont occidentale, s’inscrivant en droite ligne de la politique d’ingérence américaine dans les régions d’Europe de l’Est. Et les derniers événements n’ont pas conduit à infléchir l’opinion de la Russie à cet égard. D’abord la révolution orange de 2004 ; ensuite le coup d’État de 2014 contre le président, certes pro-russe, mais démocratiquement élu, Viktor Ianoukovytch. Et maintenant ça… Une mesure qui permet de « montrer la détermination américaine à répondre aux agressions de la Russie dans la région », si l’on en croit le Wall Street Journal.

Mais qu’en est-il de la responsabilité américaine ? On avait certifié en son temps à Gorbatchev que l’Alliance atlantique ne s’étendrait pas de façon impromptue (et sans l’avis des Russes !). Or, depuis vingt ans, les États-Unis ne cessent de soutenir une avancée toujours plus irrésistible vers l’est de cette dernière. Et ce, toujours à coups de « valeurs démocratiques » et autres idéaux qui ont récemment conduit à l’envoi de 500.000 « observateurs » en Irak.

Les « protecteurs du monde libre » ont profité de l’état végétatif du pays durant le chaos eltsinien pour agir en ce sens, arguant déjà à l’époque que la Russie devait absolument être contenue. Mais une puissance faible ne constitue jamais une menace ! En revanche, profiter allègrement de cette impuissance temporaire ne peut favoriser de réaction favorable une fois la crise surmontée.

Comment croire, dès lors, que cette affirmation n’est pas provocante ? Une grande puissance n’accepterait jamais le déploiement de forces militaires dans sa zone d’influence. Comment réagirait Washington si la Chine décidait, du jour au lendemain, d’établir des bases au Canada ou au Mexique ? Quoi qu’on en dise, la Russie n’entend pas enfiler les bottes d’un hégémon qui, à l’image des États-Unis, pratiquerait l’interventionnisme à l’échelle planétaire. Le pays ne peut qu’espérer au mieux demeurer une puissance régionale, mais dont le droit de regard et l’avis sur les affaires d’Europe de l’Est devra toujours être pris en compte. C’est mal parti…

10:50 Publié dans 21CenturyWebArchive, ArchiveWeb21,RetroNews, Articles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

 
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