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12/05/2014

Rappel>Remember> Independence Day>Ukraine>Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes>Droit de autudetermination? La Déclaration des droits de l'homme 1791>Ukraine : 89% de "oui" pour l'indépendance

Et toi tu n'a pas le droit de me juger, puisque tu n'ira pas te battre (Sartre)

Pour Jean-Jacques Rousseau, le peuple est le seul détenteur légitime de la souveraineté.

Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes !

Rappel Remember Independence Day

Déclaration d'indépendance des États-Unis

La Déclaration d'indépendance est un texte politique par lequel les Treize colonies britanniques d'Amérique du Nord ont fait sécession du Royaume-Uni, le 4 juillet 1776. Ce texte est marqué par l'influence de la philosophie des Lumières et tire également les conséquences de la Glorieuse Révolution de 1688 : d'après les abus constatés, les délégués des colons estiment qu'ils ont le droit et le devoir de se révolter contre la monarchie britannique (en fait, le parlement britannique a voté de lourds impôts et taxes frappant les colonies). Depuis, le 4 juillet est devenu la fête nationale des États-Unis : l'Independence Day (jour de l'Indépendance en anglais).

Le droit des peuples à l’autodétermination s’applique-t-il en Crimée ?

Pourquoi certains peuples auraient droit à l’autodétermination et d’autres, non ? Ne s’agit-il pas d’un droit universel ?


L'autodétermination est l'action, pour un peuple, de prendre en main son propre destin, c'est-à-dire de choisir librement son statut international et son organisation politique et administrative.

La notion d'autodétermination découle du principe considéré comme fondamental que les peuples ont le droit de disposer d'eux-mêmes, indépendamment de toute influence étrangère. Le principe d'autodétermination a été introduit en droit international et en diplomatie avec la Charte des Nations unies, en 1951.


La souveraineté est le principe de l'autorité suprême. En matière de politique, la souveraineté est le droit absolu d'exercer une autorité (législative, judiciaire et/ou exécutive) sur une région, un pays ou sur un peuple.


Les Etats démocratiques modernes qui se sont construits à partir de la fin du XVIIIe siècle, sont caractérisés par une démocratie représentative. La seule exception notable est la Suisse, dotée d'une forme originale de démocratie directe que facilite le fédéralisme.

La démocratie représentative est critiquée sur le fait qu'elle dépossède le peuple souverain de son pouvoir. La démocratie directe devient alors une alternative. Certains pays ont ainsi intégré des éléments de démocratie directe dans leurs institutions pour que les citoyens soient davantage impliqués dans les décisions politiques.

Exemples d'institutions ou de mécanismes qui relèvent de la démocratie directe ou semi directe :
  - référendum,
  - assemblées locales,
  - initiatives populaires,
  - pétitions...

Dans le secteur économique, l'autogestion est une application de la démocratie directe.

Exemples de mouvements ou d'expériences politiques se réclamant de la démocratie directe :

  • la Commune de Paris (1871),
  • les soviets de Russie (1905 et 1917 à 1921),
  • les conseils ouvriers en Allemagne et en Italie (1918-1920),
  • les communautés libertaires espagnoles (1936),
  • les conseils ouvriers hongrois (1956),
  • le mouvement de mai 1968 en France,
  • la révolution iranienne de 1979.
  • En France, depuis la Révolution, la nation est un ensemble de citoyens détenant la puissance politique (souveraineté). Il y a superposition entre la nation, le peuple et l'Etat auquel la nation délègue sa souveraineté.
    "Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation" (Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen).

    Toutes les nations ne sont pas constituées en Etat. Exemple : la nation kurde qui géographiquement est répartie entre la Turquie, l'Irak, la Syrie et l'Iran.

    Certaines communautés ou sous-ensembles d'une communauté revendiquent l'appartenance à une nation alors qu'elles dépendent d'un Etat géographiquement plus étendu (Ex : les Basques, les Québécois, les Ecossais, les Catalans, Les Flamands, les Corses...). Elles peuvent trouver une relative autonomie au sein d'institutions fédéralisées.

Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen 26 août 1789

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi.

Article XV
La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.

Source : http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/dudh/1789.asp

Voir la définition des Droits de l'Homme


La communauté internationale est une communauté basée sur la compassion des autres sur le plan internationale mais en soi la communauté internationale n’existe pas il existe une société internationale basée sur les intérêts car sur la scène internationale l’altruisme n’existe pas, il existe que les intérêts.


Pierre Bodeau-Livinec : On ne peut pas dire qu'une sécession serait contraire au droit international. La sécession n'est ni autorisée, ni interdite par le droit international. La sécession est un fait. Si, à l'occasion d'une sécession, une entité est constituée avec un territoire et un gouvernement souverain, on peut considérer que c'est un Etat, en fait, et donc en droit. Cela ne vaut qu'à une condition : l'absence de toute violation du droit international (recours à la force...) pour parvenir à ce fait. Tout est ensuite une question d'interprétation. Par exemple, des Etats reconnaissent le Kosovo [qui a fait sécession de la Serbie], d'autres pas.

Liens

Voici une liste d'organisations non gouvernementales, de syndicats et de mouvements sociaux avec lesquels nous travaillons régulièrement nous vous encourageons vivement à visiter leurs sites pour en apprendre un peu plus sur leurs activités.

Ukraine : 89% de "oui" pour l'indépendance de la région de Donetsk

MONDE - Le référendum qui a lieu ce dimanche en Ukraine pourrait entraîner la sécession de l’Est du pays, tandis que les combats continuent à Slaviansk…

Les Ukrainiens de l'Est ont commencé dimanche à se rendre aux urnes pour décider du sort de leur région, un vote jugé «illégal» par Kiev et l'Occident mais qui pourrait déboucher de facto sur une sécession historique de cette partie du pays. Plus de sept millions d'Ukrainiens de l'Est sont appelés à se prononcer sur l'«indépendance» des «républiques populaires» autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, deux régions frontalières de la Russie, où les insurgés contrôlent les principales villes. Quasi-simultanément, les combats ont repris dans la périphérie de Slaviansk, bastion des insurgés pro-russes encerclé par les forces ukrainiennes qui y ont déclenché début mai une vaste opération militaire, a constaté l'AFP. 

Kiev a qualifié dimanche le référendum pour l'«indépendance» dans l'Est de l'Ukraine d'une «farce criminelle» financée par le Kremlin, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères. «Le référendum du 11 mai inspiré, organisé et financé par le Kremlin est juridiquement nul et n'aura aucune conséquence juridique pour l'intégrité territoriale de l'Ukraine», souligne le ministère. «Les organisateurs de cette farce criminelle ont violé la Constitution et les lois ukrainiennes».

«Nous venons nous battre pour nos droits»

Il est 07h45, boulevard Pouchkine à Donetsk, la plus grande ville de la zone pro-russe. Victoria Petrovna est arrivée en avance car pour elle, «c'est un jour important. On nous dit de venir voter donc il est essentiel de le faire». «Nous vivons des moments très importants», souligne-t-elle. Sur les bulletins, imprimés à la hâte par les rebelles pro-russes, figure la question: «Approuvez-vous l'indépendance de la République populaire de Donetsk ?» ou «Approuvez-vous l'indépendance de la République populaire de Lougansk ?». «Tout se passe comme nous l'avions prévu, tout était prêt, les bureaux ont ouvert à l'heure, et il y a du monde qui vient voter», s'est pour sa part félicité Nicolas Tsonsev, l'un des responsables de l'organisation du référendum à Donetsk.

«Nous venons nous battre pour nos droits et devenir indépendants. Nous sommes heureux que l'on nous donne le droit de nous exprimer. Si nous sommes indépendants ce sera dur au début mais c'est toujours mieux que d'être avec des fascistes», souligne Tatiana, 35 ans, fleuriste. Si le résultat du scrutin ne semble guère faire de doute, la participation reste incertaine. A Slaviansk, le maire autoproclamé Viatcheslav Ponomarev a promis samedi une «participation de 100%». A Donetsk, le chef de la commission électorale de la république de Donetsk Roman Lyaguine, a parlé de «millions» de votants. Quoi qu'il en soit, «aucune participation minimale n'est fixée pour valider le vote», a-t-il souligné.

Un scénario similaire à la Crimée?

La reprise dans la nuit des combats près de Slaviansk --où l'on vote aussi pour le référendum -- rappelle que la situation est loin d'être à l'apaisement. De nombreuses et très fortes détonations ont retenti en début de matinée, a constaté l'AFP. Après des tirs nourris pendant une grande partie de la nuit, les combats ont repris dimanche dans le village d'Andriïvka, sur la «ligne de front», à l'entrée sud de cette cité de 110.000 habitants encerclée par les forces ukrainiennes qui y ont déclenché depuis début mai une vaste opération, a déclaré Stella Khorocheva, porte-parole des insurgés pro-russes de Slaviansk. «Il y a des victimes», a-t-elle ajouté, sans être en mesure d'apporter d'autres précisions.

La crainte de Kiev et des Occidentaux est de voir se reproduire dans l'est de l'Ukraine un scénario similaire à celui qui a abouti en mars au rattachement de la Crimée à la Russie après un référendum du même genre, et s'est traduit par la pire crise diplomatique entre Occident et Russie depuis la fin de la Guerre froide. Les référendums sont organisés dans ces deux régions composant le bassin minier du Donbass, frontalier de la Russie, sous contrôle des rebelles qui ne reconnaissent pas les autorités pro-européennes provisoires mises en place à Kiev à la suite de la chute du président Viktor Ianoukovitch fin février. Les Etats-Unis ont d'ores et déjà réaffirmé samedi soir qu'ils ne reconnaîtraient pas le résultat de ces référendums, «illégaux en vertu du droit ukrainien et (qui) sont une tentative pour créer des divisions et des troubles».

Risques de troubles

La population du Donbass ne semble pas unanimement enthousiaste à l'idée de se séparer du reste de l'Ukraine: si l'on en croit plusieurs sondages ukrainiens et un autre de l'institut américain Pew Research Centre, 70% de la population dans l'est de l'Ukraine est hostile au séparatisme et favorable à l'unité territoriale de l'Ukraine, contre quelque 18% pour la sécession. Pour l'organisation, les insurgés affirment que dans la région la plus peuplée, celle de Donetsk, plus de 1.200 bureaux de vote seront ouverts entre 8h et 22h. Les premiers résultats pourraient être connus dans la nuit.

Dans les zones jugées trop dangereuses, les bureaux de vote «seront déplacés» et dans chaque bureau des volontaires seront en charge «de faire régner l'ordre et empêcher les troubles». A Donetsk, devant le siège de l'administration régionale occupé par les pro-russes et devenu leur quartier-général, les militants, le visage masqué par des cagoules et armés de battes de baseball, se montraient assez catégoriques: «Il y aura des provocations. Nous les arrêterons, nous les tuerons et nous les pendrons aux lampadaires», a déclaré l'un d'entre eux.  

avec AFP

Ces référendums ne règleront certainement pas la question mais ils ne sont pas plus illégaux que la destitution de Ianoukovitch à Kiev. Ceux qui font une différence entre les deux font preuve d'une mauvaise foi évidente. Une émeute ne peut pas être applaudie et encouragée dans un cas et désapprouvée dans l'autre. La démocratie ne trouve jamais son compte dans une prise du pouvoir imposée par la violence et les consultations électorales qui suivent un coup de force ne sont jamais sincères.

Ceci dit, comment un institut de sondage américain a-t-il pu s'assurer que 70% des habitants de l'Est de l'Ukraine étaient favorables au maintien de l'unité? Est-il si facile de procéder à un sondage, surtout lorsqu'un est Américain, dans une région contrôlée par des gens qui ne doivent pas porter les Etats-Unis dans leur coeur? Ce résultat semble tiré par les pattes comme un lapin du chapeau d'un magicien! D'ailleurs, on peut très bien être pour l'unité du pays et contre le régime imposé à Kiev et c'est probablement le cas de la majorité des Ukrainiens de l'Est qui ont toujours voté depuis l'indépendance différemment de l'Ouest du pays.

Enfin, contrairement à ce qui est écrit dans l'article, la partition de l'Ukraine qui se dessine derrière ces scrutins, ne sera nullement historique. Elle ramènera seulement trois siècles en arrière à l'époque où, avant d'être unifiée dans le cadre de l'empire russe, l'Ukraine, hors Crimée, était polonaise à l'Ouest et russe à l'Est.

Si les Ukrainiens voulaient rester unis et conserver la Crimée, qui n'aurait jamais dû leur être rattachée, il ne fallait pas qu'ils se montrent hostiles à la Russie. C'est une évidence que les chancelleries occidentales devraient reconnaître. En effet, les Russes de l'Est ne peuvent évidemment pas accepter d'être soumis à un pouvoir ennemi de leur mère-patrie qui, au surplus, les menace de les priver de la seule langue que beaucoup d'entre eux parlent les condamnant ainsi à un rôle de bannis dans leur propre pays, pas plus que la Russie ne pouvait accepter de laisser un port qu'elle a seule créé et entretenu, et qui lui ouvre seul l'accès aux mers chaudes, à des mains ennemis. Qui pourrait exiger cela de n'importe quel peuple dans le monde sans le mépriser? Certainement ni les Etats-Unis, ni la France, ni l'Allemagne ne l'accepteraient ou alors nous devrions avoir une bien piètre idée de leur population et de ses dirigeants.

07:39 Publié dans 21CenturyWebArchive, Archive21stCentury, International, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

11/05/2014

Пресс-служба ДНР: "На референдуме уже..Ukraine: Tenue de deux référendums menant à un nouveau découpage du pays, Cît costă Ucraina şi cine o cumpără sau de ce după Februarie vine Octombrie?FranceWebAsso>FranceWebSharing>FranceWebAsso>MyNewsCenterNavigator

Une femme ukrainienne vote au référendum sur l'indépendance de la région de Donetsk, dans le district de Budennovskiy, en proche banlieue de Donetsk, (est de l'Ukraine) le 11 mai 2014.

Une femme ukrainienne vote au référendum sur l'indépendance de la région de Donetsk, dans le district de Budennovskiy, en proche banlieue de Donetsk, (est de l'Ukraine) le 11 mai 2014. Manu Brabo/AP/SIPA

Ukrainiens de l'est votent sur l’indépendance de deux régions frontalières à la Russie, ce qui pourrait déboucher sur une sécession historique de cette partie du pays…

Jour de vote dans l’est de l’Ukraine ce dimanche. Plus de sept millions d'Ukrainiens sont appelés à se prononcer sur l'«indépendance» de deux régions frontalières de la Russie, Donetsk et Lougansk. Ces deux référendums sont très sensibles, car ils pourraient mener à un nouveau découpage du pays. Les premiers résultats de ce scrutin sans suspense sont attendus dans la nuit.

Sur quoi portent ces référendums dans l’est de l’Ukraine?

Les référendums organisés par les pro-russes de l'est de l'Ukraine portent sur l'indépendance des régions russophones de Lougansk et de Donetsk, la plus grande ville de l'est du pays, comptant un million d'habitants. Dans ces «républiques populaires» autoproclamées et tenues par ces rebelles, les habitants sont invités à répondre aux questions: «Approuvez-vous l'indépendance de la République populaire de Donetsk?» ou «Approuvez-vous l'indépendance de la République populaire de Lougansk?».

Pourquoi ces référendums sont-ils importants?

Ces référendums sont extrêmement sensibles, car ils pourraient déboucher de facto sur une sécession historique de cette partie du pays. Il pourrait se reproduire un scénario similaire à celui qui a abouti en mars au rattachement de la Crimée à la Russie, à la suite d’un référendum tenu par les pro-russes. Ce rattachement de la Crimée à la Russie avait ouvert la pire crise diplomatique entre l’Occident et Moscou depuis la fin de la Guerre froide.

Quelle est la réaction de Kiev et des Occidentaux vis-à-vis de ces nouveaux référendums?

Les référendums de ce dimanche sont qualifiés d'«illégaux» par les autorités gouvernementales ukrainiennes et les Occidentaux. Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, Kiev a qualifié ce dimanche le référendum d'une «farce criminelle» financée par la Russie, ajoutant qu’il était «juridiquement nul et n'aura aucune conséquence juridique pour l'intégrité territoriale de l'Ukraine». Quant aux Etats-Unis, ils ont réaffirmé samedi soir qu'ils ne reconnaîtraient pas le résultat de ces référendums. Voix discordante parmi les Européens, l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder estime ce dimanche que l'Union européenne est la principale responsable de la crise ukrainienne.

Quelle est la réaction des rebelles pro-russes?

De leur côté, les rebelles ne reconnaissent pas les autorités pro-européennes provisoires au pouvoir à Kiev depuis la chute du président Viktor Ianoukovitch fin février, qu'ils qualifient de «fascistes». A propos de ces référendums, les rebelles se disent certains que la population de l’est de l’Ukraine approuvera leur projet.

Pourquoi les prochains jours sont-ils cruciaux en Ukraine?

Après le référendum sur la Crimée, ce nouveau scrutin se tient à quelques jours de l’élection présidentielle anticipée ukrainienne, prévue le 25 mai. Kiev et les Occidentaux accusent la Russie d’attiser les tensions dans l’est de l’Ukraine pour faire capoter le vote. Les Occidentaux ont déjà mis en place ces dernières semaines une série de sanctions à l'égard de la Russie. Ils menacent de les étendre si l'élection présidentielle n'a pas lieu.

Sur le terrain, quelle est la situation dans l’est de l’Ukraine ce dimanche?

Alors que le scrutin débutait ce dimanche matin, des combats ont repris pendant quelques heures dans la périphérie de Slaviansk, bastion des insurgés pro-russes encerclé par les forces ukrainiennes. Depuis deux semaines, des affrontements armés dans l'est et le sud de l'Ukraine ont fait des dizaines de morts.

Anne-Laëtitia Béraud avec AFP

Cît costă Ucraina şi cine o cumpără sau de ce după Februarie vine Octombrie?

de Vasile Ernu  


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E foarte greu să vorbeşti acum despre Ucraina lucid. Este prea aproape geografic, iar evenimentele prea fierbinți și încă în desfășurare. Ne trebuie timp. Iar presa de la noi (moldo-română), din păcate, e prea isterică, polarizată și cu opinii prestabilite cînd e vorba de acest subiect. Pînă şi presa ucraineană, care aparent ar trebui să fie mai “fierbinte”, pare mult mai lucidă decît cea de la noi. La noi e dominantă grila anti-RU şi pro-UE: fără nuanţe, fără discernămînt, cu ură sau dragoste, cu ”argumente” ce amintesc mai mult de credințe religioase decît de încercări de a înțelege ce se întîmplă de fapt  şi foarte puţină raţionalitate şi

reflecţie politică. În presa noastră, se uită că în bătălia politică şi economică dintre state, domină un machiavelism cinic: alianţe pe bază de interese, nu pe prietenii.

Cînd discutăm despre Ucraina, mai toţi comentatorii vorbesc despre pro-Vest, pro-Est, „civilizaţi”, „necivilizaţi” etc. Eu cred că e grila de interpretare cea mai facilă şi foarte departe de realitate: avem acolo rupturi sociale, structurale, economice mult mai profunde. Haideţi să încercăm să privim puţin altfel această zonă. Înainte de a privi spre harta protestelor, va propun să ne uitatm la harta economică a Ucrainei. Să povestim datele statistice în termenii de: ştiaţi că?

1. Harta protestelor

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Intro

·                    Tradițional, se spune că Estul Ucrainei este „pro-rus şi antioccidental”, iar Vestul este „pro- european şi naţionalist”.

·                    Tradiţional, știm că din cele 5 oraşe mari ale Ucrainei, numai Kievul este „ucrainean”, iar celelalte 4, Harkov, Odessa, Doneţk, Dnepropetrovsk, sînt „ruseşti”. Kievul, apropo, produce numai 40% din ce consumă. E important acest element pentru harta economică a Ucrainei.

·                    Mai ştim că „citadela” naţionalismului ucrainean „pro-european şi antirusesc” este predominant rurală şi plasată în zona de Vest, iar cea „prorusă şi antioccidentală” este urbană şi ţine de Est.

·                    Aceste observaţii-teze sînt discutabile, dar ele pornesc de la nişte date sociologice reale cuantificabile. Ele însă nu ne oferă neapărat un indiciu axiologic, nu împart Ucraina în „partea bună” şi „pareta rea”, cum încearcă să ne convingă presa mainstream. Ştim doar că există o diferenţă. Dar haideţi acum să privim puţin spre datele economice, poate ne spun ceva mai consistent despre ce e Ucraina astăzi şi ce e cu frămîntările ei.

Economia internă

·                    Știați că PIB-ul real al Ucrainei pe anul 2013 reprezintă doar 84% din cel al anului 1992? După atîta timp Ucraina stă tot pe loc? NU. E în plin regres. Conform Global Wealth Report 2013, ea se află printre cele mai sărace ţări ale lumii, alături de ţări sărace din Africa. Ucraina însă este o ţară de o bogăţie imensă. Acesta e paradoxul.

·                    Ştiaţi că zona care l-a votat pe Ianukovici este şi zona care produce şi exportă cel mai mult? Exportul pe 2013 a fost: regiunile estice au exportat – 58,1%, Kiev&Sevastopol – 19,3%, regiunile din centru – 15,1%, iar regiunile vestice doar – 7,5%. Doar regiunile Doneţk şi Dnepropetrovsk (Est) deţin 35% din totalul exportului din Ucraina.

2. Harta alegerilor (Ianukovici versus Timoşenko)

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3. Harta exporturilor

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·                    Cele mai sărace regiuni sunt cele din Nord-Vest şi Centru. Dacă în Ucraina media populaţiei care trăieste sub limita sărăciei este de 20%, atunci în regiunea vestica Lvov, „bastionul naționalismului pro-european şi antirus”, este de 30%.

·                   


PIB-ul Ucrainei pe 2013 a fost de aproximativ 1,475 trilioane  de grivne. Mai mult de jumătate din această sumă este produsă de regiunile estice, Doneţk, Dnepropetrovsk, Zaporojie, Lugansk.

·                    Produsul Intern Brut (PIB). Să luam de exemplu regiunea Cernăuți din Vest şi vom vedea că are un PIB de 3,17 ori mai mic decît cel din Dnepropetrovsk (Est), de 2,5 ori mai mic decît cel din Harkov (Est) şi de 2 ori mai mic decât cel din Odessa (Sud).

·                    Redistribuirea banilor. Regiunea Doneţk (Est) a dat la buget 1,7 miliarde de grivne şi a primit înapoi 362 milioane de grivne. Regiunea Ternopol (Vest) a produs 244 milioane de grivne şi a avut prevăzut un buget de 630 milioane de grivne. Regiunile din Est sînt regiuni donor, cele din Vest consumă mai mult decît dau la bugetul de stat. Ce ne spun oare aceste lucruri? Ce riscuri presupun?

4. Harta Produsul Regional Brut

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·       Ucraina, spun economiştii care cunosc problema, este practic „hrănită” din exportul produs de trei regiuni din Est: Harkov, Dnepropetrovsk şi Poltava.

·       În zona Est-Sud este concentrată cea mai mare parte a nucleului dur al industriei. La o simplă privire pe o hartă economică, vedem cum 7 din primele 10 cele mai puternice întreprinderi se află în Est.

·       După 15 ani de independenţă, dezvoltarea regiunilor e destul de inegală: Regiunea Dnepropetrovsk (Est) şi-a crescut Produsul Regional Brut de 20,3 ori, în timp ce nici o regiune din Vest nu a reuşit să îl crescă mai mult de 11,9 ori. Asta arată că între Est şi Vest diferența este destul de mare şi ea tot creşte. Salariul mediu în zona din Est este de 1,5 ori mai mare decît cel din Vest.

·       În Ucraina se spune: „8 oligarhi sînt împotriva a 78% din populaţia ţării”. Cei 8 oligarhi sînt oamenii cei mai bogați ai Ucrainei, care au intrat în Forbes (SUA), iar 78% reprezintă populaţia ţării care trăieşte, conform datelor ONU, sub limita pragului de sărăcie (sub 17 USD coşul zilnic). În 2011 Forbes Ucraina a calculat bogăția primilor 200 de bogaţi ai ţării. Suma se ridică la 93 miliarde USD, adică bugetul Ucrainei pe cîţiva ani buni.

·       Uităm, sau cel mai des omitem, faptul că tratatul de preaderare cu UE nu a fost semnat în primul rînd din cauza presiunilor venite din zona grupurilor economice interne şi a oligarhilor locali. Ei au înţeles că liberalizarea pieței îi va scoate din joc şi că au nevoie de o protecție minimă în faţa marelui capital occidental. Grupurile economice cele mai solide sînt cele care deţin capital şi industrie în estul Ucrainei. Aceste grupuri au cel mai mult de pierdut.

·       Dacă analizăm regiunile după „evaluarea competitivității” regionale, cum le place neoliberalilor, atunci vedem că dintre regiunile „ucrainene” este prezent doar Kievul, în rest avem doar lideri din Estul şi Sudul „rusesc”: Doneţk, Harkov, Odessa etc.

·       Conform analizei World Trade Report-2013, Ucraina este pe locul 10 la capitolul „cele mai atractive ţări pentru procurarea pămînturilor”. Ea dispune de 1,2 milioane de hectare, adică 1/3 din pămînturile arabile ale Europei. Pămînturile cele mai bune se află în partea de Sud-Est a Ucrainei.

5. Harta salarială 2011

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·                    Baza financiară a Ucrainei şi relația ei cu politicul sînt constituite cam aşa: din cele 20 de bănci importante, una aparține deputatului de Poltava (Est) Konstantin Jevago, una este a  fraţilor Bureak din Doneţk (Est), una a  cetățeanului rus Noviţki, două îi apartin lui  Nikolai Lagun (din clanul Panciuk-Kucima), una este proprietatea lui Firtaş (apropiat al Kremlinului), una este a găştii Ianikovici-Ahmetov, şi una este a lui Igor Kolomaiski (sponsorul naţionaliştilor). Alte 6 bănci importante aparțin Rusiei şi sînt implicate în proiecte mari din zonă. Mai există bănci străine şi cele care aparţin statului ucrainean. Se vede iarăşi dominaţia zonei de Est, cu toate că în finanţe lucrurile sînt mai complicate. Vedem mai jos de ce…

Economia Ucrainei şi relaţia ei cu UE, RU şi Uniunea Vamală (UV)

·                    Balanţa comercială a Ucrainei: în 2012 exportul a fost de – 82,3 miliarde USD iar importul de – 91,4 miliarde USD, faţă de 2011 cînd exportul a fost de – 68,394 miliarde USD iar importul de 82,608 miliarde USD.

·                    Ucraina exportă: în spațiul post-sovietic – 36,8%,  în Asia – 25,7%, în Europa (inclusiv UE) – 25,3%, în Africa – 8,2%, iar în SUA – doar 3,8%. Cea mai mare parte a exportului vine din producția regiunilor din Est.

·                    Ucraina importa: din Rusia – 32,4%,  din China – 9,3%, din Germania – 8%, din Belarus –  6%, din Polonia –  4,2%, din SUA – 3,4% şi din Italia – 2,6%.

·                    Statistica arată că Ucraina a exportat în Uniunea Vamala în anul 2009 în valoare de – 36 miliarde USD, în 2010 – 46 miliarde USD, în 2011 – 63 miliarde USD, în 2012 – 68 miliarde  USD. Pare un trend crescător şi pozitiv.

·                    Începînd cu 2002 și pînă în 2012 exportul şi importul dintre UE şi ţările din Parteneriatul Estic au crescut de 3 ori (în interiorul UE doar de 2 ori).

·                    Exporturile Ucrainei spre Rusia erau de 14% în 2004, ajungand în 2013 la 22%, ceea ce reprezintă o creştere de 58%.

6. Relaţia economică Ucraina – Rusia

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·  În cazul în care Ucraina decide să semneze un acord cu UE, asta ar duce la pierderea parţială a relaţiilor economice cu Rusia şi Uniunea Vamala, ceea ce ar avea drept consecinţă, un deficit bugetar important. E vorba de un flux anual de 15-20 de miliarde USD. Dispune UE de această sumă să suţină Ucraina? Unii economişti vorbesc de sume mult mai mari.

·  Nu e deloc întîmplător că UE a declarat zilele acestea că este dispusă să ajute Ucraina cu suma de 20 miliarde de Euro. Ucraina este în acest moment falimentară, cu visteria goală. Se fac presiuni imense ca FMI să intre în joc cu un împrumut mai mare. Rusia pare că a stopat împrumutul de 15 miliarde USD anunţat.

Economia Ucrainei şi interesele externe

·  Datoriile externe ale Ucrainei sînt distribuite: către SUA (80-81%), Rusia (6,5%), UE şi  China (cîte 4,3%.) Nici o surpriză? SUA, care, pe lîngă faptul că dispune de cele mai puternice instituții financiare ale lumii, dispune în cazul dat şi de împrumuturile Ucrainei. Şi se pregăteşte să vină FMI.

·  Cele 15 miliarde USD promise de Rusia ar putea schimba puţin structura datoriilor, însă în acest moment, banii sînt blocaţi, iar după ultimele evenimente politice, e greu de crezut că lucrurile se vor derula după acelaşi scenariu.

·  Anul acesta, Ucraina are de plătit 6,5 miliarde USD din datoriile externe şi un deficit estimat la peste 5 miliarde  USD.

·  Din cauza datoriilor şi a incapacității de plată, Ucraina, şi-a pierdut puterea politică externă, iar din lipsa banilor, e pe cale să o piardă şi pe cea internă. E ca o ţară la cerşit. Ea garantează cu activele care în curînd ar putea trece în mâinile creditorilor: SUA, în primul rînd, după care vin Rusia, UE, China.

·  În anul 2013, sub guvernarea Ianukovici, au fost semnate nenumărate contracte pentru realizarea unor proiecte majore legate de infrastructură si energie, care implică foarte mulţi bani. Beneficiari: SUA & UE, în primul rînd, Rusia şi China, în plan secund. Proiectele sînt evaluate la 70 miliarde  USD.

·  La sfîrşitul anului 2013, din cauza pericolului destabilizării Ucrainei, marii jucători economici externi, şi-au împărţit sferele de influență economică prin negociere. Practic SUA, Rusia, UE şi China au căzut de acord asupra domeniilor de interes ale fiecăruia.

·  Domeniile se împart în felul următor: SUA va investi in domeniul energetic şi achiziţioanrea de pământuri. Se vorbeşte deja de contracte de zeci de miliarde de USD pentru exploatarea de energie şi probabil, nu  întâmplător, doamna Nuland, reprezentanta SUA, vorbea cu publicul din Kiev avînd în spate bannerul firmei Chevron.  Rusia va prelua industria militară (e învechită şi nimănui nu-i mai trebuie), transportul de energie şi diverse infrastructuri. China preia transportul de energie prin portul din Crimeea şi pămînturi. UE vrea să se implice mai convingător în mai multe proiecte, dar intră în conflict cu celelalte puteri. Ea dispune însă de multe alte avantaje şi va încerca să devină un jucător economic ceva mai important.

Concluzii minime

·  Ceea ce observăm e că pe lîngă ruptura clasică EST-VEST a Ucrainei despre care tot vorbim (lingvistică, culturală si religioasa), mai avem şi o ruptură economică şi socială cu multiple cauze, dar care vor avea efecte puternice pe termen mediu şi lung.

·  Observăm că reformele neoliberale nu numai că nu au îmbunătățit situaţia Ucrainei, ci au produs un profund proces regresiv: sărăcie structurală, distrugerea infrastructurii, monopolizarea resurselor de către o mică elită, creșterea inegalităților de o manieră radicală, distrugerea ascensoarelor sociale, creșterea precarității majorității populației, etc.

·  Ruptura şi conflictul de pe orizontală (lingvistic, cultural, ideologic) sînt mult mai mici decît cele de pe verticală care au la bază cauze economice şi sociale. Şi dacă Vestul vine cu argumente puternice ideologice şi cutlurale, Estul răspunde cu argumente solide economice.

·  Structura bussines-ului ucrainean și a infrastructurii acestuia este mult mai bine poziționată spre Est decît spre Vest. A nu ţine cont de acest lucru şi a interveni brutal, poate duce la efecte economice, sociale şi politice catastrofale pentru această zonă.

·  Personal, cred că esența protestelor din Ucraina, şi mai ales a protestelor din 2004 și 2014, au la bază cauze sociale şi economice. Cele politice şi culturale (proUE, aniRU, democrație, libertate, civilizaţie) sînt secundare. Aceasta se va vedea foarte curînd,  mult mai clar decat pînă acum. Problemele majore ale Ucrainei vor ieşi la suprafață abia în următoarea perioadă. Una din cauzele directe ale acestor proteste este ruperea echilibrului dintre forţe şi interese: economice, geopolitice, sociale. Orice grup intern sau extern, dacă încalcă regula de aur a Ucrainei, „regula proporțiilor şi a echilibrului”, va face ca această ţară fragilă să explodeze. Cînd Rusia, UE sau SUA încalcă acest echilibru se întîmplă un nou Maidan. Maidanul însă poate căpăta forme foarte diverse şi se poate transforma uşor în Război civil. Cînd grupurile interne economice sau politice fac redistribuirea şi reîmpărțirea zonelor economice şi politice încălcînd regula „proporţiilor şi echilibrului”, apar efecte asemănătoare.

·  Singurul echilibru rupt aparent definitiv şi care este aproape imposibil de restabilit în următoarea perioadă este cel de pe verticala societății: bogaţi versus săraci.

·  Ce-i de făcut? La problema  echilibrului geopolitic, „calea finlandeză” mi se pare a fi cea mai bună solutie. Sînt tot mai mulţi care o propun. Pînă şi „duşmanul Estului”, Zbigniew Brzeziński o susţine. Ce înseamnă asta? Numele vine de la experienţa Rusiei/URSS cu Finlanda, fost teritoriu al Imperiului. În cazul dat: o colaborare între UE şi Rusia care să garanteze integritatea teritorială Ucrainei, mișcarea în ambele direcţii, colaborarea economică cu ambele blocuri, interzicerea colaborării cu orice bloc militar etc. Cu toate că aceasta ar însemna o dominare economică a Rusiei sub umbrela politică a UE. Aceasta ar aduce echilibrul necesar pentru o ţară frămîntată de atîtea probleme. Ce facem cu echilibrul social şi economic? E prea evident: „calea neoliberală” este catastrofală şi dacă nu se caută urgent alte variante, pe ucraineni îi aşteaptă vremuri mult mai tulburi. Ce vrea sa însemne? În bună tradiție estică, înseamnă că după Februarie vine Octombrie. Nu neapărat roșu, dar vine, dar nimeni nu ştie cînd va veni. Şi încă o veste proastă, şi termin: ce avem astăzi în Ucraina e o configuirare a viitorului zonelor periferice ale capitalului global şi chiar al zonelor centrale ale acestuia. Avem toate premizele că ceea se întîmpla azi la periferie, să se întîmple mîine la centru.

 

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 Stefan Raducanu

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10/05/2014

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How the Ukraine crisis ends

By Henry A. Kissinger, Published: March 5  

Public discussion on Ukraine is all about confrontation. But do we know where we are going? In my life, I have seen four wars begun with great enthusiasm and public support, all of which we did not know how to end and from three of which we withdrew unilaterally. The test of policy is how it ends, not how it begins.

Far too often the Ukrainian issue is posed as a showdown: whether Ukraine joins the East or the West. But if Ukraine is to survive and thrive, it must not be either side’s outpost against the other — it should function as a bridge between them.

Russia must accept that to try to force Ukraine into a satellite status, and thereby move Russia’s borders again, would doom Moscow to repeat its history of self-fulfilling cycles of reciprocal pressures with Europe and the United States.

The West must understand that, to Russia, Ukraine can never be just a foreign country. Russian history began in what was called Kievan-Rus. The Russian religion spread from there. Ukraine has been part of Russia for centuries, and their histories were intertwined before then. Some of the most important battles for Russian freedom, starting with the Battle of Poltava in 1709 , were fought on Ukrainian soil. The Black Sea Fleet — Russia’s means of projecting power in the Mediterranean — is based by long-term lease in Sevastopol, in Crimea. Even such famed dissidents as Aleksandr Solzhenitsyn and Joseph Brodsky insisted that Ukraine was an integral part of Russian history and, indeed, of Russia.

The European Union must recognize that its bureaucratic dilatoriness and subordination of the strategic element to domestic politics in negotiating Ukraine’s relationship to Europe contributed to turning a negotiation into a crisis. Foreign policy is the art of establishing priorities.

The Ukrainians are the decisive element. They live in a country with a complex history and a polyglot composition. The Western part was incorporated into the Soviet Union in 1939 , when Stalin and Hitler divided up the spoils. Crimea, 60 percent of whose population is Russian , became part of Ukraine only in 1954 , when Nikita Khrushchev, a Ukrainian by birth, awarded it as part of the 300th-year celebration of a Russian agreement with the Cossacks. The west is largely Catholic; the east largely Russian Orthodox. The west speaks Ukrainian; the east speaks mostly Russian. Any attempt by one wing of Ukraine to dominate the other — as has been the pattern — would lead eventually to civil war or break up. To treat Ukraine as part of an East-West confrontation would scuttle for decades any prospect to bring Russia and the West — especially Russia and Europe — into a cooperative international system.

Ukraine has been independent for only 23 years; it had previously been under some kind of foreign rule since the 14th century. Not surprisingly, its leaders have not learned the art of compromise, even less of historical perspective. The politics of post-independence Ukraine clearly demonstrates that the root of the problem lies in efforts by Ukrainian politicians to impose their will on recalcitrant parts of the country, first by one faction, then by the other. That is the essence of the conflict between Viktor Yanu­kovych and his principal political rival, Yulia Tymo­shenko. They represent the two wings of Ukraine and have not been willing to share power. A wise U.S. policy toward Ukraine would seek a way for the two parts of the country to cooperate with each other. We should seek reconciliation, not the domination of a faction.

Russia and the West, and least of all the various factions in Ukraine, have not acted on this principle. Each has made the situation worse. Russia would not be able to impose a military solution without isolating itself at a time when many of its borders are already precarious. For the West, the demonization of Vladimir Putin is not a policy; it is an alibi for the absence of one.

Putin should come to realize that, whatever his grievances, a policy of military impositions would produce another Cold War. For its part, the United States needs to avoid treating Russia as an aberrant to be patiently taught rules of conduct established by Washington. Putin is a serious strategist — on the premises of Russian history. Understanding U.S. values and psychology are not his strong suits. Nor has understanding Russian history and psychology been a strong point of U.S. policymakers.

Leaders of all sides should return to examining outcomes, not compete in posturing. Here is my notion of an outcome compatible with the values and security interests of all sides:

1. Ukraine should have the right to choose freely its economic and political associations, including with Europe.

2. Ukraine should not join NATO, a position I took seven years ago, when it last came up.

3. Ukraine should be free to create any government compatible with the expressed will of its people. Wise Ukrainian leaders would then opt for a policy of reconciliation between the various parts of their country. Internationally, they should pursue a posture comparable to that of Finland. That nation leaves no doubt about its fierce independence and cooperates with the West in most fields but carefully avoids institutional hostility toward Russia.

4. It is incompatible with the rules of the existing world order for Russia to annex Crimea. But it should be possible to put Crimea’s relationship to Ukraine on a less fraught basis. To that end, Russia would recognize Ukraine’s sovereignty over Crimea. Ukraine should reinforce Crimea’s autonomy in elections held in the presence of international observers. The process would include removing any ambiguities about the status of the Black Sea Fleet at Sevastopol.

These are principles, not prescriptions. People familiar with the region will know that not all of them will be palatable to all parties. The test is not absolute satisfaction but balanced dissatisfaction. If some solution based on these or comparable elements is not achieved, the drift toward confrontation will accelerate. The time for that will come soon enough.

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