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09/12/2018

Un gars, une fille. Pour les européennes, La France insoumise a décidé depuis longtemps de ne pas mettre en lumière une tête de liste, mais bien un binôme paritaire

La porte-parole d’Oxfam, Manon Aubry, et le directeur des campagnes du mouvement Insoumis, Manuel Bompard, mèneront la liste LFI aux européennes.

Un gars, une fille. Pour les européennes, La France insoumise a décidé depuis longtemps de ne pas mettre en lumière une tête de liste, mais bien un binôme paritaire. Deux figures de proues pour aller défendre leur programme aux européennes de mai prochain.

Manon Aubry, Manuel Bompard. Deux inconnus du grand public. Agée de 29 ans, la première est porte-parole de l’ONG Oxfam France, notamment spécialiste des questions d’évasion fiscale, de paradis fiscaux et d’inégalités. Diplômée de Sciences Po, elle y était notamment dirigeante du syndicat étudiant UNEF, proche du Parti socialiste. Elle ne fait pas partie des cadres de La France insoumise ni des militants actifs – c’est justement son profil « société civile » qui a séduit. Elle était cependant présente à la rentrée politique des Insoumis à Marseille (Bouches-du-Rhône) fin août, invitée à une table ronde sur « l’explosion des inégalités ».

Bompard, 32 ans, n’est lui pas davantage connu des Français, même s’il arpente parfois les plateaux télé. Il est en revanche beaucoup plus familier à LFI. C’est même lui qui tient les rênes du mouvement. Bras droit de Jean-Luc Mélenchon, dont il a dirigé plusieurs campagnes électorales, cet ingénieur dans l’aéronautique est l’homme à tout faire de la France insoumise. « Brillant », « rassurant », un roc, disent ses camarades. « Un mur », « redoutable et froid », soufflent les autres. Il avait rejoint Mélenchon peu avant la création du Parti de gauche, en 2009. Battu aux législatives en Haute-Garonne en 2017, il n’avait pas pu faire son entrée à l’Assemblée avec les autres.

 LIRE AUSSI >Turbulences en série à la France insoumise

 

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08/12/2018

Les gilets jaunes d’abord.Économique,Politique ensuite.Dix ans de stagnation du pouvoir d’achat, d’accélération des prélèvements fiscaux et sociaux, de croissance des dépenses pré engagées ont fait émerger de nouvelles formes de pauvreté.

On a amplement souligné l’originalité d’un mouvement surgi des réseaux sociaux, refusant toute forme de structuration et qui en quelques semaines a profondément transformé la donne politique malgré les inconsistances et les contradictions des revendications avancées. On a moins souligné l’effet de révélation d’une réalité sociale connue, documentée mais qui ne parvenait pas à s’incarner. Dix ans de stagnation du pouvoir d’achat, d’accélération des prélèvements fiscaux et sociaux, de croissance des dépenses pré engagées ont fait émerger de nouvelles formes de pauvreté. La fiscalité écologique comme les politiques de maîtrise des finances publiques étaient légitimes sauf que leurs effets combinés sur certains publics n’avaient pas été correctement appréciés, on pense aux familles monoparentales avec enfants, aux travailleurs jeunes précaires, aux ménages rurbains multi motorisés.

Mais là n’est pas la trace la plus saillante qui restera de ce conflit. Une double image s’impose au cœur du mouvement des gilets jaunes. La première est celle de citoyens affirmant avec fierté leur qualité de détachement avancé du peuple souverain et revendiquant à ce titre la démission de tel ou tel ministre, l’annulation d’une loi, ou l’institution d’une assemblée citoyenne, bref c’est un peuple « en armes » qui à nouveau s’exprime et entend même congédier le « petit marquis » siégeant à l’Élysée.

L’autre image à rebours de la précédente est celle de sujets revendiquant au souverain qui, une hausse du smic, qui, une baisse d’impôts, qui, des équipements supplémentaires et souvent les trois à la fois bref de quoi remplir les frigos, gâter les petits enfants à Noel, et mieux vivre comme si l’État riche dont on ne sait quel trésor caché pouvait prodiguer des libéralités infinies à des sujets en demande. Une double régression économique et politique s’est alors installée au cœur du débat.

Économique, d’abord.

Trente ans de diagnostics, sans cesse confirmés, sur les raisons de la désindustrialisation, du fort chômage structurel, du caractère non soutenable d’une dépense publique financée par la dette avaient fini par créer un consensus centre gauche centre droit, consacré par l’élection de Macron, sur au moins trois orientations de politiques publiques.

La première porte sur la nécessité d’améliorer la compétitivité, d’accroître l’attractivité du site productif France en allégeant la fiscalité pesant sur le capital en améliorant le taux de marge des entreprises en assouplissant les règles de fonctionnement du marché du travail en incitant à investir dans le capital humain, la R&D, l’équipement industriel et les infrastructures de l’ère numérique. La suppression de l’ISF était bienvenue quand on sait les ravages provoqués par cet impôt notamment lors de la transmission ou de la cession d’une PME familiale.

La deuxième porte sur la volonté de corriger les inégalités ex ante par la formation, la qualification, l’insertion sur le marché du travail et non ex post par la fiscalité. Ce n’est pas par la fiscalité qu’on remet en marche l’ascenseur social et dans un monde où les inégalités se creusent où le capital capte l’essentiel de la valeur, la France ne fait pas le plus mal. Son problème ne réside pas tant dans le retrait de l’État ou la baisse des prestations que dans la médiocre performance de son système éducatif.

La troisième porte sur le traitement de la pauvreté et la nécessité de le découpler de la lutte contre le chômage. Année après année les meilleurs travaux établissent que le hausse continue du SMIC a des effets négatifs sur l’emploi des non qualifiés. Les gouvernements ont cessé de pratiquer le coup de pouce, ont baissé les charges pesant sur le SMIC pour favoriser le retour à l’emploi. Pour traiter la question de la pauvreté, notamment des salariés, ils ont inventé la Prime pour l’emploi.

Et voilà qu’à la faveur de la révolte des gilets jaunes on veut revenir aux errements d’un passé proche. Rétablissement de l’ISF, retrait de la fiscalité écologique, hausse massive du SMIC, réinstallation des services publics de proximité, suppression des taxes qui oppressent les petites entreprises… la liste des revendications est longue elle cumule hausse des dépenses et baisse des recettes, extension de l’intervention de l’état et refus du poids grandissant des réglementations. Les gilets jaunes dans leur inorganisation réinventent le programme des populistes italiens fiscophobes et dépensolâtres !

Politique ensuite.

La régression politique s’observe à tous les niveaux, le mouvement des gilets jaunes, la classe politique et les journalistes.

Les gilets jaunes d’abord.

Il est légitime dans nos démocraties représentatives que des citoyens expriment leur éventuel mécontentement en manifestant, en présentant des revendications au gouvernement et en s’organisant pour être entendus. Il n’est pas légitime en revanche que ces citoyens, qui par définition ont le droit de vote et ont élu démocratiquement il y a dix-huit mois leur président et leurs représentants, considèrent aujourd’hui le pouvoir comme leur ennemi et cherchent à le renverser éventuellement par la violence. Dans nos fragiles mais précieux régimes politiques, les citoyens sont libres de choisir leurs gouvernants sans violence, à la majorité et selon des règles établies. Ils ont donc la possibilité de les renvoyer aux élections suivantes. Cette alternance pacifique au pouvoir des forces politiques est au cœur de notre démocratie. Ce système nous protège aussi bien de l’anarchie et de la violence que de la tyrannie d’un homme ou d’un groupe (rappelons-nous les sans-culottes). Quel que soit le mécontentement à l’égard du gouvernement, les citoyens doivent le considérer comme le leur tant qu’il exerce légalement le pouvoir. Notre histoire a montré que dans le cas contraire un processus révolutionnaire peut s’enclencher qui apporte nécessairement violence, morts, anarchie ou tyrannie et que, loin d’améliorer leur situation, les Français, tous les Français, en pâtiront car c’est la France elle-même qui en pâtira. Le « peuple » (qui est-il d’ailleurs ?) ne peut gouverner directement. Au sein de ce « peuple », c’est alors la partie la plus violente et la plus destructrice qui prend le pouvoir. Nos régimes sont plus fragiles qu’on ne le croit souvent, faciles à détruire, difficiles à reconstruire. Le sans-culottisme fut une épouvantable régression dont la France a mis longtemps à guérir les plaies qu’il lui a infligées.

Régression de la classe politique, ensuite.

Lorsqu’on voit Laurent Wauquiez, chef du principal parti de la droite de gouvernement, enfiler un gilet jaune ou François Hollande poser avec des gilets jaunes, eux qui ont participé au gouvernement de la France et qui connaissent la difficulté de l’exercice, et lorsque l’on se rappelle les échecs qui ont été les leurs pour réformer le pays, on ne peut voir dans leur comportement que de la lâcheté et l’oubli de leur mission et de leur responsabilité. Il est certes normal qu’ils écoutent le mécontentement et critiquent le pouvoir. Mais que proposent-ils de faire et avec quel parti alors que le système partisan est détruit et les partis de gouvernement qu’ils dirigent ou ont dirigés sont au moins aussi impopulaires que le parti au pouvoir ? Qu’espèrent-il récolter du mouvement à tendance insurrectionnelle qu’ils soutiennent avec l’espoir de revenir enfin au pouvoir ? Que feraient-ils eux-mêmes dans cette situation chaotique ? Est-il de leur intérêt de contribuer à renforcer le clivage dangereux qui oppose aujourd’hui, mais sans doute aussi demain dans ces conditions, le « peuple » à ses gouvernants. N’ont-ils pas le devoir de dire la vérité aux électeurs plutôt que de les pousser à radicaliser le mouvement de protestation ? Souhaitent-ils vraiment que les partis extrêmes, mieux armés qu’eux pour profiter politiquement d’un tel mouvement, arrivent au pouvoir ?

Régression du journalisme enfin.

Il est certes normal, c’est leur métier, que les journalistes auscultent ce mouvement, lui donnent la parole et transmettent ses revendications. En revanche, ils devraient en même temps, compte tenu de ce qu’ils savent de la France et de son histoire, s’interroger également sur les risques encourus par la France et les Français si une sortie de crise pacifique n’est pas rapidement trouvée et réfléchir à ce qu’elle pourrait être. On note ici ou là comme un plaisir pervers à contempler se dégrader la situation et comme une inconscience devant sa gravité. Les journalistes doivent certes informer les citoyens mais ils doivent également contribuer à les former. Quand les sondages montrent que les deux tiers des Français soutiennent le mouvement de gilets jaunes, il faudrait analyser plus finement ce que signifie ce soutien et ne pas laisser les gilets jaunes se convaincre eux-mêmes qu’ils représentent le peuple tout entier et qu’ils ont par conséquent la légitimité, comme disaient les sans-culottes en 89, pour se ressaisir de leur souveraineté. Il ne faut donc pas encourager ce mouvement à n’accepter aucun compromis et à nier la légalité d’un pouvoir pourtant démocratiquement élu. Il n’est pas besoin de jeter de l’huile sur un feu que personne ne pourra plus bientôt éteindre sans violence. Il faut au contraire expliquer aux gilets jaunes que nous ne sommes plus en 1789 puisque nous avons des institutions démocratiques et que nous sommes un pays libre. Leur rappeler aussi que tous les Français pâtiraient de l’effondrement du système. Bref les journalistes doivent se rappeler qu’ils ne sont pas de simples observateurs mais qu’ils font partie des élites dont le rôle est aussi de préserver le pays du chaos.

Trump répète que les gilets jaunes le réclament

Le président Donald Trump près de son hélicoptère Marine One, le 7 décembre à Washington.

afp.com/SAUL LOEB

En pleine journée de manifestation, le président américain a affirmé que les gilets jaunes crient "On veut Trump !"

Alors que les tensions se font sentir près des Champs-Elysées, ce samedi en début d'après-midi à Paris, le président américain Donald Trump s'est fendu d'un nouveau tweet sur le sujet.  

Un retweet présidentiel

"Les Accords de Paris n'ont pas vraiment réussi à Paris", écrit Trump dans un tweet évasif. "Des manifestations et des émeutes partout en France. Les gens ne veulent pas payer de grosses sommes d'argent, beaucoup aux pays sous-développés (qui sont gouvernés de manière discutable), avec l'objectif, peut-être, de protéger l'environnement." 

Ce n'est pas la première fois que le locataire de la Maison Blanche donne son opinion sur ce mouvement. Il avait déjà ironisé mardi sur les concessions faites par Emmanuel Macron aux gilets jaunes, estimant que l'accord de Paris était voué à l'échec.  

Cette nouvelle attaque intervient au moment même où près de 200 pays sont réunis à Katowice, en Pologne, pour la 24e conférence mondiale sur le climat. 

La démocratie est un régime politique dans lequel le peuple décide ! ?« Pourquoi tant de haine ? »Lorsque nous pouvons raconter notre histoire sans verser de larmes.La France, une dictature en marche ? la démocratie indirecte.

« Je hais donc je suis »Le sénateur Malhuret remet les pendules à l’heure.Une émulation saine, une convergence des efforts et une utilisation de l’énergie vers un but commun seront certainement plus générateurs de confiance ...

Les gilets jaunes: une double régression

Lorsque nous pouvons raconter notre histoire

sans verser de larmes,

nous découvrons que nous sommes guéris.

La vallée des larmes se dirige aussi dans l’océan…

Sur les chemins de la gloire on prend des risques
Parce que la vie est trop courte pour être petite
Combien de désirs voguent dans l'oubli
Combien de kids qui regardent vers l'infini
Combien de coeurs à la recherche du one love

Images correspondant à La vie est trop courte pour être petite

l'important est d'essayer...

« Paris est une forteresse assiégée, ceux qui sont dehors veulent y entrer, ceux qui sont dedans veulent en manifester leur colère. »

La France c'est une démocratie où dictature démocratique

Autres questions posées

 

C'est quoi un régime démocratique ?

La dictature démocratique et la démocratie populaire. Oxymore et ...

Synthèse des idées sur la démocratie et dictature

Carte. Où en est la démocratie dans le monde ? | Courrier international

Et lorsqu’un parti démocratique comme le LREM s’empare du pouvoir, il ne le quitte que par la violence. Aucun politicien professionnel ne peut l’ignorer.

Qu'est-ce qu'une démocratie ?
 
C’est Lincoln qui avait dit aussi « De même que je ne voudrais pas être un esclave je ne voudrais pas être un maitre. Telle est ma conception de la démocratie. » Cette conception  rejoint celle fondatrice d’Athènes: démos le peuple, kratos le pouvoir, le pouvoir du peuple.
Jean Jaurès, dans « Histoire socialiste de la Révolution française »en 1923,écrit : « La démocratie est la grande loi de l’avenir, non seulement parce que seule elle réalise le droit de l’homme, de tous les hommes, mais parce qu’elle tend à procurer le bien des hommes, de tous les hommes. C’est toute la masse humaine, si pesante jusqu’ici et si obscure, qu’elle veut hausser à la lumière et au bien-être. »
 

Democratie et politique, 10 citations courtes et proverbes

La France n'est plus une démocratie, c'est une dictature UMPS ...

Notre République est-elle démocratique? | Slate.fr

DEMOCRATIE : les conceptions de la démocratie ( II ) | Le Club de ...

Pourquoi la France n'est pas (et n'a jamais été) une démocratie ?

Ce n’est pas parce que vous avez la liberté d’expression que vous êtes forcément en démocratie. Un dictateur peut être bienveillant.

Le concept d’élection est par définition l’inverse de la démocratie. En effet, l’hypothèse fondamentale de la démocratie c’est que tous les citoyens sont légitimes pour créer la loi. L’hypothèse fondamentale de l’élection c’est que certaines personnes sont meilleures que d’autres pour créer la loi. On va donc tenter de désigner les meilleurs (les plus aptes) pour siéger à l’assemblée nationale.

Les conceptions de quelques philosophes des Lumières

John Locke, dans « Traité du gouvernement civil » en 1690, pensait que c’est par la volonté du peuple que l’Etat existe, le rôle de l’Etat est de protéger les libertés, la démocratie est la forme de gouvernement qui protège le mieux les libertés.

Jean-Jacques Rousseau, dans « Du contrat Social, ou Principes du droit politique» en 1762, pensait que le peuple devient souverain grâce à la démocratie, les individus passent un contrat dans lequel ils se définissent comme un corps politique souverain qui exprime les aspirations de tous.

  Charles Louis  Montesquieu, dans « l’Esprit des lois » en 1748, affirmait « Il faut que par la disposition des choses le pouvoir arrête le pouvoir »(…) « Lorsque le peuple a la puissance souveraine c’est la démocratie. » Voici donc mises en avant la séparation des pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire) et la légitimité du pouvoir qui doit  être fondée sur le peuple.

Nicolas  de Condorcet, dans « Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain »en 1795, ouvrage posthume, défend le respect de la souveraineté populaire. Le système politique présenté dans son projet de constitution reposait sur des Assemblées primaires qui détenaient cette souveraineté.

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