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27/05/2017

La Côte d’Ivoire, championne de la croissance africaine By: abdallahh - CC BY 2.0 La Côte d’Ivoire devrait connaître en 2016 une croissance de 8,5%. Les investisseurs saluent les multiples réformes engagées par le pays, dans une Afrique francophone

La Côte d’Ivoire, championne de la croissance africaine

La Côte d’Ivoire devrait connaître en 2016 une croissance de 8,5%. Les investisseurs saluent les multiples réformes engagées par le pays, dans une Afrique francophone qui réaffiche les meilleures performances.

Par Ilyes Zouari.

La Côte d’Ivoire, championne de la croissance africaine
By: abdallahhCC BY 2.0

Selon le dernier rapport semestriel « Perspectives économiques mondiales » de la Banque mondiale, la Côte d’Ivoire devrait connaître cette année une croissance de 8,5%, après une croissance annuelle de 9,3% sur la période 2012-2015. Il s’agirait de la plus forte croissance du continent, devant celle prévue pour la Tanzanie (7,2%) qui se classe deuxième. L’année 2016 serait ainsi la cinquième année consécutive de forte croissance. Sur cette période quinquennale, elle s’établerait à 9,2 % en moyenne et serait ainsi la plus élevée du continent, légèrement devant celle de l’Éthiopie (9,1 %) qui devrait ralentir à 7,1 % cette année.

 

Toutefois, la performance réalisée par la Côte d’Ivoire revêt une ampleur plus importante, compte tenu de son niveau de développement déjà bien supérieur à celui de l’Éthiopie (le PIB par habitant était de de 1.400 dollars fin 2015, contre 620 dollars). Au passage, rappelons que la Côte d’Ivoire est un pays de 24 millions d’habitants, légèrement plus grand que l’Italie et un tiers plus vaste que le Royaume-Uni. Et ce, contrairement à ce qu’indique la majorité de cartes géographiques, basées sur la projection de Mercator qui le représente comme étant deux à trois fois plus petit.

Un pays réformateur et attractif

Dès la fin de la grave crise politique des années 2000, la Côte d’Ivoire s’est engagée dans de profondes réformes économiques visant à mettre en place un environnement favorable à l’investissement. Avec pour objectif de devenir un pays émergent vers 2020, de nombreuses mesures ont été prises afin de faciliter, sécuriser et mieux encadrer les investissements, qu’ils soient étrangers ou non : mise en place d’un nouveau Code des investissements dès 2012, d’un guichet unique de création d’entreprises, d’une plateforme d’échanges pour centraliser les appuis des partenaires au développement de l’environnement des affaires… Le tout, en veillant à maintenir une faible pression fiscale, de l’ordre de 16,7 % du PIB pour l’année 2016 (soit légèrement moindre que le minimum de 17 % prévu pour les pays de l’UEMOA).

Entre ses éditions 2012 et 2016, la Côte d’Ivoire a ainsi fait un bond de 25 places au classement Doing Business de la Banque mondiale, passant de la 167e à la 142e place. À première vue, cela peut encore paraître insuffisant, mais il convient là de préciser que des pays comme le Nigeria (première économie africaine) et l’Angola (5e économie, et lusophone) se classent respectivement à la 169e et à la 181e place. Par ailleurs, la Côte d’Ivoire vient d’être désignée économie subsaharienne la plus attractive pour les investissements, par le rapport 2015 du Nielsen Africa Prospects Indicateurs (API). Elle devance le Kenya et le Nigeria, qui passent de la première à la quatrième position.

Les réformes accomplies par le pays, son économie diversifiée, les inquiétudes concernant un certain nombre de pays fortement dépendants de leurs ressources naturelles, ou encore sa monnaie particulièrement stable (à la différence de bon nombre de pays africains) expliquent ce regain manifeste d’attractivité. Enfin, le pays n’oublie pas d’investir massivement dans l’éducation et la formation, qui pèseront cette année pour près de 22 % du budget national (+18 % sur un an).

L’Afrique francophone réaffirme son leadership

Toujours selon ce même rapport, cinq des dix meilleures performances continentales pour l’année 2016 devraient être réalisées par des pays francophones (5 sur 10 en 2015, et 6 sur 10 en 2014). Avec une prévision de 6,6 %, le Sénégal se classerait 5e, talonnant le Rwanda, anglophone (6,8 %), et devançant 3 autres pays francophones : Djibouti (6,5 %), la République démocratique du Congo (RDC, 6,3 %) et le Cameroun (6,0 %).

À l’instar de la Côte d’Ivoire, les performances réalisées par le Cameroun (1 250 dollars/hab.) ou encore par le Sénégal (910 dollars) méritent davantage d’attention compte tenu de leur niveau de développement plus élevé que celui de la majorité de pays subsahariens, dont le Rwanda (700 dollars/hab.) et la Tanzanie (860 dollars). Enfin, cinq autres pays francophones devraient connaître une croissance supérieure à 5 %, comme le Mali (5,3 %, après 5,5 % en 2015) et le Bénin (5,5 %, après 5,2 % l’année dernière).

Plus globalement, l’Afrique subsaharienne francophone devrait à nouveau arriver en tête de la croissance africaine pour la troisième année consécutive et la quatrième fois en cinq ans. Cet ensemble avait réalisé une croissance globale annuelle de 5,1 % en moyenne sur la période 2012-2015 (et même de 5,6 % hors cas très particulier de la Guinée équatoriale). La moyenne avait été de 3,7 % pour l’Afrique subsaharienne anglophone (Rwanda et Éthiopie inclus).

Grâce aux différents programmes de diversification en cours (« Plan stratégique Gabon émergent », « Cameroun émergence 2035″…), la majorité des pays francophones producteurs de pétrole et de minerais devraient continuer à mieux résister à l’effondrement des cours des matières premières. Après une croissance de 4 % en 2015 pour le Gabon, de 6,2 % pour le Cameroun et de 7,7 % pour la RDC, ces pays devraient atteindre respectivement des taux de 3,9 %, 6,0 % et 6,3 %.

Pour sa part, le Congo devrait afficher 3,8 %. Cela est également valable pour l’Algérie, plus au nord (3,4 %). Ailleurs sur le continent, la croissance devrait se situer à 0,8 % pour le Nigeria (2,7 % en 2015), 0,9 % pour l’Angola (2,8 % en 2015) et à 3,4 % pour la Zambie (3,6 % en 2015). L’Afrique du Sud, encore assez dépendante de ses industries minières, devrait afficher 0,6 % (1,3 % en 2015).

Une France insuffisamment présente

Avec cette Afrique francophone en pleine croissance, s’étendant sur 14 millions de km2 (3,1 fois l’Union européenne) et regroupant 370 millions d’habitants, la France n’a réalisé que 3,7 % de son commerce extérieur en 2014, et seulement 1,1 % avec sa partie subsaharienne. Pour cette dernière, qui ne s’arrête pas à la zone CFA, la Chine est désormais le premier fournisseur, devant la France (part de marché de 13,6 % contre 9,7 %).

Notre pays brille par ailleurs par son absence dans le désormais plus grand pays francophone du monde, la RDC (74 millions d’habitants, part de marché de 3 %) et vient d’être dépassé par le Maroc en tant que premier investisseur étranger en Côte d’Ivoire en 2015…

  • Article paru pour la première fois dans Les Échos
  • Notre pays brille par ailleurs par son absence dans le désormais plus grand pays francophone du monde,

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26/05/2017

FranceWebSharing & MySelTab@MyNewsCenterNavigator. La déréglementation à bas bruit de Donald Trump.Une quinzaine de lois déjà abrogées

La déréglementation à bas bruit de Donald Trump 

OCCULTÉE PAR LES GRANDS SUJETS DU MOMENT QUE SONT LA RÉFORME DE L’OBAMACARE OU LES BAISSES D’IMPÔTS, LA DÉRÉGLEMENTATION DE TOUT UN PAN DE L’ÉCONOMIE AMÉRICAINE AVANCE À GRAND PAS. UNE QUINZAINE DE LOIS -DITES TUEUSES D’EMPLOIS- ONT DÉJÀ ÉTÉ SABORDÉES. CIBLES PRIVILÉGIÉES : CELLES PROTÉGEANT L’ENVIRONNEMENT

Il n’y a pas si longtemps de cela, les déficients mentaux n’avaient pas le droit d’acheter d’armes aux Etats-Unis. Les entreprises pétrolières et gazières devaient déclarer leurs fuites de méthane aux autorités locales. Les opérateurs télécoms ne pouvaient pas vendre les données personnelles de leurs clients. Quant aux patrons qui sous-payaient leurs salariés, ils étaient privés de marchés publics. Ces lois ont toutes « sauté » ces dernières semaines. Ont-elles fait la « Une » des journaux ? Jamais, ou presque. Obsédés par les grands projets que sont la réforme de l’assurance-santé , la construction d’un mur à la frontière mexicaine et les baisses d’impôts, les commentateurs laissent penser que Donald Trump n’a rien produit de tangible depuis son arrivée au pouvoir. C’est faux : son grand génie est de déréglementer le pays comme aucun président avant lui -dixit le très sérieux « Wall Street Journal »- sans susciter la moindre attention du public. Redoutablement efficace, l’ancien homme d’affaires a déjà sabordé une quinzaine de lois dites « tueuses d’emplois ». Comment a-t-il pu agir aussi vite ? Grâce à un dispositif adopté il y a une vingtaine d’années (Le « Congressional Review Act »), pratiquement jamais utilisé depuis, qui permet d’abroger des mesures votées par les administrations précédentes à condition qu’elles n’aient pas été publiées depuis plus de 60 jours au «Journal officiel». La grande chance de Donald Trump est que l’administration procède rarement au dépôt officiel des nouvelles lois. Le délai de 60 jours n’est donc par définition, jamais atteint. Grâce à ces négligences, la nouvelle administration a donc le pouvoir de révoquer des centaines de réglementations, remontant pour certaines aux années 90. Seule contrainte : mener un débat express au Congrès, un exercice auquel les parlementaires de droite se plient très volontiers. C’est une aubaine inespérée pour le patronat, qui est en train de rassembler toutes les lois susceptibles d’entrer dans ce champ.

Une quinzaine de lois déjà abrogées

Le think-tank ultra-libéral « Cause of Action Institute » en a déjà recensé 800. L’administration Trump les y encourage : les grandes entreprises, dont plusieurs filiales de groupes français (Suez, etc) ont été contactées par l’Agence de protection de l’environnement (EPA) pour lister toutes les réglementations qui leur étaient hostiles. Un comble pour Donald Trump qui s’était juré de combattre les intérêts particuliers !

C’est dans le domaine de l’énergie et de l’écologie que s’observe au mieux ce démantèlement législatif. Une dizaine de lois ont déjà été abrogées par la Maison Blanche. L’une interdisait les entreprises charbonnières de déverser leurs résidus dans les cours d’eaux. L’autre prohibait la commercialisation d’un insecticide produit par Dow Chemical (Chlorpyrifos), soupçonné d’endommager le cerveau et le système nerveux des foetus. Une dernière, enfin, empêchait les chasseurs d’Alaska de tuer loups et ours dans les espaces protégés. Toutes ces contraintes ont été levées au nom du principe de liberté qui plaît tant aux Américains.

Les mesures de protection de l’environnement ciblées

Le travail de sape est loin d’être achevé. Les décrets signés par le président depuis le 20 janvier semblent signer l’arrêt de mort d’une quinzaine d’autres mesures environnementales. La Maison Blanche souhaite ainsi revoir les réductions d’émissions de carbone demandées à l’industrie automobile, sous prétexte qu’elles seraient trop coûteuses pour les « big three » de Détroit (GM, Ford, Fiat Chrysler). Elle a également promis d’abroger le « Clean Power Plan », qui impose aux entreprises charbonnières de réduire leurs émissions de carbone. Elle s’apprête, enfin, à rétablir le droit des compagnies pétrolières de forer de nouveaux puits «offshore » en Arctique , ainsi que dans une trentaine de canyons sous-marins de l’océan Atlantique.

La déréglementation de l’école

L’école vit, elle aussi, une grande ère de déréglementation. Estimant que le gouvernement fédéral n’a rien à dire sur la manière dont sont enseignés les maths ou l’espagnol dans tel ou tel Etat, le président a supprimé nombre des règles édictées par son prédécesseur. L’une d’elles obligeait les établissements scolaires à évaluer leurs élèves, l’idée étant d’assurer une qualité d’enseignement à peu près identique aux quatre coins du pays, y compris dans les zones défavorisées. Rien de tel avec Donald Trump : l’Etat fédéral n’a désormais plus aucun droit de regard sur les établissements scolaires. L’industrie agro-alimentaire a également obtenu la suppression des contraintes nutritionnelles que Michelle Obama venait d’imposer aux écoles. Celles-ci devaient réduire la proportion de sel et de graisses dans les déjeuners, et augmenter celle de fruits, légumes et céréales. Estimé à 3 milliards de dollars sur trois ans, le programme vient d’être jugé « trop coûteux » et supprimé, au grand bonheur des fabricants de pizzas et hot-dogs.

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