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08/04/2018

FranceWebAsso, des espaces numériques ouverts à tous. Société du Savoir> Choisissez l'Excellence>Social Media Intelligence >Oeuvre de collaboration collective>le n°1 de la collaboration en ligne,Sun Tzu « L’art de la guerre »

« L’art de la guerre »L’art de la guerre a été écrit par Sun Tzu vers le Vème siècle avant Jésus-Christ et est considéré comme le premier livre de stratégie au monde,Chronique et résumé

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Comme de Gaulle qui gardait bien en évidence “Le Prince” de Machiavel sur sa table de chevet, tout entrepreneur devrait garder “L’art de la guerre” de Sun Tzu sur la sienne. “L’art de la guerre” sert à appréhender l’entreprise à travers le prisme de la pensée chinoise. Concrètement ça donne quoi ?

Comment établir son plan de bataille ?

Il y a un certain nombre de similitudes entre la stratégie militaire énoncée par Sun Tzu et la stratégie compétitive des entreprises actuelles. Fonder et faire tourner une entreprise, c’est un peu comme se battre sur le champ de bataille finalement… Voici les 7 qualités nécessaires pour devenir un général entrepreneur inébranlable :

Qualité n°1 : la bienveillance

Un bon général aime ses hommes de manière sincère. Il en va de même pour le manager : vous devez aimer vos collaborateurs et les considérer comme des êtres humains avant de les voir comme vos collaborateurs. Cela signifie que s’ils ne vont pas bien, vous ne pouvez pas exiger d’eux qu’ils soient efficaces dans leur travail. Accordez leur un jour ou deux de repos par exemple. Pour vous aider à cultiver votre bienveillance, lisez le koob du “Management bienveillant”.

Qualité n°2 : la connaissance du terrain

Un bon chef de guerre ne doit lancer l’attaque qu’en cas de victoire garantie. Pour cela, il doit connaître le terrain. Il en va de même pour l’entrepreneur qui doit connaître l’état du marché afin de l’attaquer au bon moment. Vous devez analyser précisément les atouts de vos concurrents ainsi que leurs faiblesses. Le koob “Stratégie Océan Bleu" vous sera, dans ce cas, très utile. 

Qualité n°3 : l’observation

Vous devez observer votre ennemi (votre concurrent, en somme…) pour savoir à quel moment il vous faut intervenir. Par exemple, s’il est occupé à organiser le lancement d’un produit, c’est le moment de vous imposer sur le marché. “Quand le chat n’est pas là, les souris dansent”, c’est un peu l’idée ! Il faut attaquer au moment où il est le plus faible et lorsqu’il ne pourra pas riposter.

Qualité n°4 : la tactique

Si vous voulez affaiblir vos concurrents, vous devez préparer en amont plusieurs plans. En effet, il faut se préparer à tous les rebondissements possibles. Listez tout ce que votre adversaire pourrait faire et sachez rebondir. N’ayez pas peur de préparer des tactiques qui vous paraissent absurdes et peu probables, en temps de guerre tout est imprévisible !

Pour cela, nous vous recommandons d’avoir recours à une analyse SWOT, qui vous permet d’établir un vrai business plan. Cette analyse vous présentera les atouts et les faiblesses de votre entreprise ainsi que les opportunités possibles et les menaces extérieures.

Le site de e-marketing pourra également vous aider à élaborer votre tactique.

Qualité n°5 : le charisme

Vous devez cultiver votre image d’entrepreneur, surtout en interne. Ainsi, vous vous sentirez soutenu et reconnu, ce qui vous donnera force et crédibilité.

Ce blog de coaching pourra vous y aider. 

Koober est là aussi, bien évidemment. Jetez un coup d’oeil à ces koobs :

Le management bienveillant

Le leader sans titre

Le leader positif 

Leaders Eat Last

 

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Phrase-résumée de « L’art de la guerre » : L’art de faire la guerre est l’art de gagner une guerre avant qu’elle ne commence.

Par Sun Tzu, Vème siècle av. J.-C., 75 pages.

Note : Cette chronique est une chronique invitée écrite par Nicolas Bazard du blog Se former sur internet.

Chronique et résumé de « L’art de la guerre » :

L’art de la guerre a été écrit par Sun Tzu vers le Vème siècle avant Jésus-Christ et est considéré comme le premier livre de stratégie au monde. On ignore qui fut Sun Tzu : s’agit-il d’un seul auteur ou de plusieurs ? (On remarque en effet que le texte comporte parfois des : « Sun Tzu dit », et parfois des : « je dis »).

Le livre est organisé autour de 13 articles distants. Ce ne sont pas vraiment des thèmes différents qui sont abordés à chaque fois, il semblerait que ce soit plutôt 13 réflexions, voire même 13 livres différents regroupés en un seul. Certains passages peuvent se répéter plus ou moins, et paraître très théoriques, mais ce livre, qui a plusieurs milliers d’années, reste pourtant d’actualité.

Remplacez le mot « ennemi » par « concurrent », le mot « campement » par le mot « marché », le mot « soldat » par « salarié » et ce livre de stratégie militaire se transformera en livre de stratégie d’entreprise. Je pense d’ailleurs que tous les entrepreneurs, créateurs d’entreprise, devraient avoir lu ce livre.

Il est assez petit : 75 pages, mais plutôt dense. J’ai essayé, dans cette chronique, de reprendre les idées importantes évoquées dans ce livre. Bien que ce livre soit très vieux, toutes les idées restent d’actualité et c’est pour cela que j’ai souhaité le partager avec vous sur ce blog.

Article 1 : De l’évaluation

Pour connaître le succès et la gloire dans toutes les batailles, il faut toujours avoir en tête cinq éléments : la doctrine, le temps, l’espace, le commandement, la discipline.

  • La doctrine : Il faut avoir une « unité de pensée » et s’y tenir.
  • Le temps : Il faut savoir agir au bon moment.
  • L’espace : Il faut bien choisir le terrain.
  • Le commandement : Il faut faire preuve de respect, d’amour et d’empathie envers les hommes qui nous accompagnent.
  • La discipline : Maîtriser la stratégie, savoir qui fait quoi, connaître tous les choix qui s’offrent à nous.

En suivant votre doctrine, les peuples voisins viendront se ranger à vos côtés. En prenant en compte le temps et l’espace, vous saurez exactement les moments les plus favorables pour lancer votre offensive. Grâce au commandement, les personnes placées sous votre autorité vous serviront autant par devoir que par plaisir. Avec la discipline, vous saurez si une entreprise est vaine, si vos ennemis sont plus forts que vous, alors vous ne perdrez pas de temps dans la bataille.

Si vous décidez de vous lancer, cachez votre supériorité, feignez le désordre, laissez croire à l’ennemi qu’il a l’avantage. Ensuite, attaquez là où il n’est pas prêt en surgissant au moment où il ne vous attend pas !

Ne misez pas tout sur un même combat, ne faites pas dépendre votre sort d’une seule bataille.

Article 2 : De l’engagement

Si vous avez les armes et les hommes pour livrer bataille, alors ne la repoussez pas. Quand vous voulez gagner une bataille, commencez-la tout de suite et mobilisez toutes vos forces. Si vous attendez trop, ce sera votre ennemi qui attaquera le premier au moment où vos armes seront rouillées, vos hommes démotivés. Toute la gloire accumulée jusqu’alors sera perdue dans cette bataille.

Ceux qui maîtrisent vraiment l’art de la guerre ne mobilisent pas leurs soldats pendant plusieurs années sans les faire combattre. Rien n’épuise plus une armée que l’inaction.

Alors, abrégez vos campagnes !

Vous devez toujours être prêt à mener bataille, ne laissez passer aucune occasion de gêner votre ennemi, de l’irriter pour le faire tomber dans votre piège, diminuez ses forces en prenant ses ressources.

Traitez vos prisonniers comme s’ils étaient vos propres hommes. Faites en sorte qu’ils se sentent mieux dans votre campement qu’avec vos adversaires. Agissez avec eux, comme s’ils s’étaient enrôlés librement dans votre armée.

« L’essentiel est la victoire, non les opérations prolongées »

Article 3 : Des propositions de la victoire et de la défaite

Restez sur vos territoires, ne déclarez la guerre qu’en dernier recours. Vous devez également conserver les territoires acquis de vos ennemis, les entretenir et non les détruire.

La meilleure politique guerrière est de prendre un État intact.

La meilleure bataille est celle qu’on ne livre pas : découvrez les artifices de votre ennemi, semez la discorde parmi ses partisans, empêchez le secours de l’extérieur.

Il ne faut pas attaquer l’ennemi, mais sa stratégie : attaquez le plan de l’adversaire au moment où ses plans naissent, rompez ses alliances, ce n’est qu’ensuite que vous devrez livrer bataille.

Le but est de saisir les territoires ennemis alors qu’ils sont intacts : vos troupes ne seront pas épuisées et vos gains complets.

Les lecteurs de cet article ont également lu :  Le Principe 80/20

Les cinq clés de la victoire sont :

  • Savoir choisir le bon moment pour combattre et le bon moment de ne pas combattre.
  • Savoir économiser ou déployer toutes ses forces selon les situations.
  • Savoir choisir ses hommes.
  • Savoir se préparer à affronter votre ennemi avant que celui-ci le devienne.
  • Être à l’abri des mauvais choix du prince qu’il ferait pour sa gloire.

« Connais ton ennemi et connais-toi toi-même ; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux.

Si tu ignores ton ennemi et que tu te connais toi-même, tes chances de perdre et de gagner seront égales.

Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par tes défaites. »

Article 4 : De la mesure dans la disposition des moyens

Les meilleurs guerriers ne trouvent pas de difficulté dans le combat, ils n’engagent la bataille qu’après avoir créé les conditions appropriées. Ils ont tout prévu, connaissent la situation de l’ennemi et leurs propres forces et faiblesses. Ils savent s’ils peuvent gagner ou s’ils vont perdre. Quand ils choisissent de s’engager, la victoire est une suite naturelle de leur prise de connaissance.

Le commandant habile ne prend jamais le risque de subir une défaite, il ne manque jamais une chance de prendre l’avantage sur son ennemi.

 

« Sachez attendre le bon moment avant de passer à l’attaque. »

Article 5 : De la contenance

Connaissez les noms de chacun des soldats de votre armée, quels sont leurs qualités et leurs talents ? Sachez les utiliser lorsqu’ils sont à leur avantage.

Combinez l’utilisation de la force directe et indirecte :

  • Directe : Engagez la bataille de face.
  • Indirecte : Attaquez là où l’on ne vous attend pas.

Votre force directe sera toujours limitée alors que votre force indirecte est illimitée : un commandant habile cherche la victoire dans la situation et ne l’exige pas de son armée.

Vous devez maîtriser un art plus grand que celui de la guerre : l’art d’influencer vos ennemis. Poussez vos ennemis comme si vous poussiez un rocher du haut d’une montagne, cela demande peu d’effort, mais le rocher tombera tout en bas de la montagne.

Article 6 : Du plein et du vide

Une des choses essentielles dans l’art de la guerre est de bien choisir son campement. Si vous faites en sorte que votre ennemi vienne à vous, alors vous aurez l’avantage du terrain.

Si vous voyez que votre ennemi ne sort pas de son camp, provoquez-le, obligez-le à sortir.

Allez dans des lieux où l’ennemi ne vous attendra pas, attaquez-le quand il s’y attend le moins, à l’endroit où il est le moins protégé.

L’objectif est de faire en sorte que l’ennemi ignore toujours le lieu où il aura à combattre. Il ne doit pas savoir quels sont vos moyens ni la manière dont vous allez l’attaquer. S’il se prépare au front, attaquez ses arrières, s’il se prépare à l’arrière, attaquez son front.

Article 7 : De l’affrontement direct et indirect

Ayez l’exacte connaissance de l’environnement de la bataille. Tenez l’ennemi éloigné du lieu que vous aurez choisi pour camper et tenez-le près des lieux dont vous pourrez tirer avantage.

N’attaquez l’ennemi que lorsqu’il vous croit très loin de lui et la victoire sera assurée. Un ennemi surpris est un ennemi à demi vaincu.

Pour communiquer avec votre armée, utilisez des tambours. Le bruit d’un grand nombre de tambours servira à redonner du courage à vos soldats, mais aussi à épouvanter vos ennemis. Ces bruits attireront l’attention de l’ennemi sur ce que vous voulez.

Si vous voyez que vos soldats ont de l’ardeur, c’est le moment de se lancer dans la bataille. Si, au contraire, ce sont vos ennemis qui ont de l’ardeur, alors il faut attendre un moment plus propice.

Article 8 : Des neuf changements

L’auteur considère neuf changements qui doivent influer directement sur votre position : est-ce que vous attaquez ? Est-ce que vous reculez ? Est-ce que vous vous tenez en repos ?

  1. Évitez les lieux dans lesquels aucun renfort ne pourrait vous porter secours : lieux marécageux, forêts épaisses.
  2. Évitez de poser votre campement dans des lieux isolés.
  3. Évitez les endroits loin des sources d’eau et de nourriture.
  4. Si vous vous trouvez dans un lieu où l’on risque de dépérir à cause de l’air, des maladies, hâtez-vous de combattre l’ennemi sinon vous perdrez bon nombre de soldats.
  5. Dans les lieux où l’on peut vous tendre des embuscades, où il ne vous sera pas aisé de fuir, n’attaquez pas l’ennemi. Mais s’il vous attaque, combattez-le jusqu’à la mort.
  6. Évitez de faire le siège de villes trop bien fortifiées ou remplies de nourriture sinon vous risquez de devoir abandonner rapidement.
  7. Ne négligez aucun avantage, si vous pouvez l’obtenir sans courir la moindre perte.
  8. Avant de vous procurer un avantage, pensez à ce qu’il va vous coûter : le travail, les pertes humaines…
  9. Si vous avez une opportunité, n’attendez pas les ordres du prince et agissez.

« Un bon général ne doit jamais se dire : quoi qu’il arrive, je ferai telle chose, j’irai là, j’attaquerai l’ennemi, j’assiégerai telle place. Seule la circonstance doit le déterminer. »

Article 9 : De la distribution des moyens

Avant de choisir votre campement, sachez exactement où se trouvent vos ennemis, maîtrisez l’environnement qui vous entoure et choisissez l’endroit qui est le plus avantageux :

  • Si vous campez dans un vallon, placez des sentinelles dans le haut de la montagne pour observer vos ennemis.
  • Si vous campez près d’une rivière, maîtrisez-en les gués.
  • Si vous êtes contraint de camper dans des marécages, restez le plus au bord possible.
  • Si vous campez en plaine, ménagez des hauteurs pour pouvoir observer les ennemis.
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Les meilleurs campements sont les hauteurs.

Si vous venez à traverser un bois, restez sur vos gardes, ces lieux sont propices aux embuscades, l’ennemi peut sortir à chaque instant et vous tendre une embuscade.

Quel que soit votre emplacement, ayez toujours des sentinelles pour repérer les environs et détecter la présence de votre ennemi.

De cette observation précise, vous pourrez tirer des conclusions sur vos ennemis :

  • S’ils marchent rapidement, c’est qu’ils sont sûrs de leur victoire.
  • S’ils font de multiples camps, c’est qu’ils ne maîtrisent pas le terrain.
  • S’ils font continuellement la fête, c’est que les généraux n’ont pas d’autorité.

Surveillez vos ennemis, mais également vos troupes : empêchez les mauvais comportements, veillez sur vos troupes, ayez un œil sur tout.

  • Si vos soldats font des messes basses, c’est que la peur s’est installée dans vos rangs.
  • Si vos soldats vous demandent congé, c’est qu’ils n’ont plus envie de combattre.
  • Si vos soldats les plus valeureux deviennent craintifs, c’est qu’il se passe quelque chose dans la tête de vos soldats, peut-être commencent-ils à douter.

Le nombre seul de soldats ne suffit pas à faire une grande armée. Une armée conduite par un général pourrait perdre toutes ses batailles alors que, conduite par un autre, elle pourrait être invincible.

Article 10 : De la topographie

Le lieu idéal pour se battre est un lieu où il y a des montagnes assez hautes pour ne jamais vous faire surprendre, où les vivres seraient en abondance. Vos ennemis seront, tout comme vous, attirés par ce type d’endroit, il faudra donc y arriver avant eux.

Méfiez-vous des lieux qui peuvent paraître faciles d’accès, mais d’où l’on peut sortir difficilement. En général, ces endroits sont laissés exprès par vos ennemis pour vous tendre un piège.

Méfiez-vous des ennemis que vous avez déjà combattus et contre qui vous avez échoué. Si vous le pouvez, retirez-vous. Si votre rival a pris campement à l’endroit qui est le plus avantageux, n’essayez pas de le déloger.

Pour gagner la bataille, si votre armée et celle que vous combattez sont de force égale, vous devez maîtriser au moins neuf des dix avantages qu’offre le terrain si vous voulez l’emporter.

Avec une excellente connaissance du terrain, vous pourrez vous tirer de toutes les situations, même les plus critiques.

Un bon général considère ses troupes comme ses enfants. Il faut les guider, les conduire vous-même. Lorsqu’il s’agit d’affronter le hasard, affrontez-le avec eux. Lorsqu’il s’agit de mourir, mourrez avec eux.

« Connais-toi toi-même, connais ton ennemi, ta victoire ne sera jamais mise en danger. Connais le terrain, connais ton temps, ta victoire sera alors totale. »

Article 11 : Des neuf sortes de terrains

Il y a 9 sortes de lieux qui peuvent être à l’avantage ou au désavantage de l’une des deux armées :

  1. Lieux de dispersion : Ce sont les lieux situés à la frontière de notre territoire, si vos hommes restent dans ces lieux, c’est qu’ils n’ont pas envie de combattre. À la première occasion, ils retourneront dans leur territoire.
  2. Lieux légers : Ce sont les lieux qui sont près des frontières de notre territoire, mais qui permettent d’atteindre le territoire ennemi par une brèche. Le retour en arrière peut sembler tentant pour vos troupes en cas d’attaque de votre ennemi.
  3. Lieux disputés : Vous ne vous trouverez pas à votre avantage dans ces lieux ni votre adversaire d’ailleurs.
  4. Lieux de réunion : Ce sont des lieux où l’on se retrouve forcément nez à nez avec l’ennemi, où l’on est amené à aller un jour ou l’autre.
  5. Lieux pleins et unis : Ce sont des espaces très grands sur lesquels peuvent combattre les deux armées, mais qui sont situés sur le territoire ennemi. Ne combattez en ces lieux que si vous y êtes forcés.
  6. Lieux à plusieurs issues : Lieux situés en plein milieu de plusieurs territoires, qui peuvent voir arriver des renforts de tous côtés.
  7. Lieux graves et importants : Placés en territoire ennemi, sont situés au milieu de tout : la ville, la montagne, la mer.
  8. Lieux gâtés et détruits : Lieux à l’étroit où une partie de votre armée ne pourrait voir l’autre, où l’on ne peut se déplacer que par peloton.
  9. Lieux de mort : Ce sont des petites surfaces sur lesquelles le danger est permanent : le risque de mourir si l’on combat ou le risque de mourir de faim si l’on ne combat pas.

Dans les lieux de dispersion, ne menez jamais bataille, même si elle vous semble gagnée d’avance, vous risquez de vous retrouver avec des déserteurs dans votre armée.

N’établissez jamais de campement dans les lieux légers.

Emparez-vous à tout prix des lieux disputés. Si l’ennemi s’y trouve déjà, essayez de le déloger.

Concernant les lieux de réunion, soyez le premier à arriver sur les lieux, essayez d’en maîtriser toutes les issues.

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Dans les lieux pleins et unis, étendez votre campement, sécurisez-le et attendez le moment venu pour lancer l’offensive.

Prenez connaissance de tous les chemins des lieux à plusieurs issues, efforcez-vous d’en prendre le contrôle.

Pour les lieux graves et importants, prenez le contrôle de votre environnement, emparez-vous de tout ce qui peut être pris.

Une fois arrivé dans les lieux gâtés et détruits, arrêtez-vous et rebroussez chemin le plus rapidement possible.

Enfin, si vous êtes dans un lieu de mort, lancez-vous dans la bataille, attaquez l’ennemi rapidement, le plus tôt sera le mieux.

 

« Maintenant, vous comprenez ce qu’est un lieu de mort ? »

Article 12 : De l’art d’attaquer par le feu

Il n’y a que 5 façons de combattre par le feu : la première consiste à brûler les hommes ; la deuxième, à brûler les provisions ; la troisième, à brûler les bagages ; la quatrième, à brûler les arsenaux et les magasins ; et la cinquième, à utiliser des projectiles incendiaires.

Si une fois que vous avez mis le feu dans le camp ennemi, rien ne se passe, alors restez vous-même tranquille. Si vous voyez qu’il s’élève, envoyez des hommes pour l’attiser.

N’oubliez jamais de récompenser vos hommes.

Article 13 : De la concorde et de la discorde

Apprenez tout ce que vous pouvez savoir sur votre ennemi, ses relations, ses intérêts. N’hésitez pas à envoyer des espions, soyez au courant de tout, ne négligez aucune information.

Le secret pour gagner toutes les guerres est l’art de la division :

  • Diviser dans les villes et les villages les personnes qui sont sous la domination de votre ennemi de manière à pouvoir s’en servir contre lui.
  • Diviser par l’extérieur, c’est-à-dire enrôler dans votre armée les soldats ennemis.
  • Diviser entre les inférieurs et les supérieurs, c’est-à-dire profiter de la mésintelligence des officiers de divers grades de l’armée ennemie.
  • La division de mort est celle par laquelle on fait courir de fausses rumeurs sur la mauvaise position dans laquelle nous nous trouverions.
  • La division de vie est celle par laquelle on répand l’argent envers tous les anciens soldats ennemis qui nous ont rejoints.

« Une armée sans agents secrets est un homme sans yeux ni oreilles. »

Conclusion sur « L’art de la guerre » par Nicolas Bazard de _aa79b803_

Ce livre montre comment la réflexion peut mener à la victoire, comment l’analyse des faiblesses de l’ennemi peut fonder une tactique, si l’on sait les exploiter, et même les aggraver ; il met l’accent sur la dimension psy­cho­logique du combat, sur le rôle de la ruse et de la fuite.

Au-delà d’un simple livre sur l’art de faire la guerre, je considère ce livre comme un véritable livre de philosophie. Ces principes stratégiques peuvent être appliqués au domaine militaire, mais peuvent l’être aussi à celui des affaires, de la politique ou de la société.

Ce livre, qui a traversé les âges, est étonnant de modernité !

En tant qu’expert-comptable, je rencontre quotidiennement des entrepreneurs qui pensent, à tort, que pour réussir son entreprise, il faut vendre un meilleur produit que ses concurrents ! Erreur, Sun Tzu l’explique très bien dans son livre : « L’art de la guerre, c’est de soumettre l’ennemi sans combat ». Il faut donc vendre un produit différent, du moins, aux yeux de vos concurrents. Si vous attaquez directement vos concurrents, alors ils se défendront et vous entrerez en guerre. S’ils ne se sentent pas attaqués, alors c’est que vous avez déjà gagné la guerre.

À côté de mon métier d’expert-comptable, je suis également l’auteur d’un blog. J’y applique les principes que j’ai découverts maintenant il y a quelques années dans le livre de Sun Tzu. Il m’arrive régulièrement de relire ce livre qui a changé ma vie. Je me rends compte, jour après jour, que toute guerre (qu’elle soit commerciale ou non) ne se gagne pas par la force, mais par la ruse et la tromperie. Apprenez à vous connaître, à connaître votre ennemi, à choisir le moment pour attaquer, le lieu pour attaquer et jamais plus vous ne perdrez une bataille.

 

« La meilleure façon pour gagner la guerre à coup sûr. »

Points forts :

  • Livre qui a plusieurs milliers d’années et qui a traversé les âges : ce n’est pas pour rien.
  • Une véritable philosophie de vie basée sur la surprise et sur la recherche d’information.
  • Peut s’appliquer à tous les domaines et notamment l’entreprise !
  • Une très belle source d’inspiration.

Points faibles :

  • Théorique, pas vraiment d’exemples concrets.
  • Approche « philosophique » qui peut en rebuter certains.
  • Le thème originel du livre : la guerre.
  • Assez dense.

La note de Nicolas Bazard du blog Se former sur internet

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8 Commentaires pour :

L’art de la guerre

  • Jérôme

    16 Jan 2014 à 17:42

    Bonjour
    L’art de la guerre est un livre impressionnant… parce qu’il ne s’applique pas seulement à la guerre (même si Sun Tsu l’a écrit pour la guerre).
    En le lisant aujourd’hui, il faut prendre ces principes comme des principes pour abattre un obstacle et réussir. On peut s’en servir aussi bien dans sa vie professionnelle que privée.

    Répondre
     
  • Victor

    16 Jan 2014 à 20:26

    Excellente chronique qui mérite sa place sur ce blog incontournable!
    L’art de la guerre est un livre de stratégie indispensable.
    Il a inspiré les plus grands leaders et dirigeants d’entreprises.
    Ses enseignements sont intemporels et peuvent littéralement changer la donne dans tout type de business !

    Répondre
     
  • Phil

    17 Jan 2014 à 08:40

    “Toute guerre (qu’elle soit commerciale ou non) ne se gagne pas par la force, mais par la ruse et la tromperie”…

    A priori un livre anti-spiritualité par excellence, dont la philosophie anti-visionnaire “perdant/gagnant” s’exerce au détriment d’autrui, et dont je ne doute pas qu’elle inspire nos peu nobles élites dirigeantes.

    Par conséquent, ne figurera pas dans ma bibliothèque.

    Répondre

  • Michel

    17 Jan 2014 à 11:45

    Du fait de son universalité, le thème(la guerre) n’est pas pour moi un point faible. Ce thème est inscrit au plus profond de l’humanité. C’est une réalité regrettable, certes, mais c’est une réalité. D’autre part, sachant que notre plus grand ennemi, c’est nous-même, “l’art de la guerre” peut être aussi un guide spirituel pour qui emprunte la “voie du guerrier”.

    Répondre
     
  • jerome

    17 Jan 2014 à 18:15

    bonjour olivier,
    l’art de la guerre est un livre indémodable.
    c’est un livre de stratégie indispensable

    Répondre
     
  • Gizèle Anne

    18 Jan 2014 à 17:59

    L’art de la guerre résume le combat que chacun doit affronter au cours de ses cycles de croissance spirituelle.
    Mon attitude envers un combat donne le signal de ma réussite ou de mon échec.
    Merci

    Répondre
     
  • amadou

    7 Nov 2016 à 19:53

    très bon livre. il s’applique aussi bien pour la guerre que pour la vie privée. il faut l’avoir à tout prix comme livre de chevet. quiconque veut réussir dans sa quete permanente du bonheur doit avoir lu ce livre et tenter

    Répondre
     
  • Adrien Moyaux

    27 Mar 2018 à 16:52

    Très bon résumé du livre, bravo. Il y a également quelques autres conseils très intéressants à relever qui sont :

    1) Diviser les forces de l’ennemi pour n’en attaquer qu’une partie. Sun Tzu l’illustre avec la traversée d’une rivière par une armée, conseillant de l’attaquer quand la moitié de ses hommes l’auront déjà franchie.

    2) Être imprévisible et dépasser les attentes. L’ennemi prévoira que l’on mettra une telle durée pour faire une certaine action, il faudra le faire en beaucoup moins de temps afin de prendre l’avantage sur lui. Par exemple faire marcher ses soldats la nuit, quitte à les fatiguer.

    3) Manipuler son ennemi en lui offrant des « opportunités ». Pensant gagner tel avantage, il ne verra pas que ce n’est pas lui qui décide mais nous.

    4) Accorder le droit à certains de ses hommes de déserter, mais le faire sous des conditions très honteuses pour eux.

    Ce livre est très intéressant et contient de nombreuses perles, même si je trouve que les développements sur l’importance du terrain sont bien trop longues et relativement peu utiles.

Qualité n°6 : l’adaptation

Lorsque vous créez une entreprise, vous vous fixez des objectifs. Vous avez aussi un objectif majeur que vous cherchez à atteindre sur le long terme. C’est exactement comme un plan de guerre ! Mais attention, vous n’avez pas encore engagé le combat. Il s’agit de vous adapter, d’être agile et de tirer profit de la situation ! N’appliquez surtout pas vos tactiques mécaniquement, attendez le que le vent tourne en votre faveur …

Un koob pour vous y aider : Qui a piqué mon fromage ? (On est sur de la métaphore culinaire, mais rien à voir avec roquefort.)

Qualité n°7 : l’humilité

Rappelez-vous bien que le courage ou la lâcheté sont des effets du potentiel de situation, cela signifie qu’ils n’existent pas hors des situations données. C’est à dire qu’on est courageux que si une situation dangereuse se présente, et non dans l’absolu. Selon cette conception, le courage n’est plus une vertue et la lâcheté n’est plus une faiblesse.

Si il faut fuir ou vous rétracter, n’ayez pas honte de le faire, si c’est nécessaire, ce sera pour le bien de votre entreprise. Ne faites JAMAIS quelque chose au nom de l’honneur ou de la gloire si cela vous mène à l’échec. Vous devez adopter la pensée chinoise qui précise bien que le hasard n’a pas sa place dans la stratégie et donc, que vous n’aurez pas d’action héroïque à accomplir in extremis. Vous préférez être un inconnu efficace qui réussit ou un héro qui a échoué ? Ce schéma vous aidera à orienter votre pensée à la chinoise :

Pensée européenne : moyen → fin (des moyens sont mis en oeuvre pour arriver à une fin déterminée.)

Pensée chinoise : condition → conséquence (il s’agit de réunir des conditions en amont pour que l’effet découle de lui-même en aval.)

Parfois, tout a été dit par le passé. “L’art de la guerre” date du VIe siècle avant J.C mais il n’en est pas pour autant poussiéreux. À vous d’actualiser la méthode de Sun Tzu et de l’appliquer à votre domaine sans plus tarder !

 Mais… vous êtes encore là !? 

Arma psihologica,

Ideile generalului chinez Sun Tzu, părinte al ştiinţei militare (sec. IV î. Hr.)

 Arta supremă a războiului este înfrângerea inamicului, prin înşelătorie, fără luptă, astfel:

1. Discreditaţi tot ceea ce merge bine în ţara inamicului;

2. Implicaţi reprezentanţii claselor conducătoare ai ţării inamice în afaceri dubioase. Distrugeţi-le reputaţia şi, la momentul potrivitsupuneţi-i dispreţului propriilor concetăţeni;

3. Utilizaţi creaturile cele mai ticăloase şi mai abjecte;

4. Răspândiţi discordia şi conflictele între cetăţenii ţărilor ostile. Întărâtaţi-i pe tineri contra bătrânilor;

5. Ridiculizaţi tradiţiile adversarilor. Discreditaţi-le luminătorii de conştiinţă;

6. Induceţi în eroare inamicul, spre a-l conduce la temporizare şi neglijenţă, apoi avansaţi cu repeziciune;

7. Perturbaţi, prin orice mijloace, intendenţa, aprovizionarea şi funcţionarea armatei inamicului;

8. Slăbiţi voinţa luptătorilor inamici prin cântece şi melodii senzuale;

9. Daţi inamicului fete şi băieţi tineri pentru a-i lua minţile, dar şi jad şi mătase pentru a-i zgândări ambiţiile;

10. Fiţi generoşi în promisiuni şi recompense pentru informaţii;

11. Infiltraţi-vă peste tot spionii. Bazaţi-vă pe trădătorii care se găsesc în rândurile inamice;

12. Faceţi-l pe adversar să creadă că mai există o posibilitate de a se salva. ApoiLOVIŢI !

     Scopul vostru trebuie să fie preluarea intactă a tot ceea ce se află pe pământ. În acest fel trupele vă vor rămâne odihnite, iar victoria va fi totală.

05/04/2018

Entrepreneuriat en Afrique : de la quantité à la qualité, L’entrepreneuriat de nécessité et l’entrepreneuriat d’opportunité>FranceWebSharing,l’entrepreneuriat d’opportunité tourné vers l’innovation, la créativité, la transformation, avec FranceWebAsso

“Il y a des gens qui observent les règles de l'honneur, comme on observe les étoiles, de très loin.”

INVITATION>E-GlobalNetWork >FranceWebAsso> I AM, YOU ARE, WE ARE HAPPY in... The World is our Workplace. THE GLOBAL VILLAGE.Collaborate, Communicate, Connect...24/7/365,Promoting International links and exchange of experience

Entrepreneuriat en Afrique : de la quantité à la qualité

La proportion d’entrepreneurs en Ouganda est supérieure à celle des Etats-Unis. Si l’entreprenariat est vecteur de création de richesse, pourquoi l’Ouganda reste pauvre alors que les US sont riches ? Dans son article, Hicham El Moussaoui, explique une différence importante entre l’entreprenariat de nécessité et l’entreprenariat d’opportunité. Le premier est celui qui permet de survivre et qui s’impose comme moyen de survie ; le second est un choix éclairé et réfléchi. En Ouganda, comme dans tous les pays d’Afrique, la micro entreprise est un moyen de survie. Notons en plus que dans les Etats défaillants africains, le manque de liberté économique et la corruption absorbent une bonne partie des efforts fournis par l’entreprise. Ceci explique pourquoi le fort taux d’entrepreneurs ne booste pas plus le développement.

Si l’on vous demandait qui des deux pays, Etats-Unis ou Ouganda, a le taux d’activité entrepreneuriale le plus élevé ? Certainement que vous répondrez sans hésitation les Etats-Unis. Pourtant, selon l’indice du Global Entrepreneurship Monitoring (GEM), mesurant l’entrepreneuriat dans le monde entier, il y a plus d’entrepreneurs en Ouganda qu’aux Etats-Unis (28% en Ouganda contre 4% pour les US). Est-ce pour autant que l’Ouganda est plus développé que les Etats-Unis ? Bien évidemment que non. D’où l’importance de tenir compte de la qualité de l’entrepreneuriat, et ce pour plusieurs raisons.

L’entrepreneuriat de nécessité et l’entrepreneuriat d’opportunité

D’abord, regardons du côté de l’impact de l’entrepreneuriat sur la croissance. Si l’idée dominante est que l’entrepreneuriat impacte positivement la croissance, il n’en demeure pas moins que plusieurs études de terrain ont prouvé que cet impact diffère suivant le niveau de développement. Plus exactement, il a été établi que l’impact était plus fort et positif dans les pays avancés plutôt que dans les pays à faible revenu et sous-développés. Cela signifie-t-il pour autant que les pays pauvres doivent abandonner l’entrepreneuriat comme stratégie de croissance ? Bien sûr que non ! En réalité, ce que révèlent ces travaux de terrain est que l’impact de l’entrepreneuriat est à différencier suivant sa nature. En effet, il existe deux types d’entrepreneuriat : l’entrepreneuriat de nécessité et l’entrepreneuriat d’opportunité. Le premier signifie que des individus entreprennent faute d’opportunités d’emplois. Dans ce cas, l’entrepreneuriat relève plutôt de l’auto-emploi de survie. En revanche, l’entrepreneuriat d’opportunité découle d’une vraie conviction. Il est tourné vers la saisie d’une opportunité perçue par l’entrepreneur. Or, il se trouve que dans les pays pauvres c’est l’entrepreneuriat de nécessité qui prédomine, alors que les pays développés affichent un niveau d’entrepreneuriat d’opportunité plus conséquent.

Comme l’entrepreneuriat par nécessité porte sur des activités de survie de débrouillardise, à faible valeur ajoutée, souvent dans l’informel, il n’est pas étonnant que son impact sur la diversification et la structure de ces économies soit faible (Rodrik, 2007 ; Acs et Amoros 2008 ; Bosma et al., 2008). De la même manière, l’entrepreneuriat d’opportunité est plus tourné vers l’innovation, la créativité, la transformation, la création de valeur ajoutée, d’où son impact plus substantiel sur la croissance. D’où son impact significatif en termes de création d’emplois directs et indirects. Alors que dans les pays pauvres, l’entrepreneuriat de nécessité crée peu d’emplois car c’est souvent de l’auto-emploi avec des structures informelles et rudimentaires.

Recul de la pauvreté ?

Ensuite, l’impact de l’entrepreneuriat sur la pauvreté n’est pas non plus uniforme. Certes, l’entrepreneuriat permet de réduire la pauvreté. Néanmoins, selon les données du GEM, l’impact sur la pauvreté dépendra du rapport entre l’entrepreneuriat de nécessité et celui d’opportunité. Encore une fois si l’entrepreneuriat de nécessité prédomine, la réduction de la pauvreté sera moins importante que dans un pays où l’entrepreneuriat par opportunité est la forme la plus dominante.

Enfin, la qualité de l’entrepreneuriat compte car comme l’expliquait bien Baumol (1990), le problème pour les pays sous-développés n’est pas tant l’offre quantitative de l’entrepreneuriat, mais plutôt l’allocation (répartition) de cet entrepreneuriat entre les différentes activités. Il distinguait ainsi entre l’entrepreneuriat productif (création de valeur, innovation, transformation), et l’entrepreneuriat improductif (recherche de rente, corruption, etc.). Dès lors, le problème n’est pas l’absence de l’esprit entrepreneurial en Afrique, mais plutôt sa mauvaise allocation ou orientation. Autrement dit, les pays qui sont sous-développés le sont en raison de la prédominance de l’entrepreneuriat improductif par rapport à l’entrepreneuriat productif. Ainsi, au lieu d’utiliser des ressources pour produire transformer, créer, innover, dans la majorité de nos pays africains on utilise les mêmes ressources pour la corruption, le copinage avec les politiques, la recherche de rente (subventions, protectionnisme, etc.). De précieuses ressources sont mal utilisées en vue de s’accaparer la plus grande part du gâteau, quitte à réduire sa taille au lieu de l’agrandir. Cette allocation entre entrepreneuriats productif et improductif est le résultat des arbitrages individuels sur la manière d’utiliser leurs ressources (temps, effort, argent, etc.). Un arbitrage qui est conditionné, aiguillonné par les institutions au sens de règles du jeu encadrant l’entrepreneuriat et l’investissement. En effet, chaque règle (loi, réglementation, procédure, etc.) implique un calcul, une distribution de coûts et de bénéfices.

Un entreprenariat improductif en Afrique

Malheureusement, dans la majorité des pays africains les règles du jeu favorisent aujourd’hui l’entrepreneuriat improductif. La pression fiscale réglementaire et fiscale est étouffante, le climat des affaires hostile, les politiques publiques arbitraires et orientées vers la sauvegarde d’intérêts particuliers. Cela augmente le risque et le coût de l’entrepreneuriat pour la majorité des Africains. En revanche, ceux qui ont des entrées, qui ont des relations et des connexions, pourront faire du lobbying auprès des législateurs et des décideurs afin de profiter des règles sur mesure qui leur permettent de capter des rentes de situation au détriment des autres. Ceux qui ne peuvent influencer directement ces règles du jeu, utiliseront la corruption et des stratégies évasives pour les contourner (création de sociétés-écrans, paiement au noir, fraudes etc.). Encore une fois des ressources ponctionnées pour payer des pots-de-vin au lieu d’être utilisées dans la production et la création de richesse. Quant à ceux qui n’ont ni connexions ni argent pour manipuler ou contourner les règles, ils se trouvent obligés de se rabattre sur l’informel afin de fuir l’enfer réglementaire et fiscal qu’on leur fait subir (entre 30 jusqu’à 80% en Afrique). Au total on se retrouve avec un grand pan des économies africaines dominé par l’entrepreneuriat improductif sous des formes différentes : entrepreneuriat de rente, entrepreneuriat de corruption, entrepreneuriat d’évasion, entrepreneuriat informel. Il n’est pas étonnant alors que l’impact en termes de création de richesse, d’emplois soit moins que ce qui aurait pu être si l’on avait un entrepreneuriat mieux orienté.

Dès lors, le véritable enjeu pour les économies africaines n’est pas d’avoir le plus grand nombre d’entrepreneurs, mais la meilleure qualité d’entrepreneuriat possible. Nos dirigeants devraient alors cesser de raisonner en termes quantitatifs, pour tenir compte de l’aspect qualitatif. En ce sens, il faudrait cibler la promotion de l’entrepreneuriat d’opportunité tourné vers des activités productives. Un objectif qui passe impérativement par l’influence des arbitrages individuels dans le sens de la création de valeur et de productivité. Encore une fois, l’amélioration de la qualité de nos institutions politique et économique s’avère incontournable afin que nos entrepreneurs choisissent la bonne voie et mettent nos économies définitivement sur la voie de la prospérité.

Hicham El Moussaoui, Maitre de conférences en économie à l’université Sultan Moulay Slimane (Maroc)

Un humain moyen + une machine moyenne + un bon processus

est supérieur à

un super ordinateur

qui est lui-même supérieur à

un humain expert + une machine + un mauvais processus.

On observe que ce n’est pas le super ordinateur qui gagne. Ce n’est pas non plus l’expert. Au contraire, ce qui fait la différence, c’est le processus, c’est à dire la façon dont l’humain moyen doté d’une machine moyenne utilise cette dernière. Ce qui fait la différence, c’est donc la façon d’utiliser l’informatique, pas l’informatique elle-même, si puissante soit-elle.

04/04/2018

FranceWebAsso,cherche des David,Intelligence artificielle, blockchain, infonuagique, Internet des objets… Oui, il s’agit là d’avancées extraordinaires. Mais il faut éviter de tomber en amour avec la technologie

3smartphones.jpegVENEZ VIVRE AU RYTHME DU NUMÉRIQUE

Stratégie numérique : penser aux clients d’abord, Goliath cherche des David,Intelligence artificielle, blockchain, infonuagique, Internet des objets… Oui, il s’agit là d’avancées extraordinaires. Mais il faut éviter de tomber en amour avec la technologie

Stratégie numérique : penser aux clients d’abord

Intelligence artificielle, blockchain, infonuagique, Internet des objets… Oui, il s’agit là d’avancées extraordinaires. Mais il faut éviter de tomber en amour avec la technologie sans commencer par se pencher sur les besoins des clients.

Comment peut-on déployer la technologie pour mieux servir nos membres et nos clients ? Cette question est la trame de fond de l’utilisation du numérique par le Mouvement Desjardins. « Il y a beaucoup de frénésie autour des technologies numériques et on nous demande parfois de décrire notre stratégie à cet égard, dit Chadi Habib, premier vice-président Technologies de l’information. La réponse, c’est que nous n’en avons pas. Notre stratégie, c’est d’être premier dans le cœur des gens en leur offrant des solutions qui leur apportent une réelle valeur. »

Et pour cela, la technologie est bien sûr à l’avant-plan. Chadi Habib donne l’exemple d’Ajusto, un programme qui permet aux assurés de Desjardins Assurances d’obtenir un score pour chaque trajet effectué au volant de leur automobile. S’ils ont des habitudes de conduites prudentes, ils peuvent obtenir un rabais sur leur prime. « Grâce à des algorithmes avancés, nous pouvons analyser 1800 kilomètres de conduite à la minute », indique celui qui prononcera une conférence lors du salon Connexion, le 18 avril à Montréal.

Autre exemple, cette fois avec la technologie des objets connectés. Desjardins Assurances a lancé l’an dernier Alerte, un programme de prévention des dommages liés à l’eau. Un détecteur d’eau, de gel et d’humidité déclenche une alerte sur le téléphone intelligent de l’assuré en cas de problème, ce qui peut permettre à ce dernier de réagir rapidement et de limiter les dégâts.

Goliath cherche des David

Les solutions Ajusto et Alerte ont été toutes deux développées en collaboration avec des startups, tout comme d’autres produits de Desjardins. « Travailler avec des startups fait partie de notre stratégie, souligne Chadi Habib. Elles ont l’agilité et la rapidité de développement et nous, la masse critique de clientèle. »

D’ailleurs, la coopérative financière a lancé en 2015 à Montréal et en 2017 à Lévis ses laboratoires d’innovation Desjardins Lab qui visent à réinventer la manière d’offrir ses services en misant notamment sur des partenariats avec de jeunes pousses.

Connexion, le salon de la transformation numérique

« Auparavant, c’était presque impossible de voir une grande institution financière travailler avec de petites entreprises, dit le conférencier. Maintenant, c’est nécessaire pour bien servir les clients. Nous travaillons aussi avec les géants du Web, Microsoft, Google et les autres. Il faut cependant s’assurer de gérer de façon responsable les données des gens. C’est un aspect qui nous préoccupe beaucoup et pour lequel nous aimerions voir le Canada démontrer plus de leadership. »

Qui rêve d’avoir une hypothèque ?

Traditionnellement, les institutions financières poussaient leurs produits vers les consommateurs. Desjardins veut s’éloigner de ce modèle.

« Faisons abstraction des produits financiers et commençons par les besoins des membres, dit Chadi Habib. Personne ne rêve d’avoir une hypothèque ni de lire une police d’assurance de 14 pages. Par contre, les gens rêvent d’avoir une maison ou de voyager. Avec le numérique, on peut aller plus loin que de leur offrir seulement un produit financier. On peut les accompagner dans leurs projets de vie et dans leurs activités quotidiennes en déployant des solutions qui combinent plusieurs éléments. » Desjardins travaille notamment sur un programme qui réunit plusieurs services reliés à l’habitation.

Toujours dans l’optique de se centrer sur les besoins du client, la coopérative financière a lancé en février dernier l’alerte « Insuffisance de fonds lors d’un retrait préautorisé ». L’utilisateur de son application mobile peut ainsi recevoir une notification si un retrait préautorisé est prélevé alors qu’il n’y a pas assez d’argent dans son compte. Il dispose alors d’un délai pour renflouer son compte avant que des frais pour découvert ne lui soient facturés. Après un mois à peine, plus de 355 000 personnes s’étaient inscrites au service et 18 000 notifications avaient été envoyées.

« Sur le plan financier, il n’y a pas d’avantages pour nous de faire ça, indique M. Habib. Mais nous nous sommes mis à la place du membre qui n’est certainement pas heureux de payer des frais pour manque de fonds. »

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Merci pour cet article: très informatif. Effectivement, l’IA va entraîner un bouleversement à tous les niveaux.
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« La meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le créer »
Pour une république de l’innovation Comme toutes les grandes nations, la France est engagée dans une course à l’intelligence et à l’innovation. Le 21e siècle s’annonce comme un siècle de haute précision. Au cours des 150 dernières années, l’humanité a réalisé des progrès considérables dans les domaines de la santé et de l’environnement. Partout dans le monde, des forces sont à l’oeuvre pour faire avancer la connaissance. Il faut être plus efficace avec moins de ressources. Dans ce contexte, le principe de précaution, d’abord conçu comme une arme défensive est régulièrement brandi comme une arme de dissuasion. En son nom, ce n’est plus le résultat de la recherche qui est jugé mais le principe même de recherche qui est interdit. Son utilisation irrationnelle rappelle l’épisode des sorcières de Salem. Des procès en sorcellerie sont conduits sous l’égide de pseudos experts qui jugent en lieu et place de la communauté scientifique!Notre vision de la science est dynamique. Dans notre esprit, la recherche poursuit l’objectif du bien commun. C’est pourquoi notre démarche s’adosse à un principe de précaution rendu à sa vocation de départ : écarter du domaine public tout ce qui est scientifiquement avéré comme dangereux pour la vie. A cette démarche défensive, il convient selon nous d’en ajouter une autre, positive et plus enthousiaste. Pour stimuler la recherche pour sortir de la société des peurs, nous souhaitons que le principe d’innovation soit placé à égalité avec le principe de précaution dans la constitution française. L’innovation produit du progrès. Elle stimule la concurrence, elle est à l’origine des grands progrès enregistrés dans nos sociétés.
Encourager le partage de savoir, d'être au monde et de le voir.
FranceWeb, des espaces numériques ouverts à tous. Un cyberspace international. Un nouveau défi pour notre pays européen. Un instrument d'intelligence collective. Vers une économie des qualités humaines. C’est l’inspiration qui nous fait grandir, Venez nous rejoindre. C’est encore plus facile ensemble, la société en réseau ne se fera pas sans vous,
Nous désirons nous faire connaître en nous adressant, prioritairement aux personnalités économiques, sociales, politiques, médiatiques, responsables et compétentes, intéressées par cette initiative. Pour Vous et avec Vous ! 
Au plaisir de vous rencontrer pour vous présenter notre projet Vision 21 FranceWebAsso>Société du Savoir..
Contact: Ing.Stefan Raducanu, Data Scientist
Tél: 0139655034
Mail: franceweb@gmail.com

These Tech Giants Are Talking The Most About AI

« Le principal point de blocage de la transformation de notre organisation est que notre direction générale n’a pas articulé de vision claire » me disait récemment un participant dans un séminaire de formation, avec un air d’évidence des sentences qui paraissent logiques mais ne marchent pas. Eh bien non, votre organisation n’a pas besoin de vision claire pour se transformer. Au contraire, on peut même défendre l’idée qu’avoir une vision est contre-productif et entravera la transformation.»

« Nous répétons la révolution, mais les plébéiens sont en retard. »  —Günter Grass

IA et éthique: le contresens navrant de Cédric Villani

Ainsi donc avec le rapport Villani sur l’intelligence artificielle, la France a renoué avec une vieille tradition: demander à quelqu’un d’intelligent d’écrire un rapport idiot. Enfin idiot, on se comprendra: le rapport que notre Médaille Fields vient de rédiger n’est pas tant idiot que convenu. Nous sommes en retard sur l’IA, vite un plan national. Des subventions, des initiatives, une agence, tout plein de petits fours et de pique-assiettes, la routine française quoi. La montagne a accouché d’une souris, les chinois se marrent bien. Mais les faiblesses de ce rapport ont été soulignées avec talent par d’autres, inutile d’y revenir. Ce qui me semble important cependant, c’est le lien que le rapport fait avec l’éthique.

Le titre-même du rapport « Donner un sens à l’IA » est problématique. Quand on regarde l’histoire de l’innovation, le sens a toujours été donné a posteriori. Et ce pour une raison très simple: les ruptures technologiques présentent toujours des situations inédites sur le plan légal, social et éthique. Il est très difficile, voire impossible, de penser ces ruptures avant qu’elles ne se produisent, et avant que les effets ne soient visibles. On risque de penser dans le vide. Lorsque McKinsey conduit une étude de marché pour AT&T en 1989 pour évaluer le potentiel de la téléphonie mobile, les résultats sont désastreux: personne ne voit l’intérêt d’avoir un téléphone mobile. Personne ne peut simplement imaginer ce qu’on ferait avec. Seule l’utilisation effective a révélé les possibilités de la technologie, de même qu’aujourd’hui seule l’utilisation de Facebook en révèle les dangers pour la vie privée.

Sans compter que comme souvent dans ces cas-là, le sens que l’on donne à éthique est bien restreint. Il peut être éthique de ne pas vouloir développer une IA aux conséquences négatives, mais il peut être également éthique d’essayer pour voir, car ce n’est qu’en agissant que nous saurons. Les entrepreneurs savent cela depuis longtemps, nos savants intelligents et ceux qui nous gouvernement l’ignorent, et se condamnent peu à peu à la paralysie par excès de prudence et, au fond, par peur du futur. Nous devenons un vieux pays, et laissons progressivement les autres développer l’avenir. Au fond, le rapport Villani est un rapport de vieux, la hype de notre ami Cédric en plus.

A chaque fois que la puissance publique produit un rapport sur un secteur donné du numérique avec l’ambition de faire de la France un leader mondial, avec ou sans l’Europe, les acteurs de l’écosystème correspondant sont tout feu tout flammes parce que leur sujet intéresse les plus hautes autorités. Les élites et corps constitués du pays sont mis à contribution et caressés dans le sens du poil. Des rapports et des plans avec des dizaines de mesures sont publiés. Le plan est présenté devant le Premier Ministre ou le Président de la République. Des conférences sont organisées. Au bout du compte et avec le recul, la France n’atteint jamais l’objectif assigné et entre temps, les gouvernements ont changé.

Le Rapport Villani qui vient tout juste d’être publié peut-il échapper à cette fatalité ? En l’état, j’ai bien peur que non. Sa lecture laisse encore une impression désagréable que l’on loupe quelque chose, que l’on n’a pas posé les bonnes questions ni creusé toutes les pistes. Bref, une certaine déception est au rendez-vous malgré un volontarisme affiché de bon aloi et bon nombre de propositions intéressantes.

Pour une bonne analyse critique du rapport Villani, voir l’article d’Olivier Ezratty ici: Ce que révèle le Rapport Villani.

 
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