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29/01/2016

Salon des Entrepreneurs avec Stefan de France et son RESEAU FRANCE WEB,"Votre collaboration et géniale" ,Crowdfunding : pourquoi ? Pour qui ? À quel moment ? Comment ? Les Communautés du Salon des Entrepreneurs....

Salon des Entrepreneurs avec Stefan de France et son RESEAU FRANCE WEB, Crowdfunding : pourquoi ? Pour qui ? À quel moment ? Comment ?

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25/01/2016

Les trains suisses passent au vert, les CFF, entreprise fédérale et principale entreprise ferroviaire suisse, prévoient de diminuer de 20% (600 GWh) leur consommation d’électricité d’ici 2025 sur la base de celle de 2010

20% d’économie d’énergie d’ici 2025

Dans le cadre de l’exemplarité énergétique de la Confédération, les CFF, entreprise fédérale et principale entreprise ferroviaire suisse, prévoient de diminuer de 20% (600 GWh) leur consommation d’électricité d’ici 2025 sur la base de celle de 2010, soit l’équivalent de celle de 150 000 foyers. Et ce malgré une augmentation prévue de la consommation d’énergie, liée à l’augmentation de l’offre et de la population suisse : d’ici à 2030, + 40% d’intensité maximale de pointe (puissance) et une augmentation prévue de la consommation d’électricité de quelques 25%. Pour gérer ces questions, le groupe a créé l’unité d’affaires Gestion de l’énergie. Les moyens choisis pour cette économie d’énergie sont nombreux et leur mise en œuvre est commencée.Des améliorations sont ainsi apportées pour la modernisation des trains : un système de chauffage avec un mode veille permet notamment de diminuer le chauffage des trains à 10-12°C lorsqu’ils sont remisés. Les nouvelles climatisations des RER utilisent aussi un système de pompe à chaleur, plus économique qu’un chauffage traditionnel. Les éclairages à l’intérieur des trains seront progressivement remplacés par des éclairages LED, à la fois plus confortables pour les voyageurs et plus économiques dans leur consommation et leur durée de vie. La mécanique a elle aussi été repensée : un nouveau type de palier de guide d’essieu qui diminue l’usure de la voie et des rails a été choisi . D’autres projets d’améliorations sont prévus pour la modernisation énergétique des voitures et des locomotives, comme la commande d’air extérieur par capteurs CO2 sur certaines voitures.Cette diminution de la consommation d’énergie passe aussi par une meilleure gestion du trafic. Les CFF ont ainsi développé une application pour la régulation adaptative du trafic. Depuis le 1er janvier 2015, cette application sur tablette permet de transmettre des informations aux conducteurs de locomotives pour réguler leur vitesse afin de leur éviter les arrêts aux feux rouges. La diminution des séquences de freinage et d’accélération permet ainsi une diminution de la consommation d’énergie de traction.Les CFF sont d’ailleurs très ouverts à toutes ces nouvelles technologies. L’entreprise a par exemple mis en place en système d’alerte des conducteurs, toujours sur leur tablette, en cas de non-respect des feux à proximité des gares.Ces économies passent aussi par une réorganisation du trafic, qui vise un équilibre dans les flux de passagers sur la journée. L’objectif est de diminuer les pics de fréquentation dus au flux pendulaires. Pour cela, les CFF encouragent la flexibilité dans les horaires de travail, ce qui permettrait d’optimiser le trafic aux heures de pointes. Dans cette optique, les CFF soutiennent des études sur la faisabilité et les conséquences pour les entreprises d’horaires de travail plus souples et propose même des bureaux et salles de réunion en gare pour ses voyageurs professionnels. Ce principe est d’ailleurs désormais proposé aux salariés de l’entreprise.Les mesures prises entre 2010 et 2014 ont déjà conduit à une économie de 119,4 GWh par an. L’économie totale réalisée correspond à la consommation moyenne de courant de près de 30 000 foyers.100% d’énergie renouvelable pour faire rouler les trainsVers le milieu du siècle, le réseau des CFF était électrifié à 99,5% et l’électrification a été achevée en 1960. Aujourd’hui, l’ensemble des trains utilise un courant de traction 16,7 hertz, différent du courant domestique 50 hertz utilisé aussi par les CFF dans les bureaux et les gares. Pour ce courant de traction, l’entreprise vise une électricité 100% d’origine renouvelable d’ici 2025, et dès 2019 pour le courant 50 Hz alimentant les gares, bureaux et installations.Le courant de traction correspond actuellement à 1836 GWh. 90% de cette électricité est d’origine hydraulique, produite en grande partie par des centrales appartenant aux CFF .Le renoncement à l’énergie nucléaire est préparé par la diminution de la consommation d’énergie et le développent des énergies renouvelables, mais pas à court terme. Pour compléter leurs sources d’énergie renouvelables, les CFF se tournent désormais vers les énergies solaires et éoliennes. Un critère important dans le développement de ces énergies pour le courant de traction est une disponibilité en continu, afin d’éviter toute suppression de train.Les CFF étudient ainsi actuellement la possibilité de l’intégration de l’éolien dans leur stratégie énergétique. Ils ont investi 1,1 Mio de francs dans un projet d’éolienne verticale à Niederurnen, un nouveau type d’éolienne développé par Agile Wind Power AG. Cette installation pilote « Vertical Sky » permettra aux CFF d’étudier le potentiel et la rentabilité de cette technologie pour le courant de traction 16,7 Hz.Par ailleurs, les CFF misent aussi sur l’énergie photovoltaïque pour les besoins en courant 50 Hz, pour l’approvisionnement des gares, ateliers et bureaux. Les installations de production sont situées sur les toits des gares et ou d’infrastructures appartenant à des tiers, l’énergie est ainsi produite là où elle est nécessaire. . Les CFF sont propriétaires de 4 centres de production à Herdern, Altstetten, Berne Aebimatt et Giubiasco.Et le CO2 ?Grâce à ce choix des énergies renouvelables, les CFF limitent aussi leurs émissions de CO2. Ils sont aussi engagés, comme la SNCF, dans le « Low-Carbon Sustainable Rail Transport Challenge » dans le cadre du NAZCA, qui vise notamment une réduction des émissions de CO2 par rapport à 1990 de 50% en 2030 et 75% en 2050. En 2014, ils ont dégagé 37 % de CO2 de moins qu’en 1990, soit un rejet de 116 000 tonnes de CO2 par an, principalement générées par le chauffage des bâtiments et par la consommation de diesel dans le cadre des activités de manœuvre et de transport, ainsi que pour l’exploitation et l’entretien de l’infrastructure.
Ainsi, les CFF sont actuellement dans un processus de modification et d’optimisation de leur stratégie énergétique. Tout en mettant en place ces stratégies énergétiques nécessitant un investissement important, les CFF gardent pourtant un objectif, annoncé par leur directeur : « stabiliser ou faire baisser les prix ».Sources :Stratégie énergétique des CFF (Juin 2012)23 améliorations apportées aux véhicules : Les trains des CFF économisent une quantité d’énergie correspondant à la consommation de 15 000 ménages. Communiqué de presse des CFF, 22 septembre 2015Stromsparen nach Fahrplan, TagesAnzeiger du 22/09/2015
Plan d’action CFF pour l’exemplarité énergétique. (extrait du rapport annuel 2014)energeia N° 3 / 2015. Pour un approvisionnement énergétique sûr. Office Fédéral de l’EnergieRapport de développement durable 2014, CFFRédacteur :
Emilie Fallet – Chargée de mission scientifique et universitaire en Suisse - emilie.fallet[a]diplomatie.gouv.frInformations complémentairesPublications
Document de stratégie : "Une diplomatie scientifique pour la France"

07/01/2016

Jean-Paul Besset Cofondateur d’Europe Ecologie, Europe Ecologie-les Verts, c’est fini !«Plus rien n’est possible avec ce qui reste de ce parti» atteint de «marginalisation groupusculaire»

Europe Ecologie-les Verts, c’est fini !

Ancien député européen, Jean-Paul Besset coupe définitivement avec le parti dont il a été cofondateur: «Plus rien n’est possible avec ce qui reste de ce parti» atteint de «marginalisation groupusculaire»

Jean Paul Besset

L’implacable dégringolade des résultats électoraux l’atteste : calamiteuse campagne présidentielle de 2012, échec des élections européennes en 2014 et départementales en 2015, désastre du scrutin régional de décembre 2015 (un score réduit de moitié, en pleine effervescence autour de la COP 21 !).

Ces résultats constituent l’indicateur le plus irréfutable de la marginalisation groupusculaire du parti représentant l’écologie politique. Songeons qu’il y a seulement quelques années, en 2009 et en 2010, Europe Ecologie était devenu électoralement le troisième parti de France, reléguant loin derrière l’ombre sinistre du Front national.

C’est qu’à cette époque, les lignes avaient bougé au sein de la conscience collective. Pas de manière traditionnelle, comme en Espagne, sous l’impact d’une vague d’indignation (dont Podemos sera l’héritier). En France, on assista à une dynamique inattendue, cristallisée sur le terrain écologique : Pacte de Nicolas Hulot, mobilisation unitaire des ONG, Grenelle de l’environnement imposé à Nicolas Sarkozy… une maturation culturelle et sociale autour de l’impératif écologique gagna les forces vives de la société.

Créé dans la continuité, Europe Ecologie fut essentiellement cela : la traduction et le prolongement d’une forme inédite de mouvement social naissant. Les prémices d’une nouvelle offre politique étaient posées, levant une aube d’espérance, encore modeste, fragile, mais réelle. Un autre modèle de progrès, indépendant du rabâchage des représentations traditionnelles, apparut soudainement possible autour d’un projet de société plurielle qui ne détruise pas son environnement, qui réhabilite la solidarité humaine et qui ne s’agenouille pas devant les fétiches de la croissance.

En témoignent le manifeste fondateur d’Europe Ecologie – les Verts (EE-LV) («Pour une société écologique»), adopté à la quasi-unanimité lors de la création d’Europe Ecologie – les Verts en 2011 et l’influence grandissante que connut alors ce mouvement. Las ! les figures imposées d’un parti, dont la culture militante rangea vite ce qui le distinguait – l’écologisme – au rang d’accessoire, eurent tôt fait de reprendre le dessus. Exit l’ouverture sur les questionnements constructifs et la recherche de solutions positives dans une époque en plein bouleversement ! A peine né, le parti de l’écologie politique redevint les Verts et se referma sur le pré-carré des affrontements binaires, surjouant les réflexes d’appartenance à un camp plutôt que le dépassement et la convergence vers les nouveaux enjeux de l’intérêt général. Au lieu d’affirmer une identité échappant aux schémas archéo-marxistes (et aux combines qui vont avec), plutôt que de construire un imaginaire attractif – la résilience à l’effondrement des ressources, des liens et des repères – Europe Ecologie – les Verts se délita dans l’académisme d’un combat politique de plus en plus déconnecté des défis du siècle, privilégiant rhétorique anti-tout, manichéismes simplistes, alliances d’appareils et intrigues de pouvoir (c’est-à-dire l’ordinaire des pratiques qui, à juste titre, révulsent l’opinion).

En même temps, partout en Europe, le national-populisme s’abattit comme une grêle sur un terrain abandonné à la jachère idéologique. La perspective d’un repli identitaire faussement protecteur et humainement détestable s’engouffra dans le vide laissé par les partis républicains. Ceux-ci, désorientés par la complexité d’une situation historiquement inédite tant elle se trouve télescopée par la conjonction mondialisée des crises, désertaient l’avenir, renonçant à toute vision, s’accrochant à leurs vieilles lunes et à leurs pauvres boutiques. Sans horizon émancipateur et mobilisateur, la représentation politique (écologistes compris) se montra ainsi incapable de faire pièce à la «grande peur» que le basculement de l’époque provoque. Et que la réaction détourne à son profit.

Cette séquence de l’histoire qui voit le national-populisme gagner pour l’instant la bataille culturelle oblige à dire que les républicains de tous poils ont failli, tous ensemble. Leur rejet électoral et social, massif, spectaculaire, n’est que le produit de ce qui n’a pas été semé. Abandonnés à l’accablement d’une «polycrise» inédite, livrés au sentiment que «tout fout le camp», saisis d’impuissance, les peuples deviennent la proie des cancers identitaires, de l’insécurité sociale, des aliénations marchandes et des frustrations égotiques.

Dans cette débâcle, que dire des écologistes sinon exprimer le crève-cœur de voir l’antidote qu’ils portent réduit à une purge et transformé en repoussoir ? La plupart de ceux qui cherchent une alternative au désarroi généralisé ne se sont-ils pas pris à détester la marque Europe Ecologie-les Verts malgré l’implication sincère et efficace de nombre de ses militants et élus ? Humiliation suprême !

Discours doctrinaires, surenchères verbeuses, négativisme systématique, obsession du clivage, experts ès diabolisation, caprices de stars, stratégies tordues, culture de l’aigreur, violences internes… l’autopsie des pratiques d’Europe Ecologie-les Verts mériterait de longs développements, et montrerait que, quand elle perd son cap, la politique dévore ses propres enfants. Car le problème est bien là : l’écologie politique n’a pas su ou voulu garder le cap de l’avenir. Elle s’est obstinément refusée à l’arrachement culturel (certes douloureux) auquel l’écologie, justement, l’invitait en tant que nouveau paradigme, au-delà des catéchismes de gauche ou de droite.

Plutôt que de se saisir du futur à bras-le-corps, de le construire pas à pas avec tous ceux, d’où qu’ils viennent, qui empruntaient le chemin de la mutation écologique, Europe Ecologie – les Verts s’est accroché aux références qui n’étaient pas les siennes. Il s’y est embourbé, s’inféodant à un «ancrage à gauche» nostalgique, se déchirant ad nauseum entre gauche vociférante ou gauche agonisante. Au lieu d’incarner ce nouvel imaginaire qu’on attendait d’elle, bienveillant, attrayant, désirable, l’écologie politique s’est retranchée dans un camp bardé d’exclusives et s’y est complu dans des logiques d’affrontement, tournant le dos à ceux qui cherchent à dépasser les vieilles querelles et à se rassembler sur l’essentiel.

Le verdict est donc tombé et il faut l’affronter lucidement pour ce qu’il est : Europe Ecologie-les Verts est descendu trop bas, beaucoup trop bas, pour se relever. Trop abîmé, trop disqualifié, trop décrédibilisé ! Ses ressources sont désormais épuisées. Je le dis sans plaisir ni ressentiment, en assumant une part de l’échec : l’histoire est passée. Plus rien ne naîtra d’Europe Ecologie-les Verts, plus rien n’est possible avec ce qui reste de ce parti qui, comme les autres, a lourdement failli et dont l’existence même bouche désormais l’horizon. Je n’y participerai donc plus, exerçant en quelque sorte un devoir de retrait. Quant à mes ami(e)s, fraternellement, je leur dis : «Maintenant, dégagez ! gentiment. Laissez la place ! dignement. Responsables élus du conseil fédéral, ayez le courage de l’électrochoc, dissolvez cette machine de l’échec devenue objet encombrant, obstacle au changement ! Abandonnez vos casquettes tribales pour vous remettre au service de la société nouvelle».

Europe Ecologie – les Verts, c’est fini et, bien qu’il s’agisse d’une amère déception, ce n’est pas un drame. L’impératif écologique, avec ses implications tous azimuts, demeure en effet la priorité des nécessités de l’époque et constitue toujours le moteur de l’intérêt général. Minuit n’a pas encore sonné dans le siècle et, concurremment à la montée de l’anxiété, nombre d’issues vers une société postcarbone et postcroissance, nombre d’alternatives bouillonnent dans les sociétés.

A ces acteurs de jouer maintenant. Aux secteurs innovants de prendre les choses en main et de construire l’avenir. Qu’en toute indépendance ceux et celles qui d’ores et déjà mettent en œuvre la transformation écologique et sociale dans leurs territoires, leurs entreprises, leurs activités, leurs pratiques, se rassemblent, d’où qu’ils viennent, qu’ils reprennent le flambeau, qu’ils imaginent l’outil capable de fédérer les énergies et d’articuler les envies d’entreprendre pour établir le Bien commun.

Jean-Paul Besset Cofondateur d’Europe Ecologie

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