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20/06/2017

La crise humanitaire déclenchée par la sécheresse en Somalie a encore une fois attiré l’attention sur le lien étroit qui existe entre les phénomènes météorologiques extrêmes et la sécurité alimentaire.

SRU-International Researech.gifLe point sur le changement climatique, la sécurité alimentaire et l’adaptation

La crise humanitaire déclenchée par la sécheresse en Somalie a encore une fois attiré l’attention sur le lien étroit qui existe entre les phénomènes météorologiques extrêmes et la sécurité alimentaire. Mais quels sont ces liens exactement ? Et que peuvent faire les agriculteurs des pays en développement pour atténuer les effets négatifs du changement climatique ? Cette série de questions-réponses donne un aperçu général des principaux enjeux, en faisant la part belle aux petits paysans africains.

Qu’est-ce que la sécurité alimentaire ?

On pourrait croire que cette expression n’est qu’un terme spécialisé utilisé dans le jargon humanitaire pour désigner le fait d’avoir assez à manger et de savoir comment se procurer son prochain repas. Mais la sécurité alimentaire est un concept complexe qui a beaucoup évolué avec le temps. Selon la définition actuelle du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies, les populations sont dites en situation de sécurité alimentaire lorsqu’elles « ont, à tout moment, un accès à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de mener une vie saine et active ». Autrement dit, il ne s’agit pas seulement d’être en sécurité maintenant, mais dans un avenir proche ; et il ne s’agit pas non plus seulement de pouvoir se nourrir, mais de pouvoir le faire correctement et de pouvoir préparer ses repas sans risques. Le terme « accès » est fondamental dans cette définition : même lorsque les marchés ou les granges regorgent de denrées, la population peut être en situation d’insécurité alimentaire si elle n’a pas les moyens d’acheter ces produits ou n’a rien à troquer en échange. Il arrive même que des famines surviennent alors que la nourriture ne manque pas, mais qu’elle est tout simplement inabordable.

En 2004, un système a été mis en place pour aider les organisations humanitaires à réagir efficacement à une crise alimentaire en Somalie en définissant et en analysant avec précision l’insécurité alimentaire locale à l’aide d’une grille classant cette insécurité alimentaire en cinq phases : absente/minimale, sous pression, crise, urgence et catastrophe humanitaire/famine. Ce cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire, qui repose sur des observations factuelles, a été mis au point par un ensemble d’agences des Nations Unies et d’organisations non gouvernementales. Il a été complètement remis à jour en 2017 et est aujourd’hui utilisé dans 25 pays du monde.

Quelle est l’incidence du changement climatique sur la sécurité alimentaire ?

Le changement climatique a comme principale conséquence d’augmenter la fréquence et la gravité des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les inondations, les sécheresses, les canicules et les variations dans les régimes de précipitation. La hausse du niveau de la mer due au changement climatique entraîne l’érosion des côtes et la perte de terres arables. Quant à l’augmentation des températures, elle favorise la prolifération des mauvaises herbes et des nuisibles et menace la viabilité des zones de pêche.

Tout cela a un impact sur la production agricole, dont dépend la sécurité alimentaire de la plupart des habitants des pays en développement. En effet, ceux-ci pratiquent presque tous une agriculture pluviale, et lorsque les précipitations sont insuffisantes ou surviennent au mauvais moment, ou lorsque de grosses tempêtes éclatent, des récoltes entières peuvent être anéanties, des infrastructures essentielles peuvent être endommagées ou détruites et des ressources communautaires peuvent être perdues. Le changement climatique est donc considéré comme la plus grande menace qui pèse sur les petits paysans, dont on estime le nombre à 500 millions dans le monde.

D’après le PAM, « [l]'évolution des conditions climatiques a déjà une incidence sur la production de certaines denrées de base et le changement climatique à venir menace d’exacerber ce problème. La hausse des températures aura un impact sur les cultures et la modification du régime des précipitations pourrait affecter la qualité et la quantité de la production agricole. »

Ce sont les populations les plus pauvres qui souffrent le plus de la hausse du prix des céréales et du recul des rendements, car ce sont elles qui consacrent la plus grande partie de leurs revenus à l’alimentation. À long terme, le changement climatique pourrait « créer un cercle vicieux de maladie et de faim », avertit le PAM.

À l’horizon 2050, la malnutrition infantile devrait être de 20 pour cent supérieure à ce que l’on observerait en l’absence de changement climatique.

La population devrait alors atteindre les neuf millions. Les mangeurs de viande et de produits laitiers seront probablement plus nombreux et davantage de terres seront consacrées à la culture d’agrocarburants. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime donc que pour satisfaire la demande en 2050, la production mondiale de nourriture devra augmenter de 70 pour cent par rapport à 2005.

Ce rapport (en anglais) de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires analyse avec force détails les effets du changement climatique sur l’agriculture, en mettant l’accent sur les pays en développement.

Pourquoi l’agriculture en Afrique est-elle particulièrement vulnérable ?

En Afrique subsaharienne, les petits paysans génèrent 80 pour cent de la production agricole. La plupart des terres n’étant pas irriguées et les sources d’eau fiables devenant de plus en plus rares, les cultures dépendent généralement des précipitations, que le changement climatique rend de moins en moins régulières et prévisibles.

Sur le continent africain, les activités agricoles ont souvent lieu dans zones marginales telles que les plaines inondables, les déserts et les flancs de coteaux, où les perturbations météorologiques plus fréquentes que jamais détériorent gravement les sols et les cultures. Le climat a toujours connu des variations, mais le rythme et l’intensité actuels de ces changements rendent les méthodes traditionnelles d’adaptation insuffisantes.

Les millions d’éleveurs de bétail des régions d’Afrique les plus arides sont particulièrement vulnérables aux phénomènes météorologiques extrêmes, comme le démontre la sécheresse qui touche actuellement la Somalie et le Kenya. 

Ethiopia drought
©UNICEF Ethiopia/2017/Nahom Tesfaye

Lorsque de tels évènements se produisent et que les cultures sont détruites ou que le bétail meurt, les paysans, souvent victimes de pauvreté endémique, ont rarement assez d’économies et de réserves pour en amortir le contrecoup.

Peu de paysans africains sont propriétaires des terres qu’ils cultivent et il leur est donc difficile d’obtenir des crédits pour les intrants tels que les engrais et les pesticides ou pour des équipements. Ils ont aussi rarement la capacité de stocker leur production et la médiocrité des infrastructures limite souvent leur accès aux marchés. Les techniques modernes d’accroissement du rendement et les assurances sont souvent hors de portée des petits paysans. Même ceux qui en ont les moyens hésitent à investir dans des terres dont ils ne possèdent pas le titre de propriété.

Selon le quatrième rapport d’évaluation de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, « l’Afrique est probablement le continent le plus vulnérable au changement climatique. Le continent risque notamment d’être confronté à une baisse de la sécurité alimentaire et de la productivité agricole — surtout en ce qui concerne l’agriculture de subsistance —, à une hausse du stress hydrique et, à cause de ces deux premiers facteurs et d’une exposition potentiellement plus importante aux maladies et autres problèmes sanitaires, à une plus grande vulnérabilité en matière de santé humaine. »

Pour de plus amples informations sur le changement climatique en Afrique, consultez cette fiche d’info d’Africa Check.

Que peuvent faire les paysans africains ?

On désigne par le terme « adaptation » les ajustements réalisés pour atténuer les effets du changement climatique et les risques que celui-ci implique à l’échelle internationale, nationale ou locale. Les petits paysans qui sont confrontés à des bouleversements météorologiques et autres phénomènes liés au changement climatique utilisent déjà différentes méthodes d’adaptation. Ils diversifient par exemple leurs cultures et pratiquent la rotation des parcelles, ils s’investissent dans des activités non agricoles génératrices de revenus, ils adaptent leur calendrier de semis, préservent l’eau et les sols, façonnent des systèmes d’irrigation et des protections contre les inondations, utilisent davantage d’intrants tels que les engrais, sèment des graines améliorées, plantent des arbres ou associent cultures et bétail.

Les agriculteurs ont besoin de l’aide de leurs États respectifs pour faire les bons choix en matière d’adaptation. Cette assistance peut prendre la forme de prévisions météorologiques plus fiables et localisées, de subventions aux intrants, de conseillers agricoles correctement formés, de meilleurs services vétérinaires, de financements dans la recherche agricole et d’améliorations des infrastructures rurales telles que les réseaux routiers.

Cet article universitaire (en anglais) explique, par le biais d’une étude de cas sur l’Éthiopie, comment les agriculteurs s’adaptent au changement climatique. Celui-ci est davantage axé sur l’Ouganda.

Notre propre projet spécial sur le changement climatique et la sécurité alimentaire comprend des reportages de terrain sur des initiatives locales d’adaptation au Kenya, au Nigeria, au Sénégal et au Zimbabwe.

Ce document analyse en détail comment les pays cherchent à favoriser l’adaptation agricole dans le cadre de l’UNFCCC.

Quid des financements ?

Bien que l’agriculture concerne directement les moyens de subsistance de milliards de personnes, elle ne bénéficie que d’une petite fraction des financements de l’action climatique. D’après ce rapport de la banque mondiale, seuls 6 à 8 milliards des 391 milliards de dollars consacrés en 2014 au financement de l’action climatique dans le monde ont été consacrés à l’agriculture, à la foresterie et aux autres types d’utilisation des terres. L’atténuation — c’est-à-dire la réduction des émissions et la transition vers des économies sobres en carbone — bénéficie traditionnellement de trois fois plus de fonds que l’adaptation.

L’importance d’investir dans une agriculture résiliente face aux aléas climatiques gagne cependant en reconnaissance, notamment dans les Objectifs de développement durable et dans l’Accord de Paris de la CCNUCC, adoptés en 2015.

La plupart des pays engagés dans la CCNUCC ont intégré au moins quelques estimations des coûts de l’adaptation agricole à leurs propres plans d’action sur le changement climatique. Les détails de ces contributions prévues déterminées au niveau national peuvent être consultés ici et une analyse plus poussée est disponibleici.

La source de financement de la lutte contre les changements climatiques la plus récente et la plus importante, à savoir le Fonds vert pour le climat, doté d’une enveloppe de 10 milliards de dollars, vise à répartir équitablement ses fonds entre l’atténuation et l’adaptation. Il est encore difficile de déterminer précisément quelles seront les conséquences du retrait du président américain Donald Trump de l’Accord de Paris et du Fond vert pour le climat sur le financement de l’adaptation agricole, mais les experts sont pessimistes.

Il existe à l’échelle mondiale plus de 50 fonds destinés aux projets d’adaptation. Nous avons consacré un article aux plus importants d’entre eux.

À lire également : notre compte-rendu sur le financement de l’action climatique (en anglais).

am/ag-ld

Dossier

Changement climatique et sécurité alimentaire

Cet article fait pa

FranceWebSharing, "Ethical standards within the UN will not improve until those responsible... are personally made to suffer for their actions."Des Casques bleus congolais vont partir en raison d'allégations d'exploitation et d'abus sexuels

EXCLUSIVE: The ethical failure Why I resigned from the UN

Anders Kompass on the UN’s failure to uphold its principles

Anders Kompass

There is no hierarchy in the horror and brutality I witnessed during those two decades – massacres, torture, killings, the displacement of populations – but an eight-year-old boy describing in detail his sexual abuse by the peacekeepers meant to protect him is the kind of account I wish I’d never had to read.

I’d also seen a lot of the UN’s dysfunction over the years, but I wasn’t prepared for how the organisation would deal with these events, with the ensuing scandal – and with me. 

Cholera in Haiti, corruption in Kosovo, murder in Rwanda, cover-up of war crimes in Darfur: on too many occasions the UN is failing to uphold the principles and standards set out in its Charter, rules and regulations. Sadly, we seem to be witnessing more and more UN staff less concerned with abiding by the ethical standards of the international civil service than with doing whatever is most convenient – or least likely to cause problems – for themselves or for member states.

Why?

Principally, because the cost to the individual of behaving ethically is perceived as too great. Put another way, the benefit to the individual of not behaving ethically is perceived as greater than the cost of taking an ethical stance.

See: Top UN whistleblower resigns, citing impunity and lack of accountability

Fear and a feeling of worthlessness

Staff are afraid. This fear is based on widespread experience. Many staff members have been the victims of retaliation or have witnessed retaliation against those who have taken unpopular ethical stances (including reporting on internal unethical conducts), in the form of sidelining, harassment, sudden transfers, poor evaluations, and non-renewal of contracts. They are convinced that the system does not protect them.

Centrafrique: Des Casques bleus congolais vont partir en raison d'allégations d'exploitation et d'abus sexuels

Afrique: La population mondiale devrait atteindre 9,8 milliards en 2050 et 11,2 milliards en 2100, selon l'ONU

Afrique: La pauvreté mondiale pourrait être réduite de moitié si tous les adultes achevaient leurs études secondaires, selon l'UNESCO

 

19/06/2017

StefanV.Raducanu, MonBonheur, "Une véritable fenêtre sur le savoir permettant d'enrichir nos connaissances"

STEFAN RADUCANU.JPGDipl.Ing.StefanV.Raducanu avec

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Dipl.Ing.Stefan V.Raducanu a révolutionné l'industrie du mobile avec le premier ODP, libre, open-source et basé sur le Web pour aider à mettre en ligne un milliard de personnes de plus.

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Je forme une entreprise qui n'a jamais eu d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans tout la vérité de la nature; et cet homme, c'est moi.

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« Le but de la vie est le développement personnel. Parvenir à une parfaite réalisation de sa nature- c'est pour cela que nous sommes tous ici »

citation-oscar-wilde-18470.png1agld1r.gifOscar Wilde, Aphorismes

Extrait

    1. Je peux résister à tout, sauf à la tentation
    2. Je vis tellement au-dessus de mes revenus qu’en vérité nous menons, eux et moi, une existence entièrement séparée.
    3. La philosophie nous apprend à supporter sereinement le malheur des autres
    4. S'aimer soi-même est le début d'une histoire d'amour qui durera toute une vie.
    5. Vivre est la chose la plus rare. La plupart des gens se contente d'exister
 Tous ce qui n'est pas don ne saurait être le véritable bonheur: la passion, le sentiment amoureux, les faux bonheurs matériel.. tous sont éphémères un jour ou l'autre, ils diminuent puis cessent et enfin nous manquent et nous font souffrir.. ce que l'on donne sincèrement procure du vrai bonheur celui là ne disparaît pas, ne nous manque pas, il est bien en nous..

Parce que vous êtes tous différents,avec des rêves différents, bonheur se doit d'être différent.

"Une véritable fenêtre sur le savoir permettant d'enrichir nos connaissances"

DSC00046.JPGDepuis toujours, l'homme est à la recherche du bonheur. Il suffit parfois d'ouvrir les yeux car le bonheur est rarement où on l'attend

Vivre en accord avec soi-même, être calme, apprendre à relativiser, chercher le bonheur en tout chose... au fil des textes rassemblés dans ce blog on découvre que la sérénité est une quête intemporelle.

Depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours les penseurs et les philosophes n'ont cessé de réfléchir à son propos.

Dans l'Éthique à Nicomaque, un ouvrage bien connu d'Aristote, grand philosophe grec du IVème siècle avant notre ère et élève de Platon, l'auteur montre que toute chose agit en vue d'une fin. Pour l'être humain, l'action est en vue du bonheur.

Dans la sagesse chinoise, la sérénité découle d'une existence simple, en conformité avec la nature. Chez les Stoïciens grecs, elle passe par le renoncement et l'acceptation des choses. Les Epicuriens la lient davantage à la douceur de vivre et au plaisir.

Au XVIIIème siècle, Madame du Châtelet l'associait à la connaissance de soi, tandis qu'au XIXème , Rilke affirmait qu'il fallait la chercher dans la solitude..

Autant de préceptes philosophiques, que chacun est libre d'appliquer pour devenir plus serein, et plus heureux...méditations,maximes,bonheur,tranquillité,sagesse,sérénité,art de vivre

StefanV.Raducanu, est l'homme le plus heureux qui fait le bonheur d'un plus grand nombre d'autres.

En donnant, surtout ce qui nous tient à coeur, on se déleste, on s'accomplit et surtout on gagne quelque chose de plus précieux encore: un ami peut-être, ou quelqu'un qui nous sera reconnaissant de notre bien fait. On est riche de ce que l'on donne, dit-on communément. Et cette richesse-la n'a pas de prix. Tachons donc de bien nous porter, de n'avoir point de préjugés, d'avoir des passions, de le faire servir à notre bonheur, de remplacer nos passions par des goûts, de conserver précieusement nos illusions, d'être vertueux, de ne jamais nous repentir, d'éloigner de nous les idées tristes, et de ne jamais permettre à notre coeur de conserver une étincelle de goût pour quelqu'un dont le goût diminue et qui cesse de nous aimer. Il faut bien quitter l'amour un jour, pour peu qu'on vieillisse, et ce jour doit être celui où il cesse de nous rendre heureux. Enfin, songeons à cultiver le goût de l'étude, ce goût qui ne fait dépendre notre bonheur que de nous-mêmes. Préservons-nous de l'ambition, et surtout sachons bien ce que nous voulons être; décidons-nous sur la route que nous voulons prendre pour passer notre vie, et tachons de la semer de fleurs.

"Le bonheur est souvent la seule chose qu'on puisse donner sans l'avoir et c'est en donnant qu'on l'acquiert"Voltaire


Mais le bonheur est tout à fait autre chose, le bonheur est un état d’être. Ce n’est là un exercice de l’intelligence. C’est dans la disponibilité totale qu’il apparaît. Cette ouverture est autorisée dans la lucidité.

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