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09/01/2016

Stefan De France, Tous apôtres de Steve Jobs : quand trop de storytelling tue le storytelling

Tous apôtres de Steve Jobs : quand trop de storytelling tue le storytelling

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C'est avec une mauvaise foi revendiquée que notre envoyé spécial à Montréal expose son exaspération face à la standardisation des présentations orales, leur TEDx-ation. A force de vouloir ressembler à Steve Jobs en transformant toute présentation d'une pensée en spectacle, le storytelling finit par tuer ce qui fait aussi l'intérêt d'une conférence : donner à réfléchir au public.

Tous apôtres de Steve Jobs : quand trop de storytelling tue le storytelling
David Shing, AOL © Jarle Naustvik - Wikimedia Commons
 

Après avoir passé trois jours à la conférence C2 (Commerce et Créativité) de Montréal à suivre les interventions de grands noms du numérique, une évidence s'impose : Steve Jobs les a tous tués. En définissant une sorte de standard de la présentation "live", le génial inventeur de l'iPhone a comme annihilé ce qui avait fait son succès : la créativité.

On en arriverait presque à regretter le conférencier bégayant, perdu dans ses notes, la fille (ou le gars) qui se perd en digressions voire l'ennuyeux professionnel, celui qui se noie dans les détails et est incapable de synthétiser ce qui lui tient peut-être lieu de pensée...

N'y voyez pas un accès de nostalgie mais l'héritage jobsien conjugué au succès des TEDx (un autre standard) a un effet paradoxal. A force de vouloir faire pro à tout prix, de vouloir captiver son auditoire, le nouveau format standardisé finit par transformer une conférence lambda en un programme télévisé : un grand robinet d'eau tiède, devant lequel on reste non par passion mais parce qu'on est pris d'une sorte d'engourdissement déraisonnable et culpabilisant. Il ne manque que les chips (sans gluten).

La débâcle des fabricants de pupitres en verre

Retour à Montréal (mais c'est aussi vrai à Paris, à Berlin,...) donc où l'intervenant moderne se doit de parler debout, la télécommande à Power Point dans la main, avec un discret micro accroché à l'oreille. Sans parler de l'effet délétère de cette mode sur l'industrie des fabricants de pupitres en verre, le résultat de cette tendance est que le public doit regarder une succession de people déambuler sur la scène, comme dans n'importe quel one man show, Jean-Marie Bigard étant remplacé par la directrice du marketing de Facebook ou le responsable de Tata télécoms.

L'exercice offre au spectateur de comparer le rythme de marche des uns et des autres, une façon de mesurer le niveau de stress comparé des orateurs. A Montréal, David Shing, le prophète numérique d'AOL, très rock and roll, donc excité, avec son costume faussement orné de tâches de peinture, a sans nul doute remporté la palme de la compétition du débit le plus saccadé.

Surtout, on ne parle plus d'abord à votre esprit, mais à votre coeur, étant entendu qu'une quelconque étude a dû prouver un jour que pour qu'un message soit retenu, il faut d'abord émouvoir. Alors tout le monde y va de sa petite anecdote. Terry Stuart, chef de l'innovation de Deloitte venu parler d'innovation commence par nous confier que le fils de fermier qu'il était voulait devenir superhéros. On est content pour lui.

Mark : mon patron ce copain 

Carolyn Everson, vice présidente des solutions marketing global de Facebook, vêtue d'une robe aussi bleue que le logo de son employeur, confie adorer les publicités d'HSBC dans les aéroports, et quand elle évoque le temps de la consommation de masse, elle glisse sa date de naissance personnelle (que, galant, nous ne répèterons pas ici) pour bien montrer qu'elle nous parle d'un temps que les "moins de vingt ans ne peuvent pas connaître" et ne peut parler du PDG de son entreprise que par son prénom : il est tellement cool Mark ! (D'ailleurs Mark, si tu nous lis, pense à partager, ça augmentera les statistiques de mon papier).

Et quand Chelsea Clinton arrive pour conclure les trois jours de conférences en parlant de l'action de la fondation qui porte son nom en faveur des femmes, l'intervieweuse ne peut réprimer un sanglot étouffé quand Chelsea évoque sa fille Charlotte, née récemment. Tellement émouvant de penser que la fille de Bill et Hillary est désormais maman !

 

Chelsea Clinton à C2Montreal

 

L'émotion n'est pas l'alpha et l'oméga. Il y a aussi une place pour l'humour. Qui n'a pas dans sa présentation une petite vidéo réputée rigolote pour illustrer le propos ?

néo-sophisme

Pourquoi pas, diront les adorateurs du format. Sus aux esprits chagrins jamais contents et toujours prompts à critiquer, une attitude tellement européenne noteront les lecteurs nord-Américains qui courront voir les prochaines vidéos. Soit. A ceci près que cette mise en avant de présentations répétées et standardisées est parfois l'occasion de la renaissance d'un courant philosophique qu'on croyait disparu depuis longtemps : le sophisme.

Combien de messages simplistes martelés sous un bombardement d'images et de mots ? Le développement des réseaux sociaux n'est pas le reflet d'une civilisation narcissique nous a assuré un intervenant. Sa preuve ? On s'y montre aux autres, pas à soi même. CQFD, il fallait oser ! Citons encore ette vision technologique irénique des effets du smartphone promue par un opérateur mobile présent : avec le mobile entre les mains de 3 milliards d'humains supplémentaires dans les dix prochaines années, la prospérité et la paix vont régner dans le monde. Les enfants vont apprendre à lire et à écrire et les femmes accéder à l'égalité. Comme s'il y avait une corrélation entre la possession d'un téléphone et la disparition des inégalités salariales entre hommes et femmes. Etonnante version tiers mondiste et modernisée d'un vieux slogan d'Orange quand l'opérateur de télécommunications tricolore s'appelait encore France Télécom : le bonheur, c'est simple comme un coup de fil.

A vouloir à tout prix vendre des idées comme une publicité, on risque le simplisme et on oublie ce qui en fait le sel : la nuance, la précision. A présenter sa pensée comme on vend des piscines sur une chaîne de télé-achat, il n'est pas certain qu'on convainque beaucoup de monde. Le public applaudit le numéro, bientôt éclipsé par le suivant, car tout doit s'enchaîner très vite, il faut chasser l'ennui. Dommage, tous les anciens élèves le savent, c'est dans les moments d'ennui, quand on regarde par la fenêtre, que se développe la créativité et qu'on se met à réfléchir.

 
 

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6 commentaires

Stéphane

04/06/2015 17h09 - Stéphane

Le storytelling n'est pas sensé être un outil de communication formelle. C'est simplement un outil de production de sens différent des outils délivrant des messages explicites. On est énormément dans l'implicite, la connexion entre différentes parties du discours, fait de mots et d'autres éléments qui ne sont pas verbaux. Cette connexion est à faire par l'auditoire, tout seul. Nous ne sommes pas familiers de ce mode de communication, qui peut nous troubler et nous faire regretter des modes de communication plus directifs,.

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Marc

04/06/2015 13h53 - Marc

Excellentissime! Tant sur le fond que sur la forme. Bravo!

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Chauffeton Hélène

04/06/2015 12h20 - Chauffeton Hélène

Bravo ! Et merci ! ... de montrer qu'il existe encore des gens intelligents qui n'obéissent pas comme des moutons aux diktats de la propagande et de l'autorité , fussent-t'elles scientifiques ou plutôt annoncées comme telles , pour mieux convaincre ! Cela rassure , un peu ! Et voilà que je me remémore ce fameux film d'Henri Verneuil : I ...comme Icare avec Yves Montant , où l'on assiste à l'expérience de la soumission à l'autorité...( à voir ou revoir !) J'avais 23 ans à la sortie de ce film mais cette expérience m'avait marquée et beaucoup fait réfléchir . Merci Christophe ! de prouver qu'il existe encore des esprits libres! Puissiez-vous faire école !!! Hélène

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07/01/2016

Jean-Paul Besset Cofondateur d’Europe Ecologie, Europe Ecologie-les Verts, c’est fini !«Plus rien n’est possible avec ce qui reste de ce parti» atteint de «marginalisation groupusculaire»

Europe Ecologie-les Verts, c’est fini !

Ancien député européen, Jean-Paul Besset coupe définitivement avec le parti dont il a été cofondateur: «Plus rien n’est possible avec ce qui reste de ce parti» atteint de «marginalisation groupusculaire»

Jean Paul Besset

L’implacable dégringolade des résultats électoraux l’atteste : calamiteuse campagne présidentielle de 2012, échec des élections européennes en 2014 et départementales en 2015, désastre du scrutin régional de décembre 2015 (un score réduit de moitié, en pleine effervescence autour de la COP 21 !).

Ces résultats constituent l’indicateur le plus irréfutable de la marginalisation groupusculaire du parti représentant l’écologie politique. Songeons qu’il y a seulement quelques années, en 2009 et en 2010, Europe Ecologie était devenu électoralement le troisième parti de France, reléguant loin derrière l’ombre sinistre du Front national.

C’est qu’à cette époque, les lignes avaient bougé au sein de la conscience collective. Pas de manière traditionnelle, comme en Espagne, sous l’impact d’une vague d’indignation (dont Podemos sera l’héritier). En France, on assista à une dynamique inattendue, cristallisée sur le terrain écologique : Pacte de Nicolas Hulot, mobilisation unitaire des ONG, Grenelle de l’environnement imposé à Nicolas Sarkozy… une maturation culturelle et sociale autour de l’impératif écologique gagna les forces vives de la société.

Créé dans la continuité, Europe Ecologie fut essentiellement cela : la traduction et le prolongement d’une forme inédite de mouvement social naissant. Les prémices d’une nouvelle offre politique étaient posées, levant une aube d’espérance, encore modeste, fragile, mais réelle. Un autre modèle de progrès, indépendant du rabâchage des représentations traditionnelles, apparut soudainement possible autour d’un projet de société plurielle qui ne détruise pas son environnement, qui réhabilite la solidarité humaine et qui ne s’agenouille pas devant les fétiches de la croissance.

En témoignent le manifeste fondateur d’Europe Ecologie – les Verts (EE-LV) («Pour une société écologique»), adopté à la quasi-unanimité lors de la création d’Europe Ecologie – les Verts en 2011 et l’influence grandissante que connut alors ce mouvement. Las ! les figures imposées d’un parti, dont la culture militante rangea vite ce qui le distinguait – l’écologisme – au rang d’accessoire, eurent tôt fait de reprendre le dessus. Exit l’ouverture sur les questionnements constructifs et la recherche de solutions positives dans une époque en plein bouleversement ! A peine né, le parti de l’écologie politique redevint les Verts et se referma sur le pré-carré des affrontements binaires, surjouant les réflexes d’appartenance à un camp plutôt que le dépassement et la convergence vers les nouveaux enjeux de l’intérêt général. Au lieu d’affirmer une identité échappant aux schémas archéo-marxistes (et aux combines qui vont avec), plutôt que de construire un imaginaire attractif – la résilience à l’effondrement des ressources, des liens et des repères – Europe Ecologie – les Verts se délita dans l’académisme d’un combat politique de plus en plus déconnecté des défis du siècle, privilégiant rhétorique anti-tout, manichéismes simplistes, alliances d’appareils et intrigues de pouvoir (c’est-à-dire l’ordinaire des pratiques qui, à juste titre, révulsent l’opinion).

En même temps, partout en Europe, le national-populisme s’abattit comme une grêle sur un terrain abandonné à la jachère idéologique. La perspective d’un repli identitaire faussement protecteur et humainement détestable s’engouffra dans le vide laissé par les partis républicains. Ceux-ci, désorientés par la complexité d’une situation historiquement inédite tant elle se trouve télescopée par la conjonction mondialisée des crises, désertaient l’avenir, renonçant à toute vision, s’accrochant à leurs vieilles lunes et à leurs pauvres boutiques. Sans horizon émancipateur et mobilisateur, la représentation politique (écologistes compris) se montra ainsi incapable de faire pièce à la «grande peur» que le basculement de l’époque provoque. Et que la réaction détourne à son profit.

Cette séquence de l’histoire qui voit le national-populisme gagner pour l’instant la bataille culturelle oblige à dire que les républicains de tous poils ont failli, tous ensemble. Leur rejet électoral et social, massif, spectaculaire, n’est que le produit de ce qui n’a pas été semé. Abandonnés à l’accablement d’une «polycrise» inédite, livrés au sentiment que «tout fout le camp», saisis d’impuissance, les peuples deviennent la proie des cancers identitaires, de l’insécurité sociale, des aliénations marchandes et des frustrations égotiques.

Dans cette débâcle, que dire des écologistes sinon exprimer le crève-cœur de voir l’antidote qu’ils portent réduit à une purge et transformé en repoussoir ? La plupart de ceux qui cherchent une alternative au désarroi généralisé ne se sont-ils pas pris à détester la marque Europe Ecologie-les Verts malgré l’implication sincère et efficace de nombre de ses militants et élus ? Humiliation suprême !

Discours doctrinaires, surenchères verbeuses, négativisme systématique, obsession du clivage, experts ès diabolisation, caprices de stars, stratégies tordues, culture de l’aigreur, violences internes… l’autopsie des pratiques d’Europe Ecologie-les Verts mériterait de longs développements, et montrerait que, quand elle perd son cap, la politique dévore ses propres enfants. Car le problème est bien là : l’écologie politique n’a pas su ou voulu garder le cap de l’avenir. Elle s’est obstinément refusée à l’arrachement culturel (certes douloureux) auquel l’écologie, justement, l’invitait en tant que nouveau paradigme, au-delà des catéchismes de gauche ou de droite.

Plutôt que de se saisir du futur à bras-le-corps, de le construire pas à pas avec tous ceux, d’où qu’ils viennent, qui empruntaient le chemin de la mutation écologique, Europe Ecologie – les Verts s’est accroché aux références qui n’étaient pas les siennes. Il s’y est embourbé, s’inféodant à un «ancrage à gauche» nostalgique, se déchirant ad nauseum entre gauche vociférante ou gauche agonisante. Au lieu d’incarner ce nouvel imaginaire qu’on attendait d’elle, bienveillant, attrayant, désirable, l’écologie politique s’est retranchée dans un camp bardé d’exclusives et s’y est complu dans des logiques d’affrontement, tournant le dos à ceux qui cherchent à dépasser les vieilles querelles et à se rassembler sur l’essentiel.

Le verdict est donc tombé et il faut l’affronter lucidement pour ce qu’il est : Europe Ecologie-les Verts est descendu trop bas, beaucoup trop bas, pour se relever. Trop abîmé, trop disqualifié, trop décrédibilisé ! Ses ressources sont désormais épuisées. Je le dis sans plaisir ni ressentiment, en assumant une part de l’échec : l’histoire est passée. Plus rien ne naîtra d’Europe Ecologie-les Verts, plus rien n’est possible avec ce qui reste de ce parti qui, comme les autres, a lourdement failli et dont l’existence même bouche désormais l’horizon. Je n’y participerai donc plus, exerçant en quelque sorte un devoir de retrait. Quant à mes ami(e)s, fraternellement, je leur dis : «Maintenant, dégagez ! gentiment. Laissez la place ! dignement. Responsables élus du conseil fédéral, ayez le courage de l’électrochoc, dissolvez cette machine de l’échec devenue objet encombrant, obstacle au changement ! Abandonnez vos casquettes tribales pour vous remettre au service de la société nouvelle».

Europe Ecologie – les Verts, c’est fini et, bien qu’il s’agisse d’une amère déception, ce n’est pas un drame. L’impératif écologique, avec ses implications tous azimuts, demeure en effet la priorité des nécessités de l’époque et constitue toujours le moteur de l’intérêt général. Minuit n’a pas encore sonné dans le siècle et, concurremment à la montée de l’anxiété, nombre d’issues vers une société postcarbone et postcroissance, nombre d’alternatives bouillonnent dans les sociétés.

A ces acteurs de jouer maintenant. Aux secteurs innovants de prendre les choses en main et de construire l’avenir. Qu’en toute indépendance ceux et celles qui d’ores et déjà mettent en œuvre la transformation écologique et sociale dans leurs territoires, leurs entreprises, leurs activités, leurs pratiques, se rassemblent, d’où qu’ils viennent, qu’ils reprennent le flambeau, qu’ils imaginent l’outil capable de fédérer les énergies et d’articuler les envies d’entreprendre pour établir le Bien commun.

Jean-Paul Besset Cofondateur d’Europe Ecologie

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03/01/2016

Un devoir de connectivité FranceWebAsso, « que des voix rationnelles se fassent entendre et puissent, en dernière instance contribuer au développement de la société civile ».

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Les récentes manifestations anti-japonaises en Chine nous rappellent, après de multiples autres exemples, que les TIC rendent possibles des mobilisations que les gouvernements autoritaires ont du mal à interdire, contrôler ou taire.

Plus important encore, elles permettent, suivant la formule de Xiao Qiang de China Digital Times, « que des voix rationnelles se fassent entendre et puissent, en dernière instance contribuer au développement de la société civile ».

Elles sont également un outil privilégié pour le développement économique.

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Il est sans doute nécessaire de faire du droit à la connectivité une revendication première. Que nos préoccupations soient politiques, sociales ou économiques. Qu’il s’agisse des sociétés opprimées ou en voie de développement, des minorités marginalisées ou des secteurs sociaux tenus à l’écart.

Mais cette notion de revendication laisse généralement entendre qu’on attend que quelqu’un d’autre concède ce qui est demandé. En faire un droit consiste tout simplement à accroître la légitimité de la revendication ce qui est déjà beaucoup.

Cela m’invite à me demander si le moment n’est pas venu d’évoquer un « Devoir de connectivité ».

Il nous incombe à tous et à chacun.

Il faut sans doute réclamer dans certains cas, protester, exiger, mais dans plein d’autres cela veut aussi dire se connecter soi-même, acquérir une ligne à haut débit, apprendre à bien se servir d’un ordinateur ou d’un téléphone portable, dégager les ressources nécessaires au niveau du foyer, de l’entreprise, du réseau, de la région ou du pays, aider ceux qui ont des difficultés quelles qu’en soient les raisons etc.,etc.

Il s’agirait ainsi d’en faire une obligation aussi bien individuelle que parentale, institutionnelle ou gouvernementale et d’accepter les responsabilités qui en découlent.

Qu’en pensez-vous ?

Alan Bat, Guru Meditation

 
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