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24/02/2019

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Groupe d'intérêts.jpgappel à contribution - Copie.gif“Les hommes ont inventé le destin afin de lui attribuer les désordres de l’univers, qu’ils ont pour devoir de gouverner.”

Romain Rolland a dit...

“Même sans espoir, la lutte est encore un espoir.”

“Tu ne vivrais pas, si tu ne croyais pas. Chacun croit.” “Le métier des intellectuels est de chercher la vérité au milieu de l’erreur.” “La vie n’est pas triste. Elle a des heures tristes.” “En voulant, on se trompe souvent. Mais, en ne voulant pas, on se trompe toujours.” “La vérité, c’est de chercher toujours la vérité.” “Un héros, c’est celui qui fait ce qu’il peut. Les autres ne le font pas.” “Rien n’est fait tant qu’il reste quelque chose à faire.” “Peu importe le succès, il s’agit d’être grand, non de le paraître.”

Le plus grand danger pour la plupart d’entre nous n’est pas que notre but soit trop élevé et que nous le manquions, mais qu’il soit trop bas et que nous l’atteignons.”De Michel-Ange

Michael Doyle : le libéralisme, entre guerre et paix

À quelles conditions une démocratie doit-elle faire la guerre ?

par Marieke Louis , le 22 février

traduit par Catherine Guesde
La guerre et la démocratie sont-elles compatibles ? Comment penser les conditions des interventions armées au niveau international ? Au cours de cet entretien, Michael Doyle convoque différents théoriciens du libéralisme afin d’éclairer les relations internationales contemporaines.
Michael Doyle est Professeur des Universités à Columbia, New York. Il enseigne les relations internationales au département de Science politique, à l’Ecole supérieure des affaires publiques et internationales, et de la faculté de droit. Ses recherches portent sur les théories des relations internationales, le droit international, l’histoire internationale et, plus particulièrement, sur la consolidation de la paix sur le plan international et les Nations Unies. Il a enseigné à l’Université de Princeton, à John Hopkins, ainsi qu’à l’Université de Warwick au Royaume Uni. Entre 2001 et 2003, il a été conseiller spécial au Secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan sur les questions de planification stratégique (les « objectifs du Millénaire pour le développement »), de responsabilisation des entreprises au niveau international (le Pacte Mondial ou Global Compact).

Publications mentionnées au cours de cet entretien :
- Ways of War and Peace : Realism, Liberalism, and Socialism, W.W. Norton, 1997.
- Striking First : Preemption and Prevention of International Conflict, Princeton University Press, 2008.
- Liberal Peace : Selected Essays, Routledge, 2012.

- The Question of Intervention : John Stuart Mill and the Responsibility to Protect, Yale University Press, 2015.

La Vie des Idées : Le libéralisme est une thématique centrale et récurrente de vos travaux sur la guerre et la paix. Des penseurs tels que Kant considèrent que les États libéraux sont plus pacifiques que les autres. Comment justifient-ils cette position, et dans quel contexte historique et politique cette thèse a-t-elle émergé ?
Michael Doyle :
Je me suis passionné pour la question du libéralisme depuis les années 1980. Certes, ce courant de pensée est profondément ancré dans la culture américaine. Mais c’est surtout en tant que théorie ou philosophie qu’il m’intéresse. L’idée centrale selon laquelle les États libéraux sont différents des autres tranche nettement avec la théorie la plus en vogue aux États-Unis, à savoir le réalisme international. Pour les réalistes, tous les États sont, sur le plan fonctionnel du moins, les mêmes : ils sont pris dans l’anarchie, dans un « état de guerre », et recherchent l’équilibre des puissances. Pour les libéraux, au contraire, il peut y avoir des différences essentielles entre les États ; les États libéraux sont capables d’établir entre eux des liens pacifiques, et n’ont pas besoin de se contre-balancer en permanence.

Ces deux écoles de pensée sont complexes et variées. Chez les réalistes classiques, on trouve un grand nombre de figures – de Thucydide à Hobbes et Rousseau en passant par Machiavel. Ensuite il y a les réalistes modernes, tels que Carr, Morgenthau, Aron et Waltz. De même, chez les tenants du libéralisme, on trouve plusieurs lignées : de l’individualisme lockéen au pacifisme fondé sur le marché chez Smith et à l’internationalisme de Kant – cette dernière option étant la plus intéressante et la plus compliquée à mon sens. Il n’y a pas « un » libéralisme. Les théoriciens du libéralisme se rejoignent sur la question des droits de l’homme et du gouvernement représentatif, ils s’accordent pour dire que les États libéraux sont, de ce fait, différents des autres ; en revanche, ils sont en désaccord lorsqu’il s’agit de dire ce qui, précisément, fait leur différence.

Le libéralisme constitue un monde intellectuel complexe. On ne peut pas identifier une caractéristique qui soit absolument dominante dans le libéralisme : c’est un camp, composé d’une pluralité de membres. Par exemple, de nombreux penseurs du libéralisme estiment que les États libéraux sont intrinsèquement pacifiques. L’un des plus marquants d’entre eux est Joseph Schumpeter qui, dans sa « Contribution à une sociologie des impérialismes » (1919) [1], défend l’idée que les sociétés démocratiques à économie de marché sont en elles-mêmes pacifiques, simplement parce que les ressources dont une société a besoin peuvent être obtenues à travers des échanges, là où la guerre, au contraire, est inefficace, coûteuse et nocive. Schumpeter répond par là aux attaques marxistes-léninistes relatives à la nature intrinsèquement agressive des économies et États capitalistes. En tant qu’économiste attaché au marché, Schumpeter a à cœur de laver le capitalisme des accusations d’impérialisme. En cela, il n’est pas si éloigné des thèses de Francis Fukuyama sur la « fin de l’histoire » formulées à la fin de la Guerre Froide : d’après lui, le consumérisme et la démocratie rendent les États intrinsèquement pacifistes. Ces idées font partie de la tradition libérale, mais pour moi elles ne sont pas très convaincantes, dans la mesure où elles ne rendent pas compte du bilan historique des États libéraux existants.

D’un autre côté, Kant nous aide à comprendre la manière dont se comporte réellement un État libéral. Il affirme que les États libéraux ne sont, de manière générale, pas pacifiques, même s’ils sont aussi réticents à faire la guerre. Leur caractéristique principale est qu’ils devraient être, peuvent être et sont pacifiques entre eux. Il s’agit d’une paix séparée c’est-à-dire propre aux États démocratiques entre eux. Cela ne signifie pas qu’ils ne font pas la guerre. Il peut y avoir de nombreuses guerres s’ils sont entourés d’États non libéraux. Certaines de ces guerres sont défensives ou préventives – si ces États non libéraux les attaquent ou les menacent notamment. Cependant – et c’est tout aussi important –, ces États libéraux sont traversés par des pressions pouvant conduire à la guerre : des guerres commerciales, visant à protéger la propriété privée, et des guerres idéologiques. Il s’agit là d’actes que Kant condamne sur un plan éthique, car il les juge mauvais et imprudents, mais il les comprend comme étant inscrits dans la nature des États qui pratiquent le commerce. Et ce sont-là des logiques effectivement à l’œuvre dans les relations internationales des États libéraux.

Surtout, les États libéraux sont parvenus à établir une paix entre eux, et ce depuis plusieurs siècles. Mais ils ont aussi été très actifs comme impérialistes. La paix existe entre les États-Unis, la Grande Bretagne, le Canada ou la France, mais cela ne les empêche pas de déclarer la guerre à d’autres – d’une manière parfois très imprudente, comme cela a été le cas lorsque les États-Unis sont intervenus en Irak en 2003.

La clef de la version kantienne du libéralisme réside dans cette idée de paix entre les États libéraux – paix qui ne s’étend pas nécessairement aux relations entre États libéraux et États non libéraux. Il s’agit d’une paix séparée, et non d’une pacification générale.

Kant écrit son Projet de paix perpétuelle en 1795. A l’époque, les systèmes qui s’approchent le plus du libéralisme sont les cantons suisses, et le régime initié par la Révolution française de 1789. Kant écrit en réaction à la Révolution, à l’émergence de la souveraineté populaire et à la doctrine des « droits de l’homme ». Comme beaucoup d’autres intellectuels, il considère qu’un développement progressiste est à l’œuvre. Au moment où il écrit, la France traverse pourtant la Terreur, mais il en fait abstraction : pour lui, il s’agit d’une aberration provisoire. On est encore avant la réaction thermidorienne, et avant l’ère napoléonienne. Pour Kant, la France révolutionnaire et républicaine incarne l’espoir d’un gouvernement libre. Il tient compte de la solidarité de ses pairs à l’égard de la France républicaine, et se dit qu’une paix durable entre républiques est possible. L’arrière-plan intellectuel de Kant, lorsqu’il écrit ce texte, est le Contrat social de Rousseau (1762), auquel il cherche à répondre. Rousseau était, lui aussi, conscient de la nécessité d’expliquer comment un contrat social juste, et une république juste, pourraient survivre au milieu d’autres États. Rousseau s’était engagé à rédiger un deuxième volume du Contrat social, qui expliquerait la relation entre la démocratie telle qu’il la concevait, et la paix. Il ne l’a jamais écrit. Il a cependant publié des essais très intéressants sur la Corse et sur la Pologne, et la critique de l’Abbé de Saint-Pierre était une déclaration en ce sens, mais il n’a jamais formulé sa propre réponse à la question de savoir comment une petite république démocratique pouvait garantir sa sécurité et établir la paix sans être écrasée par ses voisins. Kant prend donc connaissance du Contrat social et y voit l’essai de philosophie politique le plus profond qu’il ait jamais lu. Il s’interroge néanmoins : comment obtenir la paix ? Les contrats sociaux et les démocraties de Rousseau présupposent des républiques de petite taille, fortement participatives, et autonomes selon les communautés. Comment ne pas finir écrasées par les États qui les entourent ? Et quelles relations peuvent-elles entretenir les unes avec les autres ?

Kant explique que si nous envisageons les républiques autrement – c’est-à-dire comme de véritables républiques fondées sur la séparation des pouvoirs et sur l’idée de liberté –, nous serons en mesure de résoudre le problème de la paix : ces républiques s’imposeraient en effet d’elles-mêmes des restrictions, et respecteraient l’autonomie des autres États – autonomie reflétant celle des citoyens qui les contrôlent. Ce sont là les bases du Projet de Paix perpétuelle et les trois conditions d’une paix républicaine : les États doivent être républicains, il faut qu’ils signent un traité de paix, et qu’ils créent un ordre cosmopolite qui autorise les contacts de part et d’autres des frontières. Selon lui, un tel monde nous permettrait d’être libres au sein de notre pays, de respecter les droits cosmopolites et d’être en paix avec les autres républiques. Pour lui, Rousseau n’avait fait que la moitié du travail en envisageant une république démocratique ; il n’avait pas résolu le problème de la paix. Kant considérait qu’il pouvait faire les deux.

La Vie des Idées : Quelle différence faites-vous entre un État libéral et un État démocratique ?
M.D. : Ces deux notions – ce que nous appelons les démocraties consolidées et les États libéraux – se recoupent en grande partie. Aujourd’hui, elles sont pour ainsi dire équivalentes, mais cela n’a pas toujours été le cas. Certains États ont pu remplir les critères d’un État libéral sans pour autant être démocratiques. Par exemple, les États-Unis au sortir de la guerre de Sécession pouvaient être considérés comme un État libéral, mais pas comme un État démocratique : les femmes n’y avaient pas le droit de vote. En France, je dirais que l’État était libéral entre 1830 et 1848, entre 1790 et 1793, pendant la Première République, puis après 1870, mais là encore, les femmes n’avaient pas le droit de vote, donc on ne peut pas vraiment parler de démocratie. La réciproque est vraie : un État peut être démocratique sans être libéral. Sur le plan de l’analyse, si on adopte une lecture stricte de la démocratie comme règne de la majorité, alors il y a un risque de la tyrannie de cette dernière. Qu’en est-il d’une démocratie qui se conçoit en des termes racistes, ou qui ne se préoccupe pas de la protection des droits des minorités, ou encore, qui est communiste et totalitaire ? On ne pourrait pas la qualifier de démocratie libérale. Encore une fois, et j’insiste : j’effectue ces distinctions en choisissant délibérément d’être inclusif. Cela me permet d’englober à la fois les États libéraux et les États quasi-libéraux, et de mieux tester certaines propositions théoriques. Le fait que la Suède ne soit plus en guerre contre la Norvège est une bonne nouvelle, mais cela ne nous permet pas de mettre à l’épreuve la thèse libérale dans sa généralité.

La Vie des Idées : Votre dernier ouvrage en date, The Question of Intervention, est consacré à la pensée de John Stuart Mill et à sa doctrine de la non-intervention (1859), dont vous envisagez les implications pour la période d’après 1990. Pourquoi avoir choisi d’entamer ce dialogue avec Mill ?
M.D. : La première raison pour laquelle je me suis tourné vers Mill est que, dans mon premier cours de relations internationales, l’essai de Mill sur la « non-intervention » faisait partie des lectures obligatoires. La plupart des étudiants en relations internationales lisaient – comme je l’ai fait à 18 ans – cet essai de Mill comme un classique sur l’intervention. La deuxième raison est que, lorsque l’on s’intéresse au libéralisme – comme c’est mon cas –, la question de l’intervention est très importante. Elle est même cruciale dans la mesure où l’auto-détermination, c’est-à-dire la capacité d’un individu à décider de son propre destin dans le domaine politique, est au cœur de la légitimité États libéraux. Le dilemme est donc : comment un État peut-il intervenir de manière juste dans les affaires d’un autre État alors même que le fondement de la vie politique et de la légitimité de chacun réside précisément dans l’auto-détermination ? La réponse de Mill est « n’intervenez pas » – d’où le titre, « Quelques mots sur la non-intervention ». Mais d’emblée il pointe de nombreuses exceptions. Cette question est essentielle pour les tenants du libéralisme. Si vous êtes Hobbesien, vous intervenez lorsque c’est dans votre intérêt – si cela accroît votre puissance, votre richesse ou votre prestige. Pour les libéraux, l’intervention est un problème moral et politique.

La troisième raison pour laquelle j’ai décidé d’écrire sur Mill est qu’il a souvent été mal compris. La plupart du temps, son essai est lu comme une condamnation de l’intervention au sein du monde « civilisé », mais comme un blanc-seing pour intervenir au sein des colonies – dans le monde « non civilisé ». C’est l’interprétation néo-coloniale de Mill. Mais il s’agit là d’une lecture simplificatrice. Mill énonce en effet des raisons (qui ne sont pas très convaincantes) pour justifier l’impérialisme et j’en fais d’ailleurs la critique. Mais il défend également l’intervention au sein du monde civilisé si cela permet de libérer un peuple du joug d’une puissance extérieure – comme c’était le cas de la Belgique en 1830 – ou de mettre fin à un massacre ou à une guerre civile – telle que celle qui a eu lieu au Portugal. Et les raisons qu’il évoque pour justifier une telle intervention au sein du monde civilisé ne sont pas sans lien avec les excuses qu’il donne pour intervenir dans le monde colonisé.

La Vie des Idées : Pendant longtemps, l’idée de souveraineté nationale impliquait qu’aucun État ne pouvait s’immiscer dans les affaires intérieures des autres. En 2001, les Nations Unies ont autorisé le Conseil de sécurité de l’ONU à demander une intervention extérieure lorsqu’un un État ne protège pas son peuple – cette nouvelle norme s’appelle la « responsabilité de protéger » (ci-après R2P [2]). En quoi réside la nouveauté de cette doctrine ?
M.D. :
La grande avancée de la responsabilité de protéger (R2P) est qu’elle permettait de résoudre un certain nombre de problèmes. D’une part, une interprétation restrictive de l’article 39 du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies interdit toute intervention dans un pays, à moins qu’elle ne soit destinée à neutraliser une menace « internationale » transfrontalière pesant sur un autre pays. Si on adopte une lecture stricte de la Charte, alors les génocides ne figurent pas au rang des événements qu’une intervention serait autorisée à empêcher. C’est la preuve qu’il manque à l’ONU et à la communauté internationale une doctrine adéquate sur le plan éthique qui permette de savoir quand intervenir. D’autre part, les États sont, dans les faits, très interventionnistes. Ils se considèrent légitimes à intervenir pour défendre leurs intérêts nationaux, répandre la démocratie, protéger les droits de l’homme ou faire cesser des atrocités (sans toujours définir ce qu’est une atrocité). Ces doctrines – la doctrine Blair-Clinton pour le Kosovo, la doctrine Bush pour le Moyen-Orient, ou encore la doctrine Poutine – rendent possibles beaucoup trop d’interventions. L’intérêt de la R2P était de fournir un cadre à l’intervention permettant d’aller au-delà d’une lecture restrictive de l’article 2 et du chapitre 7 de la Charte des Nations Unies (voir l’encadré ci-dessous) limitant le recours à la force au seul cas de légitime défense, qu’elle soit individuelle ou collective.

La charte des Nations Unies et la question de l’intervention.
- Article 2.4 : Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.
- Article 2.7 : Aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État ni n’oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte ; toutefois, ce principe ne porte en rien atteinte à l’application des mesures de coercition prévues au Chapitre VII.

CHAPITRE VII : ACTION EN CAS DE MENACE CONTRE LA PAIX, DE RUPTURE DE LA PAIX ET D’ACTES D’AGRESSION
- Article 39 : Le Conseil de sécurité constate l’existence d’une menace contre la paix, d’une rupture de la paix ou d’un acte d’agression et fait des recommandations ou décide quelles mesures seront prises conformément aux Articles 41 et 42 pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales.

Etant donné qu’une lecture stricte de la Charte n’autorise pas à intervenir pour empêcher un génocide – comme celui qui a eu lieu au Rwanda – ou pour mettre fin aux crimes d’atrocités commis en ex-Yougoslavie et au Cambodge, il nous fallait donc un cadre autorisant l’intervention pour mettre fin aux crimes les plus atroces. D’un autre côté, des garde-fous sont nécessaires pour nous protéger des décisions unilatérales à la Blair, Clinton, Bush, Poutine et autres, trop prompts à l’intervention.

La première version de la R2P est apparue juste après le Kosovo. Mais la version de l’époque était trop large et invoquait à peu près n’importe quelle forme de violation des droits de l’homme comme motif d’intervention. Cela a semé la panique, en particulier dans les pays en développement dont les dirigeants craignaient de perdre leur souveraineté. Ensuite, la Commission internationale de l’intervention internationale et de la souveraineté des États (ICIISS) a tenté de répondre à ces préoccupations en améliorant la doctrine afin qu’elle ne concerne plus que les cas de violations extrêmes. Elle a également précisé que les États devaient demander l’autorisation du Conseil de Sécurité de l’ONU. En cas de refus du Conseil de Sécurité, les États pouvaient toujours intervenir de manière unilatérale. En 2001, le document a été présenté publiquement par Gareth Evans (Australie) et Mohamed Sahnoun (Algérie). Kofi Annan voulait organiser une grande réunion publique avec le Conseil de sécurité des Nations Unies et l’Assemblée générale afin d’entamer les discussions et d’obtenir un soutien en faveur de cette nouvelle idée. Kofi Annan m’a notamment demandé – j’étais son conseiller spécial à l’époque – d’examiner les possibilités d’un lancement de la doctrine dans l’une des salles de réunion des Nations Unies. Après consultation du chef de cabinet du président de l’Assemblée générale (Ban Ki Moon à l’époque), nous apprenons qu’aucune salle ne pouvait être libérée. Il s’est en fait avéré que les États du G77 (le groupe des pays en développement à l’ONU) étaient franchement hostile, trouvaient cette nouvelle doctrine inacceptable et y voyaient une menace pour leur souveraineté. Qu’a-t-on fait ensuite ? Evans et Sahnoun ont passé les trois années suivantes à parcourir le monde, à aller dans les capitales, pour défendre la R2P. Ils ont si bien œuvré qu’en 2005, la version reformulée de la « RtoP » proposée par Kofi Annan a été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée générale. Cette nouvelle version de la doctrine s’en tenait aux quatre grands crimes – génocide, nettoyage ethnique, crime de guerre et crime contre l’humanité – et nécessitait l’aval du Conseil de Sécurité. Ces quatre crimes ont été définis par le Statut de Rome (1998) – le traité instituant la Cour pénale internationale. Tel qu’elle a été conçue dans cette version remaniée par Annan, la R2P désigne d’abord la responsabilité qu’ont les États de protéger leur population. Elle désigne ensuite la responsabilité qu’ils ont de demander et de recevoir l’aide de la communauté internationale en cas de manquement à cette obligation de protection. Enfin, si et seulement si l’auteur du crime refuse l’aide ou continue de persécuter sa population, la communauté internationale peut intervenir en passant par le Conseil de Sécurité. Voilà l’essentiel du compromis trouvé par Kofi Annan, et qui a abouti au document final qu’est la résolution unanime de l’Assemblée générale, laquelle fait de la responsabilité de protéger une doctrine de l’ONU. Il ne s’agit pas de droit international stricto sensu, ni d’un traité ni encore d’une révision de la Charte. Mais ce texte autorise en tout cas le Conseil de Sécurité à user de son pouvoir discrétionnaire conféré en vertu de l’article 39 et à intervenir pour mettre fin à ces quatre types d’atrocités, et ce, avec l’appui du reste des membres des Nations Unies.

Cela a été vu comme un grand pas en avant, qui comblait une lacune importante de la Charte des Nations Unies, tout en corrigeant l’interventionnisme excessif qui avaient caractérisé plusieurs États pendant la guerre froide et encore après.

La Vie des Idées : Dans votre livre, vous écrivez : « L’expérience de la Libye et, à présent, de la Syrie sera décisive pour renforcer ou affaiblir la doctrine » [3]. Au vu de la situation actuelle, la doctrine de la responsabilité de protéger a-t-elle été affaiblie ou renforcée ?
M.D. :
À mon sens, il ne fait aucun doute que la doctrine de la responsabilité de protéger a été affaiblie par ces deux cas, et ce de manière significative. On pouvait espérer que la Libye s’impose comme une nouvelle jurisprudence du Conseil de Sécurité, et qu’elle fournisse des indications sur la manière de rendre la doctrine opérationnelle. Cela ne s’est pas passé ainsi. La résolution 1970 (adoptée en février 2011) du Conseil de Sécurité a autorisé les sanctions avec un renvoi devant la Cour pénale internationale afin d’arrêter Kadhafi, qui tuait des centaines de ses concitoyens et menaçait d’aller plus loin. Fait significatif, la résolution 1970 a été adoptée à l’unanimité – même la Chine et la Russie l’ont approuvée. Puis, alors que les forces de Kadhafi déferlaient à travers la Libye en direction de Benghazi, dominant le champ de bataille avec leur artillerie, leurs chars et leur aviation, Kadhafi et ses fils ont proféré des menaces de plus en plus alarmantes.
Depuis Paris et Londres, on avait l’impression que le massacre était imminent. Les États-Unis étaient sceptiques à l’époque : refroidis par les impasses rencontrées en Afghanistan et en Irak, ils ne voulaient pas intervenir. Mais notamment sous la pression d’un groupe constitué au sein du gouvernement américain et surnommé "les Valkyries" parce qu’il était entièrement constitué de femmes – Hillary Clinton (secrétaire d’État), Samantha Power (directrice principale des Affaires multilatérales), Susan Rice (ambassadrice à l’ONU) – Obama s’est laissé convaincre en faveur de l’intervention. Les États-Unis sont alors même allés au-delà du Royaume-Uni et de la France en parrainant la résolution 1973 du Conseil de Sécurité (mars 2011) qui autorisait à « prendre toutes les mesures nécessaires » (ce qui est le « nom de code » aux Nations Unies pour désigner le recours à la force), à condition qu’il n’y ait pas de soldats déployés sur le terrain et que seules les forces aériennes soient utilisées pour protéger les civils. La Russie et la Chine ont accepté de s’abstenir. C’est ainsi que la R2P a été appliquée pour la première fois, en recourant à des moyens militaires.

Malheureusement, l’intervention a outrepassé son mandat en déployant des opérateurs sur le terrain, sous prétexte d’éviter des erreurs lors des bombardements. En fin de compte, les forces aériennes en intervention sont devenues les forces aériennes tactiques des rebelles aboutissant au renversement de Kadhafi et à un changement de régime (le fameux « régime change ») et allant donc bien au-delà de la seule protection des civils. A Washington, Londres et Paris, on défendait l’idée qu’il valait mieux mettre fin au conflit plutôt que de le laisser durer et se transformer en une guerre civile prolongée. Les alliés en étaient venus à croire que ni Kadhafi ni les rebelles ne voulaient négocier. Il s’est avéré qu’une intervention ciblée et sans tache était impossible. L’anarchie en ayant découlé a discrédité la R2P.

L’autre cas qui a affaibli la doctrine est celui de la Syrie, et le fait que les Russes et les Chinois ont refusé et refusent toujours que des pressions soient exercées sur Assad. À l’exception du couloir humanitaire (qui n’a pas été très efficace), les crimes de guerre d’Assad sont restés impunis.

Pourtant, le vocabulaire et le discours de la R2P restent opératoires dans de nombreuses autres zones de conflit, telles que la République centrafricaine et la Somalie, parfois même avec le soutien de la Russie. On parle à présent de « protection des civils », mais c’est la même visée humanitaire qui sous-tend ces actions. Le Brésil a fait des efforts pour « réparer » la R2P avec l’initiative « Responsibility While Protecting » (qu’on pourrait traduire par « protéger avec responsabilité »)qui visait à mettre davantage l’accent sur la prévention, à introduire plus de responsabilité dans le déroulement des opérations et à assurer un réel contrôle multilatéral par l’ONU afin que les opérations ne soient pas détournées par des États individuels.

La Vie des Idées : Récemment, les Nations Unies ont été critiquées pour leur passivité en Syrie, essentiellement liée au blocage du Conseil de sécurité de l’ONU. Est-ce que selon vous seule une intervention sous les auspices de l’ONU serait légitime ? N’est-il pas possible pour une coalition d’États d’entamer une « guerre juste », surtout si l’on tient compte du fait que les Nations Unies peuvent être paralysées par les intérêts nationaux de grandes puissances ?
M.D. :
C’est là une proposition très difficile, à laquelle je m’attelle dans mon livre sur les guerres préventives. Les guerres préventives, par exemple, sont parfaitement légales si elles sont approuvées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies et totalement illégales sans son approbation. Je pense qu’il faut être très clair sur le fait que le Conseil de Sécurité des Nations Unies doit être la première étape, afin d’encourager un effort diplomatique qui permette de mobiliser une coalition d’États membres. Il est donc essentiel que le Conseil de sécurité des Nations Unies dispose d’une nouvelle règle de procédure qui enregistre les votes sur ces questions et qui demande des comptes sur ces derniers. Ces explications peuvent être bonnes ou mauvaises, mais il faut qu’elles rendues de manière transparente. En d’autres termes, il faut être très clair sur le fait que les États doivent avant d’abord passer par là, et qu’une véritable délibération est indispensable. Ensuite, s’ils échouent dans cette première étape – comme cela a été le cas avec la Syrie, où la Chine et la Russie s’opposaient de manière persistante – si une intervention est jugée inévitable pour éviter un massacre, et si les États ont rassemblé une coalition prête à intervenir, alors une intervention peut être considérée comme légitime même sans l’accord du Conseil de Sécurité. Cette possibilité doit rester ouverte. Est-ce légal ? Pas nécessairement. Cela dépend de l’interprétation que vous faites de la Convention des Nations Unies sur le génocide de 1948, par exemple. Mais cela peut être légitime et cela signifie qu’une « guerre juste » en dehors de l’ONU est possible.

Je ne suis pas sûr que la Syrie soit un bon exemple d’intervention légitime, malgré les atrocités qui y sont manifestement commises. D’abord parce qu’il n’y a pas de volonté politique ni de coalition internationale permettant d’assurer une intervention efficace. Mais même si cette volonté existait, le cas syrien reste profondément compliqué. Trente pour cent de la population syrienne soutient toujours Assad parce qu’elle est terrifiée par les extrémistes sunnites de l’opposition. Le cas de la Syrie requiert des pressions concertées pour forcer Assad et les rebelles légitimes à la table des négociations, et non une intervention armée pour renverser le régime d’Assad.

La Vie des Idées : Est-ce qu’en tant que chercheur, vous avez été sollicité pour conseiller l’ONU au sujet de ces situations ?
M.D. :
Je n’ai été impliqué ni dans le cas de la Libye ni dans celui de la Syrie. J’étais conseiller spécial de Kofi Annan à l’époque, et son équipe et lui ont travaillé d’arrache-pied pour ralentir le processus de la guerre en Irak en 2003 en essayant de convaincre le gouvernement américain qu’il serait très difficile de se débarrasser de Saddam Hussein. De manière assez ironique, malgré mon intérêt de longue date pour le maintien de la paix, j’ai été davantage impliqué dans des sujets sur lesquels je n’avais pas nécessairement une grande expertise : le développement, le secteur privé et le Pacte mondial, ou encore les migrations. Être universitaire vous prépare très bien à la préparation des politiques parce que vous savez vous appuyer sur des idées et mobiliser une équipe. Mais cela ne signifie pas qu’on vous sollicite toujours en rapport avec votre expertise.

La Vie des Idées : De manière générale, les classiques de la théorie politique nous permettent-ils de mieux comprendre la politique internationale ?
M. D. :
Je reviens souvent aux théoriciens classiques. D’abord, et c’est la raison la plus évidente, parce que pendant mes études, on exigeait de nous que nous soyons des théoriciens du politique. Pour obtenir un doctorat, il fallait montrer notre maîtrise des classiques de la théorie politique – des Anciens comme des Modernes. La théorie politique faisait partie de notre formation à l’époque – ce qui n’est plus le cas. Mais ce n’est là qu’une raison personnelle. L’autre raison, plus profonde, est que les théoriciens classiques énoncent les problèmes fondamentaux de la politique internationale d’une manière qui échappe à de nombreux auteurs modernes. Par exemple, je suis un grand admirateur de Kenneth Waltz (1924-2013). Mais pour comprendre les questions fondamentales du réalisme, il faut avoir lu Hobbes et Rousseau qui traitent des questions les plus difficiles : quel type d’État peut être considéré comme un acteur unitaire ? Pourquoi faudrait-il le considérer comme légitime ? Revenir aux classiques permet d’aller plus loin dans la réflexion. Les réalistes contemporains ont tendance à négliger les hypothèses de base qui font que leur théorie fonctionne ou non. Et pour aborder des questions encore plus complexes – les origines de la guerre, par exemple – il n’y a pas mieux que Thucydide. Sa grande qualité a notamment été de parvenir à rassembler une grande variété de facteurs et à les faire coexister. Peu d’universitaires modernes y parviennent. Je n’ai pas toujours pris les classiques comme point de départ, mais il est vrai que j’ai souvent essayé de comprendre les questions fondamentales en revenant à leurs travaux. Ce que je fais – et cela agace parfois mes amis en théorie politique – c’est que j’isole certaines de leurs propositions qui peuvent être testées, comme je l’ai fait avec Kant et Mill. Cela ne fait donc pas de moi un anti-positiviste.

Aller plus loin

Cet entretien est la version abrégée et traduite de l’entretien initialement paru dans booksandideas.net en deux parties.

Pour citer cet article :

Marieke Louis, « Michael Doyle : le libéralisme, entre guerre et paix. À quelles conditions une démocratie doit-elle faire la guerre ? », La Vie des idées , 22 février 2019. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Michael-Doyle-le-liberalisme-entre-guerre-et-paix.html

Nota bene :

Si vous souhaitez critiquer ou développer cet article, vous êtes invité à proposer un texte au comité de rédaction (redaction@laviedesidees.fr). Nous vous répondrons dans les meilleurs délais.

 

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22/02/2019

FranceWebAsso & PoissySmartCity. Travailler ensemble.Compétences clés pour le consensus.Consensus en grands groupes.Un organigramme de consensus..La collaboration : travailler ensemble pour travailler mieux

2 maini.jpgfrancewebeglobal-avec-vous3.jpgFranceWebAsso & PoissySmartCity. Travailler ensemble.

Dipl.Ing.StefanV.Raducanu veille pour vous: économie,technologie, societal,Je pense que je peux donner de l'énergie aux gens grâce à ce que je fais.,UNE VAGUE D'INSPIRATION, le défi français. Le portail KM personnalisé

"C'est notre valeur ajoutée : les utilisateurs découvrent de cette manière des contenus sur lesquels ils n'auraient pas forcément cliqué"

Dans le monde avec ''MyNewsCenterNavigator''

Je suis pisciacais, français,  citoyen du monde

NEWS CENTER in 3 clicks

Global4.gifmegaphone-clip-art-9cp4KXRcE.jpegRegardez avec moi

Imaginez ce que nous pouvons faire ensemble

FRANCEWEB group

FranceWeb Planète

FranceWebSelection

Créateur des espaces de travail collaboratif , assurant la communication des exposants et partenaires, FranceWeb illustre la volonté du Réseau.

Batisseurs du Web>FranceWeb c'est à Vous !>Communication, Exposants, Partenaires,

Produire de l’intelligence collective au bénéfice de l’économie sociale et de la vie associative et impulser les changement nécessaires par l’évolution de notre société.

Ce site est destiné à ceux qui, comme CAMUS, veulent comprendre au lieu de juger. Il veut aussi faire honneur au génie français qui a donné naissance à cette trilogie sublime, à cette prodigieuse utopie humaine qui, encore aujourd'hui, fait rêver le Monde: "liberté, égalité, fraternité".

S’exprimer, rêver à un monde meilleur n’est pas interdit. Encore faut-il communiquer avec les autres pour que ce rêve ait une chance de convaincre, de devenir un jour réalité.

PoissySmartCity,: il existe à Poissy une volonté pour concrétiser nos projets, grâce à un esprit collectif au service d'une vision de la ville. Et chacun est à sa place. C'est l'expression directe tout simplement. Nous devons assumer cette réalité, cette attente, ce besoin de proximité. 2019 doit être une année où nous retrouvons nos repères , où il nous faut imaginer à nouveau un projet ensemble dans le respect de la diversité démocratique.

1agld1r.gif  Vous êtes artisan, commerçant, société, prestataire de service, microentreprise, PME,TPE, autoentrepreneur, association, restaurateur, hôtel, organisme, organisation, collectivité...

appel à contribution - Copie.gifSensibiliser, informer, promouvoir...un projet collaboratif

Une connexion intime avec vos attentes

Il n’est jamais trop tard pour parler du futur.

Votre nouveau meilleur ami
L'incroyable écran Huawei FullView de 6,3 pouces et sa résolution FHD+ de 2340 x 1080 pixels vous promet une immersion totale alors que son design parfaitement symétrique se déposera parfaitement dans le creux de votre main.

Le futur est entre vos mains.

Collaborer ! Anticiper ! Innover !

Groupe d'intérêts.jpgPour Vous et avec Vous!

Un projet ambitieux, humain, imaginatif, hors normes, réunit 3 pôles est sera tourné vers une approche de bien-être collectif et individuel, grâce à son architecture, à l'intégration de la nature et aux services proposés. Laisser les groupements d'opérateurs faire preuve d'imagination. Même s'il s'agit d'un exercice difficile, nous invitons les groupements à laisser libre cours à leur imagination tout en leur demandant d'intégrer ce modèle de société.

A la rencontre d’initiatives positives au niveau humain, économique, culturel, technologique… 

« Avec cette grande campagne, nous souhaitons donner un coup de projecteur sur les aspects positifs de notre vie quotidienne en donnant vie à l’optimisme et au bonheur, des valeurs auxquelles FranceWeb aspire depuis 17 ans. Nous ne pouvons pas changer le monde mais nous pouvons encourager les lecteurs à croire en de meilleurs lendemains. Là est toute la promesse de cette nouvelle campagne. Cette signature sera récurrente tout au long de l’année 2019 » rappelle Stefan Raducanu, Président  FranceWeb.

Ne me regardez pas ! Regardez avec moi !

FranceWebBack>>Dipl.Ing.StefanV.Raducanu et ses créations:FranceWebBack,FranceWeb,e-GlobalNetWork®,FranceWebAsso,PoissySmartCityWebCitoyen,IDF,3B,SocSav21,MySelTab,SRU-Electronics, FranceWebSharing,MyNewsCenterNavigator,>MADE IN HUMANITY>OnlyOneWorld>

Animer la collaboration dans la durée avec

FRANCEWEB group

RECHERCHER, OBSERVER, METTRE EN LIEN, DIFFUSER

FranceWebAsso: C'est Moi, C'est Vous, C'est Nous !

2021.jpg

"Un pour Tous".."Tous pour Un".."Chacun pour Soi"

Pour vous, nous avons conçu un Réseau d'échanges et de savoirs, vous proposant un mode de collaboration, plus pertinent et efficace, capable de s'adapter à votre entreprise, votre fonction et vous.

A la rencontre d’initiatives positives au niveau humain, économique, culturel, technologique…

POUR LA CONTRIBUTION AU MIEUX-ETRE COLLECTIF ET GLOBAL,

POUR L’HUMAIN, L’ORGANISATION ET LA VIE

 Sa devise « Pour Vous et avec Vous» est un projet de développement durable conçu à l’échelle des territoires ou des régions, chaque membre mettant son expérience, ses connaissances au profit de l’ensemble, afin d’augmenter la richesse de chacun. SocSav21 portera sur les moyens mobilisés par les acteurs de la société civile pour participer au débat et à la décision publics, ainsi que sur les dispositifs de concertation mis en œuvre par les pouvoirs publics.

Seront ainsi successivement abordées les causes environnementales, familiales, consuméristes, humanitaires, générationnelles, scolaires, sanitaires, féministes et la défense des libertés. 

Enrichir les compétences de chacun, susciter le goût d'entreprendre. Préparer le capital humain dans l'économie de la connaissance est primordial au siècle des réseaux.

Stimuler le plein emploi de l'intelligence générale des individus faisant appel à la connaissance du monde. L'engagement de chacun, condition d'une stratégie pour tous.

Le développement durable FRANCE WEB est avant tout un apprentissage du partage des savoirs et des pouvoirs. Les TIC permettent de faire communiquer entre elles des disciplines, des associations, des organismes qui ont du mal à connecter, dans une même toile de sens "développement durable", des initiatives qui nous semblent naturellement devoir se rencontrer dans une même vision d’interdépendance.

Avec le n°1 mondial de la collaboration en ligne

    «La terre est notre Communauté virtuelle»

ASSOCIATION  FRANCOPHONE  DES UTILISATEURS  DU  WEB, POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE  DE LA SOCIÉTÉ EN RÉSEAU ET DE L’ÉCONOMIE DE LA CONNAISSANCE

FRANCEWEB propose des services grand public, communautaires et personnalisés.

Trois fonctions : repérer, sélectionner, partager.

Venez nous rejoindre. C’est encore plus facile ensemble !

Ensemble créons de la valeur

PoissyWebSmartCity, C'EST LA VIE, LA VIE, LA VIE !

Incorporer la dynamique associative dans une démocratie du dialogue, le dialogue civil ! 

« Donnant-donnant »

S’adapter, adapter et faire adapter, tels sont les mots d’ordre du nouveau contexte. Dans cette évolution, c’est le monde qui se transforme lentement mais sûrement en interface généralisée au numérique.

ACCESSIBILITE, MOBILITE, ET SMARTCITY

Appel à CONTRIBUTION,PoissyWebSmartCity, Imaginez ce que nous pouvons faire ensemble..pdf

Mutualisons nos connaissances pour imaginer, créer et innover « Donnant-donnant » 

Les habitudes et les routines font gagner du temps, c’est certain. Bien rodées, c’est comme lire une carte routière, d’un coup d’œil, au lieu de suivre fastidieusement la route à prendre, d’un doigt hésitant en tournant la carte dans tous les sens.

1agld1r.gifCo-construction de la valeur des données de la Ville et à leur mise en commun. The Grid

ACCESSIBILITE, MOBILITE, ET SMARTCITY

"Action Cœur de ville n'est pas un simple instrument gouvernemental de plus, estime le maire Karl Olive. Il s'agit d'un dispositif intelligent qui repose sur un principe gagnant-gagnant et une véritable volonté de concertation avec les acteurs locaux, ce qui constitue notre mot d'ordre à Poissy, qu'il s'agisse de grands projet ou de dossiers plus modestes.Résultat de recherche d'images pour "POISSYSMARTCITI,LA VIE, LA VIE, LA VIE"

Tous, entrepreneurs de la connaissance

FranceWeb,Know why, Know who, Know where, Know what.

"The secret of the success"

Les hubs de contenu

“Fouille en dedans. C'est en dedans qu'est la source du bien et elle peut jaillir sans cesse si tu fouilles toujours.”

Collectivités territoriales et Développement Durable

Le principe de la compétence

Il y a une notion qu'on devrait enseigner massivement aux enfants : les bases de la géopolitique, à savoir la différence entre le hard power et le soft power. La période des croisades et autres djihads l'illustrerait à merveille. Un pays étranger ne procède pas nécessairement à votre invasion pour prendre le contrôle du votre, il peut aussi se débrouiller pour exercer une influence culturelle telle que vous finissez par adopter ses mœurs, ce qui facilite le commerce entre lui et vous. Car des mœurs découlent les lois, et c'est bien plus simple quand tout le monde suit les mêmes lois. Or il est tout de même assez évident qu'en matière de films (mythos, récits) et de science (épistémé) les USA font de leur mieux pour influencer culturellement la planète, dont notre pays.

Équicoaching : inspirer le management

Faire la tortue et pas le serpent à sonnette.

Se re traiter

Le savoir-être en entreprise #4

Le savoir-être en entreprise #5

Le savoir-être en entreprise #6

Collaboration et réseaux sociauxL'assertivité,

Les fondamentaux du processus de décision

Les huit étapes du processus de prise de décisions de l'entreprise

Quel est le processus de décision en entreprise

Relations Sociales Toute leur place, rien que leur place.

Le digital, une révolution sans précédent

Bon arrêt, bonne santé

Vous avez dit transition agile

Se libérer des croyances de l'Entreprise libérée #3

Se libérer des croyances de l'Entreprise libérée #4

Digitalisation RH chez Airbus

Servir l'épanouissement des collaborateurs

Le numérique au service de l’épanouissement professionnel

Est-ce le rôle des entreprises de faire le bonheur de leurs collaborateurs ? Certainement pas. 

Ont-elle une responsabilité concernant leur épanouissement ? Assurément !

Je pense que les entreprises qui réussiront demain sont celles qui sauront mettre en place une logique de prise en compte des aspirations individuelles pour prendre en compte les affinités, les modes de fonctionnement de chacun et adapter les modes de travail à chaque personnalité. (…) L’enjeu est de trouver le bon équilibre en créant les conditions pour un épanouissement professionnel plus important tout en servant les intérêts de l’entreprise. ” Emmanuel Copin, DRH de Malakoff Mederic, pour le Livre Blanc "Comment aider chaque collaborateur à prendre en main son épanouissement professionnel (grâce au numérique)"

Les 5 buts de l'engagement associatif

Il y a quelques années, de nombreuses entreprises ne voyaient pas l’intérêt ou éprouvaient des difficultés à impliquer ou engager leurs collaborateurs sur des actions d’intérêt général. Les choses ont bien évolué depuis, elles sont de plus en plus nombreuses à percevoir les effets positifs de telles collaborations. 88 % des entreprises considèrent ainsi l’association comme un partenaire légitime pour fédérer et mobiliser les salariés de l’entreprise autour d’un projet partagé. 

Combiner Business, Qualité de Vie et Technologies, l’exemple Canadien des transformations authentiques

Le Canada fait rêver beaucoup d’entre nous Français. Mais au-delà de rêves, de vies qui croisent l’histoire de France et la conquête de l’Amérique, la Canada est le premier pays au monde pour la facilité à entreprendre, l’un des tous premiers pour la qualité de vie, le premier pour la qualité des services publics (1).

Curieux de comprendre le modèle de nos amis canadiens, j'ai parcouru la Côte Est de Toronto (4ème ville d'Amérique, 6èmeplace financière mondiale) à Montréal (capitale mondiale de l’Intelligence Artificielle ou des jeux videos) en passant par Ottawa, siège des organisations fédérales. J'y ai rencontré plus de 40 organisations et interviewé plus de 80  dirigeants. 

Nous vous aidons à cultivez vos talents !

De nombreuses entreprises s’appuient sur la psychologie positive. Ainsi, les assessments, nombreux, servent à orienter plus qu’à éliminer. Comme chez IBM Canada,  le job design, c’est imaginer et trouver le job qui valorise vos talents, plutôt que de chercher un  candidat pour tenir un job prédéfini. Résultats : + efficace, + performant, + fidèle et + heureux. Chacun peut être leader dans son domaine d’excellence. Quel est le vôtre ?

Vos salariés font vos clients 

Vous connaissez ce best-seller « Les employés d’abord, les clients ensuite » de Vineet Nayar ? Eh bien chez Hydro-Québec, cela se traduit par exemple par le programme d’ambassadeurs « Fiers sur toute la ligne ». Chacun des 15 000 salariés dispose d’un numéro de téléphone dédié qu’il appelle en direct lorsque ses amis, parents et relations sont ennuyés par les prestations d’HydroQuébec ! J’ai fait récemment la connaissance d’un dirigeant d’une société d’assurance de 6500 personnes qui exerce les fonctions de « Directeur des ressources Humaines et des ventes » !

Vers le leadership d’influence

Les chefs indiens ne pouvaient décider de presque rien tout seul.  Point d’élite, d’ailleurs les colons français, même nobles étaient sans le sou… juste le Counsel of Wise Men pour décider. Aujourd’hui, le leadership est basé sur l’influence et le soutien de vos équipes. Votre job de leader, les soutenir ! Chez Postes Canada, les progrès sont plus importants que les résultats. Critère d’évaluation des leaders au Québec : l’esprit de corps. Evitez les guerres de chefs, sinon votre réputation et votre influence vont chuter…

Femmes d’affaires 

Savez-vous que les Chefs Indiens étaient choisis par les femmes, les « mères de clans ». Aujourd’hui les femmes d’affaires au Canada et au Québec ont une place pleine et entière, comme Lisa Fecteau, dirigeante de Regitex ou Lise Morissat, fondatrice de Stageline, une entreprise qui se déploie sur 50 pays et bien d’autres sont des leaders exceptionnels. Mon amie Geneviève Desautels publie prochainement « Femmes de tête ». Toutes sont aussi féminines qu’efficaces dans le business. C’est aussi bien avec le sourire, non ? 

Soyez fiers d’entreprendre !

« Proud of » en Ontario, « Fier membre » au Québec. La fierté est celle que confère l’engagement pour entreprendre. Il y a quatre ans, le gouvernement de l’Ontario a développé l’équivalent de notre « Parcours Sup », simplement avec les employés du gouvernement, agissant comme parents et citoyens, avec le seul soutien de l’équipe digitale du gouvernement. Résultat, 96% de taux de satisfaction dans le public, dès le premier déploiement ! Alors la fierté comme moteur ? Chez Royal Bank of Canada, avoir vécu un  échec est même un atout pour un candidat.

Diversité et inclusion 

25 ou 55 ans , vous serez reçu en entretien pour le même poste ? Dans les deux cas, seule votre performance vous différenciera dans la suite de votre parcours. Votre parcours, vous en êtes responsable, vous vous formez et certifiez pour cela. Couleur de peau ? 51% des Torontois et des Montréalais ne sont pas nés au Canada. La plupart sont reconnaissants de l’accueil qui leur a été réservé et de l’ascenseur social qu’ils ont pu attraper. Non, la véritable diversité à venir, c’est la « Diversity of Thoughts », la capacité à exprimer des points de vue différents, contraires, non pour détruire mais pour construire… 

La puissance de l’engagement sociétal

Chez TD Bank comme dans beaucoup d’organisations, la journée du bénévolat mobilise tous les salariés sur les sujets qu’ils souhaitent. C’est « talents for business for society ». Le Canada est le 2èmepays au monde pour le nombre de sociétés labellisées B-Corp ( certification très exigeante en termes de responsabilité sociétale complète, intégrant aussi notamment gouvernance, ancrage local et pratiques RH collaboratives). Alors les efforts réalisés, servent tout autant directement salariés, citoyens, clients, candidats : Quatre pour un. Après tout, ce sont souvent les mêmes, n’est-ce pas ?

Ces pratiques donnent une grande cohérence dans les méthodes pour aligner business, technologies et humain. Les coopérations Etat, Universités, Entreprises sont des modèles de jeu collectif !

Pour terminer, deux mots sur ce nous Français pouvons apporter au Canadiens, d’abord le droit social (eh oui, dans les compagnies syndiquées, c’est très utile. L’esprit critique et le management de projet sont très valorisés, dès lors qu’il ne s’agit pas de morgue. Et bien sur les mathématiques, atout n°1 pour l’IA et les data.

Vous trouverez de nombreux autres exemples en suivant le parcours de mon livre : « Cinq Etapes pour Transformer : Pratiques d’entreprises inspirantes, le voyage d’un DRH au Canada » qui relate cette aventure.

Combiner Business, Qualité de Vie et Technologies

Stratégie & Data Science

Gouvernance d’entreprise : de l’économie collaborative au gouvernement algorithmique des plateformes

Travail collaboratif

Développer le «Travailler Ensemble»

Travailler ensemble : pour une intelligence de la coopération

L’entreprise en 2019 : la disruption ou la détestation !

L’entreprise contributive et la raison d’être : quel impact économique ?

« Réinventer le travail, réinventer l’entreprise »

La société doit prendre soin de l’entreprise qui elle-même,
doit prendre soin du travail.

Comment mieux travailler ensemble, tout simplement

Dossier spécial : Comment mieux travailler ensemble? C’est dans le Business Club (podcasts)

Travailler ensemble

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“Fouille en dedans. C'est en dedans qu'est la source du bien et elle peut jaillir sans cesse si tu fouilles toujours.”

Prise de décision par consensus

un petit guide

La prise de décision par consensus est un moyen créatif et dynamique de parvenir à un accord entre tous les membres d'un groupe. Au lieu de simplement voter pour un élément et de laisser la majorité du groupe s'en sortir, un groupe de consensus s'est engagé à trouver des solutions que tout le monde soutient activement - ou du moins peut vivre avec. Cela garantit que toutes les opinions, idées et préoccupations sont prises en compte. En écoutant attentivement les uns des autres, le groupe cherche à proposer des propositions qui fonctionnent pour tout le monde.

Le consensus n'est ni un compromis ni l'unanimité - il vise à aller plus loin en réunissant les meilleures idées et les préoccupations les plus importantes de chacun - un processus qui aboutit souvent à des solutions surprenantes et créatives, inspirant à la fois l'individu et le groupe.

Nous avons également un guide plus long sur le consensus et vous trouverez de nombreux conseils sur la bonne marche de vos réunions de consensus dans nos différents guides sur la facilitation et les réunions . Nos documents de consensus et de facilitation sont également disponibles dans un format de livre pratique, disponible en format de poche, ebook et pdf .

Travailler ensemble

Un dialogue respectueux entre égaux est au cœur du consensus. Chaque personne travaille ensemble pour répondre aux besoins de l'individu et du groupe - travailler ensemble plutôt que pour ou contre l'autre, ce qui requiert ouverture et confiance.un oignon étant épluché - couches marquées veulent, veulent vraiment, ont réellement besoin

Le consensus cherche des solutions «gagnant-gagnant» qui soient acceptables pour tous - aucune décision ne sera prise contre la volonté d'un individu ou d'une minorité. Au lieu de cela, le groupe s'adapte aux besoins de tous ses membres. Si tout le monde est d'accord avec une décision, il sera beaucoup plus engagé à y arriver.

La prise de décision par consensus repose sur l’idée que les gens devraient avoir le plein contrôle de leur vie et que le pouvoir devrait être partagé par tous, pas seulement concentré entre les mains de quelques-uns. Il s'agit d'avoir la liberté de décider de son propre chemin dans la vie et le droit de jouer un rôle égal dans la création d'un avenir commun. C'est pourquoi il est largement utilisé dans les groupes œuvrant pour une société plus juste et équitable, tels que les petits groupes de volontaires, les coopératives et les réseaux de campagne.

Conditions du consensus

  • Objectif commun: Tous les membres du groupe doivent partager un objectif commun clair et être prêts à travailler ensemble pour l'atteindre. Déterminez ensemble quels sont vos objectifs et comment vous y parviendrez. Si des différences surviennent plus tard, revisitez l'objectif commun d'aider à centrer et à unir le groupe.
  • Engagement à parvenir à un consensus: Tout le monde doit être disposé à tenter vraiment le coup. Cela signifie être profondément honnête sur ce que vous voulez ou ne pas vouloir et écouter correctement ce que les autres ont à dire. Tout le monde doit vouloir changer de position, être ouvert aux solutions alternatives et pouvoir réévaluer ses besoins.
  • Confiance et ouverture: nous devons pouvoir faire confiance à tout le monde, partageant notre engagement en faveur du consensus, au respect de nos opinions et à l’égalité des droits. Ce serait un grave abus de confiance que les gens manipulent le processus de la réunion afin d'obtenir la décision qu'ils souhaitent le plus.
  • Cela consiste en partie à exprimer ouvertement nos désirs (ce que nous aimerions voir se produire) et nos besoins (ce que nous devons voir se produire afin de pouvoir appuyer une décision). Si tout le monde est capable de parler ouvertement, le groupe disposera des informations nécessaires pour prendre en compte la position de chacun et proposer une solution que tout le monde peut supporter.
  • Suffisamment de temps pour prendre des décisions et apprendre à travailler par consensus. Prendre le temps de prendre une bonne décision maintenant peut vous éviter de perdre du temps à consulter une mauvaise décision plus tard.
  • Processus clair: Il est essentiel de disposer d'un processus clair pour prendre des décisions et de s'assurer que tout le monde comprend bien comment cela fonctionne.
  • Participation active: par consensus, nous devons tous participer activement. Nous devons écouter ce que tout le monde a à dire, exprimer nos opinions et nos sentiments à ce sujet et rechercher de manière proactive des solutions qui incluent tout le monde.

La facilitation

Dans la plupart des réunions, il y a un ou plusieurs animateurs. Leur rôle est de s'assurer que les tâches de la réunion sont accomplies: que les décisions soient prises et mises en œuvre. Ils aident également le groupe à travailler de manière harmonieuse, créative et démocratique.

Les animateurs peuvent prendre des mesures pour que la réunion soit ciblée ou s’assurer que quelques personnes ne dominent pas la discussion. Ils pourraient suggérer une pause quand les gens sont fatigués; ils auraient peut-être préparé un programme et un processus qui aideront le groupe à atteindre ses objectifs.

Les facilitateurs ne devraient pas avoir plus de pouvoir que

quiconque et devraient rester neutres sur les questions en discussion. Ils ne sont pas là pour faire toutes les propositions et décider des choses pour un groupe. Ils ne peuvent faire leur travail qu'avec le soutien et la coopération de tous.

Si un petit groupe ne donne à personne le rôle de facilitateur, alors tout le monde peut être responsable du bon déroulement du processus de la réunion.

Le processus de prise de décision

Le diagramme ci-dessous montre l'évolution d'une discussion au cours du processus de consensus. Au début, cela s’élargit à mesure que les gens apportent des points de vue et des idées différents au groupe.

Cela fournit le matériel nécessaire pour une discussion de grande envergure qui explore toutes les options et aide les gens à comprendre les préoccupations de chacun. Cela peut être une étape turbulente et parfois difficile - les gens peuvent être aux prises avec de nombreuses idées contradictoires ou contradictoires - mais c'est la partie la plus créative, alors ne perdez pas courage!

Ensuite, le groupe procède à la synthèse d'une proposition. Cela signifie trouver le terrain d'entente du groupe, écarter certaines idées et combiner tous les éléments utiles en une seule proposition. Enfin, si le groupe accepte une proposition, une décision est prise et appliquée.

diagramme montrant comment une discussion s'ouvre, a une phase intermédiaire, puis est synthétisée en une proposition

Un organigramme de consensus

Il y a beaucoup de façons différentes de parvenir à un consensus. Ce modèle décrit les étapes communes et fonctionnera bien avec environ 20 personnes.

consensus flowchart

Accord et désaccord

Au stade de la décision, les personnes ont plusieurs options:

Accord avec la proposition.

Réservations: vous êtes prêt à laisser la proposition aller de l’avant mais vous voulez que le groupe sache que vous n’êtes pas satisfait. Vous pouvez même consacrer de l'énergie à la mise en œuvre une fois que vos préoccupations ont été reconnues.

Debout de côté: vous voulez vous opposer mais ne pas bloquer la proposition. Cela signifie que vous n'aiderez pas à mettre en œuvre la décision, mais que vous souhaitez que le groupe aille de l'avant. Vous pouvez rester à l'écart parce que vous êtes en désaccord avec la proposition, ou vous pourriez aimer la décision mais ne pas être en mesure de l'appuyer parce que vous n'avez ni le temps ni l'énergie.

Le groupe peut être heureux d’accepter la position réservée et de continuer, ou de travailler sur une nouvelle proposition, en particulier s’il ya plusieurs mises de côté.

Un blocage empêche toujours une proposition d’avancer. Cela exprime une objection fondamentale. Ce n'est pas " je n'aime pas vraiment ça" ou "j'ai mieux aimé l'autre idée." Cela signifie que vous ne pouvez pas vivre avec la proposition. Le groupe peut soit commencer à travailler sur une nouvelle proposition, soit rechercher des amendements pour surmonter l'objection.

Dans un processus consensuel idéal, un blocage ne se produirait pas car toute préoccupation majeure concernant une proposition devrait être traitée avant l'étape de la décision. Cependant, parfois, les personnes ne peuvent pas exprimer leurs préoccupations avec suffisamment de clarté ou ne sont pas entendues par le groupe. Dans de telles situations, le blocage agit comme une sauvegarde pour garantir que les décisions sont prises en charge par tous.

Pouvoir bloquer est une partie intégrante du consensus, mais cela implique une grande responsabilité. Un bloc empêche les autres de faire quelque chose qu'ils aimeraient faire et ne devrait donc être utilisé que si de graves problèmes ne sont pas résolus.

Assurez-vous que tout le monde comprend les différentes options pour exprimer un désaccord. Souvent, les gens sont confus et bloquent quand ils seraient vraiment heureux de rester à l'écart. Parfois, les gens ont peur du blocage, même s'ils sont profondément mécontents et utilisent plutôt une forme de désaccord plus modérée.

Lignes directrices pour parvenir à un consensus

  • Si vous ne comprenez pas quelque chose, n'ayez pas peur de le dire.
  • Soyez prêt à rechercher la solution qui convient le mieux à tout le monde, et pas seulement à ce qui est le mieux pour vous. Soyez flexible et prêt à donner quelque chose pour parvenir à un accord.
  • Aidez à créer une atmosphère de respect et de confiance. Personne ne devrait avoir peur d'exprimer ses idées et ses opinions. Rappelez-vous que nous avons tous des valeurs, des antécédents et des comportements différents et que nous sommes bouleversés par différentes choses.
  • Expliquez clairement votre position. Soyez ouvert et honnête sur les raisons de vos points de vue. Exprimez vos préoccupations dès le début du processus afin qu’elles puissent être prises en compte dans toute proposition.
  • Écoutez activement ce que les gens essaient de dire. Faites un effort pour comprendre la position de quelqu'un et ses besoins, préoccupations et émotions sous-jacents. Donnez à chacun un espace pour terminer et prenez le temps de considérer son point de vue.
  • Réfléchissez avant de parler, écoutez avant de vous objecter. Écoutez les réactions des autres membres et examinez-les attentivement avant de faire valoir votre point de vue. La retenue est essentielle dans un consensus - parfois, le plus grand obstacle au progrès est l'attachement d'un individu à une idée. Si une autre proposition est bonne, ne compliquez pas les choses en s'y opposant simplement parce que ce n'est pas votre idée préférée! Demandez-vous: "Cette idée fonctionne-t-elle pour le groupe, même si je ne l'aime pas du tout?" ou "Est-ce que celui que nous choisissons importe?"
  • N'ayez pas peur du désaccord. Le consensus ne veut pas dire que nous pensons tous la même chose. Les divergences d’opinion sont naturelles et prévisibles.
    Les désaccords peuvent aider le groupe à prendre une décision, car avec un large éventail d’informations et d’opinions, le groupe aura plus de chances de trouver de bonnes solutions. Un consensus facilement atteint peut masquer le fait que certaines personnes ne se sentent pas suffisamment en sécurité ou en confiance pour exprimer leurs désaccords.

Compétences clés pour le consensus

Écoute active: Lorsque nous écoutons activement, nous suspendons nos propres processus de pensée et accordons toute notre attention à l’orateur. Nous faisons un effort délibéré pour comprendre la position de quelqu'un, ses besoins, ses préoccupations et ses émotions.

Résumer: Un résumé succinct et précis de ce qui a été dit jusqu’à maintenant peut vraiment aider un groupe à prendre une décision. Décrivez le terrain d'entente émergent ainsi que les différences non résolues: "Il semble que nous soyons presque parvenus à un accord sur cette partie de la proposition, mais nous devons explorer davantage cette partie pour répondre aux préoccupations de chacun". Vérifiez auprès de tout le monde que vous avez bien compris.

Synthèse: trouvez le terrain d’entente et les liens entre des idées apparemment divergentes et associez-les pour former des propositions. Concentrez-vous sur les solutions qui répondent aux besoins fondamentaux et aux préoccupations clés des membres du groupe.

Consensus en grands groupes

Dans les grands groupes, il est judicieux de déléguer des problèmes à des groupes plus restreints, tels que des groupes de travail ou des groupes locaux. Cependant, parfois, les problèmes seront si importants qu'ils devront être discutés et décidés par tous. Cela se fera souvent dans le cadre d'un conseil de concert, ce qui permettra à des centaines et des milliers de personnes de travailler ensemble par consensus de manière efficace.

Lors d'un conseil de conférence, la réunion est scindée en petits groupes, qui commencent par discuter du ou des problèmes afin de formuler des préoccupations et des idées. Les porte-parole (délégués) de chaque groupe se réunissent ensuite en conseil pour faire remonter ces pensées.

Le conseil de la parole utilise ces informations pour créer une ou plusieurs propositions. Celles-ci sont à nouveau discutées dans les petits groupes pour vérifier les modifications et les accords éventuels. Les résultats de ces discussions sont portés à la connaissance du conseil des ministres, qui devrait être en mesure de confirmer l'accord ou d'élaborer de nouvelles propositions pour la suite des discussions. De cette façon, le pouvoir de prendre des décisions appartient fermement aux petits groupes, pas aux rayons.

Discours de Fishbowl

Les groupes sont assis dans un cercle extérieur autour des rayons.

diagramme montrant les rayons en cercle, avec leurs groupes assis derrière eux

Cela rend les rayons plus responsables et réduit la nécessité de répéter les informations.

Les petits groupes sont souvent basés sur des groupes préexistants tels que des équipes de travail, des groupes locaux ou des groupes d'affinité. Alternativement, un grand groupe de personnes peut se scinder aléatoirement en petits groupes.

Le rôle du rayon est de restituer des informations entre le petit groupe et le conseil des représentants. Le rayon a besoin d’être la voix de tous les membres du petit groupe, en communiquant l’ampleur de la pensée collective plutôt que leur point de vue personnel. Être le porte-parole implique beaucoup de responsabilité pour représenter les informations avec précision et non pour manipuler le processus.

Généralement, les rayons ne prennent pas de décision pour leur groupe mais vérifient toujours l'accord avant qu'une décision ne soit finalisée. Cependant, un petit groupe individuel peut habiliter ses interlocuteurs à prendre des décisions dans les limites de paramètres convenus.

Faire la rotation du rôle d’intervention d’une réunion à l’autre est une bonne idée, tout comme d’avoir deux porte-parole, l’un présentant les points de vue et les propositions de leur petit groupe, l’autre prenant des notes sur ce que les autres groupes ont à dire. Cela permet de s’assurer que les idées ne sont pas perdues ou mal représentées.

Pourquoi de petits groupes? Certaines personnes ne voient pas la nécessité de se scinder en petits groupes - elles veulent entendre toute la discussion et faire en sorte que tous les autres entendent leur point de vue. Cependant, les grandes réunions plénières rendent très difficile la participation de tous - il n’ya pas assez de temps pour tout le monde et beaucoup de gens se sentent trop intimidés pour parler devant des centaines de personnes. La scission en petits groupes crée des espaces de travail plus sûrs et plus dynamiques, inclut plus de personnes et fait gagner beaucoup de temps. De petits groupes peuvent également permettre que plusieurs tâches soient effectuées en parallèle.

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Un projet impliquant laboratoires, associations, start-up et doctorants>Parcours connectés » : accompagner la formation des enseignants dans la transformation numérique

Un projet impliquant laboratoires, associations, start-up… et doctorants

Un tel projet implique un ensemble de partenaires très variés. C’est l’association Synlab, porteur de Parcours connectés qui pilote et coordonne les actions menées par les différents parties prenantes.

En dehors du comité « recherche » impliquant 4 laboratoires, l’ESPE de Créteil est également impliquée, ainsi que la start-up Didask avec qui je travaille en étroite collaboration.

Le projet Parcours connectés emploie en tout trois doctorant·e·s rattachés à un laboratoire du consortium (Niluphar Ahmadi, en thèse de psychologie cognitive au Laboratoire de Psychologie : Cognition, Comportement, Communication de l’université de Rennes 2 et Benoît Choffin, en thèse d’informatique au Laboratoire de Recherche Informatique à Paris-Saclay).

Mieux comprendre et accompagner la formation des futurs professeurs

Deux grands axes guident le développement et le suivi de Parcours connectés :

  • Un premier axe qui se concentre sur des expérimentations à l’ESPE de l’académie de Créteil à la fois sur la partie formation initiale des étudiants qui se préparent au métier de professeurs des écoles, mais aussi sur l’accompagnement des néo-titulaires qui ont tout juste obtenu leur diplôme. Plusieurs cohortes sont suivies sur les 4 années du projet.
  • Un second axe se concentre sur des expérimentations de recherche à la fois fondamentale et appliquée. D’une part, il vise à mieux comprendre les mécanismes sous jacents de l’apprentissage ; mais aussi à réaliser l’évaluation et l’amélioration de la plate-forme numérique d’enseignement créée par la start-up Didask, partenaire du projet.

Mon projet de thèse est directement lié à ce 2e axe, Didask est en fait mon terrain d’expérimentation !

Des premiers résultats sur l’optimisation des apprentissages

Je m’intéresse à l’optimisation des apprentissages par le prisme de la psychologie cognitive. Ces vingt dernières années, de nombreux travaux de recherche ont été réalisés, répliqués et démontrés dans divers contextes d’apprentissage sur les stratégies qui permettent de maîtriser et mémoriser durablement de nouvelles connaissances.

Pourtant, ces résultats robustes sont peu diffusés et exploités pour créer des outils et environnements d’apprentissage fondés sur des preuves ; alors que certaines méthodes d’apprentissage peu efficaces persistent. L’hétérogénéité dans les classes est toujours bien présente, et à l’heure où l’on valorise la personnalisation des parcours d’apprentissage et la formation tout au long de la vie, peu de dispositifs permettent vraiment de répondre à ses problématiques et besoins (du moins en France…).

L’intuition de Didask a été de se dire que le numérique est un environnement très intéressant pour permettre à toute personne d’apprendre et acquérir de nouvelles compétences, se former à tout âge, et à son rythme. De plus, les fondateurs de Didask ont compris que les résultats de la recherche en psychologie pouvaient tout à fait être intégrés dans l’essence même d’une plate-forme d’enseignement/pour la formation.

Un résultat particulièrement significatif a attiré l’attention de Son Thierry Ly, président et co-fondateur de Didask : l’effet de récupération en mémoire (testing effect en anglais). Cet effet se définit comme le bénéfice sur la mémorisation de nouvelles informations lorsque celles ci sont entraînées et testées par un exercice de recherche en mémoire par rapport à une méthode plus passive de relecture répétée.

Autour du « testing effect »

L’architecture de la plate-forme Didask a été pensée et développée autour de l’apprentissage par la récupération en mémoire, en mettant au cœur des formations l’utilisation de quiz et exercices variés pour engager activement les apprenants et consolider la mémorisation à long terme de nouvelles informations. Lors de la création des contenus de formation, des ressources pédagogiques sont implémentées en appui des quiz, et peuvent prendre différentes formes : vidéos, articles, illustrations, textes, powerpoint… Les utilisateurs apprennent via les quiz, et peuvent accéder à la partie théorique du cours quand ils le souhaitent.

Testing effect (test-enhanced learning) in learning theory.

Lorsque j’ai commencé ma thèse, une question restait encore ouverte dans la littérature sur le testing effect, et intriguait également beaucoup Didask : à quel moment est-il plus opportun et bénéfique de faire les quiz d’entrainement ? Après après eu recours à la ressource pédagogique, autrement après avoir lu le cours ? ou avant même d’y accèder, sans avoir lu le cours ? Nous avons donc réalisé avec mon équipe de recherche et Didask une expérimentation sur de nombreux apprenants (285) pour répondre à cette question de l’emplacement optimal des quiz par rapport à la lecture des contenus d’apprentissage.

Nous avons trouvé que l’entrainement par des quiz après la lecture des contenus permettaient une meilleure mémorisation qu’un entrainement avec des quiz avant de lire les contenus du cours. Ces deux méthodes d’apprentissage menaient à des performances supérieures par rapport une méthode d’apprentissage sans quiz, avec une simple relecture des contenus (l’article associé à cette expérience a été soumis dans une revue internationale).

Suivi et impacts du projet e-FRAN

Synlab assure le suivi des différentes sous-projets de Parcours connectés, notamment en réunissant le consortium régulièrement dans l’année. Cela nous permet de faire un point de l’avancement de chacun, de tisser des collaborations inter-laboratoires, et de présenter la suite des événements. Du côté de mon laboratoire, une nouvelle expérimentation est en cours, de nouveaux résultats sont donc attendus pour la rentrée !

Plusieurs livrables sont inclus dans le projet et transmis directement à la Caisse Des Dépôts qui se matérialisent par des rapports intermédiaires faisant office de bilan ; et la mise en ligne d’une formation à destination des enseignants sur des compétences transversales (coopération, climat de classe, attention et concentration, créativité, pédagogies actives) sur Didask.

Enfin, le premier colloque e-FRAN a été organisé en janvier 2018 afin de réunir tous les projets lauréats, ce qui a permis une première rencontre de tous les acteurs impliqués aussi bien du côté éducation nationale que côté recherche. Les doctorant·e·s ont pu présenter leurs travaux, ce qui a permis d’apprécier la diversité des projets financés et implantés partout en France. Dans cette logique de créer un écosystème autour du numérique éducatif tout en créant un vivier de futur·e·s chercheur·e·s.

Alice Latimier, Doctorante, Laboratoire de sciences cognitives et psycholinguistique, École normale supérieure (ENS)

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original

 
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