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17/03/2017

Latifa Ibn Ziaten,"Je ne lâche rien"J'invite les politiques et les médias à se rendre dans les foyers, les prisons, les écoles, les quartiers pour voir où est le vrai travail à faire, plutôt que de blâmer ceux qui souffrent.

La Franco-Marocaine Latifa Ibn Ziaten, mère du sous-officier français tué il y a cinq ans par le djihadiste Mohamed Merah, lâche une colombe lors d'une cérémonie le 11 mars 2017 à M'diq au Maroc.

Il y a cinq ans, Latifa Ibn Ziaten perdait son fils Imad, un militaire tombé sous les balles du terroriste Mohammed Merah. Depuis, elle parcourt les écoles, les prisons, les quartiers avec un seul but: qu'il n'y ait "plus jamais de Merah".

Mon combat a débuté 40 jours après l'assassinat de mon fils Imad [tué par Mohammed Merah le 11 mars 2012], lorsque j'ai pris conscience qu'il était nécessaire de s'engager si on ne souhaitait pas que la situation empire. J'ai alors commencé à me rendre dans les établissements scolaires et les prisons afin de rencontrer des jeunes. 

Le travail de terrain est essentiel [Latifa Ibn Ziaten visite trois écoles par semaine et deux établissements pénitentiaires par mois]. Aujourd'hui, de nombreux jeunes sont livrés à eux-mêmes. Leurs parents font face à de nombreuses difficultés. Ils ne savent plus les élever, leur donner l'amour, l'écoute et la confiance dont ils ont besoin. Or, les familles sont le coeur de notre société. Sans elles, les jeunes se perdent, se convertissent de manière radicale, sans rien connaitre à l'islam, ou sombrent dans le fondamentalisme.  

 Pour les aider, les acteurs sont nombreux: les municipalités, les professeurs, les associations, les éducateurs, l'Etat... Tous doivent tendre la main à ses enfants et se partager cette responsabilité. Cela est nécessaire si on ne veut pas voir apparaître de nouveaux Mohammed Merah

"Tout semble fait pour séparer le peuple"

On entend souvent parler de fraternité, mais cette fraternité a disparu. Dans certaines classes, tous les élèves, sans exception, sont d'origines maghrébines ou africaines. Dans cette configuration, comment peuvent-ils savoir qu'ils sont, eux aussi, des enfants de la République? Ces dernières années, la situation s'est aggravée. Promouvoir la mixité sociale à l'école est une bonne chose, mais il faut faire plus si on ne veut pas voir fleurir les écoles confessionnelles, à défaut d'avoir de meilleures options dans les établissements publics.  

Tout semble fait pour séparer le peuple, le vider de sa substance. Et, pendant ce temps, Daech remplit ce vide et attire nos enfants, alors qu'ils sont notre avenir. Je demande donc à tous les membres de la société, quels que soient les milieux, les origines, les confessions religieuses, de donner de leur temps pour reconstruire l'unité dont a besoin le pays.  

"Tout est possible si l'on recrée du dialogue"

Au cours de ces cinq dernières années, beaucoup de jeunes ont entendu ce message et demandent à s'engager dans les associations - notamment la mienne, Imad - car ils souhaitent un avenir meilleur. Ils ont souvent l'impression de ne pas être entendus, ils sont sous-estimés, mais ils ne veulent plus rester à l'écart. 

En février, nous avons invité une trentaine d'élèves israéliens, palestiniens, chrétiens de Palestine et arabes israéliens afin de créer un espace de discussion et de promouvoir le vivre-ensemble. Ils ont échangé et ont compris qui était l'autre, preuve que tout est possible si l'on recrée du dialogue. Ce partage est même possible à l'échelle internationale. C'est pourquoi, au cours des prochains mois, de jeunes Français se rendront en Chine et au Maroc avec l'association. Il faut que ce travail se poursuive. 

"Je ne lâche rien"

J'invite les politiques et les médias à se rendre dans les foyers, les prisons, les écoles, les quartiers pour voir où est le vrai travail à faire, plutôt que de blâmer ceux qui souffrent. L'exclusion ne fait qu'empirer la situation. N'attendons plus de nouveaux drames pour en parler. Il faut agir avant que les plus fragiles ne sombrent. 

De mon côté, je ne lâche rien, même face à mes détracteurs [Latifa Ibn Ziaten a été huée, à cause de son voile, lors d'une de ses visites à l'Assemblée]. Mon fils était un garçon remarquable, qui a fait des études, qui a servi la République, qui s'est battu pour son pays, qui est mort debout. Alors, je lui ai promis, moi aussi, je resterai debout.  

12/03/2017

MyNewsCenterNavigator & FranceWebAsso,Quant à savoir si la ville de Roubaix est une ville intelligente, les années à venir le diront

Roubaix : une smart-city en herbe ?

Par     Mots-clés : Smart city, Ecosystème, Education, Transformation, Europe

Depuis quelques années, la ville de Roubaix a engagé une politique numérique dont l’ambition est de transformer la ville en « smart city ». Lumière sur une ville que l’on n’attendait que peu, dans le paysage des villes intelligentes.

Roubaix où l’autre nom de la « ville aux milles cheminées ». Au XIXème siècle, le monde la connaissait alors comme capitale industrielle du textile. Mais, la grande aventure du textile s’achève dans les années 1970, avec la crise, laissant une ville en friche et aux multiples possibles. Sa reconversion s’est appuyée sur une politique aux accents culturels à l’image de sa Piscine, symbole d’art et d’histoire. Aux accents tout autant économiques, avec la réhabilitation des friches industrielles en espace d’entreprenariat, qu’universitaires, comme en témoigne l’implantation et le rayonnement du campus de l’EDHEC. Depuis quelques années, la ville se dote d’une politique numérique ambitieuse, avec son programme « Roubaix numérique »,  fer de lance pour répondre aux défis sociaux qui subsistent : un taux de chômage qui s’élève à 15%, une ville toujours classée parmi les plus pauvres de France. C’est aujourd’hui, 46% de la population qui continue de vivre sous le seuil de la pauvreté. Or, Roubaix souhaite emprunter les sentiers des villes intelligentes : utiliser les nouvelles technologies numériques pour rénover la ville aussi durablement que socialement. Open data, e-démocratie, clusters d’innovation numérique, Roubaix avance peu à peu ses pions. Pour quels résultats ?  Et si les smart city naissaient précisément là où on ne les attend pas ?

Roubaix une politique numérique transversale

En octobre 2016, Roubaix a ouvert un portail « open data » pour faire de l’information publique, un bien commun. Derrière cette ouverture, se trouve un souhait de transparence des données publiques, de modernisation économique et urbaine, ainsi qu’un appel à l’innovation d’entrepreneurs qui relèveraient le défi. Ainsi, la municipalité a pu mettre à disposition gratuitement et librement ses données numériques : plans de ville, établissements scolaires, commerces, jardins, bâtiments publics, informations budgétaires ou financières.

Pour  Alexandre Garcin, Adjoint au maire et chargé du Plan Numérique et de la modernisation du service public : Nous nous devions de lancer ce portail, de montrer l’exemple et de le développer rapidement afin qu’il devienne un outil majeur pour tous.  Il y a deux enjeux forts autour de l’open data. Ses bénéfices sont à la fois démocratiques et économiques. Le premier enjeu est donc d’ordre citoyen.  L’Open data, c’est d’abord une  meilleure information, plus de lisibilité des politiques publiques, plus de transparence et donc plus de confiance. Le deuxième enjeu est d’ordre économique. L’Open data doit être une source pour les entrepreneurs afin de développer de nouveaux services. »

Une politique qui n’est pourtant pas toujours facile à adopter : « Bien sûr, il y a eu des silos, qui n’étaient pas prêts à partager leurs données. C’est un changement de culture, c’est certain. Surtout un changement de culture dans le management d’une ville. Mais c’est dans l’ordre des choses. »

Avant Lille, Roubaix est par conséquent la seconde ville des Hauts de France à avoir ouvert son portail de données. Elle suit en cela des villes comme Montpellier et Lyon.

La politique numérique de Roubaix a d’autres cordes à son arc et vise à bâtir les fondements d’une « e-démocratie » et d’une « e-administration ». A l’échelle des élus, la ville a lancé une plateforme collaborative, du nom de la Fabrique qui rassemble les instances politiques de la ville (conseil de quartiers, Conseil Roubaisien de l'Interculturalité et de la Citoyenneté, Fond de Participation des Habitants, Naturaroubaix, conseil municipal des jeunes) pour favoriser la publication des travaux et le partage. Sa déclinaison, le "Netvibes de la fabrique" est le portail de veille des instances citoyennes Roubaisiennes qui liste les sites, blogs permettant ainsi de nourrir le débat démocratique local. Dans la même veine, une plateforme E-administration propose aux citoyens des services divers : demandes d'actes, services autour du scolaire et périscolaire (réservation des repas de cantine, inscription en accueil de loisirs, paiement sécurisé en ligne des factures ...). Dématérialiser son administration fait donc partie des ambitions roubaisiennes. L’écologie n’est enfin pas en reste dans la démarche numérique de Roubaix puisqu’elle fait partie des villes signataires de la Green Digital Charter, qui vise à réduire les émissions de CO2 grâce aux TIC. En dépit de débuts tâtonnants, la volonté numérique de la ville de Roubaix est réelle et représente au-delà, le symbole d’une municipalité en phase avec son siècle. Toutes ses plateformes souffrent encore d’un manque de fonctionnalités, de données et de clarté. Mais le geste numérique est à retenir : de l’administration, à l’écologie en passant par la démocratie, les  institutions passent peu à peu de l’autre côté de l’écran.

Le numérique comme outil d’intégration sociale

Toutefois, un tel programme n’aurait eu de pertinence que s’il était accompagné en parallèle d’une formation numérique auprès d’une population précaire. C’est le cas. A noter que 18 % des Roubaisiens n’ont pas accès à Internet. Ce rôle de formation est rempli grâce aux Espaces publics numériques développés par ville. Ils sont dédiés à l’apprentissage multimédia : de la navigation sur la Toile, à la prise en main de logiciels. Ils sont couplés aux  Espaces Citoyens Numériques, conçu comme un lieu d’échange sur les problématiques liées aux nouvelles technologies. Tous deux forment un duo d’intégration politique et sociale face au numérique.

Bien plus, l’école Simplon Roubaix, initiée par la municipalité et accompagnée par l’association pour le Développement de l’Education Permanente, propose de fournir aux personnes en difficulté (demandeurs d’emploi, jeunes de moins de 25 ans, femmes seules, personnes issues des quartiers prioritaires) une formation gratuite et intensive au codage. Création de sites web, développement d’applications mobiles sont au menu. Pour Frédéric Bardeau, le cofondateur de Simplon, l’école est un «  réseau de fabriques sociales du numérique […] cela se passe bien, la mayonnaise a pris. Il y a un bel effet de groupe – ce n’est pas toujours le cas. Ils font des projets comme, pourquoi ne pas, créer une petite agence web.  ». En ce qui concerne l’embauche, elle est prometteuse dans les PME. Un peu moins dans les grandes entreprises : « Ce sont les grandes entreprises qui sont les plus réticentes. En six mois de formation, elles se demandent ce que l’on peut faire. Mais ça fonctionne, il faut les essayer ! » Le numérique est en tout cas au cœur de la stratégie politique de la municipalité pour réduire les fractures sociales. Selon Alexandre Garcin : « Nous avons des entreprises de premier plan, l’objectif c’est de faire en sorte que les emplois créés dans ces entreprises soient dirigées vers la population locale pour ne pas avoir à chercher des compétences ailleurs. Il y’a un véritable enjeu de formation au numérique des Roubaisiens, un enjeu d’inclusion numérique qui est réel. »

Le numérique, terreau de l’innovation et du développement économique

Outil politique, social, le numérique est aussi pour Roubaix l’équivalent d’un moteur économique. Après la crise industrielle, Roubaix a fait du digital, l’axe possible de sa transition industrielle. Du textile au numérique, Roubaix a mué de peau. Sur son sol, on trouve aujourd’hui des « pépites qui portent le numérique à l’échelon français, européen, voir mondial. » selon Alexandre Garcin. Un premier cluster s’est formé autour de la « Plaine Images » à cheval sur Roubaix et Tourcoing, et se définit comme une zone de créativité et de développement économique dédiée aux images numériques et aux industries créatives (jeux vidéo, 3D, réalité virtuelle). Le lieu rassemble une centaine d’entreprises, des écoles de formations comme « Pôle 3D », des espaces dédiés à la recherche, ainsi qu’un accélérateur de start-up. Construite sur un ancien site industriel, et vaste de 5 hectares, elle abrite en son sein l’entreprise A-volute, présente au CES 2017, pour avoir développé un logiciel rendant le son tridimensionnel. Une autre entreprise roubaisienne Dagoma présente à ce jour l’imprimante 3D la moins chère du marché et a aussi présenté son produit à Las Vegas.

Dans les anciens locaux de la Redoute, un deuxième cluster « Blanche-maille », plus jeune, a vu le jour en 2015 autour du e-commerce. « Ce cluster n’a encore que 2 ans d’existence mais des entreprises intéressantes s’y sont implantées. »

Et quand on demande à Alexandre Garcin si la crise textile a aidé Roubaix à se lancer dans l’innovation et le numérique, son anecdote historique est à plusieurs égards intéressante : « Roubaix est  une ville qui a toujours été extrêmement créative. C’est dans son ADN. Ce n’est pas un hasard si elle héberge des entreprises de premier plan. Car on est sur un territoire qui, depuis le Moyen âge s’est structuré autour de l’innovation. Par exemple, au Moyen Âge la ville de Roubaix n’avait pas le droit de tisser certaines toiles. La ville de Lille et elle seule possédait ces droits. A l’époque, les tisserands roubaisiens ont donc dû faire preuve d’une créativité supérieure pour dépasser ces contraintes. Commercialement, Roubaix a surpassé son voisin lillois en déployant des trésors d’inventivité. A son époque, la Redoute qui s’est implantée à Roubaix s’est inscrite dans cette tradition de l’innovation. C’est vraiment une culture roubaisienne. »

Quant à savoir si la ville de Roubaix est une ville intelligente, les années à venir le diront. On connaît d’ailleurs le manque de rigueur d’un concept qui rend toute analyse fragile. L’élu le dit lui-même « Aujourd’hui la ville de Roubaix ne répond pas encore à la définition d’une smart city, mais c’est notre ambition. »

07/03/2017

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