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16/03/2017

FranceWebSharing,Le CNRS, pionnier de l'innovation ouverte : les structures communes de recherche CNRS/Entreprises, MyNewsCenterNavigator,FranceWebAsso: C'est Moi, C'est Vous, C'est Nous !

13 mars 2017

1agld1r.gifLe CNRS, pionnier de l'innovation ouverte : les structures communes de recherche CNRS/Entreprises

L'enquête présentée dans ce dossier offre un panorama complet sur une des formes de collaboration les plus abouties entre le CNRS et ses partenaires économiques : les structures communes de recherche. Celles-ci s'inscrivent dans un contexte de relations denses du CNRS avec le monde industriel comme le montre le nombre de brevets, d'accords cadres avec de grands groupes et de créations d'entreprises issues des laboratoires du CNRS.

Le chemin parcouru ces dix dernières années est considérable. En 2009-2010, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche avait recensé 155 structures de recherche public/privé sur l'Hexagone dont 55 impliquant le CNRS. En 2014, une première enquête interne au CNRS en avait identifié 103. L'enquête réalisée en 2016 comptabilise 126 structures communes de recherche CNRS/entreprises. Cette progression d'environ 20 % en deux ans est sans conteste fortement liée au programme LabCom ANR, lancé en 2013 par le gouvernement, qui a donné un élan important à ce type de structures.

Les structures communes de recherche présentent une grande diversité de formats : unités mixtes de recherche, laboratoires communs, unités mixtes internationales, LabComs ANR... Cette diversité est elle-même une réponse à des besoins variés, tant de la part des industriels — qui vont de la PME au grand groupe — que des équipes de recherche, en fonction des domaines de recherche et des orientations des laboratoires. Les cas concrets de structures communes de recherche CNRS/entreprises présentées au fil des pages de ce dossier en témoignent.

Cette diversité, qui a fait la force du modèle, rend cependant difficile l'identification des structures elles-mêmes. L'étude réunit des données précises : nombre des structures et évolution sur les dernières années, localisation, disciplines scientifiques concernées, modèles de fonctionnement, ressources humaines et financières, types d'entreprises impliquées, valorisation des résultats scientifiques, etc. Un corpus statistique totalement inédit qui éclaire une forme de partenariat de recherche public/privé plébiscitée par les entreprises.

Enfin, cette étude démontre que les structures communes de recherche CNRS/entreprises n'ont rien d'un phénomène de mode, près d'une sur deux ayant été créée il y a plus de quatre ans. Ces outils de collaboration avec le monde industriel ont vocation à s'installer durablement dans le paysage de la recherche.

Télécharger l'enquête : Enquête structures communes CNRS/Entreprises
Contacts :
Presse CNRS l Alexiane Agullo l T 01 44 96 43 90 l alexiane.agullo@cnrs-dir.fr

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1agld1r.gifNEWS CENTER TGV 2009

12/03/2017

MyNewsCenterNavigator & FranceWebAsso,Quant à savoir si la ville de Roubaix est une ville intelligente, les années à venir le diront

Roubaix : une smart-city en herbe ?

Par     Mots-clés : Smart city, Ecosystème, Education, Transformation, Europe

Depuis quelques années, la ville de Roubaix a engagé une politique numérique dont l’ambition est de transformer la ville en « smart city ». Lumière sur une ville que l’on n’attendait que peu, dans le paysage des villes intelligentes.

Roubaix où l’autre nom de la « ville aux milles cheminées ». Au XIXème siècle, le monde la connaissait alors comme capitale industrielle du textile. Mais, la grande aventure du textile s’achève dans les années 1970, avec la crise, laissant une ville en friche et aux multiples possibles. Sa reconversion s’est appuyée sur une politique aux accents culturels à l’image de sa Piscine, symbole d’art et d’histoire. Aux accents tout autant économiques, avec la réhabilitation des friches industrielles en espace d’entreprenariat, qu’universitaires, comme en témoigne l’implantation et le rayonnement du campus de l’EDHEC. Depuis quelques années, la ville se dote d’une politique numérique ambitieuse, avec son programme « Roubaix numérique »,  fer de lance pour répondre aux défis sociaux qui subsistent : un taux de chômage qui s’élève à 15%, une ville toujours classée parmi les plus pauvres de France. C’est aujourd’hui, 46% de la population qui continue de vivre sous le seuil de la pauvreté. Or, Roubaix souhaite emprunter les sentiers des villes intelligentes : utiliser les nouvelles technologies numériques pour rénover la ville aussi durablement que socialement. Open data, e-démocratie, clusters d’innovation numérique, Roubaix avance peu à peu ses pions. Pour quels résultats ?  Et si les smart city naissaient précisément là où on ne les attend pas ?

Roubaix une politique numérique transversale

En octobre 2016, Roubaix a ouvert un portail « open data » pour faire de l’information publique, un bien commun. Derrière cette ouverture, se trouve un souhait de transparence des données publiques, de modernisation économique et urbaine, ainsi qu’un appel à l’innovation d’entrepreneurs qui relèveraient le défi. Ainsi, la municipalité a pu mettre à disposition gratuitement et librement ses données numériques : plans de ville, établissements scolaires, commerces, jardins, bâtiments publics, informations budgétaires ou financières.

Pour  Alexandre Garcin, Adjoint au maire et chargé du Plan Numérique et de la modernisation du service public : Nous nous devions de lancer ce portail, de montrer l’exemple et de le développer rapidement afin qu’il devienne un outil majeur pour tous.  Il y a deux enjeux forts autour de l’open data. Ses bénéfices sont à la fois démocratiques et économiques. Le premier enjeu est donc d’ordre citoyen.  L’Open data, c’est d’abord une  meilleure information, plus de lisibilité des politiques publiques, plus de transparence et donc plus de confiance. Le deuxième enjeu est d’ordre économique. L’Open data doit être une source pour les entrepreneurs afin de développer de nouveaux services. »

Une politique qui n’est pourtant pas toujours facile à adopter : « Bien sûr, il y a eu des silos, qui n’étaient pas prêts à partager leurs données. C’est un changement de culture, c’est certain. Surtout un changement de culture dans le management d’une ville. Mais c’est dans l’ordre des choses. »

Avant Lille, Roubaix est par conséquent la seconde ville des Hauts de France à avoir ouvert son portail de données. Elle suit en cela des villes comme Montpellier et Lyon.

La politique numérique de Roubaix a d’autres cordes à son arc et vise à bâtir les fondements d’une « e-démocratie » et d’une « e-administration ». A l’échelle des élus, la ville a lancé une plateforme collaborative, du nom de la Fabrique qui rassemble les instances politiques de la ville (conseil de quartiers, Conseil Roubaisien de l'Interculturalité et de la Citoyenneté, Fond de Participation des Habitants, Naturaroubaix, conseil municipal des jeunes) pour favoriser la publication des travaux et le partage. Sa déclinaison, le "Netvibes de la fabrique" est le portail de veille des instances citoyennes Roubaisiennes qui liste les sites, blogs permettant ainsi de nourrir le débat démocratique local. Dans la même veine, une plateforme E-administration propose aux citoyens des services divers : demandes d'actes, services autour du scolaire et périscolaire (réservation des repas de cantine, inscription en accueil de loisirs, paiement sécurisé en ligne des factures ...). Dématérialiser son administration fait donc partie des ambitions roubaisiennes. L’écologie n’est enfin pas en reste dans la démarche numérique de Roubaix puisqu’elle fait partie des villes signataires de la Green Digital Charter, qui vise à réduire les émissions de CO2 grâce aux TIC. En dépit de débuts tâtonnants, la volonté numérique de la ville de Roubaix est réelle et représente au-delà, le symbole d’une municipalité en phase avec son siècle. Toutes ses plateformes souffrent encore d’un manque de fonctionnalités, de données et de clarté. Mais le geste numérique est à retenir : de l’administration, à l’écologie en passant par la démocratie, les  institutions passent peu à peu de l’autre côté de l’écran.

Le numérique comme outil d’intégration sociale

Toutefois, un tel programme n’aurait eu de pertinence que s’il était accompagné en parallèle d’une formation numérique auprès d’une population précaire. C’est le cas. A noter que 18 % des Roubaisiens n’ont pas accès à Internet. Ce rôle de formation est rempli grâce aux Espaces publics numériques développés par ville. Ils sont dédiés à l’apprentissage multimédia : de la navigation sur la Toile, à la prise en main de logiciels. Ils sont couplés aux  Espaces Citoyens Numériques, conçu comme un lieu d’échange sur les problématiques liées aux nouvelles technologies. Tous deux forment un duo d’intégration politique et sociale face au numérique.

Bien plus, l’école Simplon Roubaix, initiée par la municipalité et accompagnée par l’association pour le Développement de l’Education Permanente, propose de fournir aux personnes en difficulté (demandeurs d’emploi, jeunes de moins de 25 ans, femmes seules, personnes issues des quartiers prioritaires) une formation gratuite et intensive au codage. Création de sites web, développement d’applications mobiles sont au menu. Pour Frédéric Bardeau, le cofondateur de Simplon, l’école est un «  réseau de fabriques sociales du numérique […] cela se passe bien, la mayonnaise a pris. Il y a un bel effet de groupe – ce n’est pas toujours le cas. Ils font des projets comme, pourquoi ne pas, créer une petite agence web.  ». En ce qui concerne l’embauche, elle est prometteuse dans les PME. Un peu moins dans les grandes entreprises : « Ce sont les grandes entreprises qui sont les plus réticentes. En six mois de formation, elles se demandent ce que l’on peut faire. Mais ça fonctionne, il faut les essayer ! » Le numérique est en tout cas au cœur de la stratégie politique de la municipalité pour réduire les fractures sociales. Selon Alexandre Garcin : « Nous avons des entreprises de premier plan, l’objectif c’est de faire en sorte que les emplois créés dans ces entreprises soient dirigées vers la population locale pour ne pas avoir à chercher des compétences ailleurs. Il y’a un véritable enjeu de formation au numérique des Roubaisiens, un enjeu d’inclusion numérique qui est réel. »

Le numérique, terreau de l’innovation et du développement économique

Outil politique, social, le numérique est aussi pour Roubaix l’équivalent d’un moteur économique. Après la crise industrielle, Roubaix a fait du digital, l’axe possible de sa transition industrielle. Du textile au numérique, Roubaix a mué de peau. Sur son sol, on trouve aujourd’hui des « pépites qui portent le numérique à l’échelon français, européen, voir mondial. » selon Alexandre Garcin. Un premier cluster s’est formé autour de la « Plaine Images » à cheval sur Roubaix et Tourcoing, et se définit comme une zone de créativité et de développement économique dédiée aux images numériques et aux industries créatives (jeux vidéo, 3D, réalité virtuelle). Le lieu rassemble une centaine d’entreprises, des écoles de formations comme « Pôle 3D », des espaces dédiés à la recherche, ainsi qu’un accélérateur de start-up. Construite sur un ancien site industriel, et vaste de 5 hectares, elle abrite en son sein l’entreprise A-volute, présente au CES 2017, pour avoir développé un logiciel rendant le son tridimensionnel. Une autre entreprise roubaisienne Dagoma présente à ce jour l’imprimante 3D la moins chère du marché et a aussi présenté son produit à Las Vegas.

Dans les anciens locaux de la Redoute, un deuxième cluster « Blanche-maille », plus jeune, a vu le jour en 2015 autour du e-commerce. « Ce cluster n’a encore que 2 ans d’existence mais des entreprises intéressantes s’y sont implantées. »

Et quand on demande à Alexandre Garcin si la crise textile a aidé Roubaix à se lancer dans l’innovation et le numérique, son anecdote historique est à plusieurs égards intéressante : « Roubaix est  une ville qui a toujours été extrêmement créative. C’est dans son ADN. Ce n’est pas un hasard si elle héberge des entreprises de premier plan. Car on est sur un territoire qui, depuis le Moyen âge s’est structuré autour de l’innovation. Par exemple, au Moyen Âge la ville de Roubaix n’avait pas le droit de tisser certaines toiles. La ville de Lille et elle seule possédait ces droits. A l’époque, les tisserands roubaisiens ont donc dû faire preuve d’une créativité supérieure pour dépasser ces contraintes. Commercialement, Roubaix a surpassé son voisin lillois en déployant des trésors d’inventivité. A son époque, la Redoute qui s’est implantée à Roubaix s’est inscrite dans cette tradition de l’innovation. C’est vraiment une culture roubaisienne. »

Quant à savoir si la ville de Roubaix est une ville intelligente, les années à venir le diront. On connaît d’ailleurs le manque de rigueur d’un concept qui rend toute analyse fragile. L’élu le dit lui-même « Aujourd’hui la ville de Roubaix ne répond pas encore à la définition d’une smart city, mais c’est notre ambition. »

06/03/2017

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