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12/03/2017

FranceWebSharing & MyNewsCenterNavigator,Le médecin de demain ne devra-t-il pas aussi développer des compétences d’analyse, d’interprétation, de gestion des données ? Ou sera-ce laissé à la charge d’un assistant data scientist, par exemple ?

« Remplacé par la machine, le médecin de demain aura le rôle d’un conseiller »

Par

Guy Vallancien, chirurgien, prédit, dans son ouvrage « La médecine sans médecin », l’évolution du rôle du médecin vers celui de pilote et conseiller. Entretien.

La machine pourrait peu à peu remplacer le médecin, en le dépossédant de son savoir-faire technique et chirurgical. Pour autant, ce serait une bonne nouvelle pour le patient. Le médecin sera d’autant plus disponible pour guider et rassurer son patient. Ou comment la machine en médecine peut humaniser davantage la relation médecin-patient. C’est, en tout cas, la prédiction qu’émet Guy Vallancien, chirurgien, membre de l’Académie nationale de médecine, président de l’Ecole européenne de chirurgie dans son ouvrage « La médecine sans médecin. Le numérique au service du malade », coll. Le Débat, Gallimard.

Dans votre ouvrage « La médecine sans médecin », vous associez les progrès récents et conséquents de la médecine connectée, à l’impact de l’invention du stéthoscope. Vous vous éloignez de toute tentation à céder à l’apitoiement, face à cet essor de la « technomédecine ».

Guy Vallancien : Oui, on croit toujours que c’était mieux avant. C'est pour ça que je rappelle, dans mon livre, les drames vécus depuis l’an 1000, où la France était cannibale. En Bourgogne, on mangeait des gens, tant la faim était forte. Des gens étaient assassinés sur les routes pour les manger. On vendait de la viande humaine au marché de Tournus.

La France n’était pas si rose à l'époque. Et les progrès que nous avons connus depuis sont gigantesques. Mais ils ne sont rien à côté de la mutation magistrale que nous sommes en train de vivre dans tous les domaines de l’économie humaine. Et la médecine n’y échappe pas.

Par « médecine sans médecin », j’entends que mon cerveau fonctionne par algorithmes. Pour faire un diagnostic, le médecin que je suis va chercher des éléments. On en agrège, on en élimine d’autres. Et on aboutit à deux, trois hypothèses. Je suis un algorithme vivant, biologique. Et bientôt, l’ordinateur qui est à côté de moi me remplacera.

L’intelligence artificielle pourra-t-elle dresser un diagnostic ?

Oui, bien sûr.

À partir d’informations données par le patient à l’ordinateur, ce dernier va les agréger et aboutir à des hypothèses diagnostiques. L’ordinateur m’aidera, parce qu’il ira chercher des causes, que je ne connais pas ou que je n’ai plus en mémoire. On pourra aussi observer la même chose, au point de vue du traitement. Aujourd'hui, on génotype les tumeurs. On sait que pour une même tumeur, certains malades auront des métastases et d’autres, pas. Et on le saura grâce au génome. En tant qu’urologue et chirurgien, je ne suis pas en mesure d’analyser trois milliards de bases. La machine, elle, en analysant ces données, sera en mesure de préconiser tel ou tel traitement.

Je serai dépossédé des outils qui faisaient mon métier de médecin, techniquement. En revanche, ce qui restera est la relation humaine. Le médecin sera à la disposition du malade, qui, quoi qu’il arrive, ne croira jamais l’ordinateur. Il aura toujours besoin d’une personne qui le conforte.

La machine a pour avantage de n’être jamais fatiguée, jamais dépressive. Elle ne tremble pas. Et elle possède une force que nous ne connaissons pas : à savoir lorsqu’elle ne comprend pas, elle s’arrête. L’homme, lui, poursuit et force.

L’ordinateur serait donc le médecin généraliste de demain ?

Oui, l’ordinateur fera de plus en plus de diagnostics et participera à l’indication du bon traitement. Les robots vont se développer à toute vitesse. Ca fait déjà 20 ans que j’utilise de mes mains un télémanipulateur chirurgical. Demain, ce sera un robot qui assurera tout seul un certain nombre d’opérations. La machine a pour avantage de n’être jamais fatiguée, jamais dépressive. Elle ne tremble pas. Et elle possède une force que nous ne connaissons pas : à savoir lorsqu’elle ne comprend pas, elle s’arrête. L’homme, lui, poursuit et force.

Il y a des atouts à la machine. Elle m’aide à mieux opérer avec mes mains. Certes, comme chirurgien, je vais être en partie dépossédé de ce savoir-faire chirurgical. Mais je le répète, ce qui restera est la relation que j’aurai avec celui ou celle qui va être opéré. Je vais devenir le bio-conseiller.

On a beau tout avoir sur Internet et prétendre tout comprendre. Mais nous aurons toujours besoin d’un professionnel qui remette en perspective ce qui arrive. C’est ça, le rôle fondamental du médecin, un rôle qui est en train d’être perdu, sous la pression de la technologie et de la vitesse de consultation. Il faut de la médecine lente.

Toutes les spécialités seront-elles impactées ?

Oui, toutes et curieusement, la chirurgie, la première. Il y aura bien sûr des cas, dans la situation de traumatismes, par exemple, où l’homme fera toujours mieux que la machine. Elle ne peut opérer que sur des domaines bien réglés.

Surtout en situation d’urgence !

Oui, tout particulièrement en situation d’action militaire ou terroriste, il faudra toujours des chirurgiens capables d’opérer à toute vitesse. Mais il faut bien comprendre que le médecin va être en partie dépossédé de ce savoir-faire qui le caractérisait.

Et c'est pour ça que je parle de média-médecine : si autrefois, c'étaient mes mains, mes yeux, mes oreilles de médecin qui voyaient et opéraient, aujourd'hui, ce sont des instruments. Désormais, on n’attend pas que vous ayez une boule dans le sein, pour préconiser une mammographie. Ou des complications, pour établir un diagnostic de diabète, avec une prise de sang. Les maladies deviennent muettes. On les détecte avant qu’il n'y ait des symptômes. Et ce sont les machines qui le permettent.

Le médecin va être, de plus en plus, en pilotage d’instruments, comme les pilotes d’avion.

Avec cette évolution du rôle du médecin, n’y aura-t-il pas nécessité de faire aussi évoluer ses responsabilités ? Qui sera responsable, s’il arrive un accident, le médecin ou la machine ?

C’est déjà le cas, puisque nous sommes de plus en plus entourés d’instruments. Nous mettons en place des prothèses, des pacemakers, et nombre de matériels implantés. Et là déjà, la responsabilité devient systémique. C'est-à-dire qu’on regarde si l’instrument était défectueux ou si la pose a été mal faite, s’il y a erreur du chirurgien ou de l’industriel. Ce n'est pas nouveau et ça ne fera que s’amplifier. On partagera probablement la responsabilité.

 Notre profession est à rapprocher de celle des agriculteurs.

En revanche, dans votre ouvrage, vous pointez un danger, à savoir que cette média-médecine pourrait faire du secteur médical, une industrie, et des médecins des cadres supérieurs, enjoints à faire du chiffre. Comment éviter cet écueil ?

Oui, on vient de l’artisanat médical. Notre profession est à rapprocher de celle des agriculteurs. Deux vieux métiers. Les agriculteurs, aussi, utilisent l’ordinateur et le GPS. Le tracteur est automatisé et suivi. Des satellites regardent la longueur du champ. Et grâce aux drones, on est capable de déterminer quel type de blé a poussé. Et à ça, s’ajouter le « diagnostic » de pesticides. C'est impressionnant de voir comme cette profession a changé. La médecine, c'est pareil.

Le médecin de demain ne devra-t-il pas aussi développer des compétences d’analyse, d’interprétation, de gestion des données ? Ou sera-ce laissé à la charge d’un assistant data scientist, par exemple ?

On va sans doute parcelliser le métier. Il y aura des personnels à niveau intermédiaire. Entre l’infirmière Bac+3 et le médecin Bac+12, vous n’avez quasiment rien. Les sages-femmes ont, par exemple, un niveau master. Il faut injecter beaucoup plus de personnel du niveau master. Et il y aura des ingénieurs opérateurs qui seront formés sur des zones anatomiques données, pour travailler sur des robots donnés. Ca va totalement bouleverser le champ d’action de la médecine.

 

Egalement en audio ici. L’entretien a initialement été diffusé dans L’Atelier numérique, sur BFMBusiness.

 

10/03/2017

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23/12/2016

FranceWebSharing & MyNewsCenterNavigator, Le Comité du patrimoine mondial, Bureau, Membres, Décisions, Sessions extraordinaires, Actualités....

Le Comité du patrimoine mondial

Le Comité du patrimoine mondial se réunit une fois par an et est composé de représentants de 21 Etats parties à la Convention élus par leur Assemblée générale. Lors de sa première session, le Comité a adopté son Règlement intérieur.

Le Comité est responsable de la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial, détermine l’utilisation du Fonds du patrimoine mondial et alloue l’assistance financière suite aux demandes des Etats parties. C’est à lui de décider si un site est accepté pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial. Il examine les rapports sur l’état de conservation des sites inscrits et demande aux Etats parties de prendre des mesures lorsque les sites ne sont pas correctement gérés. Il décide également de l’inscription des sites sur la Liste du patrimoine mondial en péril et de leur retrait de cette liste.

Bureau du Comité du patrimoine mondial

Le Bureau est composé de sept Etats parties élus annuellement par le Comité : un président, cinq vice-présidents et un rapporteur. Le Bureau du Comité est chargé de coordonner les travaux du Comité et de fixer la date, l'heure et l'ordre du jour des séances. L'élection des nouveaux membres du Bureau aura lieu à la fin de la prochaine session du Comité du patrimoine mondial.

Président : M. Jacek Purchla (Pologne)
Rapporteur :
M. Muhammad Juma (République-Unie de Tanzanie)
Vice-présidents :
Angola, Koweït, Pérou, Portugal, République de Corée

Membres du Comité du patrimoine mondial

Selon la Convention du patrimoine mondial, le mandat d'un membre du Comité est pour une période de six ans, mais la plupart des Etats parties choisissent volontairement d'être membres du Comité pour une période de quatre ans, afin de donner aux autres Etats parties l'opportunité de faire partie du Comité. Tous les membres élus lors des deux dernières Assemblées générales (2009 et 2011) ont décidé de réduire volontairement leur mandat de six à quatre ans.

L'élection de nouveaux membres a lieu tous les deux ans lors de l'Assemblée générale des Etats parties à la Convention.

Le Comité se compose des 21 Etats parties suivants :

Angola, Azerbaïdjan, Burkina Faso, Croatie, Cuba, Finlande, Indonésie, Jamaïque, Kazakhstan, Koweït, Liban, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République de Corée, République-Unie de Tanzanie, Tunisie, Turquie, Viet Nam, Zimbabwe

Sessions ordinaires du Comité du patrimoine mondial

41COM Kraków, Pologne (2017)
40COM Istanbul, Turquie (2016)
39COM Allemagne, Bonn (2015)
38COM Qatar, Doha (2014)
37COM Phnom Penh, Cambodge (2013)
36COM Saint-Pétersbourg, Fédération de Russie (2012)
35COM Paris, France (2011)
34COM Brasília, Brésil (2010)
33COM Séville, Espagne (2009)
32COM Québec, Canada (2008)
31COM Christchurh, Nouvelle Zélande (2007)
30COM Vilnius, Lituanie (2006)
29COM Durban, Afrique du Sud (2005)
28COM Suzhou, Chine (2004)
27COM Paris, France (2003)
26COM Budapest, Hongrie (2002)
25COM Helsinki, Finlande (2001)
24COM Cairns, Australie (2000)
23COM Marrakesh, Maroc (1999)
22COM Kyoto, Japon (1998)
21COM Naples, Italie (1997)
20COM Mérida, Mexique (1996)
19COM Berlin, Allemagne (1995)
18COM Phuket, Thaïland (1994)
17COM Cartagene, Colombie (1993)
16COM Santa Fe, USA (1992)
15COM Carthage, Tunisie (1991)
14COM Banff, Canada (1990)
13COM Paris, France (1989)
12COM Brasilia, Brésil (1988)
11COM Paris, France (1987)
10COM Paris, France (1986)
09COM Paris, France (1985)
08COM Buenos Aires, Argentine (1984)
07COM Florence, Italie (1983)
06COM Paris, France (1982)
05COM Sydney, Australie (1981)
04COM Paris, France (1980)
03COM Louxor, Egypte (1979)
02COM Washington, USA (1978)
01COM Paris, France (1977)

Sessions extraordinaires

11EXTCOM Paris, France (2015)
10EXTCOM Paris, France (2011)
9EXTCOM Paris, France (2010)
08EXTCOM Paris, France (2007)
07EXTCOM Paris, France (2004)
06EXTCOM Paris, France (2003)
05EXTCOM Paris, France (2001)
04EXTCOM Paris, France (1999)
03EXTCOM Paris, France (1999)
02EXTCOM Paris, France (1997)
01EXTCOM Paris, France (1981)

Bureau

29BUR Durban, Afrique du Sud (2005)
27BUR Paris, France (2003)
26BUR Paris, France (2002)
25EXTBUR Helsinki, Finlande (2001)
25BUR Paris, France (2001)
24EXTBUR Cairns, Australie (2000)
24BUR Paris, France (2000)
23EXTBUR Marrakesh, Maroc (1999)
23BUR Paris, France (1999)
22EXTBUR Kyoto, Japon (1998)
22BUR Paris, France (1998)
21EXTBUR Naples, Italie (1997)
21BUR Paris, France (1997)
20EXTBUR Mérida, Mexique (1996)
20BUR Paris, France (1996)
19EXTBUR Berlin, Allemagne (1995)
19BUR Paris, France (1995)
18EXTBUR Paris, France (1994)
18BUR Paris, France (1994)
17EXTBUR Paris, France (1993)
17BUR Paris, France (1993)
16BUR Paris, France (1992)
15BUR Paris, France (1991)
14BUR Paris, France (1990)
13BUR Paris, France (1989)
12BUR Paris, France (1988)
11BUR Paris, France (1987)
10BUR Paris, France (1986)
09BUR Paris, France (1985)
08BUR Paris, France (1984)
07BUR Paris, France (1983)
06BUR Paris, France (1982)
05BUR Paris, France (1981)
04BUR Paris, France (1980)
03BUR Caire, Egypte (1979)
02BUR Paris, France (1979)
01BUR UNESCO, Paris, France (1978)

40e session
du Comité du patrimoine mondial

Istanbul, Turquie, 10-20 juillet
Siège de l’UNESCO, 24-26 octobre 2016

Règlement intérieur: historique

Il a été institué en vertu de la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel que la Conférence générale de l'UNESCO a adoptée à sa 17ème session, le 16 novembre 1972. Le Règlement intérieur a été révisé par le Comité du patrimoine mondial à sa 39ème session (Bonn, 2015). Le Règlement intérieur est périodiquement révisé pour refléter les décisions du Comité du patrimoine mondial.

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