Avertir le modérateur

22/03/2017

POLITIQUE Reportage en Ardèche, dans une commune qui souffre de se voir accoler la réputation de « ville morte »…

Présidentielle: La France des villes abandonnées? A Annonay, «on ne se sent pas concernés»

POLITIQUE Reportage en Ardèche, dans une commune  qui souffre de se voir accoler la réputation de « ville morte »…

La rue Sadi Carnot, dans le centre-ville d'Annonay.
La rue Sadi Carnot, dans le centre-ville d'Annonay. - Julien Laloye
* Julien Laloye

De notre envoyé spécial en Ardèche,

C’est un papier qui a bien failli tourner court. Parce que d’autres confrères avaient eu l’idée avant nous, et que leur passage n’a pas laissé que des bons souvenirs. Ils étaient venus avec la même intention : incarner ces territoires oubliés, ces villes moyennes où rien ne se passe et où tout trépasse, des commerces jusqu’à la jeunesse, qui rêverait de ficher le camp au petit matin. Une vision naturellement biaisée qui ne demande qu’à être démentie sur place. Sauf que le terrain est glissant.

Un petit sondage dans les hauteurs d’Annonay nous renseigne sur la difficulté de la tâche : Tout le monde ou presque a vu le reportage en question sur une grande chaîne nationale, et il faut surmonter la méfiance initiale. « Si c’est pour dire qu’on est une ville morte où il ne passe rien, c’est pas la peine », voilà pouf le message général, transmis sans animosité, c’est à préciser.

« Ils ont montré les trois rues sinistrées de la ville et ils ont coupé tout le reste », peste Patricia Pensuet, présidente de la Fédération des commerçants d’Annonay, et co-gérante de deux boutiques dans le centre-ville, dans deux rues bien achalandées. Avec plusieurs Annonéens, elle a décidé de tourner une vidéo pour montrer « tout ce qu’on n’a pas vu à la télé ». Un hashtag #LaurentDelahousse « crois-moi des commerçants ici il y en a » a également eu son petit succès localement sur Facebook, comme une réaction épidermique de cette France « périphérique » qui en a marre qu’on la prenne de haut, de Dunkerque, où Catherine Deneuve ne s’est pas fait que des amis en confiant son ennui lors d’un tournage, à Albi, où un papier du célèbre New York Times a donné de l’urticaire à ses habitants.

L'appel au secours des commerces de centre-ville

Retrouvez l'intégralité de ce dossier dans Le Figaro du jeudi 2 février, et sur le Web, les mobiles et les tablettes pour les abonnés Figaro Premium

» Le cri d'alarme des commerces de centre-ville

» INTERVIEW - «Les centres commerciaux de périphérie contribuent à la destruction du lien social»

» REPORTAGE - Béziers, Montpellier, Nîmes: trois modes de résistance face à la crise

» Unibail défend son modèle qui séduit les clients et les enseignes

16/03/2017

«Il faut abandonner la politique agricole productiviste»

Jean-Sébastien Piel est éleveur de porcs bio à Saint-Pern, en Ille-et-Vilaine. Il pose ici dans le magasin de fermiers Brin d'Herbe de Vezin, près de Rennes, où sa ferme réalise 40% de son chiffre d'affaires.
Jean-Sébastien Piel est éleveur de porcs bio à Saint-Pern, en Ille-et-Vilaine. Il pose ici dans le magasin de fermiers Brin d'Herbe de Vezin, près de Rennes, où sa ferme réalise 40% de son chiffre d'affaires. - C. Allain / APEI / 20 Minutes

Propos recueillis par Camille Allain

Riches, pauvres, chômeurs, jeunes, retraités, zadistes… A l’approche de l’élection présidentielle des 23 avril et 7 mai, 20 Minutes est allé à la rencontre des Français de tous les âges et dans tout le pays, afin de prendre le pouls de la nation.

A chaque personne interrogée, trois questions ont été posées, toujours les mêmes. Aujourd’hui, c’est au tour de Jean-Sébastien Piel, 38 ans, éleveur de porcs bio à Saint-Pern (Ille-et-Vilaine), d’y répondre.

Quelle première mesure doit être prise par le nouveau chef de l’Etat ?

Il faut abandonner la politique agricole productiviste. On parle sans cesse de crise, mais le terme me gêne, car cela sous-entend que c’est temporaire. Aujourd’hui, on n’a rien résolu et il y a trop d’agriculteurs qui se tuent chaque année. Mes parents se sont installés en 1976 et ont créé une porcherie industrielle. Les prix étaient fixés par le marché au Cadran, on leur disait quoi donner à manger aux bêtes, les aliments étaient fournis avec la dose d’hormones et les médicaments. Ils ne maîtrisaient rien. Mon père a fait le choix de la désintensification, et quarante ans plus tard, la ferme est toujours là. Elle fait vivre sept familles, ce n’est pas rien en milieu rural. Les aides de la PAC ou les chèques de l’Etat signés après les manifestations, ça ne sert à rien. On panse les plaies. Aujourd’hui, les consommateurs s’interrogent sur ce qu’ils mangent. Il faut valoriser les circuits courts, qui permettent la relocalisation des emplois.

Pourquoi êtes-vous intéressé par cette élection ?

J’ai toujours cru en la politique. Pour moi, c’est un levier de changement, dans lequel le citoyen peut s’impliquer, au moins par son vote. J’ai toujours voté, même si j’ai eu quelques doutes ces derniers temps. J’aimerais que l’on trouve une entente pour porter un projet de société pour demain, pas juste quelque chose sur le court terme.

Avez-vous déjà finalisé votre vote ?

Oui, je pense. J’ai soutenu Yannick Jadot, il est même venu sur la ferme. Je n’ai jamais été encarté, mais j’ai toujours été à l’écoute des écologistes. Aujourd’hui, j’ai peur que Benoît Hamon redevienne socialiste et oublie le projet qu’il portait il y a un mois. Ce qui me pose problème, c’est l’ego et la professionnalisation de la politique. On n’est plus dans l’intérêt général, mais dans l’intérêt personnel. Ça, ça me gêne. Il me reste deux mois pour me décider. Je ne peux pas envisager de voir le Front national au pouvoir.

06/03/2017

On a tout fait pour le décrédibiliser. Et maintenant on estime que le Trocadéro était plein de fanatiques. Fillon est sorti des urnes tout comme Hamon alors laissons le peuple s'exprimer.Viser la société idéale!

On a tout fait pour le décrédibiliser. Et maintenant on estime que le Trocadéro était plein de fanatiques.
Alors je me demande si un jour les français se prendront en main. Car se faire son opinion à travers les médias qui font la pluie et le beau temps c'est vraiment lamentable. Bien des affaires sont ainsi sorties dans les magasines mais avant on appelait ça des journaux à sensations. Et les bulles se dégonflaient aussi vite qu'elles avaient grossi. Aujourd'hui, à cause des réseaux sociaux les journaux ne se vendent plus alors ils se sont tous mis à faire du sensationnel pour tripler leurs ventes. Et les télés ne sont pas rester en arrière bien évidemment. Sinon pourquoi tous les élus qui ont fait comme lui ne sont pas aujourd'hui mis en examen!! Bizarre non!
Fillon est sorti des urnes tout comme Hamon alors laissons le peuple s'exprimer. Ils ont une légitimité et même si on est pas pour Fillon il existe dans ce pays une présomption d'innocence. La justice de tout façon passera. Il ne faut pas oublier aussi tous ces mis en examen qui ont été blanchi après 8 ou 10 ans. Et oui la justice est rapide au début mais après elle traine.
En attendant, grâce aux médias les programmes des candidats sont complètement occultés et il me semble que c'est cela le coeur de l'élection présidentielle et non le vaste cirque médiatique que l'on nous sert aujourd'hui.

Lire la suite

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu