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29/08/2018

À l'avenir, il n'y aura place que pour une culture... et celle-ci sera américaine, a dit George Lucas,Il existe plusieurs formes de désapprobation des États-Unis,Les Américains et les Autres: il y a une Amérique généreuse et une Amérique égoïste.

Les Américains et les Autres

Table des matières

4.1 - Les deux solitudes

4.2 - L'arme du divertissement

4.3 - L'antiaméricanisme

4.4 - Les grandeurs et les vicissitudes des États-Unis

4.5 - 2005-2007 : les Américains et les Autres

Résumé

De 1980 à 2000, le monde a pensé que l'Amérique offrait LA solution, après le 11 septembre 2001, elle semble devenir LE problème.

Deux solitudes coexistent sans se connaître vraiment : les Américains et les Autres.

Mieux que toute autre société, les États-Unis maîtrisent trois armes : les NTIC, l'économie et le divertissement.

Les Américains ont le choix entre les tendances du multilatéralisme et celle de l'unilatéralisme, le débat n'a pas encore eu lieu. Mais les relations entre les Américains et les Autres resteront déterminées par le 11 septembre 2001.

Le basculement de notre société nous amène à développer de nouvelles formes de gouvernance locale et mondiale.

 4.1. Les deux solitudes

Des pionniers

On sait que l'être humain naît dans un espace et un temps qui façonnent la conscience qu'il acquiert de son environnement [1]. Les forces qui ont créé les États-Unis ont développé un pays unique [2] (comme d'ailleurs tous les autres pays). Parce que les États-Unis ont abordé leur passage au XXIe siècle via les nouvelles technologies, cette société a développé un leadership dans beaucoup de secteurs d'activité. Parce qu'ils furent les pionniers dans les nouvelles technologies d'information et de communication (NTIC) [3], le cinéma, le disque et la télévision devinrent les véhicules d'une productivité culturelle nouvelle au point de créer un modèle dans le domaine du divertissement, le modèle Hollywood. Celui-ci devint en quelques années, les années 60 et 70, le chantre de la modernité [4]. Le tout fut amplifié par cet autre travail de pionnier en informatique et en télécommunication qui leur permit de développer commercialement l'Internet et le Web et ainsi de profiter des possibilités qu'offre la numérisation des produits [5]. C'est l'omnipotence des NTIC qui donne aux États-Unis la capacité d'agir en hyperpuissance [6] [mondialisation 8].

Les Américains sont différents parce que la perception qu'ils ont d'eux-mêmes et du monde en général obéit à ces catalyseurs de croissance que sont les NTIC [rupture 3] et ces technologies ne sont pas autant maîtrisées par les autres sociétés, d'où leur position de leader. Nulle part la rupture [7] ne se fait sentir aussi fortement qu'aux États-Unis parce que ceux-ci précèdent les autres pays de trois ou quatre ans dans bien des domaines [mondialisation 3]. Le problème n'est pas tant la qualité des œuvres américaines, mais vient du fait que, pour les Américains, il n'existe qu'une culture au monde et que celle-ci est américaine [8].

À l'avenir, il n'y aura place que pour une culture... et celle-ci sera américaine, a dit George Lucas. Celui-ci ne veut pas nous froisser par cette phrase ; il faut comprendre que les États-Unis se sont édifiés sur la conviction d'être une société où toutes les cultures se fondent en un mode de vie qui doit convenir à toute l'humanité [9]. Dans cette perspective, les Américains ne croient pas imposer leur way of life : ils le partagent tout simplement pour le plus grand bonheur de tous, et Internet est l'un de ces outils de partage. Devenu maître des symboles, l'empire américain se présente avec la séduisante apparence des enchanteurs. Il s'assure le contrôle du vocabulaire, des concepts et du sens. Cet empire oblige notre imaginaire à formuler les problèmes qu'il crée avec les mots que lui-même propose.

De plus, les Autres entretiennent avec les Américains une relation d'amour-haine, tandis que les Américains n'ont tout simplement pas conscience de l'impact de leur culture et des politiques de leur gouvernement sur le reste du monde [10].

Le choc du 11 septembre [11]

Pour les Américains, le 11 septembre 2001 fut une sorte d'éclair qui a subitement illuminé un pan de la réalité. Avant, le monde était heureux ; il était fait de percées fulgurantes dans le domaine des NTIC et de partage de leur richesse et de leur culture avec les autres pays. Brusquement, ils ont basculé dans un monde sans référence au passé et où ils ne sont plus le centre ; les Américains ont vécu leur rupture en trois heures : Pourquoi nous haïssent-ils ? Pour la première fois ils ont ressenti un sentiment qui leur était jusque-là étranger : le doute.

Ils pensent avoir été attaqués à cause de leur liberté, de leur démocratie et de leur niveau de vie ; ils ne pensent pas qu'il peut y avoir un lien entre leur politique étrangère et le terrorisme [12]. Les images qu'ils ont vues à l'écran n'ont pas été comprises. Parce qu'ils sont profondément patriotiques [13], ces attentats n'ont pas été pour eux une occasion pour réfléchir sur leur rapport avec le reste du monde [14].

4.2. L'arme du divertissement

Parce que nous vivons dans un monde d'images réelles (celles de nos activités quotidiennes) et virtuelles (les images diffusées sur les écrans de toutes sortes) et que nous associons ces images dans notre mémoire, celles-ci façonnent nos rapports au monde. Notre sentiment d'identité à nos communautés est formé par ces contacts directs avec ces images, donc par les consortiums qui les produisent et les contrôlent [15]. Ces images reflètent la réalité tout en la construisant, elles ne se contentent pas de transmettre une idéologie mais deviennent l'idéologie. Les contenus semblent de type « publics » parce que les téléspectateurs ont le sentiment de les regarder ensemble. C'est un monde où se côtoient les symboles à l'imaginaire des gens : Super Mario, Georges W. Bush, Gandalf du Seigneur des anneaux, Darth Vader de Star War, etc.

Le divertissement [16] à la Hollywood [17] fait peut-être plus peur que l'arme économique parce qu'il remet en cause la culture, le divertissement devenant au XXIe siècle un outil de contrôle de l'imaginaire. Cette industrie remplace la culture par le divertissement et la pensée par l'émotion : en fait, c'est un dragon omnivore qui carbure aux émotions. Cette arme fait d'autant plus peur que nous, les Autres, n'avons pas su développer des outils pour protéger notre culture [18], reflet de notre imaginaire collectif. Le mode de pensée américain s'insinue via les produits made in USA dans l'imaginaire de nos enfants [19] au point que les enfants de nos enfants ne sont pas nos petits-enfants, mais les enfants de Walt Disney ; leur perception de l'espace-temps est devenue disneyienne [20]. On commence à réaliser maintenant que les États-Unis sont un soft power, leur American way of life a un pouvoir de séduction sur les cœurs et les esprits qui vaut celui de leurs armes.

On n'a pas encore réalisé que l'actuelle tentative de réorganisation sociale, culturelle et économique de l'Occident s'appuie sur un réaménagement du divertissement et des communications [21] et que la réorganisation politique passe par le contrôle des réseaux médiatiques qui leur permet de manipuler l'opinion publique.

4.3. L'antiaméricanisme

Le courant antimondialiste se double d'un courant d'antiaméricanisme ; de nombreux livres tentent de cerner ce mouvement [22].

La plupart des gens à travers le monde sont réticents à laisser les Américains décider seuls des stratégies qui les concernent. Les Américains considèrent le monde comme leur village dont ils sont à la fois le gendarme, le banquier et le fournisseur de films et d'émissions de télévision. Les États-Unis se présentent comme le héraut du modèle unique, celui du tout-au-marché où la seule mesure est le profit [23]. C'est une administration connue pour son indifférence aux desiderata, même de ses voisins. De 1990 à l'an 2000, leur politique étrangère a eu plus de quoi nous inquiéter que nous réjouir [24]. Les États-Unis ont l'idée que ce qui est bon pour eux est bon pour nous. Il y a une exaspération devant le triomphe économique d'une nation qui n'est pas nécessairement meilleure que les autres [25], mais dont la taille, la géographie et la chance ont favorisé le succès.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont marqué l'imaginaire individuel et collectif de tous les habitants de la planète parce que c'était une manifestation concrète contre deux symboles de la réussite et de l'orgueil américain, le World Trade Center et le Pentagone. Venant d'un peuple dominateur, les opérations américaines comme la guerre du Golfe et l'Afghanistan sont peut-être habillées du principe du Bien contre le Mal, mais elles sont menées au strict nom de leurs intérêts. Mais ce qui est grave, c'est que leur réponse modifie considérablement l'état du monde, et que nous vivons dans ce monde modifié par les stratégies simplistes de président Bush. Quand une puissance comme les États-Unis s'arroge un droit de suite qu'elle peut appliquer à l'intérieur de n'importe quel pays [26], le droit international n'existe plus et le droit des gens est bafoué. Le nerf du droit international étant la souveraineté des États, la politique du président Bush signifie que la souveraineté des États n'existe plus, parce qu'elle est confisquée par le gendarme de la planète [27].

Un parallèle entre l'empire romain et l'empire américain

Plusieurs auteurs se sont penchés sur les relations entre les empires et les barbares [28], certains ont même établi un parallèle entre les empires romain et américain. De tout temps des empires [29] se sont édifiés sur un modèle d'ordre « mondial » face aux « autres ». Nous amorçons une fracture entre les tenants de l'ordre du « Nord » face aux désordres se situant au « Sud ». Cette fracture Nord-Sud (1990-?) succède à la fracture Est-Ouest (1945-1990 [30]).

Le modèle utilisé par l'empire cherche à concentrer la richesse et la puissance, il fixe les normes et édicte le droit. Ce modèle du Bien repose sur la justice et la sécurité, il unit tous les participants par sa culture et sa langue [31]. Le modèle des « autres » est celui qu'utilise l'axe du Mal. Ces autres sont des barbares hétérogènes qui vivent dans la misère et le chaos, conséquemment ils doivent être tenus en lisière de cet ordre [32].

Empire
(Nord)

 

Barbares
(Sud)

Paix et harmonie

Guerres

République de citoyens

Monarchies violentes

Culture et langue intégrées

Babel

Raison et religion

Fanatisme

Justice et droit

Force

La confrontation entre les deux modèles semble prendre de plus en plus la forme d'un affrontement entre les bien nantis et les « autres » [33]. Le modèle du Bien se proclame universel, mais se veut limité géographiquement. Il choisit la sécurité [34] au lieu d'offrir une mondialisation équitable. Tout cela n'annonce pour l'avenir que des affrontements.

Les différentes formes d'antiaméricanisme

Il existe plusieurs formes de désapprobation des États-Unis :

l'antiaméricanisme populiste et primaire qui leur reproche leur ignorance, leur égoïsme et leur arrogance, une forme de désapprobation épidermique ;

l'antiaméricanisme culturel et social qui leur reproche leur impérialisme culturel, leur dogme de la consommation à outrance, leurs armes à feu et leurs banlieues barricadées, une forme de désapprobation plus approfondie que la précédente ;

l'antiaméricanisme politique qui leur reproche leur isolationnisme, leurs faucons et en général la vision binaire de l'establishment Bush [35].

4.4. Les grandeurs et les vicissitudes des États-Unis

L'Amérique n'est pas un monolithe. La société américaine est écartelée entre deux grands courants qui expliquent les tensions que traversent ses institutions [36] et son opinion publique : il y a une Amérique généreuse [37] et une Amérique égoïste.

A. Le courant libéral est centré sur les traditions de multilatéralisme ; il croit à la diplomatie et au triomphe de l'intelligence menant à la paix. Il est issu du Nord-Est des États-Unis et tourné vers l'Europe. Il s'est incarné chez Truman, Kennedy, Carter et Clinton, en fait surtout chez les démocrates.

B. Le courant conservateur est centré sur des traditions d'unilatéralisme [38]. C'est l'Amérique des faucons [39] qui ne croit qu'à la puissance, qu'à la démonstration militaire et qu'à la loi du talion. C'est aussi l'Amérique des fondamentalistes chrétiens qui sont au cœur de la politique étrangère de l'establishment actuel, principal chantre du combat entre le Bien et le Mal [40]. Ce courant est incapable de conciliation ; comme dans un film de cow-boys, il utilise une approche show down sans possibilité de back down. Il est issu du Mid-West et du sud des États-Unis et est coupé de l'Europe. Il s'est incarné chez Théodore Roosevelt, Reagan, Bush père et fils, en fait surtout chez les républicains.

L'Amérique réelle est un mélange des deux, une complexité à double visage, ce qui rend son analyse si difficile pour nous, les Autres.

Le 11 septembre a fait basculer les États-Unis
dans l'unilatéralisme.

Un colosse aux pieds d'argile

Cette société connaît de nombreux défis :

la financiarisation de son économie par des spéculateurs place souvent celle-ci sur la brèche [41] :

plusieurs secteurs sont menacés par les Européens qui deviennent de plus en plus puissants à chaque unification d'un secteur donné ;

la supériorité du dollar qui est de moins en moins régie par l'économique et le politique mais de plus en plus par le militaire ;

la lutte contre le terrorisme qui lui fait renier une partie de ce qui a été sa démocratie [42], lutte qui développe une justice où règne l'arbitraire [43] ;

une économie qui s'essouffle : les Américains vivent au-dessus de leurs moyens, finançant une partie de leur déficit extérieur grâce à l'épargne mondiale [44]. De plus, ils développent eux-mêmes des pratiques qu'ils condamnent chez leurs partenaires [45].

de grandes poches de pauvreté [46] ;

le cafouillage de la CIA, du FBI et de la NSA [47] ;

leurs initiatives technologiques, guidées par le principe de la libre entreprise, connaissent de grands succès, mais pas le développement de leurs applications à cause de la faiblesse d'analyse des usagers, notamment en fonction des niches ;

actuellement, une surenchère de revendications identitaires [48] fait exploser le melting pot étatsunien ; la nouvelle frontière et la nouvelle société ne sont plus que de vagues souvenirs. De plus, demain les citoyens seront en majorité asiatiques et latino-américains.

Une pax americana ?

Nouvelle doctrine Monroe [49], la doctrine Bush qui émerge cherche à redessiner la carte du monde [50]. Elle s'articule autour de plusieurs points :

les États-Unis représentent la principale force militaire dans le monde, laquelle au demeurant ne doit pas souffrir de compétition contre les forces qui les menacent ou même donnent signe de les menacer ;

conséquemment, la Maison-Blanche a le droit d'attaque préventive partout sur la planète, quand elle le veut ;

elle doit s'établir en plein cœur de l'Asie centrale, territoire charnière entre l'Europe et l'Asie, face à la Russie et à la Chine [51] ;

elle doit établir un contrôle direct sur le plus grand réservoir de pétrole au monde [52] ;

et restructurer la sécurité sur le continent américain en imposant les vues des États-Unis (et les coûts) au Canada [53], au Mexique et aux futurs partenaires (et surtout d'éventuels clients) de la ZLEA ;

etc.

Contrairement à la politique européenne qui s'appuie sur le long terme, l'establishment américain réagit au coup par coup [54]. Cette doctrine appelée Stratégie de suprématie globale [55] s'inspire d'un plan intitulé Ressource pour un nouveau siècle [56] dont les grandes lignes avaient été présentées à Georges Bush, père, il y a plus de dix ans [57].

5.5. 2005-2007 : les Américains et les Autres ?

L'avenir ressemble à un gigantesque jeu de Monopoly (selon l'ancienne vision) ou mieux, à un jeu de Simulation (SIM, selon la nouvelle vision). Actuellement, les joueurs que sont les décideurs devinent à peine les forces et les règles qui gouvernent la nouvelle société du savoir et méconnaissent l'échiquier qu'est le système-monde qui émerge [groupe 2]. Leur déficit de réflexion et de décision vient de cette absence d'analyse.

Les États-Unis

Déchirés entre leurs deux grandes tendances, les Américains n'ont pas encore choisi. Comme un élastique qu'on aurait trop tendu, l'expansion américaine commence à connaître de sérieux handicaps qui vont diluer lentement son influence. Ils ne seront plus assez puissants pour être le régulateur de la planète mais demeureront pour un temps le principal perturbateur [58]. Comme autrefois les Romains, ils devront apprendre à négocier avec les Autres, autant avec les Gaulois qu'avec les Barbares, ce que l'establishment actuel n'est pas habitué à faire. Le temps arrive où l'Amérique va s'apercevoir qu'elle ne peut plus se passer des Autres et qu'elle lutte pour une hégémonie qui existe de moins en moins.

Actuellement, cet establishment fait une lecture erronée des forces en présence. Il a militarisé sa politique étrangère [59] et affaibli l'économie mondiale [60], ce qui a eu pour effet d'affaiblir la sienne. Il s'est fait le champion que d'une seule cause : une société de marchés grâce au libre-échange [61]. On a du mal à retracer une période de l'histoire où autant de pays sont opposés aux États-Unis [62], et d'ailleurs avec probablement de plus en plus de virulence d'ici 2005-2007.

Il ne gagnera rien à vaincre ces pays faibles que sont l'Irak, l'Iran, la Corée du Nord et Cuba, mais devra négocier après 2007 avec ces puissances que seront l'Europe, la Russie, la Chine et le Japon.

L'Union européenne

Elle prend son expansion [63], mais à son rythme, lenteur causée par le respect de ses cycles sociétaux [mondialisation 3]. L'impact de sa masse critique et de ses volontés ne se ferait vraiment sentir qu'après 2007.

L'Asie

Elle ne sera pas au rendez-vous en 2007. La Chine ayant un énorme déficit démocratique qui exigera au moins dix années d'éducation ; et le Japon n'ayant pas la masse critique pour remplacer les États-Unis [64].

Le court terme et le moyen terme ?

Il faut apprendre à reformuler autrement notre vision d'ensemble et changer radicalement nos conceptions traditionnelles, qui à l'évidence ne fonctionnent plus. Il y a deux modèles qui s'affrontent [65] : celui qui pense que le droit du commerce prime sur tous les autres, et le modèle qui veut faire émerger des institutions au-dessus des États-nations pour les compléter au nom d'un bien commun grâce à une réorganisation de la gouvernance locale et mondiale. Ce modèle veut développer une société qui est autre chose qu'un simple monde de marchés [66] mais une société en harmonie avec elle-même. La montée en puissance de l'Europe et de l'Asie va créer un nouvel équilibre mondial dans un système-monde complexe [67]. Mettre en commun et mutualiser les besoins pour en faire autre chose qu'un amoncellement de besoins individuels ; miser sur l'émancipation de la personne humaine au sein de ses groupes d'intérêts au lieu de ne s'en tenir qu'à des échanges de type marchand. Cette économie est plus sociale que l'économie de marché ; nous avons le choix entre une transformation sociale ou le néolibéralisme traditionnel, c'est peut-être une utopie mais c'est la seule voie contre le fatalisme.

La seule voie, est celle d'une négociation multilatérale de tous les acteurs pour créer une forme d'autorité planétaire, c'est-à-dire une mondialisation désirée par tous et administrée collectivement grâce à une ingénierie de l'être ensemble [68].

On ne subit pas l'avenir, on le fait.
Il y a du bon dans ce monde, cela vaut la peine de se battre
[69].

[1] Voir le dossier La rupture, 1.1.

[2] Contrairement aux États européens qui ont leur origine dans des guerres, les États-Unis sont le seul État des temps modernes qui soit issu de la volonté agissante de ses citoyens en répondant à leurs aspirations de liberté, et qui s'est constitué dans le dernier territoire de la planète considéré comme disponible (les Amérindiens n'ayant pas été consultés).

[3] Une société du savoir est une société où plus de 50 % de ses citoyens-consommateurs traitent d'une façon ou d'une autre des informations. Les NTIC soudent les acteurs (créateurs, diffuseurs et consommateurs) et permettent aux contenus de circuler autour du globe.

[4] Créant le syndrome Si c'est américain, c'est meilleur.

[5] Grande vitesse de diffusion et coûts réduits de production et de diffusion.

[6] Une nation si puissante qu'elle influe sur la vie de chacun dans le monde entier. Le terme d'hyperpuissance n'est aucunement exagéré. La taille de son économie n'a aucune mesure avec le reste du monde : la population américaine représente 4,6 % de la population mondiale tandis que le produit intérieur brut (PIB) atteint 29 % du PIB mondial. À eux seuls les Etats-Unis pèsent presque aussi lourd que les 185 pays les plus pauvres.

[7] Voir le dossier La rupture.

[8] L'Amérique construit ce qu'elle sait des autres cultures sur une opposition « comme » et « pas comme ».

[9] Beaucoup de films diffusés par Hollywood dans le monde entier exaltent la violence, le sexe et le triomphe du plus fort. Selon cette imagerie, le monde trouve toujours son salut grâce à Rambo, Bruce Willis ou Arnold Schwartzneger. Dans ce bain d'images violentes où trempent les spectateurs des pays d'une autre civilisation, beaucoup commencent à être persuadés de la décadence américaine.

[10] Le problème qu'ont les gens avec les États-Unis n'est pas qu'ils s'opposent à eux à propos des armes de destruction massive ou du terrorisme international. Ils écoutent les États-Unis sur ces enjeux et peuvent bien être d'accord avec eux, mais ils veulent que les États-Unis les écoutent en retour. Tony Blair, La Presse, p. B5, 11 janvier 2003.

[11] Voir le dossier La rupture, chapitre 3.

[12] Si vous voulez éviter de nouvelles atrocités de ce genre, vous (les Américains) devez faire attention à leurs causes. Noam Chomsky, dans 9-11, Éditions du Serpent à Plumes, Paris, 2002.

[13] Le patriotisme, c'est croire que votre pays est meilleur que tous les autres. Georges Bernard Shaw.

[14] Par exemple, ils prétendent encore être une société ouverte quand ils sont devenus un cercle parfaitement clos.

[15] Lorsque l'étude The Media Monopoly est parue en 1983, la propriété des médias était partagée entre une cinquantaine de conglomérats ; en 2002, il n'y a plus qu'une dizaine de mégamajors (voir le chapitre 5). The Media Monopoly, Ben Bogdikian, Beacon Press, Boston, 1983.

[16] Industrie très lucrative du entertainment qui, à cause de son omniprésence, englobe même le politique et l'éducation. C'est une industrie du rêve et de l'évasion qui offre un anti-stress où se réfugient les citoyens-consommateurs ébranlés par les mutations qui modifient leur environnement.

[17] Dont la production est faite au moule de la sensibilité et de la mentalité américaine ; production devenant une camisole de force culturelle et descriptive qui imprègne la planète.

[18] Les stratégies d'exception culturelle ne sont que des négociations d'arrière-garde dans un monde où les Américains prétendent que tout acte créatif est un produit économique. Voir le dossier Les deux modèles, chapitre l.

[19] Pour eux la ville de Paris se résume au film The Hunchback of Notre-Dame, et un livre, à sa version filmique ou vidéo.

[20] Pour eux, il y a eu un effort d'identification conscient ou nom, une volonté de s'inscrire dans une culture mondiale jugée plus valorisante que la tradition locale.

[21] Comme la réorganisation politique de la Gaule par Rome qui s'est faite par le réaménagement du domaine religieux. Non seulement de nouveaux dieux furent introduits, non seulement les druides, opposés aux valeurs du nouvel ordre, furent éliminés, mais l'ensemble des cultes traditionnels ont dû redéfinir leur place dans le nouvel espace-temps de la cité. La Religion en Gaule romaine, Piété et politique. William van Andringa, Éditions Errance, Paris, 2002.

[22] Le Livre noir des États-Unis de Peter Scowen, L'Obsession anti-américaine de Jean-François Revel, L'Effroyable imposture de Thierry Meyssan, 9/11 de Noam Chomsky, Stupid White Men de Michael Moore, Pourquoi le monde déteste-t-il l'Amérique ? Ziauddin Sardar et Merryl Wyn Davis.

[23] Les États-Unis ne contribuent que pour 0,5 % de leurs richesses à l'aide internationale tout en consommant 25 % des ressources mondiales.

[24] À ce chapitre, notons que les États-Unis ont dit non au Protocole de Kyoto, à la Cour pénale internationale (CPI), à la Conférence mondiale sur l'esclavage (Durban), à la convention sur les armes bactériologiques, qu'ils se sont retirés de l'UNESCO et qu'ils ont trop souvent ignoré l'ONU.

[25] Voir le cirque des élections présidentielles de 2000, les frasques du président Clinton, la façon dont ils se sont fabriqué eux-mêmes des ennemis (la république des ayatollahs en Iran, le Liban, la guerre du Golfe, la Serbie-Kosovo-Bosnie et la Palestine), sous l'étiquette d'une bataille du Bien contre le Mal, mais en fait au strict nom de leurs intérêts.

[26] Voir notammment le discours de M. Bush « The axis of evil » en février 2002.

[27] Autres droits corollaires que s'arroge le gendarme : aucune nation n'a le droit de se défendre si elle est envahie par celui-ci pour cause de présence terroriste sur son territoire, etc.

[28] L'empire et les nouveaux barbares. Jean-Christophe Rufin, JC Lattès, Paris 2001. Après l'empire. Essai sur la décomposition du système américain. Emmanuel Todd, Éditions Gallimard, 2002. The Rise and Fall of Great Powers. Economic Change and Military Conflict from 1500 to 2000. Paul Kennedy, Fontana Press, Londres 1989. Does America need a Foreign Policy ? Toward a Diplomacy for the 21st Century. Henry Kissinger, Simon & Schuster, New York 2001. Global Political Economy. Understanding the International Economic Order. Robert Gilpin, Princeton University Press, Princeton, 2001. The Grand Chessboard. American Primacy and its Geostrategic Imperatives. Zbignew Brzezinski, Basic Books, New York 1997.

[29] La Chine des Ming, l'Empire mongol, l'Empire perse, l'Empire ottoman, la Moscovie, l'Empire aztèque, les Empires français et anglais.

[30] 1990, chute du Mur de Berlin, du communisme soviétique et fin de Yalta. La Guerre froide est finie, déclare le président Bush, le 22 novembre 1990. C'est aussi l'apparition de la théorie de la « fin de l'Histoire » de Fukuyoma et de celle du « choc des civilisations » de Huntington, deux théories complémentaires qui sont directement liées à la poussée de la mondialisation.

[31] Dans notre cas : Hollywood, l'anglo-américain et l'Internet.

[32] Un nombre croissant de peuples et de régions, instables et imprévisibles, s'allument du même côté de l'horizon, le Sud : Somalie, Afrique des Grands Lacs, Kurdistan, Erythrée, Ex-Yougoslavie, Mozambique, Cachemire, Sud-Zaïre, Tibet.

[33] Fermeture des frontières aux « étrangers », guerres pour les matières premières comme le pétrole (Guerre du Golfe, Afghanistan), isolationisme commercial (Farm Bill, guerre du bois d'œuvre, etc.).

[34] Opération Justice sans limite par exemple.

[35] If you are not with us, you are against us.

[36] Lire Bush at War, par Bob Woodward, Simon & Schuster, New York, 2002.

[37] Cette Amérique est capable de se mobiliser autour de grands projets collectifs : l'effort de guerre 42-45, le plan Marshall, la conquête de la Lune et le Information Highway.

[38] Défendre les seuls intérêts des États-Unis.

[39] Les « durs » qui encadrent W. Bush : Dick Cheney, Donald Rumsfeld, Condoleeza Rice, etc.

[40] La Moral Majority, la Christian Coalition, Pat Robertson, Pat Buchanan, John Ashcroft, etc. Lire The Book of Virtues de Bill Bennet, qui décrit la droite religieuse américaine, 1999.

[41] Exemple de l'effondrement de la bulle boursière, des scandales financiers à répétition, etc.

[42] La mise sur pied du Department of Homeland Security à peu près sans débat politique réel et la loi USA Patriot Act (votée le 26 octobre 2001) qui s'arroge le droit d'ouvrir le courrier, de mettre n'importe qui sur écoute et de perquisitionner les domiciles privés sans mandat.

[43] Les mesures exceptionnelles contre les suspects, les prisonniers de Guantanamo, les arrestations et les expulsions secrètes de non-citoyens américains. La démocratie meurt derrière des portes closes. L'autre victoire de ben Laden, La Presse, 11 septembre 2002, p. A5.

[44] Entre 1990 et 2000, le déficit commercial américain est passé de 100 à 450 milliards de dollars ; les Américains ont donc besoin d'un flux de capitaux extérieurs de volume équivalent (voir les investissements japonais notamment).

[45] Le bois d'œuvre, l'acier et le Farm Bill, par exemple.

[46] Les États-Unis sont le seul pays où les gens les plus riches gagnent 1000 fois plus que les gens les plus pauvres : 20 % de la population est paupérisée.

[47] La guerre entre ces services, les graves lacunes concernant leur connaissance des cultures et des langues étrangères, la faiblesse de la veille et de l'analyse-synthèse, etc. Voir le mémo de Coleen Rowley à la direction du FBI et lu par le Congrès dans les mois qui suivirent le 11 septembre 2001.

[48] Les féministes, les gays, les Amérindiens, les pauvres, les Latinos, etc.

[49] Doctrine qui leur permit de se réserver des sphères d'influence et qui servit de justification aux guerres contre le Mexique, Cuba et les Philippines au début du siècle, et à bien d'autres depuis.

[50] Énoncé publiquement le 20 septembre 2002.

[51] Les deux dernières grandes puissances militaires.

[52] Pour s'affranchir du pétrole saoudien.

[53] Créé récemment par le Pentagone, le Northern Command donne au Américains le commandement intégré (sol, air, mer) pour l'Amérique du Nord allant jusqu'à 500 milles des côtes. De plus, Washigton fait des pressions auprès d'Ottawa pour que le Canada augmente ses budgets militaires et réorganise ses services : frontières, immigration et justice, au détriment de ses propres citoyens.

[54] Quelquesfois par un engagement actif, par exemple vis-à-vis de l'Irak, quelquefois par un engagement passif comme au Proche-Orient, ou une approche multilatérale en Afghanistan (destruction des talibans et reconstruction), etc.

[55] Annoncée par le président George W. Bush en septembre 2002.

[56] Rapport préparé par le groupe Project for the New American Century, pour Dick Cheney.

[57] Le rapport Defense Planning Guidance, rédigé pour l'administration Bush (père), fut la première formulation systématique d'une stratégie globale des États-Unis après la chute de l'Union soviétique. Les grandes lignes furent présentées au public par le New York Times, les 8 et 10 mars 1992.

[58] Parce que leur puissance a pour conséquence de démultiplier l'étendue des dégâts qu'ils causent dans le monde. L'instabilité menace le monde parce que les États-Unis échappent à tout contrôle, Éric Hobsbawm, historien.

[59] On peut faire beaucoup de choses avec des baïonnettes, mais on ne peut jamais s'asseoir dessus.

[60] À cause de leurs actionnaires voraces, de leurs bourses-casinos et de leurs super-milliardaires.

[61] Euphémisme qui désigne la liberté de circulation des capitaux américains.

[62] Étude menée par The Research Center de Washington auprès de 38 000 personnes réparties dans 44 pays. Novembre 2002.

[63] Les quinze pays qui forment l'Union européenne ajouteront dix nouveaux membres bientôt ; cette UE rajoutera 75 millions de consommateurs à un marché qui en compte déjà 377 en 2002. Cette expansion efface les divisions de la guerre froide et entre les fantômes de l'Histoire qui hantent l'Europe.

[64] Il ne compte que pour 18 % dans le PIB mondial, n'a pas de puissance militaire ni de vitalité démographique, et son industrie des contenus est faible dans son ensemble à cause de problèmes de langue et de culture, excepté dans les secteurs des jeux et de l'électronique grand public.

[65] Voir le dossier Les deux modèles.

[66] Parce que ce modèle développe un tissu social constitué de citoyens-consommateurs isolés, c'est-à-dire sans leurs relais opérationnels que sont la famille, leurs groupes d'intérêts et leur État.

[67] Voir le dossier Les groupes d'intérêts et les collectivités locales, 2.5.

[68] Voir le dossier Les groupes d'intérêts et les collectivités locales, chapitre 5 Une nouvelle démocratie à inventer collectivement.

[69] J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des anneaux (Les Deux tours).

 

     Pôle Économique | La mondialisation et les mégamajors
     4. Les Américains et les Autres
     
  Autres chapitres : 

0. Résumé
1. La mondialisation
2. La phase 1
3. La phase 2
5. Les mégamajors

     
   

 

    Pôle sociétal | Pôle économique | Pôle technologique
   
   

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01/08/2018

Dipl.Ing.StefanV.Raducanu CEO FranceWebAsso ->Connect&Share>My agency, my space > Any Time, Any Where, Any Device>Networking the World Join the millions who trust ''MyNewsCenterNavigator''Around the World in 1 page« go big or go home«

Dipl.Ing.StefanV.Raducanu FranceWebSharing ->Connect&Share>>Networking the World Join the millions who trust ''MyNewsCenterNavigator''Around the World in 1 page. « go big or go home« , « deviens grand ou rentre chez toi »

SocSav21>Société du Savoir>Qui a façonné la culture startup européenne ? « connaître le passé pour comprendre le présent »

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Stefan Raducanu. Président . Tél : +33 1 39 65 50 34.    Contact : stefanraducanu@yahoo.fr

" La terre est notre communauté virtuelle"

connecting people.png ”Informer, Diffuser vos Communiqués:  créativité collaborative" au service d'une meilleure qualité de vie sur notre planète.

Filtrer les flux de connaissances, dans cette perspective, le cyberspace deviendrait l'espace mouvant des interactions entre connaissances et connaissants de collectifs intelligents déterritorialisés.

L'association FRANCE WEB est à l'affût de toutes les innovations aux quatre coins du monde. Pour l'humain, l'organisation et la Vie ! Mutations de l'économie et de la société à l'ère post-média, naviguer le savoir et à penser ensemble plutôt qu'à charrier des masses d'informations.

Le Temps, un concept qui nous a dépassé.

Si l'être humain passe son temps à courir, il oublie trop souvent que le Temps est celui qui forge les idées, les réalisations et l'histoire de notre humanité, de nos montagnes, de nos stations, de nos habitations. Ici nous vous invitons à arrêter le temps pour mieux étudier les bienfaits du Temps sur notre environnement.

A la rencontre d'initiatives positives au niveau humain, économique, culturel, technologique..

Un projet collaboratif : FranceWeb Planète

Un projet pour changer d'époque !!!!!

« La coopération devient le modèle de croissance économique et social le plus structurant. Elle se nourrit des concepts de réseau pour valoriser le savoir, la créativité et les pratiques communautaires. ».

Un projet de R&D collaboratif est ainsi composé d’un consortium d’au moins deux entités dans l’objectif de travailler sur une ou plusieurs thématiques innovantes. Dans la plupart des cas, les deux entités sont une entreprise et un organisme de recherche ou de formation mais cela peut également être deux entreprises ou deux organismes.
Ces entités deviennent des partenaires et se regroupent en un consortium, sous l’impulsion d’un porteur, dans le but de développer ensemble les thématiques soulevées en y apportant chacun sa contribution à hauteur de ses compétences et de ses moyens.

Le projet doit être collaboratif

c'est-à-dire rassembler au moins deux entreprises, indépendantes l’une de l’autre, et un laboratoire public ou un organisme de formation.

Le caractère collaboratif du projet doit renforcer la contribution individuelle de chaque partenaire. Il renvoie, pour tous les types de participants au projet, à des contributions effectives : chaque partenaire apporte sa « brique » sur laquelle il investit en propre et supporte une large part du risque. Il s’agit de relations de partenariat, non de sous-traitance, formalisées par la signature d’un accord de consortium organisant les aspects de gouvernance, de partage des droits de propriété, des droits d’exploitation et de retour attendus pour chaque partenaire. La part de chaque partenaire dans le projet ne peut ainsi, sauf exception, se limiter à quelques pourcents. A l’inverse, un partenaire ne peut à lui seul porter plus de 70% du projet.

  • En ce qui concerne la composition du partenariat, la complémentarité des partenaires est importante (ex. : apporteur de briques technologiques, intégrateur, opérateur ou utilisateur). La présence d’un développeur ou d’un acheteur (en vue de la commercialisation) crédibilise par exemple le potentiel de retombées économiques du projet. Elle ne doit cependant pas enfermer les partenaires dans une relation d’exclusivité ou de totale dépendance.

Le « juste » nombre de partenaires varie selon le secteur et le type de projet. Néanmoins, un projet comportant un nombre important de partenaires accroît les difficultés de gouvernance.

De même, l’équilibre entre les partenaires de chaque catégorie (entreprises, laboratoires) doit être étudié.

Pour qui ?

Entreprises, Universités, Organismes de recherche et de formation, Centres de Ressources Technologiques,…

Faites en une source de valeur

Exit le « gagnant / gagnant », expression qui vous promet un bon volume de temps caché, voyez « business » (non le mot n’est pas péjoratif) et ceci pour le votre comme celui de votre partenaire, il n’en sera que plus confiant. N’oubliez pas, le gratuit pose toujours problème (pas de recourt, moins d’engagement, dépréciation de valeur…), hors un partenariat s’inscrit, comme n’importe quelle prestation, dans le cadre d’une production de valeur et donc d’un chiffre financier (même si le partenariat concerne de la visibilité). Vous êtes là pour faire tourner une boite et votre partenaire aussi !

Que manque-t-il à votre partenaire?

Ne venez pas dans l’optique de grossir votre liste client en vous disant « qu’il va bien vous apporter du boulot ». Soyez force de proposition, que ce soit lui ou vous qui ayez initié l’idée du partenariat, soyez actif dans sa conception, proposez des choses et composez aussi avec les propositions de votre partenaire. Il vaut mieux une petite idée commune de départ pour enclencher une collaboration, quitte à réduire le champ d’action, que vouloir révolutionner le monde. N’oubliez pas que, si vous êtes au moins deux dans un partenariat, vous êtes seul maître de votre point de vue… et c’est la même chose pour votre partenaire.

Même dans le cas d’un accord de confiance, faites en sorte qu’il y ait des traces contractuelles. Cela permettra non seulement de légitimer la chose mais aussi de psychologiquement vous inciter à l’engagement. Ainsi, il n’est pas toujours obligé de rédiger un contrat de partenariat, mais créez tout de même des documents tels que des factures par exemple, si l’un facture à l’autre dans le cadre d’un apport de compétence sur un projet. Attention tout de même au cadre juridique par exemple dans le cas d’apport d’affaire ou commercial, ce sont des contrats types.
Si votre partenariat n’abouti pas sur quelque chose de contractualisé il est possible que ce soit au moins visible d’une manière ou d’une autre. Par exemple communication sur le réseau du partenaire, affichage de votre logo, recommandation… Cependant, si rien n’apparaît, ni communication, ni contrat, réfléchissez si c’est possible et sinon demandez vous si ce partenariat est vraiment productif.

Ne vous laissez pas griser

Avoir des partenaires peut vous apporter une confiance en vous donnant le sentiment d’acquérir une certaine consistance. Plus de compétences dans votre champ d’action, plus d’opportunité de facturation, des échanges motivants… Faites cependant attention à ne pas vous faire piéger par une dispersion horizontale qui va vous « occuper » et vous faire courir plusieurs lièvres à la fois. Bosser « en cowork » c’est sympa, mais ça doit être une réelle journée de travail et vous devez vous engager en investissement de temps, sans quoi vous risquez de vous donner une fausse idée de puissance.

Entretenez la relation

Une collaboration, même si elle se fait sur un seul projet, nécessite un échange et donc s’inscrit dans une durée dans le temps. Lorsque l’on est aux commandes d’une entreprise, il est très facile de laisser couler les choses. N’oubliez pas de passer un coup de fil ou d’envoyer des nouvelles de temps en temps si le projet est terminé. Et s’il est en cours, communiquez régulièrement.
Vous êtes dans la même barque, ne l’oubliez pas. Une collaboration c’est avant tout un échange, une relation. Ainsi, ne communiquez pas seulement sur le projet, échangez sur vos motivations, vos coups de fatigue, des choses en dehors du travail, vos passions. Nous avons tous une vie privée, des coups durs, des baisses de régime ou de la surmotivation, mais un partenariat suppose de mettre un peu de sa vie personnelle. Les non-dits peuvent détruire en un rien de temps une collaboration.

Géographie

De nos jours, le numérique est si conséquent que l’on peut parfois avoir le sentiment de s’affranchir des distances. S’il est très facile de communiquer sur les réseaux et de lier des contacts à distance, la rencontre physique et les échanges en vis à vis sont toujours importants. Si vous collaborez à distance, faites vous au moins le plaisir d’un repas commun dans le mois ou tout les deux mois et privilégiez la visioconférence. De plus, collaborer avec des partenaires locaux vous sera très probablement utile pour être sur le même plan d’action, comme par exemple comprendre à quelles problématiques vous allez faire face du fait d’une économie locale ou d’une zone de marché ciblée.

Faites le bilan

N’hésitez pas à vous faire des évaluations et des bilans pour chaque partenaire. Ils resterons confidentiel, à vous d’y être objectif. Dire qu’un partenaire « ne fiche rien sur le dossier bidule » ne sert à rien. Faites vous des critères en rapport avec vos objectifs de développement. Quelles actions ont apporté quoi, pour quel investissement, à court, moyen ou long terme? etc.
Évaluez certes, mais dans les deux sens. Qu’avez vous investi mais aussi apporté. Quels efforts avez vous fait, qu’avez vous apporté à votre partenaire? Essayez, sans y passer trop de temps, de poser quelques indicateurs dès le départ. Si votre objectif est bien défini, vous travaillerez instinctivement dans le bon sens. Par exemple, si vous avez opté pour un partenaire pour sa capacité à parler de vous, suivez et évaluez la façon et la fréquence à laquelle il communique à votre propos et pour quel résultat, combien de prospects apportés… Faites la démarche inverse également et évaluez ce que vous avez fait de votre coté.

Soyez carré

Un partenaire qui laisse couler, qui prétexte la confiance, ou pire, qui vous mène en bateau (nous n’en avons jamais eu heureusement) n’est que source d’ennuis et perte de temps. Expliquez qu’il est d’un intérêt commun d’être productif ou de contractualiser telle ou telle chose. S’il n’est pas réceptif à cela, il n’est pas prêt à collaborer et donc à réussir. S’il vous laisse « carte blanche » méfiez vous. Chacun apporte son expertise et ses avis, mais aucun n’est le seul responsable (même si, face au client, si vous êtes l’unique point de contact, c’est vous qui devrez assumer). Si vous avez le sentiment qu’il est trop demandeur c’est que soit vous ne mettez pas correctement le partenariat à profit, soit ce n’est pas le bon, soit le partenaire vous a vu comme un sous traitant. Au pire des cas, rompez et dites vous qu’il y aura d’autres collaborations, il y en a toujours !

Rompez en douceur

Eh oui, parfois il faut savoir stopper ou ralentir avec un partenaire (on parle bien de relation professionnelle n’est-ce pas!), mais ne délaissez pas un partenaire. Soit vous faites l’effort pour récolter les fruits de la collaboration, soit vous coupez court. Un partenaire auquel vous allez faire perdre du temps parce que vous n’arrivez pas à vous impliquer va être déçu et votre crédibilité sera amoindrie. Il vaut mieux un partenaire déçu au début de que déçut définitivement. Il n’y aucune honte à dire non, au contraire, cela fait preuve de confiance. Réfléchissez donc bien à l’engagement qui suivra et au fait de devoir aller au bout s’il s’agit d’un projet.

En conclusion…

Mener un partenariat est une réelle source de réflexion. Même si vous n’en êtes pas au stade de la négociation de partenariat à plusieurs millions d’euros, il est important de se poser les bonnes questions. Rappelez vous, dans tous les cas, quoi que vous faites, si vous vous en référez à vos objectifs de développement à long terme, vous aurez facilement la réponse. Et l’expérience sera toujours là pour prendre le relais.
Le tout est de toujours évaluer un minimum vos actions et les retours. Pour cela utilisez un carnet de bord et quelques outils simples d’appréciation (un carnet manuscrit, un tableau Excel). Rappelez-vous également qu’un partenariat fonctionne à double sens, évaluez-vous de la même façon que vous évaluez votre partenaire. Et communiquez !
On vous souhaite donc de très fructueuses collaborations !

Partagez votre expertise !

Nous invitons tous les entreprises à participer activement à l’évolution des documents que nous publions. Pour nous faire part de vos commentaires, de vos idées, de vos propositions d’améliorations, il vous suffit de compléter le formulaire de nous faire signe pour une demande d’interview par email à franceweb@gmail.com

“Rêver, c'est le bonheur ; attendre, c'est la vie.”

3poles.pngC'est une opportunité pour que l'humain prenne le pas sur son destin. Partageons ensemble cette ambition.

Ce sera faire émerger un nouveau modèle démonstrateur de demain, favoriser l'évolution des usages et des pratiques, s'appuyer sur une approche globale...

L’information et les données ne connaissent pas de barrage, les smartphones traversent les murs, et les réseaux infiltrent les organisations. La transparence devient un dogme et une forme de maelström qui emporte tout sur son passage.

La prise en compte du Big Data est un enjeu majeur pour les entreprises du 21ème siècle qui doivent en permanence optimiser leurs offres et leurs processus pour atteindre leurs objectifs de rentabilité.  Lire la suite..

Quelles sont les influences du Big Data dans les stratégies des entreprises ?

Les modes de fonctionnement des entreprises évoluent et les schémas traditionnels de collaboration ont bien changé. Aujourd’hui le développement d’une entreprise passe aussi par un élargissement horizontal et collaboratif. Coworking, partenariat, prêt de main d’oeuvre, freelance ou réseautage… Nous pouvons même être débordé d’opportunités.

Aujourd’hui, les entreprises doivent faire face au défi de l'éternité. Elles sont alors contraintes de se réinventer et de se rénover en profondeur pour maintenir la qualité de leur offre et de leur attractivité.

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e-GlobalNetWork souhaite promouvoir et en retour bénéficier d’un réseau permanent de partenaires complémentaires, s’associant à la perspective de ne pas être exclu, voire de jouer le rôle de « fer de lance » dans la nouvelle donne de «  l’économie internationale en réseau », procédant à la recherche de la « convergence durable » ; notamment  par la gestion équilibrée et permanente entre « compétition et coopération »

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14/06/2018

Eureka j'ai trouvé ! SocSav21,OneGlobalLocal,Trump the Great Dictator,https://memegenerator.net/73618148/king-trump-the-dictator-its-good Don and the Dictator,Fox & Friends Host Calls Trump a ‘Dictator’, one IS a dictator, the other is a wannabe dictator.

L’EMPEREUR DONALD REDÉFINIT L’ALLIANCE ATLANTIQUE (du G7 au G2)

Par Robert Bibeau.  Sur  http://www.les7duquebec.com

Qu’est-ce que le G7 ?

Le G7 est le comité central de l’Alliance atlantique.  Le G7, mieux nommé le GPO pour grandes puissances occidentales, est un organe informel dont s’est doté le suzerain américain afin que, une fois par année, ses vassaux portent allégeance ostensiblement et médiatiquement. Pour les sujets conviés à ce spectacle emphatique, la façon d’être adoubé par leur souverain est d’entériner dans le communiqué final les décisions imposées par Sa Majesté. Tous sont familiers avec ce protocole convenu et entendu et, par les années passées, tout s’était bien déroulé. Sauf un jour, un puissant soupirant, se croyant dispensé, dérogea à la règle d’unanimité empressée, il fut expulsé et l’éphémère G8 redevient le G7.

L’édition canadienne du G7De l’édition 2018 émanait une odeur de soufre et de fronde bien avant l’arrivée des initiés, à un point tel que l’empereur songea à se désister. En effet, à quoi bon se plier à ce protocole obséquieux quand les vassaux mutinés ont déjà manifesté leur refus de relancer le boycott contre l’Iran, la puissance à menacer pour qui veut faire grimper le prix du baril que le roi Donald doit maintenir au-dessus de 60 USD à tout prix. Pire, les vassaux manufacturiers – affamés d’hydrocarbures – rechignent à laisser monter le prix des énergies. Il en est de même pour les tarifs douaniers que tous ces sous-fifres dénoncent avec véhémence, chacun cherchant à en être exempté alors que ce sont les clients américains qui en feront les frais via l’inflation des prix à la consommation et la hausse des taux d’intérêt sur le dollar malmené. Même ce zélateur canadien, un jeune blanc-bec, fait grand tapage, outré d’être accusé de menacer la sécurité des USA s’il refuse d’augmenter le tribut livré à son suzerain étatsunien (25% sur l’acier et 10% sur l’aluminium). Pourtant, le déficit commercial avec le Canada est d’à peine 28 milliards USD sur un total de 566 milliards USD (2017), dont 375 milliards de dollars avec la puissante Chine, la grande absente de ce triste ramage – l’absente dont personne ne parle, mais dont le spectre hante les étages. (1)

La République de Chine, l’adversaire véritable de ce camp divisé, a rameuté ses alliés de l’Association de coopération de Shanghai à Qingdao, face à la Corée, en Mer de Chine, le prochain centre névralgique des tensions mondiales. (2)

Donald premier, l’isolationniste?

Quoi qu’on en dise, l’empereur Donald n’est pas un isolationniste ni un protectionniste, il cherche simplement à renégocier tous les contrats, pactes, traités, conventions, ententes et accords déjà signés, afin d’exiger un plus lourd tribut de la part de ses vassaux qui se liguent contre lui afin de maintenir les accords commerciaux en l’état, comme sous le règne d’Obama. Mais le contexte économique du vaisseau amiral de la flotte atlantique n’est plus le même que sous Obama. L’ex-président a laissé courir et le déficit commercial n’en finit plus de grimper, les taux d’intérêt sont trop bas et n’attirent plus les capitaux qui fuient l’Amérique. Si l’effilochement se poursuit le dollar devra bientôt dévaluer drastiquement. Tous les détenteurs de pétrodollars et de bons du Trésor seront floués. Pourtant, il est un principe fondamental pour le capital qui va comme suit : « Chacun sa part dans le partage de la chaine des valeurs ». Le « Capo » du capital qui ne respecte pas ce principe et tente d’accaparer tous les profits pour lui prend le risque d’être renversé ou abandonner par la communauté des assujettis révoltés, c’est la menace qui pèse sur l’amiral Donald (3).

Rififi à La Malbaie

Finalement, le Président américain, plutôt que de bouder ce sommet du G7, a décidé d’y participer et de le couler. Que ce faible Trudeau cesse de se morfondre, il n’a rien fait de déplorable et il s’est soumis aux courbettes devant Sa Majesté Trump, il en aurait fait davantage que le rififi aurait égal. Le retrait américain du communiqué final était décidé avant l’atterrissage d’« Air Force One » et ne visait qu’à mettre au pas les alliés et concurrents de ce misérable Président, chef d’une Amérique de moins en moins hégémonique. Des alliés que le maitre pousse dans les bras de son pire ennemi et dont Vladimir Poutine dit qu’il respecte la parole donnée… comme tout aspirant au trône. Incidemment, Xi Jinping, dont le spectre hantait le sommet de Singapour, observait l’empereur se précipiter dans la chausse-trappe appâtée par un dérisoire Nobel de la Paix. (4)


NOTES

  1. http://www.tvanouvelles.ca/2018/02/06/le-deficit-commerci...
  2. http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-invites/chine-le-...
  3. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/trump-limprevisibl...
  4. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/un-spectre-h...
  5. Don and the Dictator.

    Fox & Friends Host Calls Trump a ‘Dictator’

     

     

     

     

 
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