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15/03/2019

L’AVENTURE FRANCEWEB>Grace à son écosystème et ses lecteurs de tous secteurs d’activité FRANCEWEB reste en permanence attentif aux nouveaux usages pour proposer sans cesse de nouvelles solutions d’optimisation des flux d’informations et d’aide ...

FRANCEWEBMAX>"The secret of the success">MyNewsCenter>UN PARTENAIRE ENGAGÉ>Promotion de l’innovation, notamment en lien avec les milieux scientifiques et l’activité R&D sectorielle et multisectorielle.> Diffusion de l’information technologique>

 FranceWeb, le n°1 mondial de la collaboration en ligne

3poles.pngThe World’s Largest, Most Relevant Data Set Is Now the Easiest to Use

Our engineers are perfectionists—always on the lookout for ways to make the Research Cloud not only more comprehensive but also easier to use. That’s why the Research Cloud is so user friendly that it delivers a search performance story right out of the box. Of course, the Research Cloud still regularly crawls thousands of terabytes of data. But now, the story it tells enables digital marketers to get to the heart of search and content performance right away. For themselves and their competitors.

La pyramide Data-Information-Knowledge-Wisdom

  • Les données sont la matière "brute" d'où naît l'information.

  • L'information pourrait être définie comme des données qui ont été consignées, classées, organisées, raccordées ou interprétées dans un cadre qui en dégage le sens

  • En donnant du sens à de l'information, on obtient de la connaissance

  • En donnant du sens à la connaissance on obtient du savoir

Pour Vous et avec Vous!3poles.pngFW-pour-vous-et-avec-vous.jpg

Un projet ambitieux, humain, imaginatif, hors normes, réunit 3 pôles est sera tourné vers une approche de bien-être collectif et individuel, grâce à son architecture, à l'intégration de la nature et aux services proposés. Laisser les groupements d'opérateurs faire preuve d'imagination. Même s'il s'agit d'un exercice difficile, nous invitons les groupements à laisser libre cours à leur imagination tout en leur demandant d'intégrer ce modèle de société.

A la rencontre d’initiatives positives au niveau humain, économique, culturel, technologique… 

« Avec cette grande campagne, nous souhaitons donner un coup de projecteur sur les aspects positifs de notre vie quotidienne en donnant vie à l’optimisme et au bonheur, des valeurs auxquelles FranceWeb aspire depuis 17 ans. Nous ne pouvons pas changer le monde mais nous pouvons encourager les lecteurs à croire en de meilleurs lendemains. Là est toute la promesse de cette nouvelle campagne. Cette signature sera récurrente tout au long de l’année 2019 » rappelle Stefan Raducanu, Président  FRANCEWEB.

 

L’AVENTURE FRANCEWEB

Grace à son écosystème et ses clients de tous secteurs d’activité FRANCEWEB reste en permanence attentif aux nouveaux usages pour proposer sans cesse de nouvelles solutions d’optimisation des flux d’informations et d’aide à la prise de décisions.

Il n’est désir plus naturel que le désir de connaissance

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Bienvenue sur FranceWeb

 0GR3TXHD_400x400SR.jpg"The secret of the success"

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Collaborer ! Anticiper ! Innover !

Les dossiers de FranceWeb ont un double objectif : d'une part, vous documenter sur un thème précis et d'autre part, satisfaire votre curiosité au fil des lectures. A cette fin, vous trouverez en ouvrant chaque dossier, des explications aussi complètes que claires sur les sujets étudiés. Les tableaux, les données commentées et les éclaircissements techniques font également place à des simplifications, afin de satisfaire l'ensemble des lecteurs.

Ensemble créons de la valeur 

"Un pour Tous".."Tous pour Un".."Chacun pour Soi"

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Une offre globale s’articulant autour de l’innovation, de la formation et de  l’accompagnement.

Un meilleur usage des données, grâce à leur mise en commun, c'est ce pour quoi milite Stefan Raducanu président FRANCEWEB, mais aussi ingénieur électronicien.

"Il faut être un minimum inventif, oser inventer des outils qui ne correspondront pas forcément à ceux qui sont dominants aujourd'hui […] On approche de plus en plus de cette idée qu'il faut mettre en commun, sous une forme de coopétition par exemple, pour créer de la valeur à partir du partage des données" soutient Stefan Raducanu

"Il y a des usages de vos données qui peuvent être faits par des tiers et pas par vous-même. Et à l'inverse, en croisant vos propres données avec celles de tiers, sans doute que vous-même vous pourrez générez de la valeur", qu'elle soit d'actif, de matière première ou de levier.

N'attendez plus pour réussir !

Tout le monde peut participer, et chaque amélioration est utile.
Merci d'aider le monde à découvrir de nouvelles choses !

Et si la donnée profitait aussi aux citoyens français ?

UN PARTENAIRE ENGAGÉ

SRU-Electronics est acteur au sein d’associations et groupements liés à l’intelligence économique,
la veille, réputation et l’innovation.

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Working together to ensure sustainable growth

We Will provide a safe and comfortable space to everyone who gathers at home

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Notre mission est d’aider nos clients et partenaires à transformer l’information en actions et décisions. Performance, réactivité, anticipation et innovation sont nos maîtres mots !

L’ADN de l’équipe est un mélange de technologie et de passion avec l’écoute des utilisateurs pour une évolution permanente de la plateforme en réponse à vos attentes.

Convaincue des enjeux croissant de la veille pour les PME comme pour les grands comptes, la société lance en 2002 le service de veille économique et clé en main SRU-Electronics spécialement conçu pour les décideurs démunis de chargés de veille au sein de leur équipe.

Précurseur avec une solution globale accessible en mode Communauté, une première version est lancée en 2001 et rassemble une communauté de plus de 3 000 utilisateurs permettant d’améliorer ainsi les fonctionnalités et de développer par la même occasion un écosystème de partenaires.

LANCEMENT DE LA R&D

L’aventure FRANCEWEB débute en 2001 lorsque son fondateur, Stefan Raducanu, décide de transposer son expérience du traitement de flux temps réel dans le monde de ll'électronique  à la veille sur le Web.

 

“ La plateforme FranceWebAsso a évolué au travers des années
grâce à la participation d’une communauté de plus de 3 000 utilisateurs ”

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UNE COLLECTE EFFICACE

Vos filtres de collecte sont effectifs instantanément pour remonter les informations pertinentes. FranceWeb vous libère ainsi de la partie technique grâce à un paramétrage simplifié.

UN TRAITEMENT PLUS RAPIDE

Fini les dizaines de clics pour exécuter une seule action ! Traitez rapidement chaque information remontée dans la plateforme grâce aux différentes actions proposées : valider, commenter, sélectionner, envoyer, poser une tonalité, supprimer, marque comme lu, classer…

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Générez automatiquement vos alertes, newsletter et rapports d’analyse en fonction de critères simples à paramétrer. Le tout en un vous évite des connexions à différents outils pour diffuser manuellement votre veille. Tout est envoyé depuis la plateforme. S’il venait à vous manquer un support, FranceWeb s’interface avec vos propres outils grâce à son API.

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TRAITEMENT

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Les données sont affinées et enrichies d’analyses et d’indicateurs pour une meilleure compréhension.
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LES IMPACTS ÉCONOMIQUES ET SOCIAUX DE L’INDUSTRIE DU FUTUR

Robots collaboratifs, intelligence artificielle, maintenance prédictive, réalité augmentée... L’industrie du futur reste assez méconnue de nos concitoyens. Elle représente pourtant un puissant levier de productivité, le socle de nouveaux business models et une façon de remettre l’humain au cœur des chaînes de production

Elle est donc vitale pour l’avenir de l’industrie dans notre pays. L’industrie du futur doit permettre à la France de renouer avec sa tradition industrielle et notre pays ne doit pas se laisser distancer par la concurrence – Allemagne, États-Unis et Chine en tête. Face à une telle urgence, la dynamique de déploiement actuelle ne permettra pas à l’industrie du futur de livrer toutes ses promesses dans l’Hexagone. Afin de modifier cette trajectoire, nous appelons donc l’ensemble des parties prenantes, privées et publiques, à une mobilisation rapide et coordonnée

Robots collaboratifs, intelligence artificielle, maintenance prédictive, réalité augmentée... L’industrie du futur reste assez méconnue de nos concitoyens. Elle représente pourtant un puissant levier de productivité, le socle de nouveaux business models et une façon de remettre l’humain au cœur des chaînes de production. Elle est donc vitale pour l’avenir de l’industrie dans notre pays. L’industrie du futur doit permettre à la France de renouer avec sa tradition industrielle et notre pays ne doit pas se laisser distancer par la concurrence – Allemagne, États-Unis et Chine en tête. Face à une telle urgence, la dynamique de déploiement actuelle ne permettra pas à l’industrie du futur de livrer toutes ses promesses dans l’Hexagone. Afin de modifier cette trajectoire, nous appelons donc l’ensemble des parties prenantes, privées et publiques, à une mobilisation rapide et coordonnée. .Plusieurs initiatives récentes vont dans le bon sens et invitent à l’optimisme : rapport sur l’intelligence artificielle, soutien à l’impression 3D, refonte des rôles de filières avec France Industrie, développement du haut débit, réforme de la formation professionnelle et dynamique d’accompagnement dans certaines régions (Île de France, Nouvelle-Aquitaine, Hauts-de-France...). Les difficultés résident pour l’heure dans l’effort de coordination, de rationalisation et d’accélération de ces initiatives à l’échelle locale, afin de leur donner la masse critique leur permettant d’avoir un réel impact. Il doit aller de pair avec une sensibilisation à ces enjeux .

La mise en relation des PME et ETI avec l’écosystème qui doit accompagner cette mutation est centrale : grands groupes, fournisseurs de technologies, startups, centres de formation, entreprises de conseil, organismes de financement... Ces catalyseurs permettront aux acteurs locaux d’avancer de façon inédite en combinant des réponses à trois enjeux complémentaires : l’innovation, la formation et l’accompagnement. La bataille de l’industrie du futur ne peut se gagner que sur un terrain collectif, dont ce rapport vise à proposer les grandes lignes.

Futur de l’industrie plutôt qu’industrie du futur ? De fait, il ne s’agit pas ici de faire table rase de l’outil industriel tel qu’il existe aujourd’hui mais bien d’accélérer sa modernisation, dans le cadre du déploiement des technologies qui définissent aujourd’hui l’industrie du futur. Cette dernière n’est pas qu’un simple déploiement de robots ou d’outils plus ou moins techniques ou innovants, afin d’accélérer la numérisation de la base industrielle. Il s’agit d’une véritable révolution du modèle industriel, en renouvelant l’organisation interne ; en proposant un rôle transformé aux salariés, grâce à des interactions nouvelles avec l’environnement de travail ; et en assurant une conduite plus agile de l’entreprise, à travers notamment l’utilisation des données et l’amélioration de l’intégration au sein de l’écosystème, en mettant en place des creusets d’innovation de rupture.

Ainsi, l’industrie du futur, bien que rarement comprise dans son entièreté, est sur toutes les lèvres, chacun cherchant à placer son action dans un cadre industriel rénové, porteur d’attractivité. Les développements technologiques proposés aujourd’hui aux entreprises industrielles leur offrent des opportunités majeures pour se trans-former, saisir de nouveaux marchés et mieux résister à la concurrence. Si cela est évidemment le cas pour les grands groupes, il s’agit également d’une question majeure pour les PME et les ETI. C’est ce que montre l’enquête internationale menée par le BCG sur la maturité des ETI et des grands groupes à l’égard de l’industrie du futur (plus de 1 500 entreprises de plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires sur cinq pays), qui a permis de sonder le tissu industriel français2 d’ETI et de mettre en lumière les freins à l’adoption de ces technologies en complément des données qualitatives auxquelles a eu accès le groupe de travail. Partant d’un point de vue plus macroéconomique, c’est également un enjeu important de politique publique. En effet, face aux questions de réindustrialisation, de perspectives d’emplois sur le long-terme, mais également d’insertion de la France dans le commerce international, les nouvelles technologies au cœur de l’industrie du futur sont en mesure de remettre en cause les tendances lourdes observées durant ces dernières décennies et qui ont pu conduire à un déclin de la part de l’industrie dans l’économie nationale. Attractivité, productivité, qualification et compétences, exportations... Le déploie-ment de l’industrie du futur est à même de définir un nouveau paradigme dans lequel la France disposerait d’avantages non négligeables : des infrastructures bien développées, une énergie bon marché des formations initiales reconnues ou un fort positionnement international et européen.

Pour autant, la dynamique récente de déploiement des nouvelles technologies apparaît faible, alors que la France est peu à peu distancée par le peloton de tête constitué, chacun dans leurs domaines, des pays comme l’Allemagne, la Chine ou encore la Corée du Sud, le Japon et les États-Unis. Si ce retard s’accentue, ce sont ces puissances qui définiront les normes et les règles de la compétition industrielle de demain, laissant peu d’espoir de développement aux entreprises françaises.

Une action commune de l’ensemble des acteurs, pouvoirs publics et secteur privé, est donc nécessaire. Si les grands groupes disposent d’outils et de moyens propres capables de les aider à prendre des risques et à déployer les technologies adéquates, c’est plus compliqué pour les PME et ETI qui, dans l’ensemble, font preuve de plus de réticence à investir. C’est donc vers elles, mais en lien avec les grands donneurs d’ordre et les acteurs publics, que doivent s’orienter en priorité les dispositifs d’appui et d’accompagnement.

Nous proposons, à ce titre, la création de 15 à 20 centres d’accélération qui proposeraient une offre globale s’articulant autour de (i) l’innovation ; de (ii) la formation et de (iii) l’accompagnement. Ces centres devront créer un maillage selon une grille territoriale, mais également une spécialisation par filière. Il s’agira ainsi de s’appuyer sur l’écosystème local pour mettre une dynamique territoriale commune. Dans le même temps, la spécialisation par filière doit permettre d’assurer la pertinence des démarches proposées.

LES IMPACTS ÉCONOMIQUES ET SOCIAUX DE L’INDUSTRIE DU FUTUR

1.1. Une dénomination qui recouvre une réalité large Face à des définitions multiples et un champ d’application large, il convient dans un premier temps de préciser le champ d’analyse.« L’industrie du futur » caractérise la quatrième vague de révolution industrielle actuellement vécue par les entreprises. Après l’introduction des systèmes de production vapeur à la fin du XVIIIe siècle, l’énergie électrique et le fordisme au début du XXe, l’électronique et l’automatisation dans les années 1970, l’industrie est aujourd’hui confrontée à des évolutions majeures s’appuyant sur une utilisation massive des données et une connectivité fortement augmentée.

Polymorphique, cette révolution rassemble des technologies diverses dont l’utilisation, cumulative ou plus isolée, est à même de modifier profondément l’activité industrielle ainsi que les conditions de travail et les tâches de ceux qui exercent au sein de ce secteur. Si plusieurs classifications de ces technologies sont envisageables, l’attention portée aux interactions entre ces nouveaux outils d’une part, et le fonctionnement et l’optimisation des outils productifs d’autre part, apparaît centrale. Dans le détail, selon une classification proposée par le BCG3, l’industrie du futur s’appuie sur neuf piliers technologiques qui incluent mais ne se limitent pas à la robotisation :

i. Robots collaboratifs et smart machines : des robots équipés de capteurs de sécurité, permettant une implantation dans un espace de travail commun avec les opérateurs, supprimant ainsi certaines tâches pénibles. Mobiles et facilement programmables, ils facilitent l’automatisation de tâches diverses. Ils permettent également d’augmenter la flexibilité de l’outil industriel via la production de petites séries, répondant aux exigences plus fines des consommateurs

ii Internet industriel des objets et production de données :l’ensemble des capteurs physiques placés sur les équipements ou les produits, permettant de collecter les données des usines à des coûts abordables et de partager sous format numérique les paramètres de production à des fins d’optimisation.

iii. Big data et intelligence artificielle : l’utilisation de techniques algorithmiques avancées, fondées sur l’intelligence artificielle pour certaines, permettant d’exploiter rapidement de très grandes quantités de données. Elles optimisent le rendement des machines par la mise en œuvre de la maintenance prédictive, et améliorent la qualité de la production par le contrôle des procédés, via l’identification des corrélations entre les multiples paramètres de production.

iv. Intégration verticale et horizontale : le partage rapide et efficace de données avec les clients ou les fournisseurs pour une intégration verticale (dans le cadre d’une chaîne logistique – ou supplychain – intégrée par exemple) ou une intégration entre les différents départements de l’entreprise (dans le cadre d’un processus de bout en bout , introduction de nouveaux produit par exemple.

v. Outils de simulation avancée : le jumeau numérique de l’usine permettant de tester virtuellement de nouvelles lignes ou des évolutions de lignes de production actuelles, en limitant les coûts et la prise de risque, ou encore de faciliter la préparation d’interventions majeures (ou dans un environnement à risque) ou de modifications lourdes de l’outil industriel. Cela permet d’accélérer l’industrialisation des innovations et la flexibilité des production.

vi. Production additive, matériaux et processus innovants : l’impression en trois dimensions permettant notamment de créer rapidement des prototypes au service de l’innovation.

vii.Réalité augmentée : l’assistance aux opérateurs grâce à la projection d’informations virtuelles sur un support numérique (lunettes et tablette), augmente l’autonomie des opérateurs sur des tâches rares ou complexes, améliorant la sécurité, la qualité et la flexibilité.

viii. Blockchain : le stockage et la transmission d’informations trans-parentes et sécurisées, permettant de garantir la traçabilité de composants ou d’opérations et d’augmenter la sécurité.

ix. Cloud et cybersécurité : le stockage dématérialisé et sécurisé des données nécessaires pour exploiter en sécurité de grandes quantités de données à un coût réduit

Le potentiel d’optimisation lié aux nouvelles technologies peut être atteint dès aujourd’hui. Les principaux facteurs clés de succès, tirés de l’expérience BCG auprès de ses clients industriels, sont les suivants :1. Il ne faut pas opposer l’industrie du futur et les basiques du lean management (amélioration continue). Il s’agit là d’un moyen de renforcer et d’accélérer l’efficacité opérationnelle.2. Il faut partir des objectifs d’amélioration de la performance, pas de la mise en œuvre des technologies.3. Les technologies seules ne permettent de réaliser qu’un dixième de l’impact. 90 % provient de la manière dont les équipes vont les utiliser.4. 80 % du potentiel peut déjà être atteint dans les usines actuelles, en intégrant les nouvelles technologies aux équipements et aux systèmes d’information existants.5. La clé réside dans la capacité à combiner l’ensemble des technologies entre elles.6. De nouvelles compétences sont à construire et les organisations doivent être adaptées.7. Les équipes informatiques doivent changer leur façon de travailler (passer en mode agile) pour accompagner cette mutation.

Les économies développées, y compris la France, sont confrontées à des dynamiques de productivité plus faibles depuis la crise financière de 200813, qui a également touché le secteur industriel (cf. Insee 2017). Or, l’industrie est historiquement le secteur dans lequel les gains de productivité sont les plus importants, avec un important effet d’entraînement sur le reste de l’économie. La part décroissante de l’industrie dans l’économie nationale constituerait donc à ce titre un frein pour la croissance qu’il convient de surveiller. De fait, dans un rapport publié en février 2018, l’Insee souligne le repli industriel français constant depuis 2006. La France a perdu 27 300 établissements (– 18 %) et 530 000 salariés (– 16 %) entre 2006 et 201514.

Enfin, la France doit faire face à des difficultés structurelles et conjoncturelles, qui affectent entre autres sa balance commerciale. De fait, la balance commerciale de la France demeure déficitaire sur le long terme, et le secteur industriel n’échappe pas à cette observation. Les exportations françaises, affectées par une faible compétitivité-prix et un positionnement hors-prix défavorable, sont particulièrement sensibles à la conjoncture internationale et aux évolutions de l’euro. Notamment, les PME et les ETI françaises ont du mal à s’internationaliser, et à adresser une clientèle en-dehors de l’Hexagone1...........

De plus, l’industrie du futur peut contribuer au renforcement de l’attractivité de la France, et à terme freiner la désindustrialisation, voire entraîner des rélocalisations de productions industrielles. Sous l’impulsion des nouvelles technologies, les nouvelles usines seront plus proches des clients finaux, plus petites et plus flexibles. Cela créera l’opportunité de rélocaliser les productions dans les pays développés, en particulier sur les petites séries. L’impact net sur le niveau de réindustrialisation du pays est cependant difficile à estimer, les concurrents des industriels français se saisissant également de ces opportunités. Il est donc primordial d’accélérer.

Les impacts de l’industrie du futur à l’échelle d’une entreprise sont considérables, mais il s’agit plus globalement d’une trans-formation en profondeur de toute l’industrie française. Cette trans-formation doit engendrer une remise à plat de l’ensemble du modèle. Cela concerne ainsi l’innovation, le rôle des filières et celui des grands donneurs d’ordre au sein des filières, mais également le contenu et les modes de formation, avec un important besoin de mise à niveau des équipes dirigeantes et cadres intermédiaires.

Le développement des briques technologiques qui constituent l’industrie du futur, et plus particulièrement leur bon déploiement, permettent de faire face à ces enjeux en encourageant l’émergence de nouveaux modèles économiques fondés sur une innovation renouvelée, plus facilement mobilisable au sein des processus industriels.

L’émergence de plate-formes collaboratives ouvre l’accès à des expertises variées et internationales, favorisant par exemple l’innovation en commun et partagée avec le sous-traitant (qui devient alors un partenaire de création de valeur), les chercheurs, les développeurs. Cela multiplie les opportunités de génération d’idées pour l’entreprise, ainsi que pour l’écosystème dans lequel elle s’insère. Ces technologies permettent également de mettre en œuvre, à partir de ces idées, des débouchés industriels opérationnels beaucoup plus rapidement. Le BCG a ainsi pu observer jusqu’à 30 % de réduction des délais de mise sur le marché grâce à la possibilité de créer rapidement des prototypes, et à une montée en cadence accéléré.

Ces technologies ouvrent aussi la possibilité de nouveaux business models grâce au rapprochement de l’offre et de la demande. Ainsi émerge la production personnalisée à coûts maîtrisés, grâce à une grande flexibilité et à un rapprochement entre production finale et lieu de consommation. Par exemple, L’Oréal offre aujourd’hui la possibilité d’adapter les soins du visage à la peau de chaque client. Adidas est capable de produire certains modèles sur la base de spécifications individuelles. À plus long terme, ce modèle devrait devenir la norme pour les biotechnologies, avec des traitements davantage personnalisés et mieux adaptés à chaque patient. L’industrie doit donc faire face à la problématique renouvelée des petites séries alors même que, jusqu’à aujourd’hui et dans la majorité des cas, les outils industriels avaient été pensés pour optimiser les productions de masse.

C’est l’ensemble de ces défis qui doit être traité de manière holistique, et doit appeler une réponse forte de la part de l’ensemble des acteurs, à la hauteur des enjeux soulevés. À ce titre, la France doit réagir au plus vite afin de ne pas se laisser distancer par les autres pays qui saisissent ces nouvelles opportunités, de manière parfois très enthousiaste et volontaire. C’est à cet enjeu que s’attacheront à répondre les prochains chapitres.

Pour que la France s’inscrive favorablement dans cette compétition internationale, il faut mettre en place les conditions permettant de maximiser le rendement des investissements dans l’industrie du futur. Il convient notamment de développer les canaux à même d’accélérer l’adoption et le déploiement de l’industrie du futur, de structurer l’offre, et de rechercher des effets multiplicateurs dans le tissu industriel.

Approche des différents pays : l’Allemagne et les États-Unis en avance ?

Les pouvoirs publics des pays développés offrent tous des facilités de financement et des incitations fiscales aux entreprises afin d’aider au déploiement de l’industrie du futur. Par exemple, en France, à travers ses activités de financement, d’aides à l’innovation et d’investissement en fonds propres, Bpifrance soutient significativement l’industrie française. L’industrie est ainsi le premier secteur d’intervention de Bpifrance (24 % de ses interventions, soit le double du poids de l’industrie dans le PIB). De surcroît, une incitation fiscale d’environ 500 millions d’euros par an sur cinq ans via le suramortissement a été proposée jusqu’en avril 2017. Celui-ci permettait aux entreprises de déduire de leur résultat imposable 40 % du prix de revient d’un équipement productif éligible.

Dans les autres pays développés, un certain nombre d’initiatives d’aide au déploiement de l’industrie du futur existe avec chacune des caractéristiques propres : En Allemagne, par une recherche de standardisation des solutions.• Aux États-Unis, via l’axe des technologies.À Singapour, sous la forme d’un support financier aux PME sous l’impulsion gouvernementale.• Au Royaume-Uni, via un support des fournisseurs de nouvelles technologies.• En Espagne, par le soutien aux PME sous forme de prêts.• En Suède, avec une insistance particulière sur la formation.

Cependant, certains pays ont davantage structuré l’écosystème au service des entreprises, notamment par la mise en place de centres d’excellence sur l’industrie du futur visant à rapprocher les acteurs. Ainsi, depuis trois ans environ, en Allemagne et aux États-Unis ainsi qu’à Singapour, des initiatives publiques ont favorisé le développement de ces centres d’excellence qui dynamisent leurs écosystèmes locaux. En Allemagne, 19 centres d’excellence permettent aux entreprises de chaque Lander de comprendre et tester les nouvelles technologies. Différents types d’acteurs ont été à l’origine de leur création, comme les universités (par exemple Aachen), les centres de recherche (les « Fraunhofer »), certains grands industriels (comme Bayer), ou des fournisseurs de technologies (SAP par exemple). De même, aux États-Unis, des centres d’excellence par secteur industriel permettent d’identifier, de tester et d’illustrer concrètement les solutions pertinentes aux problématiques de ce secteur. Un exemple de ce type est le DMDII – Digital Manufacturing and Design Innovation Institute –, situé à Chicago. Souvent orchestrés par des grandes universités (comme c’est le cas pour le Wichita State University Innovation Campus pour l’aéronautique), ces centres bénéficient d’importantes subventions publiques.À Singapour, plusieurs initiatives ont été lancées via des partenariats entre le « Economic Development Board », les instituts de recherche, les fournisseurs de solution ainsi que les sociétés de conseil. Par ailleurs, une usine-école financée par le gouvernement a été créée, et il existe un financement direct des projets pour les PME. Enfin, des plate-formes ont été développées à destination des PME, regroupant plus de 25 solutions technologiques standardisées et couvrant toutes les industries.

Le moment est opportun pour accélérer en France

Dans ce contexte, la France possède elle-aussi les atouts pour accélérer le déploiement de l’industrie du futur et en tirer les bénéfices. Le pays a investi dans les infrastructures de transport, de télécoms et de production d’énergie, créant un environnement favorable au développement industriel. Ces investissements se pour-suivent, par exemple dans le cadre de l’extension du Très Haut Débit. La France dispose également d’institutions d’enseignement supérieur de renommée internationale (en particulier dans les domaines scientifiques et d’ingénierie) ainsi que d’organismes de recherche de pointe. L’écosystème technologique apparaît alors performant et soutenu par des dispositifs de financement public déjà déployés30, ainsi que de multiples relais par filières, par branches et par régions.

Plusieurs initiatives récentes vont dans le bon sens : réforme de la formation professionnelle, réflexions sur la fiscalité des entreprises, rapport sur l’intelligence artificielle, soutien à l’impression 3D, refonte des rôles de filières avec France Industrie, et dynamique d’accompagnement dans certaines régions (par exemple Île-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Auvergne Rhône Alpes, Hauts-de-France). Il est dorénavant primordial de coordonner, de rationaliser et d’accélérer l’ensemble de ces initiatives dans le cadre de la transformation de l’industrie française.

CRÉER À L’ÉCHELLE LOCALE DES CENTRES D’ACCÉLÉRATION DE L’INDUSTRIE DU FUTUR MAILLANT LE TERRITOIRE ET LES FILIÈRES À DESTINATION DES PME ET ETI

Favoriser la dynamique de déploiement de l’industrie du futur à l’échelle nationale VisionSens de l’industrie du futurInnovation Formation Accompagnement(financement, déploiement)

Proposition :mettre en place sur les territoires des centres d’accélération de l’industrie du futur offrant aux PME et aux ETI une solution intégrée pour le déploiement à l’échelle de l’industrie du futur ainsi que l’accès à des développements innovants. Les centres mettront en relation les PME et ETI avec l’écosystème innovant : fournisseurs de technologies, startups, centres de formation (universités, écoles, CFA, etc.), entreprises de conseil, organismes de financement, fablab, etc

Concernant l’innovation, ils permettront aux PME et aux ETI d’avoir accès à des cas d’usage métier au cœur de leurs chaînes de valeur ainsi qu’à des solutions prêtes à l’emploi, adaptées à leur secteur, et de favoriser la recherche avancée (creuset technologique). Un accès facilité aux « usines vitrines » des industriels du secteur permettra de tester les solutions les plus pertinentes aux problématiques les concernant.En termes de formation, ils permettront aux dirigeants, managers et chefs de projet d’appréhender et de tester concrètement l’impact de la transformation numérique de bout en bout. Ces formations ne se substitueront pas pour les opérationnels à une formation concrète sur une machine précise, possibilité qui pourra être offerte grâce à un inventaire des capacités technologiques des acteurs de l’écosystème, et à la mise en relation de ces derniers avec les entreprises volontaires. Pour l’accompagnement à la mise en œuvre, ils seront un guichet unique pour les PME et ETI : expertise en lean management traditionnel et numérique, diagnostic, financement, conduite du changement.En fonction des secteurs d’activité, certains centres pourraient être organisés autour d’espaces d’expérimentation, composés d’une ou plusieurs lignes de production équipée(s) des dernières technologies.

Les centres doivent également servir de levier au développement d’une filière d’intégration de ces technologies dans les systèmes d’information du tissu de PME et d’ETI (par exemple pour faciliter l’intégration via des briques pré-packagées), qui implique aussi un effort de labellisation et de formation pour crédibiliser cette offre.

Ecosystème du centre d’accélération de l’industrie du futur Créé sous l’impulsion d’un grand groupe industriel, afin de répondre aux enjeux de développement des PME et ETI de son secteur d’activité, un centre d’accélération de l’industrie du futur consisterait en la mise en relation en un lieu unique – implanté dans les territoires – de l’écosystème innovant. Il serait composé notamment des offreurs de solutions technologiques, startups,

Les travaux de l’Alliance pour l’Industrie du Futur sur les filières industrielles, publiés en juin 2017, décrivent notamment ces enjeux pour chacune des six grandes filières que sont l’aéronautique, la construction, le ferroviaire, l’automobile, le naval, et l’agroalimentaire. Une structuration par thème dépassant le cadre d’une seule filière ou couvrant plusieurs filières pourra être envisagée en fonction des sujets. En matière d’innovation, la création des centres d’accélération de l’industrie du futur permettra de progresser sur deux axes :En premier lieu, via une structuration de l’offre technologique, autour de la résolution de problématiques industrielles propres au secteur, en combinant plusieurs technologies, et permettant aux dirigeants de PME et ETI d’avoir accès à des cas d’usage de mise en œuvre de ces technologies dans leur secteur, et de se repérer parmi les différents fournisseurs de celles-ci. On peut citer, par exemple, la gestion de la diversité des références et l’accélération des phases d’industrialisation pour les industries d’assemblage grâce à la robotique, la réalité augmentée, les capteurs de radio-identification (RFID), ou encore l’amélioration de la maîtrise des procédés grâce au réseau de capteurs et aux modèles d’intelligence artificielle pour les industries de procédés. Ils doivent également servir de levier au développement d’une filière d’intégration de ces technologies dans les systèmes d’information.

En second lieu, l’écosystème créé autour du centre d’accélération, ainsi que les partenariats entre industriels, centres de formations (CFA, universités, grandes écoles, etc.), permettront de développer des produits et des offres de pointe combinant l’ensemble des technologies pour le secteur industriel concerné, et de les répertorier selon des cas d’usage utilisables par les PME et ETI de la région et du secteur. A ce titre, les centres permettraient de tester concrètement les dernières technologies afin de trouver les meilleures solutions aux problèmes rencontrés par les clients. L’innovation liée à l’utilisation de la donnée s’accompagne de problématiques de cybersécurité. Il sera utile d’impliquer les grands acteurs français en pointe dans ce domaine au sein des centres d’accélération. Ainsi, ils pourront jouer un rôle clé en termes de pédagogie et de solutions technologiques auprès des dirigeants de PME et ETI, et permettre de lever ce frein auprès d’eux.

Les dirigeants d’entreprises et managers d’ETI et de PME, afin de leur donner les clés pour appréhender les offres technologiques pertinentes et leur impact potentiel. Cela passe par des cas d’études documentés de PME et ETI ayant mis en œuvre ces technologies et de lever les freins à la mise en place de telles technologies à cause du manque d’incitation financière ou du besoin d’accompagnement.Les chefs de projet des PME et ETI, en charge de déployer les solutions technologiques dans l’entreprise.Les étudiants de la région, via des projets d’études et thèses, au sein des universités et centres techniques.Les apprentis ou stagiaires, accueillis en tant qu’opérateurs sur les lignes de production, afin d’enrichir leur formation avec une expérience de production « industrie du futur »

Les partenariats académiques doivent assurer le positionnement central de la recherche dans le dispositif, en interaction avec l’ensemble des acteurs, notamment pour le développement et le déploie-ment opérationnels des innovations.

Enfin, les centres d’accélération permettront de faire émerger une offre de conseil et d’accompagnement de qualité, lisible, et à un tarif raisonnable pour les PME et ETI. Ils devront les accompagner à toutes les étapes du parcours : sensibilisation aux solutions de l’industrie du futur, mise à disposition d’un outil de diagnostic et de détection des opportunités, ainsi que mise en relation avec l’écosystème de fournisseurs offrant les solutions pérennes lui permettant une intégration avec leurs systèmes existants, idéalement sous forme de packs technologiques standardisés. Par ailleurs, ils devront également permettre aux dirigeants de PME et ETI de naviguer au milieu des mécanismes d’incitation financière existants, d’aide à la conduite du projet et à l’accompagnement du changement.

En effet, la répartition des centres au sein du territoire est primordiale pour assurer le succès de l’appropriation de cette offre par les dirigeants et managers de PME et ETI qui sont particulièrement ancrées au sein des régions. De plus, c’est par l’implantation locale et régionale que naîtra la mise en réseau, permettant de faciliter les futurs échanges entre ces acteurs économiques.

Un modèle capacitaire simplifié, sur la base d’un besoin en formation de 4 à 10 personnes par entreprise cible du dispositif et d’un taux d’atteinte cible de 80 % des ETI et 40 % des PME, permet d’envisager la création de 15 à 20 centres (voir annexe 1) pour supporter la formation des PME et ETI françaises. Ces centres permettront ainsi de former 100 000 personnes en trois ans. Cet ordre de grandeur sera amené à évoluer en fonction de la spécialisation des centres sur des secteurs ou des thématiques.

En effet, la répartition des centres au sein du territoire est primordiale pour assurer le succès de l’appropriation de cette offre par les dirigeants et managers de PME et ETI qui sont particulièrement ancrées au sein des régions. De plus, c’est par l’implantation locale et régionale que naîtra la mise en réseau, permettant de faciliter les futurs échanges entre ces acteurs économiques. Un modèle capacitaire simplifié, sur la base d’un besoin en formation de 4 à 10 personnes par entreprise cible du dispositif et d’un taux d’atteinte cible de 80 % des ETI et 40 % des PME, permet d’envisager la création de 15 à 20 centres (voir annexe 1) pour supporter la formation des PME et ETI françaises. Ces centres permettront ainsi de former 100 000 personnes en trois ans. Cet ordre de grandeur sera amené à évoluer en fonction de la spécialisation des centres sur des secteurs ou des thématique.

A priori, chacune des grandes filières pourrait prendre la responsabilité de créer un tel centre. Cependant, afin de prioriser les efforts, France Industrie pourrait s’assurer que les filières prioritaires enclenchent bien la dynamique. Cette priorisation pourrait s’appuyer sur le poids de la valeur ajoutée industrielle dans l’économie du pays, le poids dans l’emploi, ainsi que sur les motivations individuelles exprimées. En complément de cette logique de spécialisation par filière, les centres d’accélération doivent également pouvoir s’appuyer sur un fonctionnement en réseau, pour favoriser le partage d’informations et permettre à chaque centre local de pouvoir proposer en relai un support national à l’ensemble des entreprises d’un territoire, indépendamment de son secteur d’activité.

Quel est l’existant sur lequel s’appuyer pour construire le réseau de centres d’accélération ?

La création de centres d’accélération devra s’appuyer sur certains premiers modèles de centres existants ou en cours de mise en place, qu’il faudra fédérer et intégrer dans une stratégie d’ensemble faisant le lien avec les filières. Il conviendra éventuellement de les renforcer sur certaines dimensions d’innovation, de formation ou d’accompagnement le cas échéant. La liste suivante n’est pas exhaustive mais présente des acteurs développant déjà des dynamiques fortes et pouvant être mobilisés rapidement.• Le CETIM. Créé en 1965 à la demande des industriels de la mécanique, le CETIM bénéficie d’une implantation locale large36 et articule son action autour de quatre axes : Veille stratégique des technologies et des marchés afin d’assurer une bonne anticipation des futurs développements.

Promotion de l’innovation, notamment en lien avec les milieux scientifiques et l’activité R&D sectorielle et multisectorielle.Diffusion de l’information technologique. Prestations de service (conseil, ingénierie, essais) auprès des partenaires. Le CETIM répond à des besoins qui peuvent être exprimés par des clients collectifs ou individuels (cotisants ou non au CETIM). Les activités du CETIM sont organisées autour de différents pôles (correspondant à des expertises technologiques comme les matériaux métalliques et surfaces ou la fatigue des composants mécaniques mais aussi les techniques de simulation ou l’ingénierie des assemblages), gérés en centre de profit autour de l’opérationnalisation des quatre axes mentionnés supra. Le volume d’activité du CETIM est proche de 150 millions d’euros, dont 60 % sont issus des ressources collectives (qui peuvent par exemple financer l’accompagnement des PME ou l’innovation), et 40 % de prestations individuelles, y compris issues de contrats publics (expertises, conseil, formation, mesure, essais et autres prestations de service). Le CETIM, qui répond aux besoins d’une « filière horizontale » servant de nombreux secteurs, illustre enfin l’intérêt d’une définition pragmatique de ces filières.

Les Pôles de compétitivité. La politique des pôles de compétitivité, initiée en France en 2004, vise à renforcer l’innovation et à dynamiser la compétitivité de l’industrie française en favorisant les collaborations entre entreprises, startups, universités et laboratoires de recherche publics présents sur un même territoire. Leur développement reste entravé par leur nombre trop important, le manque d’outils de suivi et le saupoudrage des moyens, qui aboutissent à un faible effet de levier sur la recherche académique et une faible implication des entreprises. Les Pôles ont néanmoins beaucoup apporté, notamment en termes de sensibilisation face aux besoins de développement industriel, et de prise de conscience quant à la nécessaire complémentarité des actions. Certains pôles ont par ailleurs connu d’incontestables succès. C’est par exemple le cas du Pôle Mont-Blanc Industries. Il s’appuie en particulier sur le Technocentre de la Vallée de l’Arve, construit sur l’ossature du CETIM-CTDEC et dédié au développement par l’innovation afin de mutualiser, consolider et promouvoir les savoir-faire des décolleteurs de la région. Il se donne pour objectif de rassembler, sur un même lieu, tous les services à valeur ajoutée pour les industriels et démontre que la complémentarité entre les différents dispositifs existants peut permettre des succès majeurs

Les huit Instituts de Recherche et Technologies (IRT) mis en place dans le cadre des Investissements d’Avenir : mettant l’accent sur l’innovation, ils visent à renforcer la compétitivité par la recherche industrielle dans des filières technologiques stratégiques. Ils doivent ainsi soutenir une stratégie industrielle offensive, en s’appuyant sur des partenariats de long terme entre les établissements d’enseignement supérieur et de recherche et les entreprises. Ils peuvent être une plate-forme intéressante pour les centres d’accélération, une fois renforcés les aspects de formation, de recherche et d’accompagnement.LesCEA37 Tech, qui forment six plate-formes régionales d’échanges technologiques entre les chercheurs d’une région et les industriels intéressés. En plus de l’aspect innovation, ces plate-formes pourraient éventuellement être complétées sur les volets formation et accompagnement.

Le Digitec à Saclay, né d’un partenariat entre l’Université Paris Saclay, l’INRIA, Telecom Paris Tech et la région Île-de-France, vise à créer une plate-forme de technologies numériques avec exposition de plateaux projets, ainsi qu’un « design center » pour faire travailler les entreprises, les étudiants et les chercheurs sur les usages et ce design des services numériques en mode « open innovation »(innovation ouverte). En complément, ce centre pourrait éventuellement développer une dimension d’accompagnement.– L’usine agile du campus des Arts et Métiers de Lille, travaille sur les enjeux de production flexible pour l’automobile, l’aéronautique et le ferroviaire. Il pourrait s’agir, en complément de l’aspect innovation et formation des étudiants, de développer les aspects de formation pour les dirigeants de PME et ETI et l’aspect accompagnement à la mise en œuvre.

En complément, les centres d’accélération pourront s’appuyer sur le réseau de Fab Lab, qui offre des plate-formes de prototypage d’objets grâce à des machines à commande numérique et machines-outils, ouvertes et accessibles à tous.

Quels sont les modèles de gouvernance et de leadership pour les centres d’accélération ?

Il est proposé de confier à l’AIF la responsabilité de bâtir la feuille de route du déploiement des centres d’accélération en coordination avec les autres acteurs, et que les industriels prennent le leadership de la création opérationnelle de chaque centre. Il s’agira de s’appuyer sur les structures existantes, même si elles peuvent paraître complexes, afin d’éviter de multiplier les instances de gouvernance.• Les leaders industriels du secteur auront un rôle central, et seraient à l’origine de la création des centres ouverts aux entreprises de leur secteur respectif. Ils auront une responsabilité essentielle afin de prioriser les problématiques spécifiques à la filière. Autour d’eux, sera ainsi fédéré l’écosystème de fournisseurs de technologies, d’universités et de PME et ETI. Les grands groupes doivent également entraîner leurs sous-traitants vers les nouveaux modes de production, et les intégrer par exemple dans une supply chain numérisées.

INSCRIRE LA DYNAMIQUE TERRITORIALE DES CENTRES D’ACCÉLÉRATION EN COHÉRENCE AVEC LES INITIATIVES GLOBALES LANCÉES PAR AILLEURS AU SERVICE DU DÉPLOIEMENT DE L’INDUSTRIE DU FUTUR

Les objectifs des centres d’accélération s’inscrivent en pleine cohérence avec les autres initiatives globales lancées par ailleurs dans le but de renforcer la compétitivité de notre industrie, mais aussi avec un ensemble de recommandations consensuelles, affirmées de longue date et qui peinent parfois à être mises en œuvre. Pourtant, la nécessité d’un déploiement rapide de l’industrie du futur en France rencontre une conjoncture favorable. À leur échelle, les centres d’accélération constituent autant de leviers pour soutenir cette dynamique, en s’appuyant sur les dispositifs existants, en favorisant des projets communs à plusieurs parties prenantes et en tenant compte des spécificités du tissu industriel français. Ils peuvent contribuer fortement aux initiatives nationales qui se succèdent depuis maintenant plus de cinq ans pour redonner ses lettres de noblesse à l’industrie, accompagner l’émergence de nouveaux champions de l’innovation industrielle, mobiliser financements publics et mécanismes d’accompagnement et enrichir les offres de formation, notamment initiales.

DONNER UN SENS À L’INDUSTRIE DU FUTUR

L’industrie du futur constitue une opportunité pour redonner à l’industrie française une attractivité qu’elle a perdue au cours des dernières décennies, notamment dans sa capacité à remettre l’humain au cœur des usines, une caractéristique structurante des organisations agiles de l’industrie du futur. Les initiatives de mise en valeur du monde industriel, telle que l’Usine Extraordinaire 45organisée en novembre 2018, sont des vecteurs utiles de ce mouvement. La poursuite et le développement d’initiatives à destination des élèves du secondaire sont également encouragés afin d’assurer la formation et le recrutement de la future génération d’opérateurs, techniciens, ingénieurs et gestionnaires qui sauront manipuler les nouveaux outils offerts par l’industrie du futur.

Au-delà des enjeux liés à la reconfiguration en cours des chaînes de valeur industrielle, en particulier les opportunités de relocalisations industrielles au plus près des grands marchés pour mieux répondre à la demande de personnalisation et de réduction des délais de livraison, ces technologies apportent des réponses à certains des défis socio-économiques majeurs auxquels nous sommes confrontés, comme la préservation de l’environnement, la traçabilité des produits et la transparence des chaînes d’approvisionnement.

L’industrie du futur est également une opportunité pour accentuer et consolider la construction d’une vision partagée de l’industrie en Europe. Au-delà des enjeux nationaux, il importe d’inscrire l’indus-trie du futur dans le cadre européen. En effet, l’Union européenne s’est en partie construite sur une vision commune des processus industriels. À ce titre, la promotion de l’industrie du futur s’inscrit pleinement dans l’agenda de renforcement des liens européens et peut s’appuyer sur de nombreux atouts (la présence d’industries en pointe dans de nombreux domaines, l’intégration des flux écono-miques et marchands, des initiatives nationales fortes dont certaines pourraient être mises en commun, par exemple via des jumelages, etc.). À ce jour, les principales initiatives industrielles européennes demeurent sectorielles, à l’image d’Airbus ou de l’armement par exemple. L’industrie du futur permettrait donc un renouvellement de ces processus, en adoptant une vision plus large. Elle pourrait éga-lement contribuer à renforcer l’attractivité du secteur industriel en France, en mettant en avant des perspectives internationales por-teuses et en s’appuyant sur une meilleure perception de l’industrie dans certains pays (par exemple en Allemagne).

L’Institut Montaigne remercie particulièrement les personnes suivantes pour leur contribution à ce travail. Présidents du groupe de travail Bernard Charlès, vice-président du conseil d’administration, directeur général, Dassault SystèmesJean-Dominique Senard, président, Michelin Groupe de travailSophie Burel, directrice adjointe des affaires publiques, Renault Pascal Cotte, Senior Partner & Managing Director, Chairman, Western Europe, South America, and Africa, The Boston Consulting Group Pascal Daloz, directeur général adjoint, affaires financières et stratégie, Dassault Systèmes François Darchis, directeur de la société en charge de l’innovation et du développement, Air LiquideBenjamin Fremaux, Senior Fellow, Institut Montaigne Jean-François Gonidec, directeur général excellence opérationnelle et manufacturing, L’OccitaneChristel Heydemann, président-directeur général, Schneider Electric France Pascal Laurin, directeur industrie 4.0, Bosch France Fanny Létier, co-fondatrice de GENEO capital entrepreneur Sébastien Massart, Head of Strategy, Dassault Systèmes.

Florent Menegaux, Chief Operating Officer, Michelin Jérôme Miara, président-directeur général, Obea Jacques Mulbert, président, ABB France Jean-Jacques Orsini, directeur groupe performance et compétitivité, Safran Denis Picarle, associé d’une PMI François Pitti, directeur marketing stratégique et prospective, Bouygues Constructions Victor Poirier, directeur adjoint des études, Institut Montaigne (rapporteur) Eric Sarfati, président, SGS FranceOlivier Scalabre, Senior Partner & Managing Director, The Boston Consulting Group Blanche Segrestin, responsable de la formation doctorale, profes-seur, MINES Paris-TechPentcho Stantchev, Responsable Strategy & Development, Schneider Electric FranceAdrien Tenne, Administrateur de l’Insee (rapporteur).

Personnalités auditionnées Annabel André-Laurent, vice-présidente, Région Auvergne-Rhône-Alpes Christophe Aufrère, Chief technical Officer, Faurecia Xavier Bertrand, président, région Hauts-de-France Eric Bonnin, directeur industrie & DD, CCI Alsace EurométropoleCatherine Borg Capra, directrice des filières industrielles à la Direction de l’Innovation, Bpi France Christophe Chauvet, directeur du développement, Elcimaï Réalisations Jean-Pierre Clamadieu, président du comité exécutif, Solvay

Julika Courtade-Gross, secrétaire générale, directrice de la com-munication et des affaires publiques, Siemens Benoît d’Iribarne, délégué général pour l’Allemagne, l’Autriche et le Benelux, Saint-Gobain Jean-Marie Danjou, délégué général, Cercle de l’Industrie Philippe Darmayan, président, UIMMAlexandra Dublanche, vice-présidente, Région Ile-de-FranceElizabeth Ducottet, présidente-directrice générale, Thuasne Fabienne Dulac, directrice exécutive, Orange France Julien Einaudi, Executive Vice President Global Services, Ortec Anne-Sophie de Faucigny, directrice des relations institutionnelles et des médias, BpifranceLaurent Fiard, président-directeur général, Visiativ Thierry Francq, commissaire adjoint, SGPIPierre Gattaz, président, MEDEFSylvie Grandjean, directrice financière, Redex Group Christine Le Bihan-Graf, avocate à la Cour, De Pardieu Brocas MaffeiPhilippe Luscan, président, Pacte PMEJean-Baptiste Marin-Lamellet, responsable des relations institu-tionnelles, Bpifrance Isabelle Martin, directrice du service économie et société, CFDT Laurent Mismacque, Head of Customer Services France and Head of Business Unit Cloud Application Services MindSphere and Cybersecurity, Siemens Alexandre Montay, délégué général, METIJean-Luc Moullet, directeur du programme industrie, SGPI Vincent Muller, directeur EMEA Channel, Steelcase François Pellerin, directeur du programme industrie du futur, Région Nouvelle-Aquitaine Bernard Pinatel, directeur général raffinage-chimie, Total

Stéphane Theuriau, président, Altarea Cogedim Jean-Camille Uring, directeur, Fives Emmanuelle Wargon, directrice des affaires publiques, Danone Ainsi que :Timothée Houzel, chargé d’études junior, Institut MontaigneAude Marville, assistante chargée d’études, Institut MontaigneAnna Perraudin, assistante chargée d’études, Institut MontaigneL’Institut Montaigne remercie aussi Frédéric Boumaza, Senior Vice President & General Manager de l’usine Bosch Mondeville, pour la visite du site industriel élu « usine de l’année 2017

Les opinions exprimées dans ce rapport n’engagent ni les personnes précédemment citées ni les institutions qu’elles représentent.90INDUSTRIE DU FUTUR, PRÊTS, PARTEZ !Stéphane Theuriau, président, Altarea Cogedim Jean-Camille Uring, directeur, Fives Emmanuelle Wargon, directrice des affaires publiques, Danone Ainsi que :Timothée Houzel, chargé d’études junior, Institut MontaigneAude Marville, assistante chargée d’études, Institut MontaigneAnna Perraudin, assistante chargée d’études, Institut MontaigneL’Institut Montaigne remercie aussi Frédéric Boumaza, Senior Vice President & General Manager de l’usine Bosch Mondeville, pour la visite du site industriel élu « usine de l’année 2017 ».Les opinions exprimées dans ce rapport n’engagent ni les personnes précédemment citées ni les institutions qu’elles représentent.

90INDUSTRIE DU FUTUR, PRÊTS, PARTEZ !Stéphane Theuriau, président, Altarea Cogedim Jean-Camille Uring, directeur, Fives Emmanuelle Wargon, directrice des affaires publiques, Danone Ainsi que :Timothée Houzel, chargé d’études junior, Institut MontaigneAude Marville, assistante chargée d’études, Institut MontaigneAnna Perraudin, assistante chargée d’études, Institut MontaigneL’Institut Montaigne remercie aussi Frédéric Boumaza, Senior Vice President & General Manager de l’usine Bosch Mondeville, pour la visite du site industriel élu « usine de l’année 2017 ».Les opinions exprimées dans ce rapport n’engagent ni les personnes précédemment citées ni les institutions qu’elles représentent.

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FranceWeb,présent dans tous les domaines et porteur d’avancées indéniables, le numérique est devenu un marqueur économique et stratégique fort. : SocSav21>Beau,Bien,Bon >Société du Savoir>ln°1 de la collaboration en ligne>Humanité(s) Digitale(s)>C'est Moi> C'est Vous> C'est Nous>A vos réseaux,eCitoyens !:Tous Président avec FranceWeb21 @ eCitoyen,Un pour Tous.Tous pour Un.Chacun pour Soi,FWPPF,LDRI Google My Business Google My Business UP Magazine - Plastiques et océans : la confrontation ravageuse Unique, FranceWeb en un clic de souris, RECHERCHER,OBSERVER,METTRE EN LIEN,DIFFUSER, Produire de l’intelligence collective au bénéfice de l’économie sociale et de la vie associative et impulser les changements nécessaires par l’évolution de notre société. : SocSav21>Beau,Bien,Bon >Société du Savoir>ln°1 de la collaboration en ligne>Humanité(s) Digitale(s)>C'est Moi> C'est Vous> C'est Nous>A vos réseaux,eCitoyens !:Tous Président avec FranceWeb21 @ eCitoyen,Un pour Tous.Tous pour Un.Chacun pour Soi,FWPPF,LDRI Images, FranceWeb,Unique, FranceWeb en un clic de souris, RECHERCHER,OBSERVER,METTRE EN LIEN,DIFFUSER, - Recherche Google FranceWeb Planète - Recherche Google Images FRANCEWEB group - Recherche Google The secret of the success" >AllianceNetWork>WorldNewsCenter>FranceWeb,eGlobalNetWork> We are the human Network, Serving the Planet with Breaking News : SRU-Electronics >Institut for International Research>21CenturyWebArchive>People, Region, Country, Firm, Department,..You !>MyNewsCenterNavigator>Know why, Know who, Know where, Know what>"The secret of the success">Learn,Meet,Discover,>Collaborate,Connect En vous souhaitant une belle semaine !>Nos derniers livres audio gratuits>Voici les derniers livres audio à écouter et télécharger gratuitement sur notre site>Découvrez comment les EXPERTS FANTASTIQUES vous aident : Cité>MySmartCity>La Ville Ouverte> l’humain au centre du dispositif>Ville intelligente et durable>FranceWebCitoyen>MediaIntel>Communauté virtuelle, site mobile, contenus contributifs> "TheGrid">Connected Home Solutions for Wonderful Life Wikipedia..1994,Décennies : 1960 1970 1980 1990 2000 2010,Siècles : XIXe siècle XXe siècle XXIe siècle,Chronologies géographiques... : SocSav21>Beau,Bien,Bon >Société du Savoir>ln°1 de la collaboration en ligne>Humanité(s) Digitale(s)>C'est Moi> C'est Vous> C'est Nous>A vos réseaux,eCitoyens !:Tous Président avec FranceWeb21 @ eCitoyen,Un pour Tous.Tous pour Un.Chacun pour Soi,FWPPF,LDRI FranceWebAsso>MyNewsCenter>Suivez nous>Ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine en régions>Les usines en régions.Investissements,Social,LES ÉVENEMENTS,LES FORMATIONS,EMPLOIS>N'attendez plus pour réussir ! : SocSav21>Beau,Bien,Bon >Société du Savoir>ln°1 de la collaboration en ligne>Humanité(s) Digitale(s)>C'est Moi> C'est Vous> C'est Nous>A vos réseaux,eCitoyens !:Tous Président avec FranceWeb21 @ eCitoyen,Un pour Tous.Tous pour Un.Chacun pour Soi,FWPPF,LDRI UP Magazine - Plaidoyer pour une souveraineté numérique européenne La lettre PSE - PSE-Ecole d'économie de Paris La lettre PSE - PSE-Ecole d'économie de Paris PSE - Paris School of Economics - Ambition and jealousy. Income interactions in the "Old" Europe versus the "New" Europe and the United States PSE - Paris School of Economics - Recherche PSE - Paris School of Economics - Recherche PSE - Paris School of Economics - Recherche PSE - Paris School of Economics - Recherche PSE - Paris School of Economics - Les 30 derniers dépôts Travail et économie publique - PSE-Ecole d'économie de Paris FRANCEWEB>Le n°1 mondial de la collaboration en ligne>La recette du succès du référencement chinois.Grand pare-feu de Chine. Hébergement Web en Chine.Mots clés à longue queue.Articles Liés : SocSav21>Beau,Bien,Bon >Société du Savoir>ln°1 de la collaboration en ligne>Humanité(s) Digitale(s)>C'est Moi> C'est Vous> C'est Nous>A vos réseaux,eCitoyens !:Tous Président avec FranceWeb21 @ eCitoyen,Un pour Tous.Tous pour Un.Chacun pour Soi,FWPPF,LDRI Images FranceWebSel - Recherche Google FranceWeb Images NEWS CENTER in 3 clicks - Recherche Google PPF,Dipl.Ing.StefanV.Raducanu veille pour vous: économie,technologie, societal,Je pense que je peux donner de l'énergie aux gens grâce à ce que je fais.,UNE VAGUE D'INSPIRATION : Cité>MySmartCity>La Ville Ouverte> l’humain au centre du dispositif>Ville intelligente et durable>FranceWebCitoyen>MediaIntel>Communauté virtuelle, site mobile, contenus contributifs> "TheGrid">Connected Home Solutions for Wonderful Life Et si la donnée profitait aussi aux citoyens français ? - ZDNet Lunch séminaire d'économie appliquée - PSE-Ecole d'économie de Paris Lunch séminaire d'économie appliquée - PSE-Ecole d'économie de Paris Missions - PSE-Ecole d'économie de Paris Les Mécènes de PSE-Ecole d'économie de Paris - PSE-Ecole d'économie de Paris Lunch séminaire d'économie appliquée - PSE-Ecole d'économie de Paris Datactivist | Datactivist https://datactivist.coop/fr Partenaires | Chaire citoyenneté  Colloques et conférences - PSE-Ecole d'économie de Paris Collaborations externes (France et international) - PSE-Ecole d'économie de Paris Campaigns Change Makers guidelines What is Change Makers? Change Makers LSE | Terms and Conditions LSE Student Hub LSE Student Hub LSE Student Hub Actus Médias | Chaire citoyenneté Nous contacter | Chaire citoyenneté Chaire citoyenneté |  Chaire Citoyenneté - Recherche Google Microsoft Word - FW.Poissy.doc - 4009146681.pdf FRANCEWEBMAX>"The secret of the success">MyNewsCenter>UN PARTENAIRE ENGAGÉ>Promotion de l’innovation, notamment en lien avec les milieux scientifiques et l’activité R&D sectorielle et multisectorielle.> Diffusion de l’information technologique> : Cité>MySmartCity>La Ville Ouverte> l’humain au centre du dispositif>Ville intelligente et durable>FranceWebCitoyen>MediaIntel>Communauté virtuelle, site mobile, contenus contributifs> "TheGrid">Connected Home Solutions for Wonderful Life L’AVENTURE FRANCEWEB>Grace à son écosystème et ses lecteurs de tous secteurs d’activité FRANCEWEB reste en permanence attentif aux nouveaux usages pour proposer sans cesse de nouvelles solutions d’optimisation des flux d’informations et d’aide ... : SocSav21>Beau,Bien,Bon >Société du Savoir>ln°1 de la collaboration en ligne>Humanité(s) Digitale(s)>C'est Moi> C'est Vous> C'est Nous>A vos réseaux,eCitoyens !:Tous Président avec FranceWeb21 @ eCitoyen,Un pour Tous.Tous pour Un.Chacun pour Soi,FWPPF,LDRI FRANCE WEB, collaboration en ligne - 3390502115.2.pdf MyNewsCenter>FranceWebAsso>PoissySmartCity>Parcoursup: Quelles sont les filières les plus demandées par les jeunes cette année? : Cité>MySmartCity>La Ville Ouverte> l’humain au centre du dispositif>Ville intelligente et durable>FranceWebCitoyen>MediaIntel>Communauté virtuelle, site mobile, contenus contributifs> "TheGrid">Connected Home Solutions for Wonderful Life Campagne : Cité>MySmartCity>La Ville Ouverte> l’humain au centre du dispositif>Ville intelligente et durable>FranceWebCitoyen>MediaIntel>Communauté virtuelle, site mobile, contenus contributifs> "TheGrid">Connected Home Solutions for Wonderful Life "Un pour Tous".."Tous pour Un".."Chacun pour Soi", Une union nationale enfin retrouvée !La France et ses « gilets jaunes »jusqu’aux portes de l’Elysée : ce sont eux, la république en marche !« Comment réussir dans un monde d’égoïstes » : Cité>MySmartCity>La Ville Ouverte> l’humain au centre du dispositif>Ville intelligente et durable>FranceWebCitoyen>MediaIntel>Communauté virtuelle, site mobile, contenus contributifs> "TheGrid">Connected Home Solutions for Wonderful Life SocSav21,Enrichissez vos relations humaines,Planifiez votre vie avec rigueur,Appréciez la vie que vous vivez,Concentrez-vous sur votre but et votre raison d’être : SocSav21>Beau,Bien,Bon >Société du Savoir>ln°1 de la collaboration en ligne>Humanité(s) Digitale(s)>C'est Moi> C'est Vous> C'est Nous>A vos réseaux,eCitoyens !:Tous Président avec FranceWeb21 @ eCitoyen,Un pour Tous.Tous pour Un.Chacun pour Soi,FWPPF,LDRI 3B,Beau,Bon,Bien : SocSav21>Beau,Bien,Bon >Société du Savoir>ln°1 de la collaboration en ligne>Humanité(s) Digitale(s)>C'est Moi> C'est Vous> C'est Nous>A vos réseaux,eCitoyens !:Tous Président avec FranceWeb21 @ eCitoyen,Un pour Tous.Tous pour Un.Chacun pour Soi,FWPPF,LDRI http://www.sciencespo-saintgermainenlaye.fr/ (89) Organisation à but non lucratif - Recherche Facebook (89) Les Rencontres de Sciences Po St Germain - Accueil (89) Les Rencontres de Sciences Po St Germain - Accueil (89) Conférence - Transition ou révolution écologique ? Conférence - Transition ou révolution écologique ? https://www.facebook.com/events/297805684190825/?ti=ia Sciences Po Saint-Germain sur Twitter : "Voici le lien pour s’inscrire (public et étudiants) https://t.co/uaOjTJLrML" Laurence Khichane (@laukhichane) | Twitter Tiny Costa Rica Has a Green New Deal, Too. It Matters for the Whole Planet. - The New York Times Sciences Po Saint-Germain sur Twitter : "Face à la mobilisation des étudiants pour le climat, notre école banalise la journée du 15 mars pour permettre à celles et ceux qui le souhaitent de manifester. Une conférence se tiendra demain matin pour parler climat et transition énergétique. Ouverte à tous sur inscription !… https://t.co/LaLy3gWWK8" Partager un lien sur Twitter Introduction à l’open data FRANCE WEB, collaboration en ligne - 3390502115.pdf « Raison » dans l’Histoire»Les nouveaux principes de l’Histoire»Kierkegaard,Jaspers,Heidegger,Jean-Paul Sartre,Martin Heidegger,Husserl,Krisis,Oswald Spengler,Paul Kennedy,Samuel Huntington,Francis Fukuyama,Henri Kissinger,Zbigniew Brzezinski,40 citations : SocSav21>Beau,Bien,Bon >Société du Savoir>ln°1 de la collaboration en ligne>Humanité(s) Digitale(s)>C'est Moi> C'est Vous> C'est Nous>A vos réseaux,eCitoyens !:Tous Président avec FranceWeb21 @ eCitoyen,Un pour Tous.Tous pour Un.Chacun pour Soi,FWPPF,LDRI Google Traduction Stefan V.Raducanu sur Twitter : "Postcards from China – 8 SEO Treasures for the World’s Biggest eCommerce Market https://t.co/ZPfGmFkKRT #Searchmetrics via @searchmetrics" Votre Tweet a été envoyé ! Partager un lien sur Twitter SEO & Content Marketing Blog Demandez un devis ou une démonstration live de Searchmetrics Suite You searched for travail collaboratif | Searchmetrics You searched for travail collaboratif | Searchmetrics Niche Ranking Factors: Targeted analysis for your Online Market Searchmetrics Whitepaper with Suxeedo: Content that performs Niche Ranking Factors: Targeted analysis for your Online Market Searchmetrics analysis: Google's Top 1,000 Winning Domains 2018 Knowledge-Base | Searchmetrics Analyze Mobile SEO Rankings and Traffic | Searchmetrics Drive Your Performance With Global SEO | Searchmetrics Joel Gombin (@joelgombin) | Twitter joelgombin (Joel Gombin) | Keybase  datactivist – Medium Datactivist – Medium Samuel Goëta – Medium Samuel Goëta – Medium joelgombin (Joel Gombin) | Keybase joelgombin (Joel Gombin) | Keybase Medium  FRANCE WEB, collaboration en ligne - 1641417226.pdf Introduction à l’open data Introduction à l’open data Introduction à l’open data Introduction à l’open data Introduction à l’open data Introduction à l’open data Challenge Data — Une semaine à Sciences Po Saint-Germain pour concevoir des usages autour de…  AXA France veut revenir dans la course en assurance auto Timeline - Time to Play Fair  l'entendement de Macron - Recherche Google l’entendement de Macron - Recherche Google La crise de l’humanité européenne et la philosophie - 706073153.2.pdf  Sartre: La nausée  Nausée » de J.P. Sartre - Recherche Google Le monde de la vie de Husserl dans la Krisis  Le livre Philosophie 2.0 : une introduction à la philosophie Présentation d'Husserl, philosophe allemand du 20ème siècle  husserl krisis - Recherche Google Nausée - Recherche Google  Naufrage du "Grande America": Jadot (EELV) critique le "laxisme autour du transport maritime"  Algérie: un glissement à la Kabila, dernière trouvaille du pouvoir de Bouteflika - Sputnik France Cryptomonnaies et blockchain au menu de la délégation suisse au Forum de Saint-Pétersbourg - Sputnik France Macron compte se mesurer à Poutine au Forum économique de Saint-Pétersbourg - Sputnik France À Saint-Pétersbourg, le Président Macron entame sa première visite officielle en Russie - Sputnik France Le nouveau gouvernement russe comparé à un tigre s'apprêtant à sauter sur sa proie - Sputnik France Bild trouve un sens caché dans le bouquet offert à Merkel par Poutine - Sputnik France Un coup contre la hiérarchie mondiale: la Russie a-t-elle poussé les Européens au pire? Mise à niveau Lite Générateur d'excuses et d'actions - Sorry Children 9 Cars With Extreme Big Engines - YouTube Une chronique du pionnier du Web français Bruno Walther.L'Internet était une promesse utopique, il est devenu notre cauchemar contemporain, : Cité>MySmartCity>La Ville Ouverte> l’humain au centre du dispositif>Ville intelligente et durable>FranceWebCitoyen>MediaIntel>Communauté virtuelle, site mobile, contenus contributifs> "TheGrid">Connected Home Solutions for Wonderful Life Quatre bons tuyaux pour innover What Elon Musk Taught Me About Growing A Business – ThinkGrowth.org 7 Counterintuitive Rules for Growing Your Business Super-Fast The power of doing nothing at all – The Startup – Medium The most insightful stories about Entrepreneurship – Medium 10 comptes d’entrepreneurs et d'entrepreneures à suivre sur Medium  Actualités sur le navigateur web Chrome de Google - PhonAndroid.com  Patch Tuesday : deux zero-days en moins dans Windows - ZDNet FranceWebAssociation.htm Firefox Send Firefox Send Firefox Send Connexion Continuer vers Firefox Send Comptes Firefox Comptes Firefox Renforcer le leadership au féminin ET réduire les biais inconscients qui l'empêchent d'émerger. Redirection WWW, 30 ans et presque toutes ses dents - ZDNet  FRANCE WEB, collaboration en ligne - 1641417226.pdf MySelTab.htm Firefox Send "Chacun pour Soi">Ing.StefanV.Raducanu,un être culturel,un visionnaire,créateur PoissyWebCitoyen,Ces nouveaux défis sont autant d'opportunités pour vous, L’imaginaire social constitue l’enjeu premier de la culture numérique.Nous : Cité>MySmartCity>La Ville Ouverte> l’humain au centre du dispositif>Ville intelligente et durable>FranceWebCitoyen>MediaIntel>Communauté virtuelle, site mobile, contenus contributifs> "TheGrid">Connected Home Solutions for Wonderful Life Electronics : SRU-Electronics >Institut for International Research>21CenturyWebArchive>People, Region, Country, Firm, Department,..You !>MyNewsCenterNavigator>Know why, Know who, Know where, Know what>"The secret of the success">Learn,Meet,Discover,>Collaborate,Connect Electronics : SRU-Electronics >Institut for International Research>21CenturyWebArchive>People, Region, Country, Firm, Department,..You !>MyNewsCenterNavigator>Know why, Know who, Know where, Know what>"The secret of the success">Learn,Meet,Discover,>Collaborate,Connect SRU-Electronics >Institut for International Research>21CenturyWebArchive>People, Region, Country, Firm, Department,..You !>MyNewsCenterNavigator>Know why, Know who, Know where, Know what>"The secret of the success">Learn,Meet,Discover,>Collaborate,Connect "The secret of the success">MANAGING ORGANIZATIONS>With data science, you learn as you go, not before you go.Why Data Science Teams Need Generalists, Not Specialists : SRU-Electronics >Institut for International Research>21CenturyWebArchive>People, Region, Country, Firm, Department,..You !>MyNewsCenterNavigator>Know why, Know who, Know where, Know what>"The secret of the success">Learn,Meet,Discover,>Collaborate,Connect SRU-Electronics. Working together to ensure sustainable growth.Meeting the digital future challenge anywhere, anytime.Anticipate the current flow for Wonderful Living.We Will provide a safe and comfortable space to everyone who gath - Recherche Google Webmaker->Put the World's News at your fingertips 24 hours a day. Get ahead of the world's emerging stories->''MyNewsCenterNavigator''->All global sources in one app! : SRU-Electronics >Institut for International Research>21CenturyWebArchive>People, Region, Country, Firm, Department,..You !>MyNewsCenterNavigator>Know why, Know who, Know where, Know what>"The secret of the success">Learn,Meet,Discover,>Collaborate,Connect Electronics : SRU-Electronics >Institut for International Research>21CenturyWebArchive>People, Region, Country, Firm, Department,..You !>MyNewsCenterNavigator>Know why, Know who, Know where, Know what>"The secret of the success">Learn,Meet,Discover,>Collaborate,Connect Electronics : SRU-Electronics >Institut for International Research>21CenturyWebArchive>People, Region, Country, Firm, Department,..You !>MyNewsCenterNavigator>Know why, Know who, Know where, Know what>"The secret of the success">Learn,Meet,Discover,>Collaborate,Connect Electronics : SRU-Electronics >Institut for International Research>21CenturyWebArchive>People, Region, Country, Firm, Department,..You !>MyNewsCenterNavigator>Know why, Know who, Know where, Know what>"The secret of the success">Learn,Meet,Discover,>Collaborate,Connect SRU-Electronics : SRU-Electronics >Institut for International Research>21CenturyWebArchive>People, Region, Country, Firm, Department,..You !>MyNewsCenterNavigator>Know why, Know who, Know where, Know what>"The secret of the success">Learn,Meet,Discover,>Collaborate,Connect Gigaom | 2020 via time machine: networks and systems SRU-Electronics : SRU-Electronics >Institut for International Research>21CenturyWebArchive>People, Region, Country, Firm, Department,..You !>MyNewsCenterNavigator>Know why, Know who, Know where, Know what>"The secret of the success">Learn,Meet,Discover,>Collaborate,Connect SRU-Electronics : SRU-Electronics >Institut for International Research>21CenturyWebArchive>People, Region, Country, Firm, Department,..You !>MyNewsCenterNavigator>Know why, Know who, Know where, Know what>"The secret of the success">Learn,Meet,Discover,>Collaborate,Connect Stefan Raducanu et son temps ->MyNewsCenter>Faire Société>La phisique quantique>Valeurinestimable>21CenturyWebArchive>FWVAG21>My21stCenturyWebArchive>Research Starts Here>Voyagez autour du monde avec SRU-Electronics : SRU-Electronics >Institut for International Research>21CenturyWebArchive>People, Region, Country, Firm, Department,..You !>MyNewsCenterNavigator>Know why, Know who, Know where, Know what>"The secret of the success">Learn,Meet,Discover,>Collaborate,Connect  Images, FranceWeb,Know why, Know who, Know where, Know what. - Recherche Google  Images, FranceWeb,Know why, Know who, Know where, Know what. - Recherche Google SocSav21 - Recherche Google Images PoissySmartCity - Recherche Google L’industrie du futur>FRANCEWEBMAX>UN PARTENAIRE ENGAGÉ>Promotion de l’innovation, notamment en lien avec les milieux scientifiques et l’activité R&D sectorielle et multisectorielle.> Diffusion de l’information technologique> : SRU-Electronics >Institut for International Research>21CenturyWebArchive>People, Region, Country, Firm, Department,..You !>MyNewsCenterNavigator>Know why, Know who, Know where, Know what>"The secret of the success">Learn,Meet,Discover,>Collaborate,Connect About SRU : SRU-Electronics >Institut for International Research>21CenturyWebArchive>People, Region, Country, Firm, Department,..You !>MyNewsCenterNavigator>Know why, Know who, Know where, Know what>"The secret of the success">Learn,Meet,Discover,>Collaborate,Connect FRANCE WEB, collaboration en ligne - 1641417226.pdf 21CenturyWebArchive : Cité>MySmartCity>La Ville Ouverte> l’humain au centre du dispositif>Ville intelligente et durable>FranceWebCitoyen>MediaIntel>Communauté virtuelle, site mobile, contenus contributifs> "TheGrid">Connected Home Solutions for Wonderful Life Images,FranceWebMax - Recherche Google Images,FranceWebMAX - Recherche Google Tutorial : Installer Webmin sur un système Linux : Otium France, Blog Informatique – Tutoriaux et Astuces pour Windows et Linux !  Images,FranceWebMin - Recherche Google Images,WebMIN - Recherche Google API Agro, la plateforme de l'agriculture de précision | BearingPoint France  API-AGRO : faciliter le partage des données agricoles | Alim'agri  API-AGRO, des compétences à cultiver ensemble - API-AGRO  API-AGRO - Déployez la valeur des données agricoles  d'API-Agr - Recherche Google « Oser inventer l’avenir » pour y exprimer des revendications, des insatisfactions, des frustrations,... j’espère qu’on y trouvera aussi des propositions..dans une société bureaucratique à consommation dirigée comme la nôtre.Qu'ajouter ?Sur le même thème. : Cité>MySmartCity>La Ville Ouverte> l’humain au centre du dispositif>Ville intelligente et durable>FranceWebCitoyen>MediaIntel>Communauté virtuelle, site mobile, contenus contributifs> "TheGrid">Connected Home Solutions for Wonderful Life Les hubs de contenu devraient être un facteur de rentabilité et de leadership.International Research>SRU-Electronics ...MySelTab,The Digital Experience Sourcebook, : SocSav21>Beau,Bien,Bon >Société du Savoir>ln°1 de la collaboration en ligne>Humanité(s) Digitale(s)>C'est Moi> C'est Vous> C'est Nous>A vos réseaux,eCitoyens !:Tous Président avec FranceWeb21 @ eCitoyen,Un pour Tous.Tous pour Un.Chacun pour Soi,FWPPF,LDRI "The Grid" >>La vision comme modèle mental, ce n’est pas la marche au hasard.... : Cité>MySmartCity>La Ville Ouverte> l’humain au centre du dispositif>Ville intelligente et durable>FranceWebCitoyen>MediaIntel>Communauté virtuelle, site mobile, contenus contributifs> "TheGrid">Connected Home Solutions for Wonderful Life Images,FranceWeb,Produire de l’intelligence collective au bénéfice de l’économie sociale et de la vie associative et impulser les changement nécessaires par l’évolution de notre société. - Recherche Google FRANCE WEB, collaboration en ligne - 3390502115.pdf Occupez-vous de vous-même d’abord.Prenez du temps pour vos loisirs,Concentrez-vous sur votre but et votre raison d’être. Vous êtes bien plus précieux que ce que vous possédez. Ne l’oubliez pas : Cité>MySmartCity>La Ville Ouverte> l’humain au centre du dispositif>Ville intelligente et durable>FranceWebCitoyen>MediaIntel>Communauté virtuelle, site mobile, contenus contributifs> "TheGrid">Connected Home Solutions for Wonderful Life

14/03/2019

FRANCEWEB>Le n°1 mondial de la collaboration en ligne>La recette du succès du référencement chinois.Grand pare-feu de Chine. Hébergement Web en Chine.Mots clés à longue queue.Articles Liés

   FranceWeb, le n°1 mondial de la collaboration en ligne3poles.png

La pyramide Data-Information-Knowledge-Wisdom

  • Les données sont la matière "brute" d'où naît l'information.

  • L'information pourrait être définie comme des données qui ont été consignées, classées, organisées, raccordées ou interprétées dans un cadre qui en dégage le sens

  • En donnant du sens à de l'information, on obtient de la connaissance

  • En donnant du sens à la connaissance on obtient du savoir

Cartes postales de Chine - 8 trésors du référencement sur le plus grand marché e-commerce au monde

La Chine, en tant que plus grand marché de commerce électronique au monde, offre des perspectives très intéressantes aux propriétaires de sites Web. Outre les énormes opportunités, il existe également de grands défis, notamment en raison des différences culturelles, linguistiques et techniques entre le Web en Chine et ce à quoi les professionnels de l'Internet dans l'hémisphère occidental sont habitués. Comme le chiffre 8 est le chiffre porte-bonheur chinois et que la superstition joue un rôle important dans la culture chinoise, j'aimerais utiliser ce billet de blog pour partager les 8 conseils de référencement les plus importants pour Baidu, WeChat et les autres géants de la Chine.

Cette liste de contrôle chinoise pour le référencement décrit les 8 points les plus importants à connaître lors de l'optimisation des moteurs de recherche sur le marché chinois.

1. Ne faites pas de SEO pour les termes de recherche transactionnelle - concentrez-vous sur les mots-clés informatifs

Les ventes ne se font généralement pas dans les boutiques en ligne des fabricants ou des marchands. Vous ne devez donc pas essayer de générer du trafic depuis les moteurs de recherche vers votre boutique en ligne. Les utilisateurs chinois font principalement leurs achats sur de grandes plateformes établies telles que Taobao, Tmall ou Dangdang. Les activités de recommandation et de marketing d'influence se déroulent principalement sur les médias sociaux, surtout sur WeChat.

Page d'accueil de Tmall

Mais ce n'est que la transaction. Les utilisateurs chinois souhaitent également être informés - ce qui peut inclure une visite sur le site Web du fabricant du produit. Mais en Chine, comme partout ailleurs, ce site Web doit être trouvé, ce qui implique de mener une recherche normale dans les moteurs de recherche - et c’est là que le référencement traditionnel des sites Web est pertinent. Même si votre marque est bien connue en Europe ou aux États-Unis et que votre site Web a autorité sur Google, vous devez tout recommencer en Chine. Baidu, So.com (360 Search) et Sogou.com sont les moteurs de recherche de choix des utilisateurs chinois. Bing est un exemple de moteur de recherche occidental accessible en Chine, mais sa part de marché est négligeable. L'image montre à quel point les SERP peuvent être diversifiés dans différents moteurs de recherche:

Comparaison des SERPs: Baidu à gauche, Google à droite

2. Grand pare-feu de Chine

Le grand pare-feu de Chine est une «barrière de protection» mise en place par le gouvernement chinois pour - conformément à la politique officielle - protéger la population contre la propagande négative, la pornographie, les faux médias et les discours de haine. Cela a conduit le gouvernement à bloquer les sites de médias sociaux tels que Facebook et Twitter, qui permettent aux utilisateurs de publier du contenu non filtré qui, du point de vue du gouvernement, pourrait être contraire à l'éthique ou au mauvais goût. Internet chinois a créé des alternatives à tous ces services qui doivent (doivent) fonctionner dans les limites données et suppriment le contenu ou les comptes d’utilisateur non conformes à la législation chinoise.

Outre les publications incontrôlables sur les réseaux sociaux, d'autres sites Web sont bloqués par un pare-feu s'ils publient un contenu illégal en Chine. Le contenu et les sites Web ne sont pas toujours bloqués au niveau du domaine. Les adresses IP ou même des plages IP entières peuvent être bloquées en masse.

3. Hébergement Web en Chine

Si un site Web cherche à être indexé et classé par Baidu, il ne doit pas nécessairement être hébergé en Chine. Dans mon article, Baidu Mythbusting , je traite de cette idée préconçue et d'autres idées fausses sur le référencement de Baidu. La raison pour laquelle de nombreux référenceurs pensent qu'ils doivent héberger un site en Chine est qu’ils ont eu une mauvaise expérience avec un fournisseur d’hébergement inadapté. Cela peut signifier qu'un site est bloqué et indisponible en Chine, ce qui signifiera évidemment qu'il ne peut pas se classer dans Baidu, ou qu'un site peut être trop lent pour avoir une chance dans des créneaux concurrentiels.

Lorsque vous choisissez un fournisseur d'hébergement (en supposant que vous n'êtes pas dans la position privilégiée de pouvoir héberger votre site Web directement en Chine), vous devez donc être extrêmement prudent afin de vous assurer que votre site Web n'est pas bloqué sans faute de votre part. Pour la vitesse du site, la distance entre le lieu d'hébergement et la frontière chinoise est un facteur clé. L'hébergement en Asie, en particulier à Hong Kong, en Corée du Sud ou au Japon, est recommandé.

Le billet de rêve pour un site Web qui espère bien se positionner sur le marché chinois est l'hébergement Web au sein même de la République populaire de Chine. Cependant, cela nécessite une licence ICP qui ne peut être accordée qu'à une société opérant en Chine et possédant au moins une succursale / bureau en République populaire. Pour les entreprises internationales, un CDN, tel que celui fourni par Akamai, est souvent une option viable. Toutefois, Akamai (ne sera autorisé à) diffuser du contenu à partir de serveurs chinois que lorsque la licence ICP correspondante aura été obtenue.

4. vitesse de la page

De nos jours, presque tous les sites Web ont besoin d'un lien vers Facebook et d'un bouton Twitter. Pour le référencement en Chine, cela peut contenir des pièges cachés. Le problème principal n'est pas que les utilisateurs chinois ne peuvent pas utiliser ces liens et pourraient devenir frustrés. C'est l'impact sur la disponibilité et la rapidité. Il n'est pas rare que des scripts (ou des éléments de page individuels tels que des graphiques) soient chargés directement à partir de ces plateformes ou tentent - même dans un monde post-GDPR - de communiquer directement avec Facebook, même sans demande de l'utilisateur.

Cela peut entraîner un ralentissement considérable du site Web ou, dans le pire des cas, le site Web se retrouvant sur une liste de domaines bloqués car il établit trop de connexions à des services bloqués. Pour votre public chinois, vous devez échanger tous les services de médias sociaux qui ne sont pas disponibles pour les plates-formes chinoises les plus populaires. Pour voir comment vous ne devriez pas le faire, consultez le site Web de cette société qui a intégré les icônes sociales de Facebook et Twitter:

Reconnaissez-vous les boutons sociaux pour Facebook et Twitter en bas à droite? C'est comme cela que vous risquez que votre site Web connaisse des problèmes en Chine.

En Chine, Tencent QQ et WeChat sont les principaux canaux de médias sociaux auxquels votre site Web doit se connecter. Voici quelques exemples d'écrans de WeChat - et de l'application de médias sociaux XiaoHongShu qui connaît actuellement un énorme battage médiatique:

Applications de médias sociaux en Chine (de gauche à droite): 1. Aperçu de WeChat News, 2. Contribution d'un leader d'opinion clé à WeChat, 3. XiaoHongShu («Petit livre rouge», nouvelle application de médias sociaux en Chine).

JQuery, les polices TrueType et les icônes Web sont d'autres services que de nombreux développeurs Web aiment intégrer à partir des sources d'origine, ce qui signifie qu'ils ne sont pas auto-hébergés. Cela peut créer un problème car le temps nécessaire au chargement de ressources tierces peut créer un goulot d'étranglement pour l'optimisation de la vitesse de la page. Ceci est, bien sûr, également valable pour les sites Web des marchés européens et chinois - mais en Chine, la rapidité est considérée comme plus importante, car une page lente aura tendance à perdre les alternatives plus rapides.

5. caractères chinois

Aujourd'hui, l'anglais est largement parlé parmi la population chinoise jeune et urbaine. Cependant, la classe moyenne et la classe supérieure en Chine ne sont pas uniquement composées de jeunes professionnels ayant une formation et des perspectives internationales. La majorité des consommateurs chinois vivent, parlent - et recherchent - en chinois. Mais tous les Chinois ne sont pas pareils: un site Web construit pour Hong Kong et se positionnant déjà bien sur Google ou Bing peut connaître des difficultés en Chine.

Les habitants de Hong Kong parlent le cantonais, ce qui ne sera pas compris par un mandarin. Quiconque a étudié la langue chinoise est susceptible de répondre que les différents dialectes et variantes du chinois, dont le mandarin et le cantonais sont deux, sont parlés différemment mais écrits avec les mêmes caractères. Cependant, cela n’est vrai que superficiellement car chaque variante comporte des mots et des expressions qui ne figurent pas dans les autres. Ceci est bien sûr vrai dans d'autres langues, par exemple avec des différences entre l'anglais australien, américain et britannique. Ci-dessous, vous pouvez voir comment différents caractères sont dans les langues asiatiques respectives - en prenant l'exemple du mot «toilettes»:

Même mot (toilettes), différents systèmes de caractères - un pour la Chine, un pour Hong Kong et enfin pour Taiwan.

En chinois, il existe une autre différence qui sépare Taiwan (où le mandarin est parlé comme en Chine continentale) et Hong Kong de la République populaire: le système de caractères. Au cours de la Révolution culturelle, plusieurs modifications ont été apportées aux caractères chinois traditionnels. Ces «caractères simplifiés» ne sont utilisés qu'en Chine (et en partie à Singapour). À Hong Kong et à Taiwan, le chinois est toujours écrit en utilisant les «caractères traditionnels». Et tandis que la culture, le mode de vie et les coutumes des pays chinois (comme Hong Kong, Taiwan, Singapour et la République populaire de Chine) peuvent sembler similaires à ceux d'un observateur occidental, des changements spectaculaires au cours des 50 à 60 dernières années ont créé des différences significatives.

Le contenu conçu pour plaire aux utilisateurs chinois en Chine ne doit donc pas uniquement être écrit en mandarin à l'aide de caractères simplifiés. Il devrait également être rédigé par des locuteurs natifs chinois qui (en particulier au cours des dix dernières années) ont vécu en Chine et ont été entourés par la culture. C’est le seul moyen de s’assurer que le contenu ne coche pas superficiellement les bonnes cases, mais qu’il prend également en compte les derniers développements de la culture Internet en pleine mutation de la Chine et qu’il peut donc plaire aux utilisateurs résidant en Chine.

6. Couleurs, design et mise en page

La culture chinoise est fondamentalement différente de la culture occidentale. Ce n'est pas une question de religion - la culture chinoise comprend tout un monde de symbolisme (subconscient), de signification des couleurs, d'attentes de structure et de principes de mise en page.

  • Beaucoup de Chinois sont superstitieux. Par exemple, le nombre 4 est évité (par exemple dans les numéros de téléphone) et les numéros 6 et 8 sont considérés comme souhaitables.
  • La couleur rouge, qui représente un danger ou un signal d'alarme en Europe, représente le bonheur et les cadeaux en Chine. Au festival chinois du printemps, les enfants reçoivent des «Hong Bao» (enveloppes rouges) contenant de l'argent et, les jours fériés chinois, la communauté Internet profite de Hong Bao virtuel avec des réductions et des offres spéciales.
  • Alors que la conception de sites Web occidentaux tend souvent à inclure des espaces blancs et à utiliser des couleurs discrètes, de nombreux sites Web chinois regorgent de couleurs vives et d’images clignotantes qui peuvent sembler chaotiques aux observateurs occidentaux.

Ces points soulignent l’importance de travailler avec des consultants et des concepteurs chinois pour créer une marque et un site Web destinés au marché chinois. Une fois que cela a été pris en charge, vous pouvez regarder les mesures de référencement onpage et offpage traditionnelles.

Page d'accueil de la plate-forme de commerce électronique 1688.com, appartenant au groupe Alibaba.

Tout comme les moteurs de recherche occidentaux, Baidu reconnaît le sujet d'une page en analysant les mots-clés dans le titre, la méta-description, les titres et le contenu. Baidu analyse également les liens vers d'autres sites Web pour évaluer l'importance d'une page dans le China Wide Web. Baidu punit également les tentatives de manipulation, telles que le spam sur les liens, et récompense les liens authentiques de pages chinoises faisant autorité (tels que les grands journaux en ligne). De bonnes relations publiques et un travail de presse, associés aux médias sociaux et au marketing d'influence, permettent aux sites Internet influents de se faire remarquer et d'obtenir des liens précieux.

Page de DangDang

7. Mots clés à longue queue

Pour de nombreux mots clés utiles, la première page de résultats de recherche de Baidu et 360 Search regorge de résultats issus des offres Web des moteurs de recherche (Wiki de Baidu, forums de discussion, portails de questions-réponses, verticales d'images et de vidéos, etc.) ou de résultats similaires. géants de l'internet chinois, tels que Taobao, 1688.com etc.

Cela rend souvent impossible de se classer dans le top 10 pour de nombreux mots clés à tête courte. Cependant, les utilisateurs chinois (comme leurs homologues européens ou américains) utilisent souvent des requêtes de recherche plus détaillées et à longue queue au lieu de termes courts, composés d'un seul mot.

Les géants de l’Internet ne ciblent souvent pas ces termes à long terme avec des pages de destination spécialement conçues pour les mots clés à longue queue. C’est là que réside le réel potentiel de réussite du référencement chinois.

Plus de la moitié de l'activité Internet en Chine se fait sur les smartphones et la recherche vocale a également été adoptée par la génération précédente. Le langage naturel que les utilisateurs parlent dans leur téléphone et le grand nombre de personnes en Chine signifient que les mots clés à longue queue peuvent avoir un volume de recherche élevé, entraînant un nombre important de visiteurs sur le site.

8. Conclusion: la recette du succès du référencement chinois

Les trois principaux ingrédients d’un bon référencement chinois sont les suivants:

  1. Assurez-vous que votre site est et reste accessible en Chine,
  2. Comprendre et servir le marché chinois,
  3. Trouvez et occupez votre propre niche (longue queue) aux côtés des géants de l'internet.
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Marcus Pentzek

Marcus Pentzek

Bonjour, je m'appelle Marcus Pentzek et je suis consultant principal en référencement chez Searchmetrics. Je fais ce que je peux pour conseiller et aider nos clients de Suite à répondre à leurs besoins en matière d’optimisation des moteurs de recherche. Ma passion est le référencement international, y compris en Chine, mais pas seulement en Chine! Allez-y et discutez de ce que j'écris ici en laissant vos commentaires - et vous pouvez également me trouver sur LinkedIn .

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06/03/2019

Les cartels de l’attention ou ces nouveaux barons qui nous droguent.Internet est devenu comme un distributeur géant de sucre et de mauvais gras destiné à nous faire perdre toute notion de satiété.

Une chronique du pionnier du Web français Bruno Walther.L'Internet était une promesse utopique, il est devenu notre cauchemar contemporain,

Oui, Internet conspire à nous rendre cons, très cons, de plus en plus cons

Et ça fait flipper ! Heureusement... on commence à prendre conscience du problème, et quelques solutions émergent...

Google nous rend-il stupides ?

En 2008, dans un article fameux paru dans The Altantic, Nicholas Carr posait la question. Il avait préféré la forme interrogative. Il n’était pas certain de la réponse. Bien sûr, le journaliste américain, essayiste et geek de la première heure, avait réuni une somme étrangement concordante de soupçons.

« Me plonger dans un livre ou un long article a toujours été facile. Mon esprit était saisi par le récit ou les méandres de l’argumentation, et je passais des heures à flâner dans ces longues proses. C’est rarement le cas désormais. Ma concentration dérive après deux ou trois pages. Je deviens nerveux, perds le fil, commence à chercher autre chose à faire. J’ai l’impression de devoir toujours ramener mon cerveau rebelle au texte. La lecture profonde qui me venait naturellement est devenue une lutte. »

En essayiste scrupuleux, il avait confronté ses intuitions à celles de confrères et de quelques experts. Tous ressentaient les mêmes effets. Maryanne Wolf, professeure de psychologie à l’Université Tufts, confirmait : « Nous ne sommes pas seulement ce que nous lisons. Nous sommes comme nous lisons. » Dans cette ère pré-règne-absolu de Facebook, elle aussi s’inquiétait du style de lecture promu par le Net : « Quand nous lisons en ligne, nous avons tendance à devenir de “simples décodeurs d’informations”. Notre capacité à interpréter le texte, à créer les riches connexions mentales qui se forment lorsque nous lisons profondément et sans distraction, reste largement désengagée. »

L’article avait soulevé l’ire rageuse de tous les ardents précurseurs du Net. Depuis, beaucoup de like ont coulé sur nos news feeds, mais la question de Nicholas n’a pas pris une ride. Au contraire. Force est de le constater. Nicholas avait raison : Internet conspire à nous rendre cons, très cons, de plus en plus cons.

GAFAM : les bandits manchots de la guerre de l’attention

Tristan Harris connaît bien l’arrière-boutique des géants de la tech. Il sait comment et pourquoi les nouvelles technologies orientent nos pensées, nos actions et nos relations. Il a appris les techniques de manipulation au Persuasive Tech Lab de Stanford, sous la direction de B.J. Fogg, un psychologue comportementaliste. Beaucoup de ses étudiants ont poursuivi une carrière prospère dans la Silicon Valley, et Tristan a été quant à lui Design Ethicist chez Google.

« J’étais à l’intérieur. Je sais ce que ces entreprises mesurent. Je sais comment ils parlent, et je sais comment leur ingénierie fonctionne », aime-t-il à souligner. Un insider donc, qui, avec quelques brillants résiliants de la Valley, anciens de chez Facebook, Apple ou Google, a lancé en janvier 2018 le Center for Humane Technology. Leur objectif ? Dénoncer les pièges de ces systèmes qu’ils ont contribué à fabriquer, et lancer l’alarme : les géants de la tech ont déchaîné la guerre de l’attention, et leur principal but est de nous tenir scotchés à nos écrans. Pour ce faire, chacun a sa méthode. Des systèmes de notifications qui vous interpellent sans cesse, des vidéos qui s’enclenchent automatiquement et qui enquillent direct sur la suivante, un news feed sans fin, des systèmes de bonification… Rien de tout cela n’engage beaucoup de votre temps. Lire un commentaire, compter vos like ou scroller sur votre mur… ne prend pas plus de quelques secondes. En principe.

Mais toute l’économie de l’attention repose sur la mécanique des machines à sous. Si la mise de départ n’est jamais bien conséquente, quelques secondes de votre temps, l’addiction, elle, emporte la mise tout d’un bloc… À la manœuvre : notre angoisse de manquer quelque chose – Fear of Missing Out, le fameux FOMO – et notre goût immodéré du jeu qui active notre archaïque besoin de récompenses et nous gorge de dopamine. Les géants de la tech l’ont bien compris. Efficaces et sans scrupules, ils raffinent sans cesse la bonne vieille recette du bandit manchot.

Mais que fait l’Internet à nos cerveaux ?

Les sollicitations permanentes – combien de petits cœurs sur votre nouvelle photo de profil ? – vous paraissent innocemment ludiques ? Les vidéos qui s’enchaînent les unes après les autres vous semblent bien pratiques ? Que nenni. Le temps sur nos écrans éparpille notre attention façon puzzle, parce que tout clignote dans ce but, parce que tout est fait pour nous hypnotiser dans cet objectif.

Et les effets commencent à être visibles et massifs. En 2000, la mémoire immédiate permettait de capter un message durant douze secondes. En 2013, cette durée chute à huit secondes quand l’attention d’un poisson rouge est estimée, elle, à neuf secondes. Les troubles de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDHA) touchent 11  % des jeunes entre 4 et 17 ans et 20  % des étudiants aux États-Unis, et sont la deuxième cause de maladie chez les jeunes Américains, après l’asthme.

Mais hélas, l’attention n’est pas la seule victime. Plusieurs études soulignent le lien entre le sentiment de solitude, la dépression, la baisse de l’estime de soi, et le temps passé sur les réseaux sociaux. Last but not least… Facebook et consorts nous servent volontiers des contenus agressifs et bas de plafond. Dans une enquête détaillée parue dans The Guardian le 2 février 2018, le développeur français Guillaume Chaslot, fondateur de l’association AlgoTransparency, démontre que les algorithmes de YouTube valorisent systématiquement les vidéos les plus clivantes. Pourquoi ? Parce que l’humain réagit très bien à ce type de stimulations… Même s’il sait que ce n’est ni bon, ni intéressant, il lui est difficile de ne pas cliquer.

Ainsi, Internet est devenu comme un distributeur géant de sucre et de mauvais gras destiné à nous faire perdre toute notion de satiété. Une comparaison que ne renie pas Nir Eyal, un des gourous de l’expérience utilisateur, auteur du best-seller international Hooked: How to Build Habit-Forming Products. « Tout comme nous ne devrions pas blâmer le boulanger de vendre de délicieuses friandises, nous ne pouvons pas reprocher aux fabricants de technologies de rendre leurs produits si attractifs que nous ne pouvons que les utiliser. Bien sûr, c’est ce que les entreprises technologiques veulent faire. Et franchement : voudrions-nous qu’il en soit autrement ? »

Pourquoi en est-on arrivé là ?

Pour une histoire de sous ! Si les géants de la tech ont disrupté certains modèles, il est une chose qu’ils n’ont pas changée. Leur modèle d’affaires est strictement le même que celui de la télévision à la papa : ils vivent de leurs recettes publicitaires. Ils vendent notre fameux « temps de cerveau disponible ». En 2004, la formule avait été édictée par un ancien patron de chaîne de télévision, Patrick Le Lay. Elle avait fait hurler. Aujourd’hui, habitués à trouver Internet si indispensablement pratique, nous peinons à la trouver gênante.

Si l’objectif est strictement identique, les méthodes pour l’atteindre s’avèrent nettement plus sophistiquées. Internet peut tabler sur des audiences qui se comptent en milliards, les cibler 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, en visant le profil individuel de chaque internaute, ses habitudes, ses centres d’intérêt, ses réseaux, ses états d’âme… Maintenant que l’on peut prédire les comportements, et personnaliser toutes les interactions, le ciblage publicitaire est devenu un missile à tête chercheuse, et il a bien l’intention de ne pas vous lâcher le train… Et dans ce cadre, il serait tellement plus simple que vous arrêtiez de bouger.

Les cartels de l’attention ou ces nouveaux barons qui nous droguent

Est-ce que les grands patrons de la tech ont conscience des dérives de leurs système ? Aucun doute là-dessus. « Les technologies que nous utilisons sont devenues des compulsions, sinon des addictions à part entière, écrit Nir Eyal dans son ouvrage. Rien de tout cela n’est un accident. Tout est “juste comme leurs concepteurs l’ont voulu”. »

En novembre 2017, lors d’une conférence organisée à Philadelphie, Sean Parker, premier président de la compagnie créée par Mark Zuckerberg, le raconte également sans l’ombre d’une nuance. « Le truc qui motive les gens qui ont créé ces réseaux c’est : “Comment consommer le maximum de votre temps et vos capacités d’attention ?” »

Et ils ont trouvé la seule dope qui ne coûte pas un rond. « Il faut vous libérer un peu de dopamine (sorte de récompense que reçoit l’organisme quand il est satisfait), de façon suffisamment régulière. D’où le like ou le commentaire que vous recevez sur une photo, une publication... Cela vous pousse à contribuer de plus en plus, et donc à recevoir de plus en plus de commentaires et de like, etc. C’est une forme de boucle sans fin. »

Les barons des géants de la tech ont si bien compris le caractère addictif et abrutissant de la mécanique qu’ils interdisent formellement à leur progéniture de mettre le nez dedans. Dans les établissements scolaires de la Valley, ils sont purement et simplement prohibés. « Je n’ai pas de gosses, mais j’ai un neveu auquel j’impose des limites. Il y a certaines choses que je ne lui autorise pas. Je ne veux pas qu’il aille sur un réseau social », déclarait Tim Cook en janvier 2018 dans The Guardian.

Comment lutter ?

« J’ai essayé pendant deux ans et demi de faire changer Google de l’intérieur. Il n’y a aucun moyen de les faire bouger », déclarait Tristan Harris à Ezra Klein dans Vox en février 2018.

Il ne baisse pas les bras pour autant. Avec les membres de Center for Humane Technology, en lobbyistes patients, ils ne cessent d’enjoindre les gouvernements de contraindre les modèles d’affaires des GAFAM. Ils vont aussi sensibiliser leurs anciens collègues – salariés des acteurs de la tech – pour les engager à pratiquer un « design éthique ». « La plupart des développeurs souhaitent construire des produits qui améliorent la société, et refusent de participer à un système qui la ruine », prétend le site de l’association.

Par ailleurs, avec l’ONG Common Sense Media, le Center for Humane Technology a lancé une campagne de sensibilisation. Baptisée « The Truth About Tech » (la vérité sur la technologie), elle est déployée depuis début 2018 dans 55 000 écoles publiques des États-Unis afin d’expliquer aux plus jeunes les mécanismes auxquels ils sont soumis. D’autres voudraient aller plus loin. On commence à parler des néoluddistes (en référence au luddisme, conflit qui opposa entre 1811 et 1812 en Angleterre des artisans aux manufacturiers qui favorisaient l’emploi de machines à tisser). Le mouvement est encore informel, mais on sent planer parmi les geeks ce désir d’une déconnexion maîtrisée. Même le forum économique et social de Davos invite à cette prise de conscience. En mars 2017, le DQ Institute a lancé l’opération #DQEveryChild. L’opération milite pour une éducation qui formerait aux pièges du numérique aussi bien en termes de protection de nos données personnelles, que de cyberattaques, d’économie de l’attention…

L’institut veut forger la notion d’intelligence digitale. Après le QI, le quotient intellectuel, le QE, le quotient émotionnel, le QD, le quotient digital, intégrerait la connaissance fine de ces sujets. L’idée paraît plus qu’intéressante. Elle permettrait à chacun de ne plus être l’objet d’un Internet devenu prédateur, mais de redevenir sujet en capacité de comprendre les règles du jeu dans un écosystème où chacun joue la carte de ses intérêts. Alors, à l’heure où l’on fantasme beaucoup sur les potentiels ravages d’une intelligence artificielle devenue omnisciente, il est plus que temps de nous intéresser au combat d’aujourd’hui qui consiste à protéger une forme d'intelligence nativement organique : la nôtre.


Cet article est paru dans la revue 14 de L'ADN. Pour vous la procurer, cliquez ici.


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