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05/03/2017

FranceWebSharing, "Les aléas d’une jeune pro-européenne en Suisse", Si l’on se plonge dans le code français de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA)...

Ces dernières semaines, plusieurs actualités concernant une «aide illégale» accordée à des réfugiés ont fait la une des journaux. Ainsi, Cédric Herrou, agriculteur français, a été condamné à 3000 euros d’amende pour avoir aidé des migrants à passer la frontière. Manuel Donzé, député vaudois, a été perquisitionné le 14 février pour avoir hébergé un jeune Afghan.

Des réfugiés marchent le long d’une route, l’air épuisé et affamé. Sans nul doute, ils se sont égarés. Un homme de la région les voit et décide de les emmener à la gare, ce qui relève de l’aide la plus élémentaire, la plus naturelle. Et pourtant. C’est pour cet acte, entre autres aides accordées à des migrants, que Cédric Herrou, agriculteur français de 37 ans, a été condamné le 10 février dernier à 3000 euros d’amende.

14 février 2017, 6h15. La police débarque dans un appartement vaudois visiblement à la recherche de quelqu’un. Un dangereux suspect ? Non, un réfugié afghan débouté qui doit être expulsé vers l'Allemagne que le député Manuel Donzé loge chez lui depuis novembre 2016. Un accueil qui a par ailleurs été annoncé au Service de la Population.

Est-on ici face à ce qu’on appelle un «délit de solidarité»? Ce même délit que Manuel Valls affirmait en 2012 avoir «abrogé», malgré le fait qu’il n’existe pas en tant que tel dans les textes de lois?

Si l’on se plonge dans le code français de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), on constate que la loi sur l’immigration stipule qu’aucune poursuite ne peut être engagée si l’acte d’aide «n’a donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte et consiste à fournir des conseils juridiques ou des prestations de restauration, d’hébergement ou de soins médicaux destinées à assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger, ou bien tout autre aide visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique de ­celui-ci». Cependant, et l’affaire Cédric Herrou le montre, de nombreux cas de poursuites sont encore et toujours recensés. La raison en est simple : lors de la modification de la loi, l’article L. 622-1, qui prévoit que toute personne qui «aura facilité le séjour et la circulation d’un étranger» encourt jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende, a été conservé. Ceci dans le but de lutter contre les réseaux clandestins de passeurs et de trafics humains, même si ce sont souvent des citoyens et des bénévoles qui ont font les frais.

Côté suisse, l’article 116 de la loi fédérale sur les étrangers punit «l’incitation à l’entrée, à la sortie ou au séjour illégaux». Ainsi, héberger un étranger sans permis de séjour est passible d’une amende, voire d’une peine de prison. C’est l’expérience que M. Donzé vit actuellement, malgré l’annonce faite auprès des autorités. Mais d’un côté comme de l’autre, il semble que ces articles de loi soient surtout le fruit d'une interprétation trop large de la convention de Schengen du 19 juin 1990 qui oblige les États membres à «instaurer des sanctions appropriées à l’encontre de quiconque aide ou tente d’aider, à des fins lucratives, un étranger à pénétrer ou à séjourner sur le territoire d’un État de l’espace Schengen». Alors que l’infraction prévue par la convention de Schengen vise très explicitement et exclusivement les comportements motivés par «des fins lucratives», elle a été étendue à toute forme d’aide aux réfugiés.

S’il apparaît que ces mesures sont surtout là pour intimider et n’aboutissent pas souvent – en tous les cas pour ce qui est de la France et de la Suisse – à de lourdes peines, elles poussent tout de même à la non-assistance à personnes en danger. En outre, elles s’inscrivent dans une volonté de plus en plus accrue de fermeture des frontières et de renforcement des contrôles en Europe. Le site «asile.ch» dénonçait en 2007 déjà cette politique «qui pousse les migrants à choisir des itinéraires toujours plus dangereux et à dépendre toujours plus de filières mafieuses. [Elle] entraîne ainsi la mise en danger accrue de populations particulièrement vulnérables. Elle est la cause effective de la mort de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. »

La semaine dernière, des rassemblements ont été organisés à Paris pour soutenir ce qu’ils appellent les «délinquants solidaires». Mais plus qu’une mobilisation française ou suisse, c’est une réforme européenne du système Schengen-Dublin qui doit être mise en place et ce urgemment. Le problème, et non des moindres, est qu’aucun consensus sur les propositions faites jusqu’à présent par la Commission européenne n’est en vue, les pays de l’Est de l’Europe faisant bloc contre celles-ci. Le projet exprimé par Robert Schuman dans sa déclaration du 9 mai 1950 reste donc d’une nécessité brûlante: «L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble: elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait».


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03/03/2017

FranceWebSharing,Dééboorrdéé...!! EN DEUX MOTS, « Je suis très occupé(e) donc... je suis forcément très important(e) »!

EN DEUX MOTS

Dééboorrdéé...!!

C'était tellement systématique que cela en est vite devenu risible... A chaque fois que quelqu'un de la rédaction lui demandait quelque chose, la réponse était toujours la même: « Oui, mais plus tard car là tu comprends je suis dééboorrdéée » ou alors en version se voulant plus chic « ooverbookéé ». Bien sûr, la réalité était bien en deçà de ses trémolos, mais le message était d'autant plus exaspérant qu'il nous donnait l'impression de nous la couler douce et que notre job était sans grande valeur à côté du sien. Ce serait d'ailleurs, la plupart du temps, la vraie signification de cette phrase infernale qu'on pourrait alors traduire par « Je suis très occupé(e) donc... je suis forcément très important(e) »! Au point que des chercheurs ont récemment démontré que nous aurions tendance à penser que ceux qui travaillent tout le temps ont... un statut social élevé! Un constat corroboré par les résultats d'une étude d'Havas Worldwide - menée auprès de 10 000 adultes dans 28 pays - faisant ressortir que 40% des sondés avouaient s'inventer un agenda de ministre dans le but... de se faire mousser! Pour les auteurs de cette enquête, cela s'expliquerait par le fait que nous vivons dans des sociétés qui apprécient, valorisent et récompensent les employés ayant l'air le plus débordé. Car, oui, être supra méga submergé est aujourd'hui devenu un véritable code de communication, une sorte de mensonge convenu à entretenir pour demeurer parfaitement politiquement correct... De quoi alimenter le fameux paradoxe du présentéisme - en opposition à absentéisme - qui suppose que ceux qui font le plus d'heures (ou qui font semblant) seraient les plus productifs. Mais d'autres spécialistes du sujet vont encore plus loin en évoquant un moyen de se rassurer existentiellement, d'éviter le sentiment du vide, de donner du sens à sa vie. Et là, faut avouer que dans ce cas, il y a vraiment de quoi se sentir... débordé(e)!

 ca-buzz Toujours sous la houlette de Publicis et Les Echos, la 2e édition du salon dédié à l’innovation et à la croissance des start-up a été lancée, il y a une semaine, depuis l’Elysée en présence de Maurice Lévy, Bernard Arnault (patron de LVMH, propriétaire des Echos) et de François Hollande. Le rendez-vous – qui se veut être le festival de Cannes de la Tech – se tiendra à la Porte de Versailles du 15 au 17 juin et devrait confirmer son succès en attirant 50 000 visiteurs venus notamment suivre les 200 conférences auxquelles participeront 300 intervenants. Comme lors de la première édition, une centaine de challenges sont proposés par les entreprises partenaires – AccorHotels, Engie, Cisco, Air France, Sodexo, Vinci…- aux start-ups, qui ont jusqu’à la fin du mois de mars pour tenter de gagner une représentation dans un Lab lors de l’événement. Ils devront plancher sur des thèmes comme Imaginer le bureau idéal de 2030, Créer de nouvelles façons de dormir, Démultiplier le confort des véhicules, etc. En 2016, 150 challenges avaient été lancés par 60 partenaires et avaient permis à 750 jeunes pousses de prendre part aux 20 Labs du salon dont l’organisation sera de nouveau assurée par l’agence Publicis Events.

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FranceWebC'est Moi,N’est-il pas temps de me rappeler que je suis peut-être aussi, et sans doute bien plus, un parent concerné, un conjoint aimant, un sportif joyeux, un citoyen engagé, un amoureux de la nature, un voisin attentionné, un artiste en devenir

Le consommateur, l’épargnant et le contribuable

Même si nos économies sont sous notre matelas, ou si nous n’avons pas le moindre bas de laine, nous ne pouvons échapper à la médiatisation alarmante de la crise économique. Nous sommes ballottés au gré des dents de scie de la bourse, inquiets par la chute vertigineuse du Bel20 ou sensés être rassurés par les milliards injectés dans nos banques. Il faut protéger l’épargnant, rassurer le contribuable et stimuler le consommateur, nous dit-on… Est-ce bien à moi que ce discours s’adresse? Ne suis-je en ces temps affolés qu’un individu représenté par son argent, qu’il dépense, engrange ou paye à l’état ?

Un des premiers JT de 2008, sur notre chaîne nationale disait déjà en substance ceci : « Le Belge a le moral en baisse : son caddy de décembre 2007 était nettement moins fourni que celui de décembre 2006 ! » Et s’en suivait un petit reportage sur la difficulté de le remplir, nous montrant un brave homme se plaindre qu’il ne pouvait plus qu’acheter des produits de première nécessité, tout en déposant au fond son fameux caddy des paquets de chips bas de gamme et de l’eau en bouteille, qui ne coûte que 300 fois plus cher que l’eau du robinet, il suffirait de calculer !

Je m’interroge : est-ce que mon caddy est vraiment un bon baromètre de mon moral ? Si les temps sont durs, et certes ils le sont sur un plan strictement économique, cela doit-il automatiquement atteindre mon bonheur ? Ne suis-je qu’un portefeuille, un acheteur dont le plaisir ne se mesure qu’à son pouvoir d’achat ? L’argent fait-il vraiment le bonheur ? Si les cordons de la bourse sont un peu tendus pour le moment et peut-être à jamais, cela veut-il dire d’office que je vais devoir renoncer au plaisir ? « On va devoir faire des efforts » nous dit-on. Pour tant de gens, le plaisir est synonyme de dépense, de consommation. « Je m’ennuie un peu ce samedi après-midi, tiens, si j’allais faire un tour des magasins ? » « J’ai le moral en baisse, je vais donc acheter quelques vêtements… » Et ainsi de suite. Un exercice que je propose parfois dans le cadre du travail de développement personnel consiste à s’offrir « un plaisir par jour ». La réponse fuse : « Ohlalaa, ça va me coûter cher ! »

Oui, la bourse est un peu malade, on nous le dit tous les jours, il est donc plus que temps de se poser la question du lien bien trop immédiat que nous faisons entre bonheur et finances. Non, les chips et l’eau en bouteille ne sont ni des produits de première nécessité, ni des objets de plaisir, on peut parfaitement bien s’en passer sans tristesse ou les remplacer par d’autres délices, bien moins chers au kilo ou au litre ! Nous avons peut-être grandi dans ces années excitantes de l’explosion de la société de consommation, mais il est temps, en ce qui concerne le plaisir, de changer son fusil d’épaule !

Il n’est pas nécessaire d’avoir une grosse voiture pour être un chic type, et encore moins de la laver toutes les semaines à l’eau potable. Il n’est pas indispensable de coller à la mode pour être une jolie femme, ni d’envahir la salle de bain de produits à l’efficacité douteuse et qui coûtent aussi cher que du caviar (regardez le prix au kilo, cela fait réfléchir…). Il est inutile de traverser les océans si c’est quand même pour rester au bord de la piscine du club, d’autant plus que les rencontres de vacances ont plus de chances d’avoir un lendemain si elles sont faites près de chez nous ! Nos enfants n’ont pas tant besoin de cadeaux, mais bien plus de moments partagés avec leurs parents. Un pique-nique dans les bois ou une bonne partie de fou-rire leur feront bien plus de bien que le Xème jouet qui s’entassera dans les étagères déjà bien encombrées et qui alourdira plus encore la sempiternelle corvée dite « Range ta chambre » ! Bien souvent nous croulons sous le matériel, nous nous endettons pour un électroménager qui n’a rien d’indispensable, parce que sans y réfléchir, nous associons bonheur et possession matérielle. La publicité nous le martèle à haute dose, nous serons puissants au volant de cette voiture, nos enfants ne tomberont pas malades grâce à ce yaourt, ce rasoir nous garantit l’aisance de la séduction et ce parfum les amours de nos rêves. A chaque fonction ménagère, un nouveau produit nous offre le bonheur absolu : pour laver, à chaud, à froid, à sec, le clair, le foncé, le noir, les couleurs, pour adoucir, assouplir, rincer, désincruster, raviver, faire briller, détartrer, protéger, lustrer, rajeunir, nourrir, et que tout cela sente bon ! STOP !

Arrêtons-nous ! Réfléchissons ! La période des fêtes qui s’annonce avec les premiers frimas nous prépare un discours dépressif sur le consommateur malheureux qui va devoir se priver de foie gras ou de champagne, et quelques interviews prévisibles où se plaindront les parents qui pensent faire le bonheur de leurs enfants à coups de consoles de jeux, et le leur avec des guirlandes clignotantes et énergétivores, nous les entendons déjà ! Cette identité de « consommateur » me convient-elle vraiment ? N’est-il pas temps de me rappeler que je suis peut-être aussi, et sans doute bien plus, un parent concerné, un conjoint aimant, un sportif joyeux, un citoyen engagé, un amoureux de la nature, un voisin attentionné, un artiste en devenir, un roi de la récup, un bricoleur de génie, un visiteur de malade, un musicien amateur, un ami bienveillant… Tournons-nous les uns vers les autres, parlons-nous, rions ensemble, jouons avec nos enfants, racontons-leur des histoires, relisons les livres oubliés, lançons-nous dans le théâtre amateur ou l’artisanat, inventons, créons, chauffons-nous moins et couvrons-nous plus, redécouvrons les bienfaits de l’exercice physique, passons du temps dans la nature, promenons-nous dans les bois, tant que la Bourse n’y est pas, marchons plus et roulons moins, faisons l’amour et pas les courses ! Tout cela ne coûte pas bien cher, procure tant de plaisir et contribue grandement à notre bien-être!

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