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08/02/2019

FRANCEWEB launches partnership network, ‘The Grid,’ to help grow urban tech ecosystem. "Media Intelligence"-> "PoissySmartCity"

FW-pour-vous-et-avec-vous.jpgPPF,Dipl.Ing.StefanV.Raducanu veille pour vous: économie,technologie, societal, Je pense que je peux donner de l'énergie aux gens grâce à ce que je fais.,UNE VAGUE D'INSPIRATION. Media Intelligence!

2 maini.jpgThe Grid,a member-based partnership network for urban tech community. The goal of the network is to link organizations, academia and local tech leaders in order to promote collaboration and the sharing of knowledge and resources.

In addition to connecting member companies and talent, The Grid will host various events, educational programs and co-innovation projects, while hopefully improving access to investors as well as pilot program opportunities. The Grid is launching with more than 30 member organizations — approved through an application and screening process — across various stages and sectors.

 The Crucial Question : Is It for You ?

As partner, you have to be market-driven, not information -driven.

Where can you find the knowledge to expand your Internet experience ?

StefanV.Raducanu,Webpiculteur...Le triangle de FranceWeb, integrateur de portail passe par une triple compétence: éditoriale, technologique, humaine. 3poles.png

Une stratégie de partenariats.


Media Intelligence uses data mining and data science to analyze public social and editorial media content. It refers to marketing systems that synthesize billions of online conversations into relevant information that allow organizations to measure and manage content performance, understand trends, and drive communications and business strategy.

Media intelligence can include software as a service using big data terminology.[1] This includes questions about messaging efficiency, share of voice, audience geographical distribution, message amplification, influencer strategy, journalist outreach, creative resonance, and competitor performance in all these areas.

Media intelligence differs from business intelligence in that it uses and analyzes data outside company firewalls. Examples of that data are user-generated content on social media sites, blogs, comment fields, and wikis etc. It may also include other public data sources like press releases, news, blogs, legal filings, reviews and job postings.

Media Intelligence may also include competitive intelligence, wherein information that is gathered from publicly available sources such as social media, press releases, and news announcements are used to better understand the strategies and tactics being deployed by competing businesses.

Media Intelligence is enhanced by means of emerging technologies like semantic tagging, Natural Language Processing, sentiment analysis and machine translation.

Technologies used

Different media intelligence platforms use different technologies for monitoring, curating content, engaging with content, data analysis and measurement of communications and marketing campaign success. These technology providers, such as BuzzCovery Meltwater, Synoptos, Radian 6, or Sysomos may obtain content by scraping content directly from websites or by connecting to the API provided by social media or other content platforms that are created for 3rd party developers to develop their own applications and services that access data. Facebook's Graph API is one such API that social media monitoring solution products would connect to pull data from.[2] Technology companies may also get data from a data reseller, such as DataSift (acquired by Meltwater), Gnip (acquired by ), LexisNexis, or Dow Jones/Factiva.

Some social media monitoring and analytics companies use calls to data providers each time an end-user develops a query. Others archive and index social media posts to provide end users with on-demand access to historical data and enable methodologies and technologies leveraging network and relational data. Additional monitoring companies use crawlers and spidering technology to find keyword references, known as semantic analysis or natural language processing. Basic implementation involves curating data from social media on a large scale and analyzing the results to make sense out of it.[3]

References

  1. De, Shaunak; Maity, Abhishek; Goel, Vritti; Shitole, Sanjay; Bhattacharya, Avik (2017). "Predicting the popularity of instagram posts for a lifestyle magazine using deep learning". 2nd IEEE International Conference on Communication Systems, Computing and IT Applications (CSCITA): 174-177. doi:10.1109/CSCITA.2017.8066548.
 

05/02/2019

FWPP"Encore une chose,Dossier:au bonheur des hommes ?Collectivistes ou libertaires, ils croyaient bâtir une société idéale, où le bonheur serait loi. Pour le meilleur ou pour le pire,ils inventaient le monde moderne du socialisme.FWPPF:Présent,Passé,Futur

La tradition de toutes les générations mortes pèse d'un poids très lourd sur le cerveau des vivants. Et même quand ils semblent occupés à se transformer, eux et les choses, à créer quelque chose de tout à fait nouveau, c'est précisément à ces époques de crise révolutionnaire qu'ils évoquent craintivement les esprits du passé, qu'ils leur empruntent leurs noms, leurs mots d'ordre, leurs costumes, pour apparaître sur la nouvelle scène de l'histoire sous ce déguisement respectable et avec ce langage emprunté. C'est ainsi que Luther prit le masque de l'apôtre Paul, que la Révolution de 1789 à 1814 se drapa successivement dans le costume de la République romaine, puis dans celui de l'Empire romain, et que la révolution de 1848 ne sut rien faire de mieux que de parodier tantôt 1789, tantôt la tradition révolutionnaire de 1793 à 1795. C'est ainsi que le débutant qui apprend une nouvelle langue la retraduit toujours en pensée dans sa langue maternelle, mais il ne réussit à s'assimiler l'esprit de cette nouvelle langue et à s'en servir librement que lorsqu'il arrive à la manier sans se rappeler sa langue maternelle, et qu'il parvient même à oublier complètement cette dernière.

Karl Marx, Le 18 brumaire de L. Bonaparte.pdf

Le XIXe siècle est, dans l'histoire du bonheur, ce siècle nouveau où se juxtaposent dans l'imaginaire social deux visions générales, la première fondée sur l'organisation méticuleuse d'une société juste, égalitaire et harmonieuse, la seconde sur l'émancipation débridée des désirs et des plaisirs individuels. La première pourrait avoir pour ancêtre immédiat le révolutionnaire Saint-Just; la seconde, le marquis de Sade.

Le bonheur, une idée neuve en Europe, au sens où Saint-Just l'entendait? Pas tant que cela. De Platon à Mao, en passant par Joachim de Flore, Thomas More, Fénelon, Campanella, Morelly, les utopies n'ont pas manqué, qui imaginaient une régénération de l'humanité en repartant de zéro et en reconstruisant tout à neuf.

L'originalité du XIXe siècle est d'avoir tenté de les réaliser, sous forme d'expériences particulières (les phalanstères de Fourier, le Familistère de Jean-Baptiste Godin, fabricant de poêles à Guise, Aisne) ou sous forme de modèle général: ce mouvement-là s'appelle, pour une partie de lui-même, le socialisme. L'effondrement du bloc de l'Est à partir de 1989 a provisoirement mis fin à ce rêve enfantin et totalitaire, mais il resurgit irrésistiblement de l'imagination des hommes et du malheur des temps. Depuis peu, on murmure de nouveau qu'un autre monde est possible.

Rien de moins imaginatif que ces mondes imaginaires. On commence par délimiter un territoire, soigneusement protégé du monde extérieur. On y abolit la propriété individuelle, l'argent, le commerce; on y bannit toute fantaisie dans le genre de vie, le vêtement; la police est assurée par toute la communauté; on vit de l'agriculture et de l'artisanat; le dimanche, on chante des cantiques laïques.

Parfois, on y instaure la communauté des femmes et des enfants: grave sujet de débat entre toutes les colonies naissantes. Ces «ménageries d'hommes heureux» (le marquis d'Argenson) paraissent miraculeusement à l'abri des passions humaines. Elles ont pour bête noire le péché originel; elles reposent sur le postulat rousseauiste que le mal n'existe pas dans la nature humaine et qu'il ne s'introduit que par l'effraction sociale (mais où la société elle-même est-elle allée chercher le mal? On ne le saura jamais).

Une vision candide

« Le Voyage en Icarie » (1842), oeuvre d'un doux magistrat, Etienne Cabet, fils d'un tonnelier comme Proudhon, est l'archétype de cette rêverie de bonheur social organisé sur la vertu et la démocratie, où rien ne manque si ce n'est, peut-être, la liberté et le génie humain. Plus communautaire que communiste, inspiré par le «prolétaire Jésus» cher aux quarante-huitards, son utopie n'en sème pas moins la terreur dans les esprits conservateurs, à l'égal des écrits de Proudhon lui-même.

Seulement, sa démocratie vertueuse ressemble furieusement à une dictature du bien public et il n'y a pas la liberté de la presse: juste un bulletin de la République. La tentative d'expérience communautaire de Cabet eut lieu aux Etats-Unis, dans un vaste territoire qu'il avait lui-même acheté à Nauvoo. Pendant son absence, ses sociétaires se disputèrent entre eux, le déchurent de sa présidence et finirent par se disperser.

Ne nous y trompons pas: ces utopies naïves, qui reposent sur une version candide de la nature humaine, font partie intégrante de l'arsenal révolutionnaire et communiste. Ce Meccano anthropologique, fondé sur l'abolition de l'esprit de lucre et de profit, ainsi que sur l'obsédante idée d'organisation, dans laquelle semble se résumer leur socialisme, subsistait récemment encore dans le schéma des communes chinoises, ou jadis des réductions jésuites du Paraguay.

Seuls, dans une certaine mesure, les kibboutzim israéliens lui ont donné un peu de vraisemblance. Il est rare que le bonheur organisé rende les gens heureux et l'absence de police, les individus vertueux. C'est pourquoi, à l'autre bout du spectre utopique, qui est un laboratoire de l'idée du bonheur telle qu'elle chemine au long du XIXe siècle, se situent la pensée et l'oeuvre de Charles Fourier.

La révolution anthropologique de Charles Fourier

Certes, on a pu faire de l'inventeur des phalanstères, non sans exagération, le père du mouvement coopératif moderne; mais son importance dans l'histoire du bonheur n'est pas là: elle est dans la révolution anthropologique de ce doux cinglé, joyeux comme une porte de prison, qui est un maillon indispensable entre le délire érotico-libertaire de Sade et les machines désirantes de Deleuze et de Guattari, en passant par la réorganisation conservatrice de l'inconscient moderne sous la houlette de Freud. Fourier, ce «sublime maniaque» (selon Fournière), ce «loufoque» (selon plusieurs de ses disciples), est un bricolo halluciné des passions humaines.

Il en a compté 810, pas une de moins, et il est resté célèbre par la place qu'il accorde à trois d'entre elles, la cabaliste, la composite et la papillonne, véritables moteurs de recherche du bonheur par la libération de toutes les entraves.

Ce n'est pas pour rien que Fourier est redevenu très à la mode en 1968 et que Pascal Bruckner a pu décrire dans un essai un Fourier soixante-huitard et déjanté, dont la recherche du bonheur est surtout la quête du plaisir sexuel.

Le bonheur, écrit Fourier, sur lequel on a tant raisonné (ou plutôt tant déraisonné) consiste à avoir le plus de passions possible, et les plus ardentes et les plus excessives, et à pouvoir les satisfaire toutes.»

Mais alors que chez Sade tout cela se termine dans l'ordure, la torture et la mort, tout chez Fourier finit par s'arranger parce que les passions sont complémentaires. Un phalanstère est bien ordonné quand toutes ces passions, agencées par harmonie préétablie, sont représentées et peuvent se conjuguer dans l'harmonie générale.

Il a découvert les principes de l'attraction universelle appliquée à l'homme, pendant indispensable des lois de Newton, et déclare en toute simplicité: «Moi seul, j'aurai confondu vingt siècles d'imbécillité politique et c'est à moi seul que les générations futures devront l'initiative de leur immense bonheur» (c'est moi qui souligne).

La recette ? Simple comme un coup de fil. S'appuyer sur les passions au lieu de les contrarier. Chez Fourier, comme chez les prophètes d'Israël, l'agneau s'endort paisiblement entre les pattes du loup. Demain, les hommes mesureront deux mètres vingt-cinq, ils dévoreront chaque jour l'équivalent du douzième de leur poids. La mer se transformera en océan de limonade et les baleines remorqueront les navires accidentés: idée qui va ravir les écologistes. Les travaux sales et ennuyeux (la vaisselle) seront exécutés dans l'exubérance par les enfants, divisés en brigades de «chenapans» et «chenapanes», «sacripans» et «sacripanes».

Car les enfants, c'est un fait connu, adorent patauger et patouiller. Est-il besoin de préciser que Charles Fourier n'eut jamais d'enfants?

Une sorte de passeur

Quant à la liberté sexuelle, elle est soigneusement organisée et bureaucratisée. Chaque matin, par exemple, sous la direction de la «Haute Matrone», des escouades de «Bacchants» et de «Bacchantes», jeunes gens et jeunes filles ardents et vigoureux, iront «relever les blessés» (c'est-à-dire les exclus des unions secrètes de la nuit) pour leur porter les secours qui conviennent.

La place de Fourier dans l'ébranlement de la morale traditionnelle, la remise en cause de l'idée du mal, l'exaltation du désir, le féminisme moderne, et surtout peut-être la place exceptionnelle faite à la marginalité, l'excentricité, la déviance et à la transgression dans la littérature et l'art moderne ne sauraient être sous-estimés, même s'ils sont plus souvent symptômes qu'antécédents véritables.

Malgré la caution des historiens du socialisme, il a bien plus sa place dans l'histoire de l'individualisme moderne que du socialisme. Avec beaucoup d'avance sur son siècle, et même sur l'Histoire, il a eu l'intuition que le socialisme, avec sa morale de bonne soeur, appartenait à l'Ancien Régime, et que l'apparition de l'individualisme marquait le véritable avènement du monde moderne.

Certes, Fourier est un maniaque de l'organisation, comme il l'est de la nomenclature et de la taxinomie. Mais débarrassée de ses loufoqueries bureaucratiques, sa vision débouche sur l'idéal du bonheur individuel, et même de la société de consommation, telle qu'elle est sortie, non du socialisme utopique, mais de la social-démocratie. Ce qui se développe dans le mouvement ouvrier européen à partir des années 1850 et 1870, c'est l'aspiration à une vie meilleure aux chapitres du salaire, du logement et de la protection sociale. Entre le monastère collectiviste de Cabet et la HLM moderne, Fourier est une sorte de passeur.

Dans le même dossier
- L'indispensable illusion (par Jean Daniel)
- Qu'est-ce qu'une «vie bonne»? Athènes ou l'invention du bonheur
- Spinoza et nous: une doctrine libertaire et révolutionnaire (par Robert Misrahi)
- L'erreur de Pascal: Montaigne ou la lucidité (par Jean Lacouture)
- De Sade à Fourier: le laboratoire des utopies (par Jacques Julliard)
- 1789: le salaire du bonheur (par Mona Ozouf)
- L'Obs a interviewé Emmanuel Kant... Ce qu'est une vie réussie
- L'Obs a interviewé Nietzsche... Contre la religion du bien-être

Car depuis la chute du communisme soviétique le doute n'est plus permis chez nos contemporains. L'idée du bonheur ne chemine plus avec le socialisme, mais bien avec le capitalisme de consommation. Il faudrait bien se décider à tirer sans trop tarder les conclusions de ce qui se passe en Chine : le bonheur privé sous la forme d'accès à la consommation, voire à la richesse, est parfaitement compatible avec le despotisme.

L'alliance historique du bonheur et de la liberté, sur laquelle repose le pacte républicain tel qu'on l'a récité dans les écoles jusqu'à une date récente, n'existe plus. Le bonheur n'est plus une idée de gauche et la gauche a bien du mal à proposer aux hommes une idée un peu plus attirante du bonheur.

Dès que l'on plonge dans le domaine des sentiments, des passions et du désir, force est de constater que le socialisme organisateur est une idée despotique portée à son extrémité logique, tandis que l'individualisme est une idée chrétienne dévoyée. Le génie propre du capitalisme moderne, tel que l'avait entrevu Tocqueville, est d'avoir su combiner, grâce à une étude plus attentive de la nature humaine que les grossiers brouillons de Rousseau et de Marx, la liberté individuelle, à base de jouissances, et le despotisme collectif, fondé sur l'économique et le politique. C'est le retour du Grand Inquisiteur.

Et je veux, pour terminer, laisser la parole à Julien Benda, car il exprime ici la plupart de mes sentiments (1):

Dès lors, unifiée en une immense armée, en une immense usine, ne connaissant plus que des héroïsmes, des disciplines et des inventions, flétrissant toute activité libre et désintéressée, revenue de placer le bien au-delà du monde réel et n'ayant plus pour Dieu qu'elle-même et ses vouloirs, l'humanité atteindra à de grandes choses, je veux dire à une mainmise vraiment grandiose sur la matière qui l'environne, à une conscience vraiment joyeuse de sa puissance et de sa grandeur. Et l'histoire sourira de penser que Socrate et Jésus-Christ sont morts pour cette espèce.»

Jacques Julliard

(1) «La Trahison des clercs», par Julien Benda, Grasset, 1924-1927, nouvelle édition, 1975.

 Dossier : au bonheur des hommes ? 

L'indispensable illusion (par Jean Daniel)

Qu'est-ce qu'une «vie bonne»? Athènes ou l'invention du bonheur

Pourquoi les Grecs: retour aux sources ou régression?

Spinoza et nous: une doctrine libertaire et révolutionnaire (par Robert Misrahi)
Nommer le bonheur a quelque chose de sacrilège (par Claudio Magris)

> L'erreur de Pascal: Montaigne ou la lucidité (par Jean Lacouture)

> De Sade à Fourier: le laboratoire des utopies (par Jacques Julliard)

1789: le salaire du bonheur (par Mona Ozouf)

La méthode Schopenhauer

Epicure-Marc Aurèle: le match

> L'Obs a interviewé Emmanuel Kant... Ce qu'est une vie réussie

> L'Obs a interviewé Nietzsche... Contre la religion du bien-être

 

Source : "le Nouvel Observateur" du 24 décembre 2008.

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29/01/2019

"Enfin du travail bénévole payé! 14 mai 2016 Suzette Sandoz,La campagne de vote concernant le revenu inconditionnel permet d’entendre tout et n’importe quoi. Mais ce qui revient le plus souvent dans la bouche des défenseurs de cette utopie,c’est que ce

"Encore une chose..." Enfin du travail bénévole payé!

 

La campagne de vote concernant le revenu inconditionnel permet d’entendre tout et n’importe quoi. Mais ce qui revient le plus souvent dans la bouche des défenseurs de cette utopie, c’est que ce revenu permettra enfin à certains d’offrir du travail bénévole. Alors, essayons de comprendre : quand on fait du travail bénévole, on offre son temps, ses compétences, sans y être obligé et sans recevoir de salaire en retour. Comme retraité, bénéficiant d’une retraite gagnée antérieurement par son propre travail, on jouit de temps libre et on a souvent le bonheur de pouvoir faire du bénévolat. Ce bénévolat est précieux notamment parce qu’il correspond à des activités nécessaires à la société (accompagnement ou transports de personnes seules, visites, accueil, écoute, conseils professionnels gratuits, activités associatives, etc…) pour lesquelles il n’y a pas les ressources financières permettant d’honorer le travail fourni.

Si, après le 5 juin, la société verse à une personne non encore retraitée un certain montant pour qu’elle n’ait pas besoin de le gagner par son activité professionnelle et que cela lui permette d’avoir un peu de temps libre qu’elle consacre à des tâches utiles à la société  mais que celle-ci ne peut plus payer parce qu’elle utilise l’argent nécessaire à ces tâches pour stipendier le temps libre des travailleurs, est-ce que l’activité sociale ainsi « préfinancée » est encore bénévole ?

Chère Madame,
Bonjour. Voici quelques considérations qui, je l’espère, retiendront votre attention de défenseur des valeurs européennes.

Le revenu garanti, le revenu inconditionnel, l’allocation universelle, etc., peu importe le nom de scène de cette farce. Ce grossier leurre pour gogos fantasmant d’oisiveté légale cache en réalité un monstrueux cheval de Troie ultralibéral, abandonné comme cadeau empoisonné sur la plage décadente d’une Europe désenchantée et prête à avaler toutes les sornettes, surtout made in USA.
Cette lubie de manège en gros sabots, à finalité manifeste de destruction de la civilisation européenne et de sa soumission féodale ultérieure à la finance de l’Oncle Sam, est aujourd’hui promue notoirement par les lobbies de Palo Alto dont des requins comme Goldman Sachs tirent les ficelles.
La crise de 2008 et la coercition successive des agences de notation US envers la comptabilité des institutions étatiques européennes ne constituaient que la première phase de ce processus impérialiste. Ce régime forcé d’assainissement avait pour but de constituer la base politico-économique d’un crapuleux programme ultérieur de soumission sournoise des états européens au système bancaire US … en prenant les peuples d’Europe en otage.
Ce “revenu garanti” constitue le rouage central de l’entourloupe dont voici un aperçu.

On peut déjà s’attendre à une série “d’expériences in vivo” bidons (ça a déjà commencé en Europe depuis quelques années) pour tenter de démontrer aux naïfs de tout poil, dans des conditions qui ne sont évidemment en rien extrapolables à grande échelle, surtout sur le long terme, et encore moins scientifiquement valides, que ce “revenu garanti” (entre autres artifices numériques) serait la panacée à notre crise civilisationnelle … alors que le fondement de cette crise est justement cette toute-puissance obsessionnelle contemporaine du quantitatif et du numérique (dont ce revenu farfelu ne serait qu’une manifestation parmi d’autres) sur le qualitatif fondateur de toute civilisation.

Les essais ponctuels s’effectuent inévitablement sur le court terme, lequel ne permet pas de mettre en évidence le vice monstrueux d’un tel procédé appliqué sur le long terme. Là se situe le leurre de ces diverses expériences bidons.

Si un tel revenu est un jour promis à vie (situation ne correspondant pas aux tests viciés à court terme) et garanti par la loi, il déclenchera un boom du crédit en relançant conjointement (pour un temps seulement, le temps que les états tombent en faillite) un système bancaire mondial en perte de vitesse. Ce revenu garanti équivaut financièrement à un CDI (contrat à durée indéterminée), comme base hypothécaire.
Ce boom du crédit donnera naissance à une flopée de bulles spéculatives dans tous domaines. Les personnes les plus psychiquement fragiles face à la consommation et aux tentations du marketing céderont à l’endettement (cela fonctionne déjà ainsi avec le crédit maison/véhicule qui force au travail perpétuel la classe moyenne). Leur passif bancaire les acculera malgré tout à être contraints de travailler pour survivre car leur “revenu d’oisiveté” de base ne servira alors qu’à couvrir leurs dettes hypothécaires. Comme la législation du travail aura été sapée précédemment (dans l’allégresse générale, pour financer cette générosité étatique providentielle), ils ne seront alors plus que du bétail pour les multinationales.

Mais le rouage central de la magouille tient en ceci … La mise en place de ce revenu d’oisiveté équivaut sous son aspect comptable à un soudain endettement virtuel (devenant ensuite réel par la pression sociale consécutive) de l’Etat envers son peuple pour une somme pharaonique : la masse monétaire à verser (jusqu’à leur mort) à tous les citoyens en vie … avec impossibilité pratique de faire ensuite marche arrière, sinon c’est l’effondrement économique national.
Cette masse financière virtuelle va relancer au départ … les organismes de crédit et les banques.
Cette relance bancaire sera financée par un endettement virtuel colossal et définitif de l’Etat.

Pour Goldman Sachs, ce “revenu d’oisiveté garanti” ne serait qu’un nouveau produit toxique.
2008 ne nous aurait ainsi pas suffi ? Serions-nous si stupides ?

Pour résumer. Techniquement, légaliser ce revenu garanti équivaudrait pour l’Etat à signer (en une fois et pour toujours) une reconnaissance de dette pharaonique envers son peuple. Par le mécanisme du crédit, cette reconnaissance de dette serait ensuite transférée (en partie plus ou moins importante mais suicidaire à terme pour l’état) des citoyens vers les banques.
Un tel revenu garanti devenu légal constituerait une reconnaissance de dette (énorme et pour toujours) de l’Etat envers le système bancaire. Le peuple, bénéficiaire du revenu promis par l’état mais enchaîné à vie par ses contrats de crédit, serait alors pris en otage entre ces deux institutions.

Pour sûr, la bande de Palo Alto est séduite actuellement par l’idée et en fait la promotion idéologique.
Ceci paraîtrait paradoxal a priori pour des ultralibéraux mais une fois la magouille mise à jour, tout devient limpide !

Voici donc pour la présentation sommaire des rouages de la magouille.

Mais les aspects toxiques ne se limitent pas à cette approche comptable. Philosophiquement et humainement, ce revenu garanti constitue une montagne d’aberrations qui ne peuvent être ici développées.
Pour plus d’infos, vous pouvez consulter les commentaires (70 en tout, inégaux mais dont certains assez pertinents) en corollaire à un article du Monde Diplomatique : “L’utopie du revenu garanti récupérée par la Silicon Valley” par Evgeny Morozov, 29 février 2016.

http://blog.mondediplo.net/2016-02-29-L-utopie-du-revenu-...

Bonne lecture. Merci pour cet espace de parole.
Cordialement,
pascal

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